Emission du mercredi 11 septembre 2024 - Météo à la carte
M
Météo à la carte
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...
- M.Vignes: Bonjour à tous.
Je suis ravie de vous accueillir sur le plateau
de "Météo à la carte" en compagnie de M.Seurat.
- M.Seurat: Ravie de vous retrouver.
Le temps du jour est perturbé.
Un front traverse le territoire.
Les températures sont bien fraîches pour la saison.
C'est en Alsace que nous partons assister à un vrai cours
de cuisine.
- M.Vignes: Derrière les fourneaux, Nicolas, un fervent défenseur
du terroir alsacien, avec son fils, Nicolas.
On va découvrir la flammekueche.
...
- Quand on débute en alsacien, pas facile de prononcer les mots
"tarte flambée".
...
Aujourd'hui, nous avons rendez-vous
avec Nicolas, ambassadeur de la cuisine alsacienne,
et son fils, Oscar, 5 ans.
Entre pâte croustillante, crème onctueuse et lard paysan,
ils vont nous préparer ça dans la bonne humeur,
cette spécialité alsacienne qui se dévore en toute saison.
N'est-ce pas, Oscar?
- C'est trop bon.
- Debout... Super!
On va commencer par faire...
- La farine.
- La pâte à tarte flambée.
- Pour débuter, il mélange de la levure boulangère
avec 15 à 20 g de liquide.
- Tu mets 2 cuillères à soupe.
On va créer une petite soupe.
- Il faut être énergique.
- Ca va être très rapide.
Tu vas devoir m'aider.
Tu vas faire un puits.
Tu fais le trou au milieu.
J'ai dit de faire un puits, pas une construction!
- Il verse tant bien que mal la levure dans la farine.
- Maintenant, je mélange.
- Non, c'est moi!
- Non. L'objectif est d'avoir très rapidement
une boule assez lisse.
Maintenant, tu vas mettre un morceau de beurre.
- Entre 25 et 30 grammes sont nécessaires.
Le beurre ne doit pas être fondu mais mou.
- Quand tu le mélanges bien, ça va gonfler pendant une heure.
Ca nous donne une pâte assez sympa.
- Pourquoi je ne l'ai pas fait?
- Tu vas faire ça, maintenant.
Tu vas donner la forme à la pâte.
- C'est une balle.
- Tu ne fais pas du foot avec!
- Quand vous avez une belle balle, couvrez-la d'un torchon humide
et laissez-la reposer pendant une heure.
- Pendant que ça repose, on va aller faire une balade au...
- Nicolas, enfant du pays, s'est fait un nom dans le monde
de la gastronomie lors d'un célèbre
concours culinaire télévisé.
Aujourd'hui, il est ambassadeur de l'Alsace, partageant
ses passions pour les saveurs locales à travers des vidéos
et des émissions de radio.
Dans ce vignoble, surplombant son village, il partage en famille
son amour pour l'Alsace.
- Va te fatiguer!
- Un terrain de jeu rêvé pour le petit Oscar.
- Le voir courir me rappelle plein de souvenirs, être
avec mes parents et mes grands-parents ici.
Quand on avait beaucoup de neige, on faisait de la luge.
Le plus hallucinant, ici, et ce que je trouve le plus beau,
c'est que tu as encore les véritables 4 saisons.
Tu arrives à les vivre, ici.
Mon épouse me dit qu'il pleut tout le temps, en Alsace.
C'est faux.
L'an dernier, en juin, dans l'histoire de cette belle
météo française, on a été la région la plus sèche de France.
On a la chance d'avoir la plus grande nappe
phréatique d'Europe.
- Je viens de Russie.
En vrai, le climat ne change pas beaucoup.
Les hivers sont un peu plus froids qu'ici.
Par la suite, j'ai rencontré Nicolas.
C'est que comme ça que je suis tombée amoureuse
de Nicolas et de l'Alsace.
Et de sa cuisine, naturellement!
- En parlant de cuisine, retour aux fourneaux.
- Mon astuce pour ne pas pleurer pendant qu'on découpe les oignons,
parce que papa est très sensible à ça,
c'est de mettre les oignons pendant une heure au congélateur
et de les couper en direct.
- Il coupe l'oignon en fines lamelles et le sépare
délicatement pour qu'il soit léger et facile à digérer.
Passons à la star de la recette, le lard fumé, qui va donner
du goût.
- C'est du bon lard paysan.
Ca se mange sans faim.
On peut croquer dedans comme ça, mais on va le cuire avant.
- Il découpe le lard en morceaux et le fait revenir.
- On a envie que ça prenne, que ce soit bien marqué.
On est bon.
- Il caramélise les oignons dans le suc des lardons
qu'il a mis de côté, mais attention,
il faut garder un oeil dessus car l'effet est garanti
sur les enfants.
- Qu'est-ce que tu veux?
2, pas plus.
Après, on n'en a plus pour la recette.
C'est bon, 1?
- Nicolas mélange la crème et le fromage blanc pour préparer
son appareil.
Il l'étale sur la pâte à tailler en rectangle.
La touche finale: il répartit les oignons et les lardons
de façon homogène pour maintenir l'équilibre parfait.
- J'aime surtout les lardons.
- Tu aimes les lardons tout court.
Ca suffit.
On enfourne à 250 degrés pendant environ 10 minutes.
Oscar, c'est prêt!
La tarte flambée est flambée.
Maman arrive pour la déguster.
Regarde comme ça va être bien et bon!
L'astuce est de la replier pour la déguster.
Ca te fait un petit sandwich super sympa.
Elle est bonne?
- Très bonne.
- Tu valides, Oscar?
- C'est ma tarte flambée préférée que j'aie jamais vue.
- M.Vignes: Il est parfait, ce petit Oscar.
On est d'accord avec toi, c'est notre tarte flambée préférée aussi.
Les détails de la recette sont à retrouver
sur notre plateforme, france.tv.
- M.Seurat: On retourne à Paris, où on retrouve une douceur qui a eu
un succès fou dans les années 70 et les années 80:
les fruits givrés.
Ils retrouvent un retour en grâce grâce à Olivia.
...
- Ca me rappelle l'enfance.
Quand on avait une orange et un citron, c'est qu'on avait été
sages pendant un mois d'affilée.
C'était la vraie récompense.
Une madeleine de Proust.
On a le citron...
C'est notre enfance.
- Et vous, vous souvenez-vous des citrons et des oranges givrés.
Véritables phénomènes de mode, ces sorbets étaient les stars
des desserts glacés dans les années 70-80.
- C'est un souvenir qu'on a voulu remettre au goût du jour
et le décliner de façon artisanale, avec tous les fruits de saison
et les fruits exotiques.
- Grâce à Olivia, cette gourmandise désuète a pris
un coup de jeune.
Pour préserver les vacances, on vous offre une folle farandole
de fruits complètement givrés.
- On a le kiwi, un intemporel.
Pareil pour le fruit de la passion.
C'est notre best-seller.
La tomate framboise-basilic, avec des jolies couleurs.
La tomate, c'est très original, en entrée, avec une mozza...
Les mandarines tardives...
Ici, on a un citron doux bergamote.
C'est un voyage à lui tout seul.
- Les fruits givrés sont la spécialité
de cette boutique du 6e arrondissement parisien.
Des sorbets contenus dans la coque de leurs propres fruits.
- L'idée vient des années 80.
A l'époque, on retrouvait au supermarché l'orange
et le citron givrés.
- Les fruits givrés ne datent pas d'hier.
Bruno, président de la Confédération des glaciers
de France, en sait quelque chose.
- Les fruits givrés ont commencé aux alentours des années 50.
Les artisans faisaient à l'époque de l'orange et du citron jaune.
Dans les années 80,
les industriels sont montés au créneau et ont commencé à faire
des citrons et des oranges à bas prix.
Aux alentours des années 90, on a arrêté ce produit
car ce n'était pas rentable.
Depuis 10 ou 15 ans, on consomme de plus en plus de glaces.
Du coup, on a voulu avoir un éventail plus important
de glaces et sorbets, notamment les fruits givrés.
La glace et le sorbet sont les desserts préférés
des Français.
- Bonjour et bienvenue.
- Il y a encore 6 ans, Olivia était avocate.
Elle décide de tout quitter pour se lancer dans cette aventure
avec une amie.
Objectif: redonner ses lettres de noblesse
à ce plaisir régressif
pour proposer des sorbets haut de gamme entièrement préparés
à la main au fil des saisons.
- Le secret de nos gourmandises, c'est la matière première.
On utilise tout le fruit, excepté le noyau en ce qui concerne
la pêche, par exemple, mais on a besoin
d'un fruit beau et bon pour qu'on puisse travailler,
le couper en 2, conserver les 2 parties du fruit
et récupérer la pulpe et la travailler ensemble.
- Pas moins de 9 opérations sont réalisées sur chaque fruit
pour arriver à ce délice givré.
- La recette reste confidentielle.
Secret de production.
- Un savoir-faire dont Bilal, le chef de l'atelier,
est le garant.
- Chaque produit, il faut le câliner,
être minutieux dessus.
C'est la base de mon métier de pâtissier.
C'est ce que j'apporte, la minutie, la délicatesse, et la régularité
de chaque produit.
- Nos sorbets ont ce côté particulièrement onctueux.
C'est l'équilibre de notre recette.
On a beaucoup réfléchi à la façon de trouver cet équilibre,
pour avoir un sorbet onctueux qui ne soit pas trop sucré
et dans lequel on ne ressent que le fruit.
- Et si Olivia a choisi de découper ses fruits givrés
haute couture en 2 moitiés égales, contrairement
à ce qui se faisait auparavant, ce n'est pas un hasard.
- A l'époque, dans les années 80, c'était chacun son fruit.
Là, quand on a la possibilité d'en avoir plusieurs sur la table,
c'est très sympa, ludique de les partager et de faire goûter
à son voisin.
Ensuite, ce qui est très sympa, c'est que les fruits
qu'on mange en entier, quand ils sont frais,
on peut les manger en entier lorsqu'ils sont transformés
en fruits givrés.
On ne jette rien.
- De la cabosse de cacao à l'avocat, en passant
par les tomates anciennes, la maison n'hésite pas à sortir
des classiques.
Un plaisir pour les yeux comme pour les papilles.
- Tout ce dont on a besoin!
- M.Seurat: A 13h09, c'est un rayon de soleil qui va illuminer
"Météo à la carte".
- M.Vignes: D.Evenou a fait les beaux jours de la télévision
dans les années 80.
Aujourd'hui, elle vit à L'Isle-sur-la-Sorgue.
Les jours de marché, elle doit composer avec le vent.
...
- Marie Pervenche vend du printemps...
Je suis là pour faire traverser les petits-enfants.
Bonjour, monsieur.
- Vous en rêviez, "Météo à la carte" l'a fait.
- On a du soleil.
Vous êtes contents, il n'y a pas de vent aujourd'hui.
- Nous avons eu le privilège de rencontrer la très énergique
D.Evenou à L'Isle-sur-la-Sorgue.
- Regardez!
- Connue et reconnue pour son rôle de contractuelle
dans "Marie Pervenche", elle est l'un des visages cultes
de la télé des années 80.
- Bonjour.
- Rencontre et visite plutôt insolites
avec une femme pétillante, pleine de joie de vivre et à la gouaille
contagieuse.
- Attention! Je suis capable.
On marche un petit peu.
J'adore marcher.
- L'actrice nous emmène au coeur de L'Isle-sur-la-Sorgue,
là où se tient chaque jeudi et dimanche le marché provençal.
- J'adore faire le marché, comme beaucoup de gens.
C'est so exquis.
Je comprends pourquoi les gens viennent.
Bonjour!
Mes camarades de jeu!
Bonjour.
- Bonjour, madame Evenou.
- Vous n'avez plus votre carte d'amende?
- On fait le recrutement.
- Vous voulez me recruter?
- Je vous recrute, et vous m'invitez faire une recette
avec vous?
- Celle que l'on surnomme la Venise Comtadine
a conquis D.Evenou en 2017.
Et ce, après avoir craqué pour le Vaucluse
il y a très longtemps.
- Je le goûte!
- Comme d'habitude.
- Que c'est bon!
Je croyais que c'était des groseilles à maquereau.
Ca n'existe plus...
Un maquereau avec des poils dessus.
- Courte pause devant l'un des emblèmes de la ville:
les canaux de la Sorgue.
- C'est le seul moment où j'arrive à être muette,
tellement c'est beau.
C'est une belle ville. Oh non!
- Chaque petit moment promet d'être une sacrée aventure
avec Danièle.
- Il est accroché!
Il est là, mon chapeau!
Regardez-le!
Il est accroché à un rocher!
Mon chapeau!
- Je vous adore depuis que je suis toute petite.
- Je ne grandis pas.
- Mon chapeau est tombé dans l'eau.
- Le chapeau restera dans la Sorgue.
Mais ne quittons pas cette rivière qui a joué un rôle capital
dans l'histoire de la ville.
Danièle nous entraîne dans un de ses lieux paisibles
préférés.
- Ce sont plusieurs Sorgue qui se mélangent.
Une des roues...
- Il y en a 62.
Elles servaient à faire tourner les moulins à huile.
- C'est calme.
C'est un endroit que j'aime beaucoup.
On va voir combien il fait de degrés.
Allez! On met les pieds dedans.
12!
Je ne vais en mettre qu'un. Ah!
C'est comme l'Atlantique.
Il ne faut pas exagérer.
- L'océan Atlantique, Danièle le connaît bien.
Elle a passé toute son enfance en Bretagne, dans le Finistère,
près de Carhaix.
Elle chante en breton.
Pendant 7 ans, elle fut la compagne de Jacques Martin,
puis elle rencontre en 1983 un journaliste et ancien ministre
de la Communication, Georges Fillioud, et elle l'épouse
3 ans plus tard.
- Je souhaite à vous tous qui nous écoutez
de vivre un grand amour comme je l'ai vécu avec Georges.
- Après 60 ans de carrière,
notamment à la télévision, mais aussi dans une une centaine
de pièces de théâtre, D.Evenou remonte dans un spectacle
écrit par son fils.
Elle est aussi marraine d'une résidence seniors.
- Je remonte le moral des troupes.
Quand les gens me voient, les résidents, ils reconnaissent.
On a le même âge.
Je leur dis qu'ils ont toujours le droit d'avoir des maîtresses
et des amants.
Ca les fait rire.
On a le droit!
Il n'y a pas d'âge.
Je n'ai pas l'argent et je suis seule!
Je fais une annonce.
Je suis seule et j'aimerais bien rencontrer quelqu'un.
Je suis très sympathique.
A bon entendeur, France 3...
Au revoir.
- M.Vignes: A bon entendeur, en effet.
Le message est passé.
L'Ardèche maintenant, le seul département français
qui ne possède pas de gare de voyageurs.
- M.Seurat: Grâce à des passionnés, un train permet de sillonner
une partie du département.
Ces wagons sont l'un des seuls moyens De découvrir le côté
le plus sauvage de la région.
En été, les paysages sont magnifiques.
- Le train de l'Ardèche, c'est une exception au XXIe siècle.
C'est une pépite.
C'est un patrimoine sur roues vivant.
Ce sont des voitures en bois, entretenues, plus que centenaires,
pour la plupart.
- Nous sommes dans le seul département français ne possédant
aucune gare de voyageurs, ni aucun train, sauf celui-ci,
au coeur de l'Ardèche verte.
Il se faufile à flanc de falaise, tiré
par une des 2 dernières locomotives à vapeur de montagne de France.
- On a le temps de prendre le temps, de respirer,
de découvrir, de s'émerveiller de ce qui nous entoure.
- Cette ligne de chemin de fer a permis aux Ardéchois
d'accéder au progrès et à la modernité.
C'est encore aujourd'hui le seul moyen d'admirer
les paysages sauvages à couper le souffle.
- C'est une des plus belles lignes de train à vapeur d'Europe
que je connaisse.
- De gare en gare, un petit groupe de passionnés vous propose
un voyage dans l'Ardèche de la Belle Epoque.
Embarquons à bord du Mastrou.
- C'est bien.
On dirait qu'on remonte dans le temps.
...
- Je suis venu avec ma famille dans les années 80,
quand j'étais gamin, haut comme trois pommes.
J'ai découvert un train à vapeur dans une très belle région.
- A 43 printemps, Vincent est le responsable de la ligne
de chemin de fer du Vivarais.
- La magie du train historique, cette locomotive à vapeur
qui s'éveille, qui a un souffle de respiration,
qui est un vrai être vivant, c'est un peu ça qui m'a conduit
à m'intéresser au patrimoine.
Venant de Grenoble,
l'Ardèche est à 1 heure 30 de route.
Ca m'a fait découvrir une nouvelle région.
J'ai décidé de m'y installer il y a une vingtaine d'années.
- 9h du matin, la journée s'annonce ensoleillée
pour les passagers qui montrent à bord du Mastrou.
Le mécanicien graisse les articulations des roues
pendant que le chauffeur remplit la chaudière à vapeur.
- Le train, quand il a été mis en service, c'était
pour désenclaver la campagne.
Ca faisait partie du plan Freycinet, à la fin du XIXe siècle.
Il a voulu désenclaver chaque coin de France qui était resté en marge.
Ce train a, pendant plus de 90 ans,
vécu avec ces populations, des paysans, des commerçants,
des notables.
- Les derniers réglages sont terminés.
Nous partons pour un voyage enchanteur de 28 km
de Saint-Jean-de-Muzols à Lamastre.
Sifflet.
Cette ligne est inaugurée en 1891.
Les Ardéchois, qui n'ont encore jamais vu de train,
désignent celui-ci
par le nom de "Lou Mastrou", "celui de la masse".
- Avant la Première Guerre mondiale,
on disait ici qu'on ne quittait son canton que pour aller
au cimetière.
Avec le train, on a pu envoyer les enfants faire des études,
recevoir des produits manufacturés.
Le train, ce n'est pas l'exode rural.
- Concurrencée par l'automobile, la ligne ferme en 1968 mais rouvre
en 2011, pour le plus grand plaisir des visiteurs.
- Aujourd'hui, même s'il est uniquement touristique,
ce train continue de jouer son rôle touristique
pour ce territoire.
- La météo peut être imprévisible, ici.
- On est vraiment au début de l'Ardèche.
On va avoir des épisodes cévenols en fin d'été, lorsqu'il fait
très chaud et que ça tourne à l'orage.
Lorsque ces orages sont localisés au niveau des rivières,
qui deviennent des torrents, elles peuvent très vite
se réveiller.
- La rivière qui coule ici n'a de doux que le nom.
Les ouvrages d'art des chemins de fer sont conçus
pour y résister.
Un progrès, par rapport aux dangereux voyages en diligence
du XIXe siècle.
Nous arrivons en gare de Boucieu-le-Roi.
Vincent en profite pour nous faire découvrir les voitures.
- Je vais monter dans une voiture de 1911, entièrement reconstruite
par le menuisier en atelier, avec les banquettes de l'époque.
Le chemin de fer a suivi toute l'évolution de la société,
donc aussi le mode de vie.
La noblesse était en première classe.
Il y avait les accoudoirs, les rideaux.
C'était très confortable.
La seconde, c'était plus les commerçants, les artisans
qui allaient faire leurs affaires.
Ils étaient plus serrés.
Ils étaient 4 en largeur.
En 3e classe, c'était plus rustique.
Souvent, la chaleur humaine faisait office de chauffage
l'hiver.
- En 1re classe, les passagers n'avaient pas à se serrer
les uns contre les autres.
Les voitures étaient chauffées.
- On se trouve dans une voiture classée monument historique
de 1913.
C'est une voiture en teck.
Ca permet de descendre et d'ouvrir la vitre, ces sangles en cuir.
En Ardèche, la météo peut être variable.
On peut avoir un épisode cévenol.
C'est important de pouvoir ouvrir et fermer les fenêtres.
- Poursuivons notre voyage dans l'histoire
avec cette voiture d'origine.
Conçue en 1904, on l'a utilisée sur certains trains jusqu'en 1968.
- Ces voitures avaient été surnommées par la population
"les cages à poules".
On est obligés de passer par les portes extérieures
avec le marchepied.
Le contrôleur se tenait en roulant dehors et tapait
à la fenêtre pour demander les billets.
C'est particulier.
Aujourd'hui, on n'imaginerait pas le contrôleur à l'extérieur
à taper à la fenêtre.
- Attention au départ!
Direction Lamastre, notre terminus.
- Nous venons d'à côté de Carpentras, au pied du Ventoux.
Nous sommes venus faire découvrir à nos enfants et petits-enfants
le train et l'Ardèche.
On avait envie qu'ils profitent de cet instant.
C'est fantastique de découvrir ce qu'était le train avant.
- Le paysage, la lenteur, c'est chouette.
- On n'était jamais montés dans un train à vapeur.
- Jean-Luc est le mécanicien du train.
Il est saisonnier sur la ligne depuis 2019.
- Je suis né dans une famille de cheminots.
Je faisais du train à vapeur avec mon grand-père.
Dans les années 90, avec mes parents,
j'ai découvert le train.
J'ai toujours adoré.
Quand on a une journée comme aujourd'hui, du soleil,
un grand train bien rempli avec des gens contents,
des enfants, des familles...
Partager ça, ce patrimoine, cette passion, ça fait partie
du charme de la conduite.
- L'entretien de ces machines anciennes,
c'est tout un art.
Et c'est ici, à Lamastre, dans un atelier,
qu'opère la magie.
- Je pense qu'il a galéré un peu pour sortir.
- Il fait un peu la manivelle.
Ici, on est dans l'antre technique du chemin de fer du Vivarais.
C'est tous les corps de métiers nécessaires
à l'entretien, à la restauration et à la maintenance du chemin de fer.
Vous avez une machine complètement démontée,
en train d'être reconstruite.
C'est la doyenne du parc, elle est de 1903, classée
aux monuments historiques.
1,3 million de kilomètres.
Elle fera ses essais pour attaquer la saison l'année prochaine.
- Comment ça marche, une locomotive à vapeur?
Il est assez simple de comprendre ce système inventé
par un Ardéchois, l'ingénieur Marc Seguin, en 1827.
- Ces tubes sont traversés par la chaleur et la fumée
du charbon.
Cette chaleur va chauffer le tour du tube.
L'eau autour va se transformer en vapeur plus vite
que si on a juste une flamme sous la casserole.
Ce principe a été développé sur les 5 continents.
On n'a jamais trouvé mieux comme système d'échange thermique.
On a la partie d'échange thermique, chaleur, eau, pour faire la vapeur.
La chaleur va venir d'ici, de la cabine, où on a le foyer
avec le charbon qui brûle à 1000 degrés, pour pouvoir ensuite
créer assez de chaleur et d'inertie pour les 1000 l d'eau
qu'il faut transformer en vapeur.
- Cette vapeur, c'est celle qui, depuis le XIXe siècle, entraîne
les voyageurs jusqu'au sommet.
A vous maintenant de venir remonter le temps,
bercés par le "tac-tac", au coeur de la nature préservée
de l'Ardèche.
- M.Seurat: Il y a un peu plus d'une semaine, les élèves
reprenaient le chemin de l'école.
- M.Vignes: Avec, dans leur trousse, de beaux crayons
de couleurs en bois.
Parmi les meilleures marques, une entreprise suisse centenaire
a su faire la différence.
Nous avons retrouvé notre âme d'enfant.
- La semaine dernière, nos enfants et petits-enfants ont retrouvé
le chemin de l'école.
Un moment unique et souvent multicolore.
- C'est le plaisir que tous les enfants
et tous les parents ont d'avoir de nouvelles fournitures, d'ouvrir
ces boîtes de crayons magnifiques, d'avoir de nouveaux
instruments d'écriture.
C'est pour nous un rendez-vous très important.
- Pour avoir bonne mine en ce mois de septembre,
on vous entraîne dans l'une des plus anciennes
fabriques européennes de crayons.
- Le crayon, c'est ce qu'on connaît quand on est gamin.
On ne s'imagine pas la façon dont c'est fabriqué.
C'est incroyable.
- Bienvenue en Suisse, dans le canton de Genève, au coeur
d'une entreprise haute en couleur et au savoir-faire unique.
- Nous avons plus de 500 formules.
C'est le secret de notre entreprise.
Nous voici dans notre fabrique de crayons.
Je vous invite à me suivre.
- En exclusivité, pour "Météo à la carte", Caroline
nous ouvre les portes de son entreprise.
Fabriquer un crayon peut compter jusqu'à 50 étapes.
Certaines sont top secrètes.
Seulement quelques-unes vont nous être révélées.
- Nous voilà dans les 1res étapes très importantes
pour la fabrication des mines.
C'est de broyer les pigments, de les mélanger avec les charges
minérales et de les mélanger avec des liants, comme de la cire
ou de l'huile, pour faire une pâte.
On appelle ça la fabrication des pâtes.
Là, c'est une nuance de bleu-vert.
Nous sommes très fiers de ces formules et de toute cette
intelligence liées à la création de la couleur, avec des pigments
que tout le monde connaît, mais à partir de là, on va créer
des couleurs uniques.
Il y a des mines plus tendres, plus dures...
Tout ceci nécessite des formules très particulières.
C'est ça qui est l'attrait d'une fabrique de crayons,
la diversité des couleurs.
- Cela fait 24 ans que Caroline, la directrice de l'entreprise,
parcourt ces couloirs.
Cette maison n'a plus aucun secret pour elle.
- Voilà Joël.
Explique-nous comment se passe le filage de ces magnifiques mines.
- On réussit à comprimer la pâte de telle façon à ce qu'elle sorte
en forme de spaghettis.
Ensuite, c'est prédécoupé avec ce tambour.
On récupère les mines dans les paniers.
Ca va nous servir à les sécher.
- Joël travaille ici depuis plus de 12 ans.
Avec les années, il a dû acquérir une certaine dextérité,
une capacité à s'adapter à la météo.
- C'est un savoir-faire, un coup de main, une sensibilité
qu'on acquiert sur le moment.
Chaque couleur réagit de façon différente.
On essaie d'avoir des niveaux de température contrôlés.
Il faut tout travailler dans une température
entre 15 et 25.
Au-delà de 25 degrés, on commence à avoir des problèmes.
Non seulement on défend un savoir-faire, mais on donne
du bonheur à tous ceux qui ont utilisé les produits
qui sortent ici.
Notre expression, c'est être tous les jours dans la couleur.
- Cette entreprise familiale nous fait voir la vie en couleur
depuis 1915.
C'est la 4e génération à reprendre le flambeau.
Une belle histoire familiale qui a permis de développer
plus de 90 métiers uniques et un savoir-faire reconnu.
- On travaille à la fois de la matière vivante, du bois,
du métal, de l'aluminium...
On a des métiers très proches de l'horlogerie, d'autres
très proches de la cuisine.
On a une diversité qui fait qu'on apprend tous les jours
au contact de gens formidables.
- Sempé, le papa du Petit Nicolas, K.Lagerfeld, couturier légendaire,
et Picasso ont même tenu ces crayons entre leurs mains.
Une maison prestigieuse qui a très vite séduit Caroline.
- On se sent portés par une mission très importante, une mission
universelle: donner la possibilité, avec des instruments d'écriture
et de dessin, à chacun d'exprimer sa créativité.
Dieu sait Que l'homme a besoin de s'exprimer,
dans la société, maintenant et avant.
C'est pour ça que construire, fabriquer de nos mains
ces instruments d'écriture, c'est très fort.
- C'est une mission réussie.
Aujourd'hui encore,
la fabrique suisse continue de marquer
des générations d'artistes,
comme Jean-Philippe, un illustrateur
qui ne pourrait se passer des crayons Caran d'Ache.
- Je dessine la vue du jet d'eau.
C'est une vue imprenable.
C'est assez beau, avec une belle lumière.
Ce qui me plaît de dessiner avec ces crayons, c'est
non seulement la qualité...
Il y a cet effet aquarelle, évanescent.
Il y a de la poudre.
C'est ce que j'aime, ce côté terreux.
- Cet artiste dessine depuis 30 ans.
Une histoire d'amour qui n'est pas près de s'arrêter.
- Tout me plaît, en dessinant.
- L'être humain aura toujours besoin de ses mains
et de sa créativité.
- M.Seurat: Depuis 4 ans, Montpellier organise une conférence
de presse en fin d'été sur les risques liés à la pluie
et aux inondations.
L'idée est de préparer la population avant les épisodes
méditerranéens de l'automne.
- Montpellier, comme une grande partie du pourtour méditerranéen,
est particulièrement exposé aux aléas climatiques.
Les épisodes de pluie intenses, appelés épisodes méditerranéens,
surviennent régulièrement à la fin de l'été et à l'automne
et augmentent le risque d'inondation.
En plein été, le Verdanson n'est qu'un modeste ruisseau
qui traverse la ville.
Et comme de nombreux cours d'eau, il peut se transformer en grosse
rivière.
Il faut donc s'y préparer.
Voilà pourquoi la municipalité de Montpellier alerte déjà
les habitants.
Lors des crues, il faut restreindre ses déplacements, même
en cas de vigilance orange.
- 75 % des décès lors d'événements pluvio-orageux
sont en situation orange.
Ca veut dire que les gens, en situation orange, n'ont pas
pleinement conscience qu'un risque grave peut exister.
Si vous êtes sur la route, vous encombrez
les voies de circulation et vous gênez...
- La prudence est de mise, et encore plus en 2024
avec le dérèglement climatique.
Cet été, la Méditerranée a battu tous les records de chaleur:
29 degrés en moyenne le 15 août.
On peut donc craindre de grosses précipitations à l'automne.
- On sait que la Méditerranée très chaude, c'est le carburant
d'événements majeurs.
On a vu, ces dernières semaines, dans les Baléares, par exemple,
des événements majeurs qui ont touché des territoires.
Ce sont potentiellement des événements méditerranéens forts
qui sont attendus pour cette rentrée.
Il faudra être très vigilants pour cette saison méditerranéenne.
- Les météorologues parlent désormais de "medicane",
la contraction de "Méditerranée" et de "Hurricane".
La mairie de Montpellier peut lancer des alertes grâce
à ce PC de crise.
- Je les invite à fréquenter le site Internet de la ville
de Montpellier et à s'inscrire à la télé-alerte.
Vous recevez un message d'alerte sur votre téléphone.
Ca vous permet, en temps réel, de savoir quel comportement
adopter.
- La dernière inondation importante de la métropole
date de 10 ans.
La ville de Grabels avait été submergée par 300 mm d'eau
en 3 heures.
C'est ce genre d'épisodes très localisés que craignent
les autorités.
- M.Seurat: Si les pluies du printemps ont bien rechargé
les nappes phréatiques, elles n'ont pas fait que des heureux.
- M.Vignes: La sterne nidifie sur les îlots et les bancs de sable
du fleuve au printemps.
Cette année, le haut niveau des eaux a fortement perturbé
leur reproduction.
Alors qu'elles ont commencé à migrer, l'heure est au bilan.
...
- C'est un oiseau emblématique de la Loire: la sterne naine.
Très sensible au dérèglement climatique,
cette année, sa nidification a été contrariée
par les crues printanières.
- On a eu 2 montée d'eau brutales.
A chaque fois, les espèces qui étaient les plus proches
de l'eau, ou le nid a été noyé, ou les poussins
n'ont pas pu remonter.
Il suffit qu'on ait une montée d'eau
très importante qui submerge les îlots et on perd
100 % de la reproduction.
Cette année, on a 52 nids au lieu de 100 et quelques.
- Les sternes sont aussi sensibles aux intrusions humaines.
Chaque année, des panneaux sont disposés
pour interdire l'accès aux lieux de résidence
de cette espèce protégée.
Les responsables du dispositif ont rencontré
quelques difficultés.
- On en a posé au mois de mars.
Ils ont été emportés par une première crue.
Il y a eu une 2e crue juste après.
On a dû reposer les panneaux début juin.
Ca a été un peu tard.
- A Tours, pour éviter les intrusions sur cet îlot
du centre-ville, la Ligue de protection des oiseaux
installe des cordons de sécurité durant la nidification,
mais difficile de lutter contre la multiplication
des crues, qui ont ravagé les premiers nids des sternes.
- Elles ont dû faire une ponte de remplacement
pour remplacer celle qu'elles avaient perdue.
Les sternes ont tenté.
Les sternes n'ont pas réussi et ont fini par abandonner
leur nid.
Il y a eu pas mal de dérangements qui ont fait que des colonies
ont déserté le secteur.
Au fur et à mesure des années, on a de moins en moins d'oiseaux
qui viennent se reproduire.
- La Ligue de protection des oiseaux estime
que les effectifs de sternes ont réduit de 80 % en 5 ans.
- M.Vignes: On enchaîne en Bretagne, une région aussi riche
côté terre que côté mer.
- M.Seurat: Nous y avons rencontré 2 personnages haut en couleur:
la première femme marin-pêcheur et un sculpteur qui voit la vie
en grand.
Qu'elles soient en bois ou en granit, ses oeuvres
ont pour point commun leur taille gigantesque.
- Cap sur la Bretagne et ses 27 000 km2 de terre
qui s'avancent comme un vaisseau dans la mer.
Depuis des millénaires, l'âme de la Bretagne s'est construite
autour de ses traditions maritimes et terrestres forgées
par des femmes, comme Scarlette, la première marin-pêcheur
de France et des hommes comme Kito,
pêcheur devant l'éternel.
- C'est un monstre que l'on va transformer
en petit génie de la forêt.
- Ce monstre est un cyprès, un tronc d'arbre de 6 m de long
et 2,5 m de diamètre.
- Un personnage un peu fantastique.
Je commence toujours un peu par la tête.
Je sculpte la vie.
Je tape dans la matière.
Ca me plaît énormément.
Sinon, ça partait au feu, à la cheminée.
Je trouve ça triste.
C'est un peu lui rendre hommage.
C'est ça qui est beau.
- Voici Christophe, alias Kito.
Ma soeur n'arrivait pas à prononcer Christophe.
C'est resté.
A 70 printemps, Kito est un artiste
de la démesure.
Célèbre pour ses géants de bois et de granit,
nous avons eu la chance de le rencontrer chez lui,
à Plouézec, dans les Côtes-d'Armor.
- C'est mon parc de sculptures.
C'est là où je mets mes grands enfants.
- Ses bébés de 5 m de haut sont implantés
dans un parc accessible au public où résonne la mélodie du bonheur
pour notre artiste.
- C'est mon domaine, mes rêves.
Je suis dans mon monde, que j'ouvre à tout le monde.
Il y a du chêne, du châtaignier, du cyprès.
C'est les tempêtes qui les ont cassés.
Quand il y en a un qui tombe, je suis malheureux.
J'essaye de le sculpter pour le faire revenir.
- Son jardin renferme d'énormes trésors de granit,
comme cette dame celte de 3,5 m, qui fait écho à un site mythique
en Bretagne.
- La Vallée des Saints.
C'est un projet fabuleux pour la Bretagne.
Ca grandit tout le temps.
Avant, on bâtissait une vallée avec des saints.
Ca représente nos racines, nos légendes.
Les mettre en valeur avec des saints de 4 ou 6 m de haut,
c'est fabuleux.
- Un projet fou pour l'éternité auquel il a participé, réalisant,
à ce jour, 9 colosses de pierre.
- Avec mon fils, on a tapé un bloc de 32 t.
Franchement, quand j'ai attaqué mon 1er bloc, je me suis dit
que je n'y arriverais jamais.
On peut le faire.
C'est pour ça que je vais bosser là-bas,
pour faire toujours plus haut.
J'ai un petit faible pour Maudez.
Un saint qui a fondé une abbaye et qui est souvent représenté
avec un livre.
Je lui ai mis un livre dans la main et j'ai fait un escalier.
- Si le gigantesque est aujourd'hui
la constante de Kito, il a commencé en faisant
du tout petit.
- Voilà ma toute première sculpture.
C'est ma mère qui a eu la bonne idée de la conserver.
Je piquais les couteaux dans la cuisine de ma grand-mère.
J'ai du mal à imaginer à 5 ans faire ça.
C'est un beau souvenir.
Ma mère était assez fière.
- Depuis, il a fait du chemin.
Il conserve chez lui quantité de sculptures dont certaines
ont un visage bien familier.
- C'est un clin d'oeil au commandant Cousteau,
avec son bonnet rouge.
La Calypso...
J'ai cherché des photos.
Je n'ai pas réussi à en trouver.
Le jour où je l'ai fini...
Il était mort.
Il venait de décéder.
J'ai arrêté de faire des personnages.
Ce n'est pas moi, je le jure!
- C'est aussi un hommage vibrant à la mer et aux Bretons,
qui la prennent depuis toujours, parfois au péril de leur vie.
- On va mettre des filets, en relever d'autres.
- Partons au Guilvinec, dans le Finistère à la rencontre
de Scarlette, qui entretient une relation particulière
avec l'océan.
- C'est le métier que je voulais faire
quand j'étais petite.
Les filles à l'école de pêche...
J'ai dû attendre quelques années.
Quand il y a eu une opportunité qui s'est présentée,
j'ai mis le pied dans la porte.
J'ai réussi à l'ouvrir.
- Quand la météo n'est pas trop chaotique,
elle prend la mer et part pêcher au large du premier
port de pêche artisanale de France.
- On regarde tout dans la météo, surtout en hiver.
En été, ça change, mais en hiver,
on peut avoir très beau après un coup de vent.
- Dans les filets qu'elle a posés ce matin, quelques poulpes.
- Je ne sais pas si on aura un poisson.
J'ai fait 3 poulpes!
- Une espèce très présente en Bretagne depuis peu.
- Maintenant, il y en a toute l'année.
- La patronne de pêche apprécie particulièrement l'été,
saison où la mer est généreuse.
- C'est l'époque où le poisson vient plus à la côte.
On va pêcher du super poisson.
Il y a le bar, le maquereau, tous les poissons qui ont
une valeur ajoutée.
C'est là qu'on les pêche.
- Scarlette est devenue patron-pêcheur en 1983.
Un métier physique dominé par les hommes
et longtemps interdit aux femmes.
Aujourd'hui, elles représentent 4,4 % des pêcheurs.
- Ce n'est pas s'imposer, c'est montrer qu'on est capable
de faire aussi bien.
On n'a pas la force des hommes, il faut être honnête.
C'est le bonheur parfait.
Quand je suis sur l'eau, je suis bien.
Au bout de 3 jours, et que je suis obligée
de rester à la maison, mes enfants me disent
qu'il faut que je reparte.
La mer, pour moi, c'est un lieu de vie.
Elle nous donne énormément de bonheur,
d'énergie, de satisfaction, dans tous les domaines.
Je ne comprends pas pourquoi on ne respecte pas plus les océans.
La mer, aujourd'hui, son problème, c'est la pollution
qu'on ne voit pas.
Les pesticides et les produits chimiques arrivent dans la mer
et modifient le plancton, le 1er maillon
de la chaîne alimentaire.
- L'océan, origine du monde, est source de vie.
Il regorge de ressources, de poisson, mais aussi des algues.
- On a tout le rayon séché, des poudres et des algues fraîches.
Les algues sont des légumes.
On est dans le rayon sucré.
On a comme des fruits confits.
Du chocolat aux algues, le caramel au wakamé.
70 % des algues sont des plantes annuelles.
Elles tombent à la fin de l'été comme les feuilles des arbres.
La lumière passe jusqu'à 30 m de fond.
Si l'eau est froide, l'algue s'épanouit et devient très belle
et très grosse, et on a de la matière
pour travailler.
C'est là qu'influe le réchauffement climatique.
Les algues ne se développent pas autant qu'on voudrait.
- Soucieuse de la planète, mais avec le regard résolument
tourné vers la mer,
elle n'imagine pas sa vie ailleurs.
Tout comme Kito et ses mains plongées
dans la pierre, ils ont puisé dans la richesse de leur famille
et de leur Bretagne natale.
- C'est l'espace dans lequel je travaille tout le temps depuis
que je suis toute petite.
On a travaillé, on a fait les algues.
On a pêché le poisson.
J'ai continué à pêcher le poisson à cet endroit.
- Quand j'ai perdu mon papa à 9 ans,
ça m'a beaucoup marqué.
J'ai pris une branche de figuier et j'ai fait un squelette.
J'ai pas mal de jalons dans ma vie.
J'en suis fier.
- M.Seurat: On s'envole pour la Corse.
- M.Vignes: Situé dans les montagnes, le village
de Sainte-Lucie-de-Tallano est un hymne à la quiétude.
C'est aussi la capitale de l'huile Corse qui doit son goût
au soleil de la région.
"Météo à la carte" vous offre un moment en dehors du temps.
...
- C'est un petit village corse perché à 600 m d'altitude
où flotte comme un air de magie.
- Pour moi, c'est un des seuls villages
en Corse qui ait cette unité architecturale et paysagère
qui donne cet aspect de petite forteresse.
- On ressent quelque chose.
J'ai des tas d'images.
J'ai mes racines.
- Surplombant la vallée du Rizzanesi, le village de
Sainte-Lucie-de-Tallano profite de la fraîcheur des montagnes.
Capitale corse de l'huile d'olive, ce village est aussi connu
pour abriter une pierre unique au monde.
Nous vous emmenons à la découverte de l'un des plus mystérieux
villages corses.
- On a un climat méditerranéen, froid l'hiver et sec l'été.
Pour moi, c'est les meilleures saisons en France, d'avril à mai.
On a de la chance.
- Lisa est une enfant du pays.
A seulement 24 ans, elle connaît par coeur
l'histoire du village de ses ancêtres et c'est elle
qui sera notre guide.
- Ici, on se trouve sur la place de la colline, un point culminant
du village.
Se côtoient 500 ans d'histoire et d'architecture.
On a les plus anciennes maisons du village qui datent
du XVIIe siècle et là, plus le XIXe siècle
et le second Empire.
On traverse les siècles.
- Sur les hauteurs de Sainte-Lucie, le couvent,
édifié en 1492, est un symbole de richesse et un témoin
de ce passé médiéval.
- C'est un des seuls couvents de la région qui renferment
de nombreux trésors.
Tous les édifices religieux, à partir de la Révolution,
n'ont pas forcément résisté aux affres du temps.
L'humidité, les tempêtes qui font tomber les toitures, les fenêtres,
les vitraux...
Maintenant, c'est un vrai enjeu de conserver le patrimoine,
de trouver des fonds pour continuer à restaurer.
- Née en région parisienne, Lisa est revenue sur son île
après ses études.
Une jeune Corse, fière de ses origines.
- J'ai toujours aimé raconter des histoires et j'ai souhaité
les raconter à mon tour.
- L'autre joyau du village, c'est une pierre rarissime
qu'on ne trouve qu'ici, la diorite orbiculaire,
une roche magmatique, reconnaissable
à ses mystérieux cercles.
- On l'appelle la pierre aux yeux.
Ce gisement est unique en Corse et dans le monde.
La carrière a été découverte au XVIIIe siècle.
Napoléon a fait garder la carrière pour sortir des pierres,
créer des vases, des objets d'apparat.
- Utilisée pour réaliser le tombeau de Napoléon,
on la retrouve aussi dans la chapelle des Médicis,
à Florence.
C'est une sorte de porte-bonheur à la valeur inestimable.
A Sainte-Lucie-de-Tallano, l'olivier fait aussi partie
du paysage.
La récolte de Jean-Christophe commencera dans 2 mois.
Elle s'annonce plutôt bonne.
Cet oléiculteur, installé au village
depuis plusieurs générations,
a hérité du savoir-faire et de la passion de ses aïeux
pour les oliviers.
Il cultive 13 ha grâce à un climat idéal.
- Il a une capacité à s'adapter à la chaleur et à la sécheresse
qui est impressionnante.
Il va se protéger.
S'il n'a pas toutes les conditions pour faire du fruit, il peut lâcher
ses fruits.
Il va les lâcher plus que de mesure.
Pendant 3 ans, il peut ne pas en faire.
C'est la beauté de la nature.
C'est lui qui décide.
On est là, on va traiter, nettoyer...
Mais c'est lui qui aura le dernier mot.
- Au sous-sol de la bâtisse familiale,
Jean-Christophe détient un petit trésor,
un vieux moulin à huile, âgé de plus de 300 ans.
Il est un des derniers à presser encore de cette façon
grâce à son ânesse.
- Ca va être un peu plus fin.
C'est l'huile que faisaient nos anciens.
C'étaient des pratiques communes il y a 100 ans et qui n'existent
plus aujourd'hui.
C'est important de perdurer les traditions et la culture
de de l'île.
- Loin du tumulte de la côte et des touristes...
- Quand on dit qu'on aime son village,
c'est qu'on est d'ici et pas d'ailleurs.
Les familles, l'origine, les racines,
c'est dans un lieu précis.
C'est ça qui nous rattache.
- M.Seurat: "Météo à la carte", c'est fini.
