Être parent, ce n'est pas quelque chose de facile, surtout dans un environnement naturel où la nourriture n'est pas en abondance, que des prédateurs peuvent s'en prendre aux progénitures ou encore que l'instinct animal peut prendre le dessus 😲
Avec Marie de @laboiteacuriosites, nous avons décidé de vous parler de 3 espèces animales dont le comportement peut nous faire froid dans le dos, nous humains. Alors, le but n'est pas de dénoncer leur comportement, n'allons pas faire de l'anthropomorphisme, mais plutôt de comprendre que dans le monde animal les règles ne sont pas les mêmes 🤓
Si vous connaissez d'autres espèces qui ont des comportements étonnants avec leurs progénitures, n'hésitez pas à nous les partager en commentaire. Cela pourrait faire le sujet d'une deuxième vidéo sur le sujet !
Salut les épicurieuses et les épicurieux.
Chez les animaux,
les parents ne sont pas tous
des mamans et des papas poules,
loin de là.
Certains ont même un comportement
qui nous heurtent, nous les humains.
Mais pourquoi ces animaux
si sympathiques en apparence
se comporte-t-ils ainsi ?
Est-ce une stratégie
de survie pour leur espèce ?
Marie de la boîte à Curiosité,
a mené sa petite enquête.
Voici son top 3
des pires parents du monde animal.
Vous l'avez reconnu ? C'est le Coucou.
Un chanteur hors pair.
Mais ce que vous ne savez peut-être pas,
c'est que c'est aussi un drôle d'oiseau.
Et selon moi,
c'est l'un des pires parents au monde.
Alors qu'une majorité d'oiseaux
construisent des nids douillets
pour élever et nourrir leurs petits
avec la plus grande attention.
Le coucou, lui, a choisi une stratégie
très différente.
Et je n'hésiterais pas à dire
qu'elle est même diabolique.
On appelle cette stratégie
le parasitisme de couvée,
et vous allez voir, c'est pas joli joli.
Lorsqu'une femelle coucou
est prête à pondre.
Elle ne construit pas de nid
comme le font la plupart des oiseaux.
Non, non, madame se met en quête
d'un nid rempli d'une autre espèce.
Le Coucou d'Europe par exemple,
en parasite une cinquantaine en Europe,
les plus répandus sont
la Rousserolle des marais
et la Bergeronnette.
Une fois qu'elle l'a trouvée,
elle guette les allers retours
des futurs parents
avec la plus grande attention.
Et dès qu'elle constate
qu'ils se sont éloignés,
et que le nid est donc sans surveillance,
la maman coucou se glisse dedans
et pond un oeuf unique
au milieu des autres.
Son rôle de mère s'arrête là.
Elle abandonne sa future progéniture
qui va éclore, puis grandir
dans le nid d'autres oiseaux.
Sacrée économie de temps et d'énergie,
vous en conviendrez.
Pour comparer,
c'est comme si après l'accouchement,
les mamans humaines
laissaient leurs bébés à la maternité
et repartaient faire leur vie de leur côté,
sans se soucier de la suite.
Et le plus fort,
c'est que les parents du nid d'origine,
une fois revenu au bercail,
n'y voit que du feu.
Ils prennent soin de l'œuf du coucou,
comme si c'était le leur,
car il arbore les mêmes couleurs
et les mêmes motifs.
La nature est bien faite.
Mais l'histoire ne s'arrête pas là.
La stratégie machiavélique
du redoutable coucou
va encore beaucoup plus loin :
car son œuf est programmé pour éclore
avant les autres.
Au bout de quelques semaines,
le bébé sort donc de sa coquille
et sans plus attendre,
il lance un assaut sur le nid
et il n'y va pas par quatre chemins.
Le bébé coucou
pousse alors hors du nid
tous les autres œufs
ou bien les oisillons
s'ils sont sortis de l'œuf.
Son but
est de rester l'unique bébé de la couvée.
Une couvée
dont il n'est pas originaire,
je vous le rappelle.
Il cherche à focaliser l'énergie
et les ressources de ses parents adoptifs
uniquement sur lui.
Bref, il va ainsi capter toute la nourriture
qu'il rapporte au nid.
Vous voulez une preuve ?
Alors regardez ces images,
elles sont parlantes.
On y voit un bébé coucous énorme,
prendre toute la place
et réclamer à manger
à ses parents adoptifs.
Et évidemment, ils se laissent duper.
Une fois qu'il est bien engraissé,
notre squatteur quitte finalement le nid
tranquillou pour aller faire sa vie,
se reproduire à son tour.
Et si c'est une femelle,
allez pondre ces œufs chez les autres.
Certains se disent peut être
que c'est indigne de la part des parents
adoptifs de nourrir une créature
qui a éliminé sans aucun scrupule
leur progéniture.
Mais il ne faut pas leur en vouloir.
Eux sont persuadés
qu'il s'agit bien de leur bébé.
Et surtout,
il ne faut pas faire d'anthropomorphisme,
en jugeant les comportements
des animaux à la lumière des nôtres.
Pour le coucou, il s'agit d'une stratégie
de survie qui s'est mise en place
au fil de l'évolution,
et qui lui a parfaitement réussi.
Le deuxième animal que Marie a choisi
va peut être vous surprendre.
Le voici,
la loutre.
Ou plutôt Monsieur loutre.
Il est adorable
quand il se tortille dans l'eau
pour faire sa petite toilette.
D'ailleurs sur internet,
sa popularité est presque égale
à celle du chien et du chat.
Mais, ne vous fiez pas à sa bonne bouille
quand il s'agit de
s'occuper de sa progéniture,
il est beaucoup moins sympathique.
Et oui, les loutres mâles de mer ou
d'eau douce, aussi mignonnes soient-elles
à nos yeux d'humains,
sont capables de comportement
digne d'un film d'horreur.
Chez cette espèce,
la reproduction est synonyme de conflit.
Les mâles se reproduisent
avec plusieurs femelles.
Ils sont polygames.
En période de rut,
ils n'ont qu'un objectif :
s'accoupler coûte que coûte,
ce qui engendre
des comportements extrêmement
agressifs envers les partenaires.
Pour vous donner un exemple,
des mâles ont été observés
en train de mordre violemment la femelle
pendant l'accouplement.
Généralement,
ils les attrapent par derrière
et les mordent au visage.
Ce comportement brutal
est d'ailleurs associé à plus de 10 %
des loutres femelles
que l'on retrouve mortes.
On a même observé certains mâles
qui vont jusqu'à les maintenir sous l'eau,
provoquant parfois la noyade.
Et cette agressivité,
les mâles ne la réservent pas
seulement aux femelles.
Les petits en font aussi les frais.
En effet,
lorsque ces messieurs sont en rut,
les bébés, qu'ils soient les leurs ou non,
sont perçus comme une entrave
à la reproduction.
Durant cette période cruciale,
les mamans loutres
portent toute leur attention
sur les bébés qu'elles allaitent.
Elles ne sont donc pas disponibles
pour répondre aux désirs des mâles.
Elles sont dans l'incapacité
totale de s'accoupler.
Les mâles qui ne prennent pas part
à l'éducation des petits, n'hésitent donc
pas à adopter la pire des stratégies :
l'infanticide,
pour avoir accès aux femelles.
Oui, vous avez bien entendu papa loutre.
Enfin, si je peux l'appeler ainsi,
n'hésite pas à tuer les bébés,
même si ce sont les siens.
Certaines loutres males peuvent aussi
se servir des petits
pour accéder à la nourriture.
On en a observé en train de prendre
des bébés en otage,
pour forcer des femelles
à leur céder leur nourriture destinée
aux nouveaux nés.
Alors vous les trouvez toujours aussi
mignonnes les loutres ?
On a toutes et tous entendu
parler de l'instinct maternel des animaux.
Chez le chien et chez le chat notamment.
La mère protège ses petits
et n'hésite pas à montrer les dents
ou donner un coup de griffe
quand un inconnu s'approche.
Mais ce n'est pas toujours le cas.
Chez certaines espèces,
c'est tout l'inverse.
Elles préfèrent abandonner leurs petits
pour sauver leur peau.
Marie en a trouvé une
chez qui c'est monnaie courante :
le quokka.
Un petit mammifère adorable
qui vit à quelques encablures de
l'Australie.
Il est super craquant cet herbivore qui vit
principalement sur l'île de Rottnest,
au large de l'Australie.
Arbore une sorte de sourire irrésistible,
qui lui vaut le surnom d'animal
le plus heureux du monde.
Enfin, ça c'était avant.
Car du jour au lendemain,
une simple photo
prise par un célèbre sportif
va littéralement bouleverser
son mode de vie.
Nous sommes en 2018.
Le tennisman Roger Federer,
numéro 1 mondial,
post sur son compte Instagram
un selfie avec un quokka.
Le cliché est si craquant
qu'il fait le tour du monde.
Mais ce que le champion
n'anticipe pas, c'est que sa photo
va attirer des milliers de touristes
sur l'île de Rottnest.
Ils veulent tous leur selfie
avec cet animal si mignon.
Parmi eux,
certains n'hésitent pas
à faire un aller retour express en ferry,
juste pour un simple cliché.
Quelques mois plus tard,
le hashtag #quokkaselfie apparaît,
explosant les records de likes
et de partages.
Le souci, c'est que ce tourisme de masse
et les comportements inappropriés
des touristes envers l'animal
dans le but ultime de faire un selfie,
ont des conséquences désastreuses
sur le comportement des femelles
de l'espèce.
Et sont devenues des mamans tueuses.
Je vous explique tout.
Le quokka est un marsupial,
ce qui signifie que, comme le kangourou,
les femelles élèvent et allaitent
leurs petits dans une poche.
Au tout début de son existence,
le futur bébé quokka est appelé une larve.
C'est un fœtus qui n'est pas formé.
À l'intérieur de ce cocon de fourrure,
il va se développer pendant six mois,
protégé de toute agression extérieure.
Durant cette période, Maman quokka
est donc totalement dévouée
à son petit bout.
Mais, c'est sans compter les dangers,
venus de l'extérieur,
qui peuvent entraîner chez elle
le pire des comportements.
En effet, en cas de stress,
de menaces de la part d'un prédateur
ou bien en cas d'interactions
trop poussée avec l'humain,
les quokkas femelles
abandonnent tout simplement leur fœtus.
Elles l'expulsent de la poche.
Celui-ci se met alors à siffler,
à faire toutes sortes de bruits,
ce qui distrait l'attention des prédateurs.
Renard, chien, chat, dingo ou humains.
Pendant ce temps-là,
la maman en profite pour s'enfuir.
Vous voyez, elles sont très mignonnes,
mais elles ne sont pas prêtes à tout
pour leurs bébés.
L'instinct de survie prend le dessus
sur l'instinct maternel.
Ces abandons de fœtus
n'étaient pas rares,
mais depuis la publication de la fameuse
photo de Roger Federer
et l'afflux de touristes qui s'en est suivi,
on a constaté une augmentation sensible
de ce type de comportement.
C'est un problème
qui a très vite alerté les autorités
sur l'île de Rottnest.
Désormais,
le tourisme est régulé
de manière à protéger la gestation
des quokkas femelles.
Quant au réseau social Instagram,
il a aussi tenté de prendre le problème
à bras le corps.
Aujourd'hui, lorsqu'on tape le hashtag
#quokkaselfie sur Instagram,
un message relatif
au bien être de l'animal s'affiche sur
la plateforme.
C'est un premier pas
vers la sensibilisation du grand public,
qui ne mesure pas toujours
les conséquences de ses actes,
même les plus anodins en apparence.
Vous le voyez, la parentalité dans le règne
animal est une chose très complexe.
Si nous adorons les animaux mignons
et les parents dignes des films de Disney,
la réalité est souvent terrifiante.
Et il est important de comprendre
que ce que nous, humains,
trouvons moral ou immoral
est totalement subjectif
pour l'ensemble des animaux.
Merci Marie,
pour ces étranges histoires de famille.
J'espère que vous avez passez
un bon moment en regardant cette vidéo.
La vie sauvage est souvent surprenante.
elle n'est pas toujours tendre,
enfin à nos yeux.
Comme nous l'a expliqué Marie,
en pleine nature,
les animaux ont d'autres stratégies
pour assurer leur survie.
Il ne sert à rien d'assimiler leurs
comportements à ceux de l'espèce
humaine.
Pas la peine de faire
de l'anthropomorphisme.
À très bientôt sur YouTube
et sur les réseaux Épicurieux !