Albert Einstein, un génie que tout le monde connaît pour ses découvertes qui ont changé notre compréhension de l'univers. Mais saviez-vous que son cerveau avait été volé après sa mort ? 😲🧠
Dans cette vidéo, nous vous plongeons dans l'histoire de la mystérieuse disparition de son cerveau suite à son autopsie…
Pourquoi son cerveau a-t-il été dérobé ? Qui l'a volé et comment a-t-il procédé ? Son cerveau a-t-il été retrouvé ?
Découvrez-le dans cette enquête macabre !
00:00 Intro 00:26 La mort et l’héritage d’Albert Einstein 02:18 L’autopsie d’Albert Einstein 03:43 Le vol du cerveau 04:52 Le cerveau d'Einstein était-il plus lourd que la moyenne ? 06:29 L'enfance d’Albert Einstein 08:25 Le voleur retrouvé 09:54 De nouvelles révélations 10:55 Outro
Salut les Épicurieuses et les Épicurieux.
Aujourd'hui, je vais vous raconter l'histoire du hold-up le plus inattendu de l'Histoire.
Il ne s'agit pas du braquage d'une banque, mais du vol d'un cerveau.
Attention, pas n'importe lequel, celui d'Albert Einstein, un des plus grands génies du XXe siècle.
Le 18 avril 1955, le savant le plus célèbre de la planète, Albert Einstein,
rend son dernier souffle à l'hôpital de Princeton, dans le New Jersey, aux États-Unis.
Il avait 76 ans.
L'annonce de son décès fait l'effet d'une bombe.
La nouvelle fait la une dans le monde entier.
Mais cette mort soudaine surprend sa famille.
Einstein semblait en effet en pleine forme jusqu'à la veille où il a été pris de violentes douleurs au ventre.
Ses proches, qui veulent connaître la nature du mal qui l'a terrassé,
demandent donc aux médecins de l'hôpital de pratiquer une autopsie.
Cette mission est confiée au médecin légiste Thomas Harvey.
C'est un praticien de 43 ans qui jouit d'une excellente réputation.
Lorsqu'on le choisit pour réaliser l'autopsie du célèbre savant, il n'en revient pas.
Albert Einstein est l'homme qu'il admire le plus au monde.
Le savant est considéré à l'époque comme le plus grand génie du XXe siècle.
En 1921, il a obtenu le prix Nobel de physique pour ses travaux sur l'effet photoélectrique.
Mais il est surtout le père de la théorie de la relativité restreinte et de la théorie de la relativité générale.
E égale mc². Vous connaissez sûrement cette formule.
Contrairement à ce que l'on pense, ce n'est pas Einstein qui l'a inventée.
En revanche, c'est lui qui l'a rendue célèbre.
E, l'énergie, est égale à m, la masse, que l'on multiplie par c²,
c étant la vitesse de la lumière, environ 300 000 km par seconde.
La formule signifie en gros que l'énergie a une masse.
Grâce à cette égalité complexe et à quelques autres,
le savant a permis à l'humanité de faire un pas de géant dans la compréhension de l'univers.
En physique, il y a donc un avant et un après Albert Einstein.
Le voilà dans la salle d'autopsie, en compagnie de deux assistants, face au corps du grand savant.
Il est allongé sur la table et donne l'impression de dormir paisiblement.
Souvenez-vous, la veille de sa mort, Einstein se plaignait de violentes douleurs au ventre.
Le docteur Harvey commence donc par s'intéresser aux organes de l'abdomen.
À peine commence-t-il son travail, qu'il observe une grande concentration de sang
au niveau de la cavité péritonéale d'Albert Einstein.
La cavité péritonéale, c'est l'espace situé entre les deux membranes qui tapissent l'intérieur de l'abdomen.
Ces membranes recouvrent l'estomac, le foie et le pancréas.
En présence d'une telle quantité d'hémoglobine dans cette zone,
Harvey n'a aucun mal à déterminer l'origine du décès.
Le savant a été victime d'une rupture d'anévrysme de la horte abdominale.
En rompant, cet anévrysme a provoqué une hémorragie interne très importante
qui a été fatale au savant.
Albert Einstein avait peu de chances de s'en sortir.
Les causes de la mort sont donc maintenant établies.
Pas la peine de prospecter plus loin.
Le docteur Harvey en a terminé.
Enfin, pas tout à fait.
En règle générale, le médecin laisse à ses assistants le soin de remettre le cadavre en état.
Pendant ce temps, il rédige son rapport.
Mais cette fois, ce n'est pas ce qui va se passer.
Le praticien demande à ses assistants de sortir.
Il désire rester seul avec la dépouille du savant.
Veut-il se recueillir, profiter d'un moment d'intimité avec lui ?
Non, il a une autre idée derrière la tête.
Il veut absolument savoir d'où le savant tirait son intelligence hors du commun.
À quoi peut bien ressembler le cerveau d'un génie ?
Qu'y a-t-il de différent des autres ?
Alors, il n'hésite pas une seconde.
Il rase la tignasse du physicien et dans un silence de mort,
il ouvre la boîte crânienne et prélève la matière grise.
Tout cela, bien sûr, sans autorisation.
En même temps, Harvey ne prend pas trop de risques.
La dépouille d'Einstein ne doit pas être exposée en public ou en privé.
Le corps doit être incinéré.
Les cendres du savant seront dispersées dans un lieu inconnu.
Einstein ne voulait pas que l'on voue le moindre culte à sa personne.
Ensuite, Harvey place le cerveau dans un bocal
et le ramène discrètement dans un laboratoire de l'université de Pennsylvanie.
Il veut procéder à son analyse à l'abri des regards.
Persuadé que cet encéphale est plus lourd que la moyenne,
il commence par le peser.
Chez un homme normal, le cerveau pèse en moyenne 1350 grammes.
Celui d'Einstein, pense-t-il, doit forcément être beaucoup plus lourd.
1500 grammes, peut-être plus.
Il pose l'organe sur la balance
et là, surprise,
elle n'affiche que 1230 grammes.
Il est plus léger que la moyenne.
Harvey n'en revient pas.
Il en conclut que l'intelligence ne se mesure pas
à la taille ni au poids d'un cerveau humain.
Alors d'où vient-elle ?
Il s'intéresse ensuite aux circonvolutions.
Les circonvolutions, ce sont les replis sinueux du cortex cérébral.
Ils sont délimités par des sillons plus profonds
qui marquent la surface du cerveau.
Le médecin va les photographier sous tous les angles.
C'est peut-être là que se cache le génie d'Albert Einstein.
Thomas Harvey mesure les distances entre certains de ses plis.
C'est un travail minutieux et fastidieux.
Sur sa lancée, il découpe le cerveau
en 240 petits cubes de 10 centimètres cubes chacun.
Des cubes d'un peu plus d'un centimètre de côté
qu'il réduit en fines lamelles,
pas plus épaisses que du papier à cigarette,
afin de mieux les observer au microscope.
Entre-temps, Harvey décide de ne rien publier.
Du moins, pour le moment.
Puis il disparaît, sans laisser d'adresse,
avec ses beaucoup de formules et leur précieux contenu.
Avant d'aller plus loin dans cette histoire,
je ne résiste pas à vous raconter une anecdote
qui remonte à l'enfance d'Albert Einstein.
Vous allez voir.
Elle prouve que le cerveau d'une intelligence supérieure
peut mettre du temps, beaucoup de temps, à se mettre en marche.
Lorsqu'il était enfant,
Albert Einstein n'était pas tout à fait comme les autres.
On s'en serait douté, me direz-vous.
Sauf que le petit Albert n'était pas très brillant.
Loin de là, l'enfant semble même accuser un certain retard sur les autres.
Tout commence le jour de sa naissance,
le 14 mars 1879, à Ulm, en Allemagne.
La tête du petit Albert est anormalement grosse.
Elle est si grosse que les médecins craignent
que l'enfant ne soit atteint d'une maladie mentale.
Ce père, qui est ingénieur, est très inquiet.
Et il y a de quoi.
À 3 ans et demi, notre futur prix Nobel
est tout simplement incapable de prononcer le moindre mot.
Or, un enfant prononce en principe ses premiers mots entre 12 et 16 mois.
À 3 ans, il fait des phrases et s'est manié certains concepts abstraits.
À cet âge, Albert, lui, reste désespérément muet.
Est-il atteint d'une maladie mentale ?
Non, bien sûr.
Un bon matin, il se met enfin à parler, Albert, à presque 5 ans.
Il est ce que l'on appelle un « parleur tardif ».
Toutefois, le savant restera dyslexique toute sa vie.
Adulte, il avait le plus grand mal à lire à haute voix
et à exprimer ses idées par écrit.
Il éprouvait également des difficultés à apprendre les langues étrangères,
comme l'anglais.
Cela ne l'empêchera pas, 25 ans plus tard,
de publier 5 articles qui vont révolutionner le monde de la physique
et feront de lui le plus grand savant du XXe siècle.
Ah, j'allais oublier.
Aux Etats-Unis, savez-vous ce que l'on dit aujourd'hui
des enfants qui parlent tard ?
Qu'ils sont atteints du syndrome d'Einstein.
Mais revenons au docteur Harvey.
Où se cache-t-il et qu'a-t-il fait de son but ?
Steven Levy, un journaliste américain qui a entendu parler de lui,
part à sa recherche au début des années 70.
Et en 1978, il retrouve sa trace à Wichita, au Kansas.
Un beau matin, il frappe à sa porte.
Par chance, le médecin lui ouvre et le laisse entrer.
Le journaliste n'y va pas par 4 chemins.
Il lui demande s'il est bien en possession du cerveau d'Albert Einstein.
Dans un premier temps, Harvey n'y fermement.
Et puis, curieusement, il se ravise.
Et il propose à Levy de le suivre.
Harvey l'entraîne dans une petite pièce, une sorte de débarras.
Là, il sort une caisse sur laquelle est inscrit Sidre Costa.
Une caisse de Sidre ? Le journaliste pense à une plaisanterie.
Mais le médecin en sort deux bocaux contenant un liquide
dans lequel baignent des morceaux d'on ne sait trop quoi.
Le cerveau d'Albert Einstein en pièces détachées.
Il ne lui a pas menti.
Dans la foulée, Steven Levy publie un long article
qui déclenche l'intérêt médiatique pour les découvertes de Thomas Harvey.
Il révèle que le médecin n'avait rien trouvé d'extraordinaire
dans le cerveau du plus grand génie du XXe siècle.
Il était désespérément normal.
Vous êtes déçu ? Attendez un instant.
L'histoire n'est pas tout à fait terrible.
Elle rebondit en 1982,
lorsqu'Harvey accepte enfin de partager un peu de son trésor avec ses confrères.
Il envoie à 18 éminents chercheurs
des lames histologiques et des photographies du cerveau.
Il en résulte six publications importantes
qui révèlent au final qu'Albert Einstein
avait bien un cerveau différent du mien et du vôtre.
Son anatomie ne présente aucune différence
sauf en ce qui concerne les lobes parietaux
qui sont hypertrophiés, c'est-à-dire plus gros que la normale.
De plus, dans les deux hémisphères,
la morphologie du sillon latéral qui se situe ici sur l'image
est unique par rapport à celle observée sur des cerveaux témoins.
Ils sont plus étendus que la normale,
une particularité qui a déjà été observée
chez d'autres grands physiciens et mathématiciens.
Mais attention, on ne peut pas faire le lien
entre ces particularités et l'intelligence d'Albert Einstein.
D'ailleurs, qu'en aurait-il pensé s'il avait toujours été vivant ?
Sans doute pas grand-chose, comme il aimait le dire.
L'intelligence n'est pas la capacité à stocker des informations,
mais de savoir où les trouver.