Météo à la carte - Emission du lundi 9 septembre 2024
M
Météo à la carte
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...
- L.Romejko: Bonjour!
Nous sommes le lundi 9 septembre.
Très heureux de vous accueillir pour une nouvelle saison.
C'est la 13e saison.
- M.Vignes: Rebonjour à tous.
- L.Romejko: Le temps passe vite.
Le temps du jour.
C'est dingue aussi.
Il y a de la pluie à l'Est et des averses sur le reste
du territoire.
La météo est un peu plus fraîche et le sera de plus en plus.
On commence...
Pour fêter la rentrée, on vous a sorti le grand jeu
avec une recette d'anthologie.
Derrière les fourneaux, Jean-Pierre, le roi du canard,
nous prépare des aiguillettes aux raisins et aux figues.
Une recette qui sent bon la fin d'été.
Crépitements.
- Voilà...
Les arômes qui ressortent...
Il y a plein de gourmandise.
- A Buzet-sur-Baïse, petite commune de Lot-et-Garonne,
nous avons rencontré un authentique bon vivant.
- Je m'appelle Jean-Pierre, jeune retraité, célibataire...
Ce n'est pas tout à fait vrai...
Je suis marié au terroir.
- Et par amour pour ce terroir, Jean-Pierre fut restaurateur
pendant des décennies.
Il passe désormais sa retraite dans ses vignes,
où il nous a accueillis pour concocter une recette idéale
pour prolonger votre été.
- Ce sont des aiguillettes de canard qui vont être
accompagnées de figues.
- Cette recette aussi généreuse que notre chef commence ainsi...
- La 1re étape va être d'ouvrir ce canard
et prélever l'aiguillette, positionnée juste sous les magrets.
C'est un morceau très tendre et maigre, un peu plus maigre
que le magret.
- Mais si vous n'avez pas l'âme d'un boucher,
vous pouvez vous procurer les aiguillettes déjà levées
chez votre commerçant.
Le chef enchaîne avec le met délicat de la recette.
- Un joli foie gras du Sud-Ouest, fait ici, dans la région.
On va couper des escalopes.
Pour nous, dans les campagnes, c'était naturel
de consommer
du foie gras au petit-déjeuner.
- Natif d'Agen, Jean-Pierre
a passé toute son enfance dans une ferme du Sud-Ouest, bercé
par les odeurs des petits plats préparés par sa grand-mère.
Chez lui, on mangeait du foie gras tout au long de l'année
et même à la rentrée.
- L'été, on prenait un morceau de pain et on sauçait avec le jus.
On nous disait de sortir de là et nous, on était là...
Il y avait des regards, derrière les silences...
On était bien ensemble et on partageait aussi bien
la préparation que le plaisir de la table.
- Ces escalopes, Jean-Pierre les fait mariner une nuit
dans un vin très doux avec un peu de miel et une grappe de raisin.
Ce vin, il est allé le chercher dans la coopérative
où l'attend Hervé.
- Ca va, Jean-Pierre?
- Je voulais te voir.
Il me faudrait un petit vin blanc, moelleux...
- Jean-Pierre est client, mais aussi adhérent
de cette coopérative.
Son raisin est vinifié ici.
- Le Nuage, c'est celui-ci.
C'est léger.
Il n'y a pas beaucoup d'alcool.
C'est du 9 degrés.
- C'est l'idéal.
- Si vous n'êtes pas de la région, demandez un vin doux
à votre caviste, un qui ne soit pas trop alcoolisé.
- Il y a des arômes qui ont forgé très tôt le goût de ce beau bébé,
bien décidé à partager avec le plus grand nombre
cet amour pour la bonne chair, reçu en héritage.
- Il paraît que quand je suis né, je faisais 5,5 kg.
Je suis né dans une marmite...
On ne sait pas où exactement, mais en tout cas, on avait
cette passion de produire et de consommer
ce qu'on produisait.
Merci.
A tout à l'heure.
- Cette philosophie, Jean-Pierre la pratique
au quotidien dans sa parcelle de 30 ha de vignes hérités
de ses grands-parents.
A la veille des vendanges, notre chef est plutôt confiant.
- Il y a eu un printemps pluvieux.
La vigne n'a pas souffert du manque d'eau.
Depuis un mois et demi, on a des réserves qui ont permis
à la vigne de grossir et de mûrir correctement
avec le beau soleil qu'on a tous les jours.
- Derrière sa plancha, Jean-Pierre poursuit la recette.
Il fait d'abord revenir quelques minutes le foie gras.
- Maintenant, on va faire la même chose
avec les aiguillettes.
Cuisson un petit peu rapide.
Il faut que ce soit juste un aller-retour,
quand la plancha est chaude.
- Ensuite, il détaille les figues.
- Elles sont magnifiques!
Regardez comme elles sont...
Parfaites.
- Il les fait revenir dans les sucs de la viande.
Il coupe ensuite quelques légumes d'été
pour en faire des brochettes.
- Là aussi, ça va cuire sur la plancha
où a déjà cuit le foie gras.
C'est le terroir de chez nous, gascon.
- Ultime étape: monter les brochettes.
L'aiguillette enveloppe le foie gras,
sublimé par la figue, avant de repasser le tout
quelque secondes à la plancha.
- Mesdemoiselles, messieurs, bienvenue en Gascogne.
Bon appétit.
- MERCI BEAUCOUP.
- Tous les parfums, les arômes et les ingrédients se marient
à merveille.
Sans abuser!
- M.Vignes: Abuser sans abuser, je retiens cette formule...
Les détails sont à retrouver sur la plateforme france.tv.
- L.Romejko: En Bretagne, une célèbre boîte de conserve bleue
fait tourner les têtes des gourmands depuis 1907.
Aujourd'hui, Loïc Hénaff représente la 4e génération à diriger
cette entreprise qui a fait du pâté sa spécialité.
- Paris a sa tour Eiffel, New York sa statue de la Liberté,
en Bretagne, à Pouldreuzic, on se presse
pour voir un château d'eau mythique, emblème de la marque de pâtée
la plus connue de l'ouest de la France mais qu'une récente
tempête a un peu maltraité.
- Il y a encore quelques mois, ce château d'eau était orné
des couleurs de la petite boîte bleue.
D'ici quelque temps, il va de nouveau être décoré
de bleu et jaune.
Les amoureux de la marque viennent ici comme sur un lieu
de pèlerinage.
- Comment un simple pâté en boîte a-t-il pu devenir une légende?
Son histoire se confond avec celle de la Bretagne.
Un récit compté par le descendant d'une dynastie...
- Je m'appelle du même nom que la petite boîte bleue.
- Il faut y mettre tous les morceaux du porc,
même les jambes.
- Mon arrière-grand-père habitait ici, dans cette ferme.
Il était cultivateur.
A la pointe Bretagne, on cultivait les légumes mais on les vendait
mal.
La conserve de légumes était un bon moyen.
Trouver une solution qui permette de conserver, de fixer
les aliments, c'était une bonne façon de créer
de la valeur.
- L'entreprise est florissante mais il y a un problème.
- La conserve de légumes occupe les gens pendant l'été.
Mais que faire pendant le reste de l'année?
Il a fallu désaisonnaliser.
On a eu accès à une production tout au long de l'année.
- A partir de 1915, en plein coeur de la Première Guerre mondiale,
naît la première boîte de pâté de porc.
La recette n'a jamais changé.
L'atelier de fabrication est toujours au même endroit.
Ca n'est pas un décor de carton-pâte.
- Non, ce n'est pas du décor!
On est dans l'usine telle qu'elle a été construite en 1907.
Mon arrière-grand-père, mon grand-père, mon grand-oncle,
mon père, mon oncle, ma tante, mes cousins sont passés
ici depuis plusieurs générations.
- L'entreprise fait des conserves de poisson,
de légumes, mais la star, c'est le cochon.
- Cette viande est issue des animaux que nous abattons ici,
sur site.
Nous avons un des plus petits abattoirs
de France.
Les animaux eux-mêmes viennent d'élevage à, maximum, 150 km autour
de chez nous.
C'est un bac qui contient du pâté cru.
Tout simplement ce qu'on appelle dans notre jargon une mêlée,
un mélange de viande de porc, de sel, de poivre et d'épices.
Historiquement, depuis 1915, nous mélangeons tous les morceaux
d'une carcasse de porc: le jambon, le filet mignon...
Toutes les pièces qui sont habituellement vendues
pour d'autres usages.
- Chaque petit pâté va être mis en boîte, scellé.
A ce moment du processus de fabrication, la viande est
crue.
Elle sera cuite dans une sorte de cocotte-minute,
mais en version XXL.
- On va monter en pression.
Le couvercle est tenu par la pression, comme le couvercle
de la cocotte-minute.
Au-delà de l'opération de cuisson, il y a une stérilisation
pour que le produit soit conservé à température ambiante.
- Enfin, comme de bons vins, les pâtés vont prendre
un peu de temps et se reposer.
- Voici la dernière étape.
Vous êtes dans la cave d'affinage.
C'est un entrepôt où nous stockons le pâté pendant 6 semaines
avant de l'expédier.
Il s'affine dans une température relativement bien contrôlée.
Ici, c'est isolé.
Ca nous permet de développer les saveurs, la texture.
C'est vraiment un affinage.
- Dès le début de sa commercialisation,
le pâté fait un tabac.
Il est doux, pas fort en goût, pas trop épicé.
Les partenaires de la famille parcourent la France entière
pour diffuser ce produit.
Le slogan claque au vent.
- On dit que le pâté Hénaff, c'est le pâté du mataf.
Nous travaillons pour la marine nationale.
Aujourd'hui encore, il y a même des séries limitées vendues
dans la boutique de la marine nationale.
- Il a quel goût, ce pâté, alors?
Nous avons demandé à des Bretons...
- Je ne mange pas la gelée?
C'est le meilleur!
Pique-nique, goûter...
Quand il n'y a plus grand-chose, il y a toujours une petite boîte
de pâté qui va traîner.
- Désormais, la petite boîte jaune et bleue fait partie
du patrimoine culinaire français et l'entreprise
a été labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant.
La notoriété de la marque est devenue
nationale et même interstellaire.
- Nos produits partent dans l'espace
depuis une dizaine d'années.
Nous fabriquons tous les ans 2000 conserves
soit pour monsieur A.Ducasse, qui imagine les plats
de la Station spatiale internationale soit pour T.Marx qui a imaginé
des plats, plusieurs fois pour T.Pesquet.
- La boîte n'est pas près de fermer.
Loïc nous a même confié que la famille avait d'ores
et déjà annoncé qu'elle poursuivrait
cette aventure bretonne vers l'infini et au-delà.
- L.Romejko: Cap à l'est pour découvrir une famille
alsacienne comme il ne s'en fait plus.
- M.Vignes: Chez les Schickel, produits locaux, recettes typiques
et accent régional sont de mise.
Dans leur ferme-auberge, c'est toute l'Alsace authentique
qui vous attend.
Si vous passez par la route des Crêtes,
n'hésitez pas à faire une pause chez eux.
...
- C'est toute la convivialité alsacienne qui s'exprime
en un refrain.
Applaudissements.
- Sur la route des Crêtes, à près de 1200 m d'altitude...
- Regardez la vie, ça vaut plus que la retraite.
- L'une des fermes auberges incontournables du Grand Est
est tenue par la famille Schickel depuis 4 générations.
- C'est un trésor.
- C'est une transmission.
- On vous offre aujourd'hui une escapade montagnarde
pleine d'amour, de gourmandise...
- Le munster, c'est notre identité.
- Et de traditions.
- L'amour des animaux, c'est l'amour de la montagne.
- Les belles montagnes vosgiennes en toile de fond, c'est le cadre
de travail d'André, fermier et aubergiste de père en fils.
- A 5 ans, on savait qu'on voulait rester là.
On est la 4e génération.
On a déjà vu toutes les couleurs du beau temps et du mauvais temps.
On aime être ici.
- Située à une heure de Colmar,
la ferme auberge d'André se trouve sur la route des Crêtes.
Frontière naturelle entre l'Alsace et la Lorraine,
cette voie de communication a de tout temps été
d'une importance majeure.
- A la base, la route des Crêtes était un chemin
qui reliait des fermes.
Ensuite est venue la guerre où il fallait acheminer
tout ce qu'il fallait: des obus...
C'est devenu une voie militaire.
Il y a encore un chemin qui relie de ferme en ferme pour le ramassage
du fromage.
- La richesse des Vosges, c'est le précieux munster.
Un fromage de caractère fabriqué directement à la ferme grâce
au lait des protégées de Christophe, fils d'André.
Ces vaches sont des vosgiennes, des vaches typiques
de ce massif montagnard.
- C'est l'une des races bien robustes.
Elles se sont adaptées à la montagne ou la montagne
s'est adaptée à elles.
C'est une vache à caractère.
Quand j'étais petit, je disais toujours:
"Je vais voir mes soeurs."
Elle fait un lait très riche qui peut donner
un fromage d'exception.
- A quelques mètres des pâtures, Christophe transforme
ce précieux lait dans les règles de l'art.
- On vous montre comment on fait notre munster.
On est sur la 1re étape, le yaourt.
C'est le début du travail pour faire le fromage.
- Fabriqué pour la 1re fois au VIe siècle dans la Vallée
de Munster et soumis à l'Appellation d'origine contrôlée
depuis 1969, ce fromage est un trésor auquel est attaché
toute la famille.
- On voulait rester comme nos ancêtres nous ont appris.
La simplicité, comme c'était dans le temps.
C'est la plus grande richesse qu'on a.
Avec tous les labels, on est tout seuls
mais on est presque heureux.
C'est un honneur.
- Fort d'un savoir-faire ancestral,
c'est dans ces vieux chaudrons que le munster se fabrique
depuis des siècles.
- Le lait prend beaucoup plus vite en acidité avec l'orage.
On travaille sur un lait cru.
Il n'y a pas de jour où le fromage est pareil.
Il faut trouver la bonne couleur et le bon goût par rapport
à la personne qui est en face.
- Du bonheur, il y en a dans l'assiette.
Loin des traditionnelles choucroutes,
le munster accompagne un autre fleuron
de la gastronomie alsacienne,
le repas marcaire
- Il faut le cuisiner dans l'art et avec amour.
- Fabienne, la femme d'André et Sarah, sa belle-fille,
cuisinent ce repas copieux, apprécié dans les Vosges
depuis le Moyen Age.
- Ca vient du mot marcaire.
Le fermier, c'est surtout les patates.
- Ca cuisait lentement.
La tourte, c'est le cochon qui a été tué.
C'était le repas de fête.
On fait la pâte nous-mêmes,
on hache la viande nous-mêmes.
C'est le fait maison.
- La traditionnelle tourte à la viande, cuisinée
par amour par des femmes de la famille, régale depuis
plus de 30 ans randonneurs et amoureux de bonne chair.
- Bon appétit!
- Quand on voit les clients qui arrivent
avec les yeux pétillants, on met tout le monde ensemble.
C'est convivial, familial.
C'est un bonheur.
- M.Vignes: On enchaîne dans l'Yonne à la rencontre
d'un des brocanteurs préférés des Français: Julien Cohen.
- L.Romejko: Avec ses célèbres lunettes bleues, il a longtemps
fait le bonheur des vendeurs de "Affaire conclue".
Aujourd'hui, J.Cohen s'est lancé un nouveau défi: rénover
des bâtiments d'exception et les transformer en maison
des brocanteurs.
- C'est des nouveautés?
Tu as une nouvelle adresse?
- Le tissu comme ça, ça coûte plus cher
que les fauteuils.
- Il pourrait vendre des glaçons à un esquimau!
- Des lunettes bleues incontournables,
juste ce qu'il faut d'excentricité.
J.Cohen, c'est la star de la brocante.
- Les lunettes bleues, c'est l'ADN de Julien version télé.
Elles sont passées 1557 fois sur "Affaire conclue".
- Après la télé, il s'est lancé un nouveau défi.
- Suivez-moi, je vais vous montrer quelque chose de magnifique.
- Créer un réseau de maisons de brocanteurs partout en France.
Son dernier bébé, c'est ce bâtiment qui rassemble
une quinzaine de marchands.
- C'est un métier qui est en danger.
Il y a 40 ans, dans chaque village, il y avait 1 ou 2 brocanteurs.
Plus maintenant.
Quand le mec est tout seul dans sa boutique, il galère.
Quand il est là, il entend le camion débarquer, il y a
de l'entraide.
- Nous sommes à Avalon, aux portes du Morvan.
Si la météo de septembre peut être capricieuse,
ce ne sont pas les quelques gouttes de pluie
de ce matin qui vont effrayer J.Cohen,
déjà sur le pont.
Il a investi dans ce bâtiment il y a 2 ans.
- Là, on est dans les anciens abattoirs
de la ville d'Avalon, créés au milieu du XIXe siècle.
Regardez le plafond, vous avez encore le chemin en acier
qui faisait passer les bêtes d'une pièce à une autre.
Ca, on l'a gardé pour avoir ce clin d'oeil
vers le passé qui est important.
- Si la brocante a le vent en poupe, environ 50 000
sont organisées chaque année sur le territoire,
le nombre de brocanteurs ne cesse de chuter.
Pour faire perdurer la profession, il faut se regrouper.
Julien a investi dans ces petits bijoux
architecturaux
pour en faire des lieux dédiés à la brocante
et redynamiser les centres-villes.
- On est sur quel siècle?
- Début XXe.
- J'achète depuis mon plus jeune âge.
J'ai commencé à fréquenter les puces à l'âge de 8 ans
avec ma maman.
Elle m'a tout appris.
Je ne pratique ce métier que depuis 10 ans.
Là, vous avez une bibliothèque de savoirs.
Et là, vous avez un apprenti.
Si on ne se fédère pas, si on ne se regroupe pas,
on ne va pas attirer du monde.
- Si l'année dernière, on m'aurait dit que je me retrouverai
aux abattoirs, je n'y aurais pas cru.
Je ne regrette pas, ça fonctionne.
On s'achète entre nous.
Ca marche bien.
- Chaque week-end, surtout quand il fait beau,
entre 1000 et 3000 visiteurs viennent chiner
les bonnes affaires.
Ici, il y a tous les prix.
Le tout est de savoir négocier.
- La météo est cata!
Ici, on est dans ce que j'appelle la petite brocante,
la brocante accessible.
Ce petit poêle à bois...
Il ne valait pas grand-chose.
Ca vaut entre rien et presque rien.
La chine, c'est le marchandage.
On aime marchander.
- Ca, je l'ai récupéré dans le Morvan.
- Philippe est un néobrocanteur.
Artisan dans le bâtiment, il quitte tout il y a 2 ans
pour vivre de sa passion pour les vieux objets.
- Comme mon père, j'avais une collectionnite aiguë
de tous les objets, tous les objets qui ont une histoire.
Des années 40 à 60, tout était beau.
Il y avait une insouciance.
C'est réconfortant.
- Pour ces grands nostalgiques amoureux du souvenir, la patine
du temps et des aléas climatiques n'altère en rien le charme fou
de ces objets.
- Quand on est amoureux de la brocante, on a envie
de faire des flash-backs.
Avant, quand on rentrait chez nos grands-parents,
ça sentait la cire, la bougie, la confiture, le gâteau.
Le passé sentait bon!
Aujourd'hui, le présent sent un peu moins bon.
On s'est beaucoup aseptisés.
On va trop vite.
Il faut prendre du temps.
- Son temps, Julien le passe à chiner.
Pour assouvir sa passion des antiquités,
il a poussé le vice encore plus loin.
- Je vous emmène à l'hôtel de la Poste.
Napoléon y était en 1815.
C'est extraordinaire.
- W.Churchill, le duc et la duchesse de Windsor,
Dali, Picasso,
Gainsbourg, tous ont un jour foulés ces pas.
Un monument classé,
fermé depuis 8 ans que Julien a rénové pendant 18 mois.
Tel un phénix qui renaît de ses cendres, il ravit
les habitants.
- C'est merveilleux.
- Une dame était bercée par ses souvenirs.
Elle m'a dit que d'avoir vu E.Taylor et R.Burton
dans cet hôtel,
et c'est magnifique de faire revivre les souvenirs.
- Dans cet hôtel, vous pouvez tout acheter: un lustre,
une armoire ou des bibelots.
Toute la décoration est à vendre.
- Cette suite junior, ce téléphone va aller parfaitement ici.
Tous les objets sont à vendre.
Cette commode de style XVIIIe, si vous voulez,
vous pouvez l'acheter.
C'est un moyen d'exposer les beaux objets que j'achète au quotidien.
J'ai la maladie de l'achat.
Dans ce métier, on a toujours le regard d'un enfant.
On s'émerveille de tout.
- L.Romejko: On prend de la hauteur avec la découverte des phares
du Cotentin.
- M.Vignes: Véritables repères pour les marins les jours
de tempête ou de brouillard, les phares sont des emblèmes
de notre patrimoine maritime.
Dans le Cotentin, celui de Gatteville est même le 2e
plus haut de France.
Voici tous les secrets de ces bâtiments qui se dressent
seuls face aux éléments.
...
- On est presque au bout du monde, ici, mais on est
dans le haut du Cotentin.
- Avec plus de 300 km de côte, la presqu'île du Cotentin
est entièrement tournée vers la mer.
Situé au bout de la Normandie, sur une côte très rocheuse,
le littoral est ici jalonné de phares.
"Météo à la carte" vous entraîne à la découverte de 3 d'entre eux.
Le phare de Gatteville...
- C'est un monument pour le Cotentin.
C'est le 2e phare le plus haut de France.
- Celui de La Hague...
- Je le vois tous les jours.
Il fait partie du paysage.
- C'est le phare qu'on voit en premier quand on part
en sauvetage.
C'est le dernier qu'on voit quand on rentre.
- Et enfin, le phare du cap Leeuwin.
- C'est une histoire qu'on raconte tous les 2.
On essaie d'en faire quelque chose d'intéressant.
C'est un très beau partenaire.
-3 éléments incontournables du patrimoine maritime normand
et chers au coeur de ses habitants.
- Les phares servent à sauver des vies.
Il n'y a rien de plus précieux que de préserver la vie.
...
- Notre découverte des phares du Cotentin commence
à la pointe nord-ouest de la presqu'île.
Il commence avec le phare de Goury.
Ce géant de pierre marque cette zone très dangereuse
pour les navires.
- A cette époque, il n'y avait pas de GPS.
On naviguait uniquement avec un compas et une boussole.
Quand il y avait de la brume, il y avait souvent des échouages.
Tout le golfe Bretagne-Normandie se vide et se remplit.
Ca fait une sorte de coulée entre l'île en face et ici.
Le courant est accéléré.
En grande marée, le courant
peut atteindre 12 noeuds.
- Un paysage agité que Jacques connaît par coeur.
Né ici il y a 75 printemps, il a toujours vécu
auprès du phare.
Quand il était petit, il y avait encore un gardien
et un moyen étonnant de communiquer avec la terre.
- Jusqu'au début des années 50,
les femmes habitaient ici et, leurs maris étant gardiens
de phare, quand ils voulaient communiquer, ils mettaient
un torchon blanc à la fenêtre.
Ca voulait dire qu'ils voulaient parler.
Après, ils échangeaient
en faisant des lettres à l'envers et l'autre regardait à la jumelle
et déchiffrait.
Les femmes étaient là et les hommes étaient sur le phare.
Ca a marché pendant des années.
C'est marrant.
- Ancien sauveteur comme son grand-père, son père
et son oncle avant lui, il a aussi transmis sa passion
à son fils et à son neveu.
Et pour lui, impossible de raccrocher
complètement la bouée.
En mer, c'est toujours la même émotion
pour Jacques et Yoann, patrons des sauveteurs de la SNSM
de Goury.
Le phare est à chaque fois majestueux, et aujourd'hui, il y a
même des invités inattendus.
- Les moyens de navigation font qu'aujourd'hui, les phares
n'ont plus la même importance qu'à un autre siècle, le temps
de la marine à voile.
Mais ça reste quand même symbolique.
C'est un bel objet, en plus.
- Mais quand la mer se montre capricieuse,
c'est une autre histoire.
- Les conditions de mer ne sont pas toujours très faciles.
- On connaît la zone par coeur, évidemment,
mais je peux vous assurer qu'on est super vigilants
à tout instant.
Aujourd'hui, il y a peu de vent.
Le coefficient de marée est plutôt moyen.
- Des conditions qui peuvent compliquer les opérations
de sauvetage.
Toute l'équipe garde en mémoire
un épisode historique: le naufrage du trimaran en 1999,
à quelques encablures du phare de Goury.
- Ils faisaient la route du café.
Le bateau a chaviré.
On a été appelés.
On est allés les rejoindre.
On a mis 3 heures pour les rejoindre.
Il était à l'envers.
Le remorquage a duré 20 heures.
- Il y avait du mauvais temps...
Le plus pénible, c'est qu'on n'avait plus rien à manger,
à la fin.
On était obligés de se rationner mais c'était une belle opération,
en plus, pour un bateau de course.
M.Desjoyeaux et A.Gautier...
Ca rajoute à l'opération.
- Un épisode qui aura soudé plus que jamais l'équipe
de sauvetage.
Quittons Jacques et le phare de Goury pour poursuivre
notre découverte, à une cinquantaine de kilomètres,
plus à l'est, avec le phare cap Lévi,
une construction qui fait le bonheur de Philippe,
passionné de photographie.
- Il y a toujours une histoire à raconter.
On peut faire quelque chose de superbe derrière.
Au niveau des couleurs, de la lumière, c'est toujours
extra.
On a toujours des changements par rapport aux nuages, au soleil.
Les photographes sont des capteurs de lumière.
Ici, c'est fleuri.
C'est sympathique.
L'hiver, c'est super agréable à photographier.
Les couleurs sont plus foncées, la mer est plus foncée, les nuages
sont plus prononcés.
Et surtout, la taille qui a été faite très au carré,
rectangulaire, très droite...
Vous avez une partie très lumineuse.
L'autre côté est obscur.
On va travailler par rapport à ça pour faire un éclairage différent.
- Majestueux mais aussi indispensable, les phares
comme celui du cap Lévi guident les 200 à 500 bateaux
passant chaque jour au large du Cotentin.
C'est 20 % du trafic mondial.
- Le nombre de bateaux qui passent est très impressionnant.
On a pas mal de bateaux de croisière
dans le coin...
Hop là!
C'est super...
Le vent...
Il y a du vent, voilà!
On a du vent dans le Cotentin, mais il fait toujours très beau.
- Et ce vent nous porte vers la dernière étape
de notre voyage de phare en phare,
sur la pointe nord-est de la presqu'île.
Ici se dresse le 2e phare le plus grand de France
après celui
de l'île Vierge, dans le Finistère.
Voici le phare de Gatteville et ses 75 m de haut.
Il fait partie de la vie de Corinne depuis ses 6 ans.
- Quand j'étais petite, mon papa, qui était transporteur...
Un jour, il a acquis un camion tout neuf et nous a emmenés.
On est arrivés à ce phare.
J'ai dit à mes parents et surtout à mon père...
Je lui ai dit que quand je serai grande, j'aimerais le phare.
Ils ont beaucoup ri.
Ils m'ont dit que ce n'était pas possible qu'une femme
soit gardienne de phare.
J'en ai pleuré.
- Mais c'était mal connaître Corinne, bien décidée
à faire connaître ce phare.
- Je n'ai pas lâché.
Je suis devenue un jour une vraie gardienne de phare.
J'étais très fière ce jour-là.
Pour moi, c'était une réussite.
- Depuis, les phares ont jalonné toute son existence.
Ici, elle a connu toutes les météos.
- Tempête d'avril 99...
Une grosse tempête de printemps.
Des vagues tapaient dans les logements
qu'on voit sur les côtés, là-bas.
Les cailloux passaient par-dessus les toitures.
C'est quand même assez haut.
Ce n'est pas anodin.
Là, on ne sort plus, on reste coincés.
- Mais avec l'automatisation complète,
en 2009, le phare a continué sa vie sans sa gardienne.
- J'ai seulement dit au phare que je ne l'abandonnais pas.
Aujourd'hui, je viens toujours faire une petite visite,
mais j'ai quand même beaucoup de mal à franchir
la jetée.
Ce qui me plaisait dans cette profession,
c'était la liberté.
Au bord de la mer, comme j'ai toujours aimé la mer...
C'était parfait pour moi.
- Aujourd'hui retraitée, Corinne n'a pas pour autant
abandonné son phare.
Il lui redonne même son âme d'enfant.
- Ca décoiffe!
...
- L.Romejko: Après quatre mois de voyage dans l'Arctique,
l'équipage de l'association Unu Mondo
est de retour dans son port d'attache
à La Rochelle.
Leur mission dans le Grand Nord consistait à observer
l'impact du réchauffement climatique dans le cercle polaire.
...
- C'est un bateau d'exploration,
un voilier historique, spécialement conçu
et entièrement équipé pour naviguer
dans les eaux polaires.
A bord, les membres de l'association Unu Mondo.
Leur mission: informer et sensibiliser
sur la fonte des glaces.
L'équipage est de retour après 4 mois d'expédition.
- On a changé la couleur de la face nord de la planète.
Il faut bouger.
On essaye de transmettre les informations
par tous les formats possibles à notre échelle.
- 22 membres d'équipage se sont succédé à bord.
Scientifiques, réalisateurs, anthropologues, scénaristes,
réunis autour d'un projet commun: observer, mesurer
et témoigner en temps réel.
Le constat sur zone est entendu, les témoignages édifiants.
- D'année en année, ils ont du mal à prévoir les météos.
Il y a beaucoup plus de vent l'été.
Il y a moins de glace, forcément.
Moins de neige aussi, notamment ces dernières années.
L'année dernière, il y a eu très peu de neige.
- Pendant 4 mois,
ils ont effectué des études bioacoustiques
et des prélèvements planctoniques.
Le choc a été de croiser d'énormes bateaux de tourisme sur place
presque tous les jours.
- La population est partagée entre une volonté de rendre accessible
aux touristes et de récupérer de la rémunération à ce niveau-là
ou de les éloigner parce qu'ils ont conscience
du réchauffement climatique.
L'enjeu est de savoir comment on se positionne
en tant qu'association pour raconter ce qu'on voit.
- Ce bateau est le seul à avoir déjà fait le tour complet du pôle
Nord 2 fois.
Reste la sortie d'un long métrage sur cette dernière épopée
dans quelques semaines.
- M.Vignes: Nous partons en Côte-d'Or visiter le plus grand
musée de cerfs-volants du monde.
- L.Romejko: Après avoir grandi en Afghanistan, où le cerf-volant
est une pratique très répandue, Nasser a décidé de vivre
de sa passion.
Il fabrique lui-même ces engins volants et organise des spectacles
où la lumière et le vent sont les rois.
- Quand je fais voler le cerf-volant, je me sens
libre, comme un oiseau.
Ca me donne des frissons.
- Aujourd'hui, rencontre avec un personnage
haut en couleur, un homme unique et sa passion dévorante.
Voici Nasser Volant, de son vrai nom Nasser Omar.
Ce qui n'était qu'un jeu d'enfant qu'il pratiquait en hiver,
à Kaboul, en Afghanistan, est devenu un métier
à part entière.
A 57 ans, cet ancien champion du monde
vient de réaliser son rêve:
celui d'ouvrir le plus grand musée du cerf-volant au monde.
- Le musée, c'est tout le travail que je fais depuis 33 ans.
Vous êtes dans une galerie d'art.
- Nasser a ainsi créé un univers bien à lui,
dans un village de 80 habitants où il entrepose plus d'un million
de drôles d'oiseaux.
L'univers de Nasser, c'est d'abord un arc-en-ciel de couleurs
qu'il fait monter dans le ciel, qu'il soit gris ou ensoleillé.
- Ca gonfle très vite.
- Juste le temps de se faire aider par 2 jeunes en formation.
- Aujourd'hui, il n'y a pas beaucoup de temps.
Il y a un vent à 10 km/h.
Mon père voulait que je devienne médecin ou ingénieur.
Je suis toujours dans la nature, je respire l'air frais.
- Dès l'âge de 6 ans,
Nasser, comme tous les autres petits garçons de Kaboul,
s'adonne aux combats pacifiques de cerfs-volants.
C'est un sport national.
- Mon grand frère fabriquait des cerfs-volants.
Je l'aidais.
Quand il coupait le cerf-volant des autres, il était content.
Il y avait de milliers de cerfs-volants.
C'est une activité d'hiver.
Après le 22 mars, il n'y a pas de cerf-volant.
- En 1979, quand la guerre éclate, le jeune homme prend le chemin
de l'exil.
Il a alors 19 ans.
- Je ne pensais pas gagner ma vie en faisant cette activité.
Par hasard, je suis tombé dedans.
J'étais animateur au centre de loisirs.
Quelqu'un était venu nous apprendre à faire des cerfs-volants.
Ca fait 33 ans que je suis en vacances,
que je gagne ma vie.
Je suis heureux.
- Si Nasser voit autant la vie en rose
et de toutes les couleurs, c'est aussi parce qu'il est
un acharné du travail.
Plusieurs fois médaillé d'or et détenteur du record du monde,
notre artisan propose des spectacles
partout sur la planète,
mais aussi sur ses 7 ha de terrain où il utilise
ses propres créations, comme cet aigle, fabriqué avec
de vraies plumes de coq.
- Quand les enfants viennent faire voler
leur cerf-volant, ils me font sourire.
A chaque sourire des enfants, je gagne 1 an de plus.
- Si les vols se font plutôt à la belle saison,
l'hiver est réservé à la fabrication et l'entretien.
- En Côte-d'Or, 80 km/h de vent, je n'ai jamais vu.
Au début, je ne savais pas coudre.
Je faisais fabriquer mes cerfs-volants
par une couturière.
Un jour, j'ai vu que c'était facile.
J'ai appris à coudre.
- Notre amoureux peut même fabriquer les cerfs-volants
avec un simple sac-poubelle.
- Ce cerf-volant a fait le tour du monde.
- En tout, Nasser a fabriqué plus d'un million
de cerfs-volants.
Les plus beaux sont exposés dans cet ancien corps de ferme.
- Voilà, vous êtes au musée du cerf-volant.
Les 2000 cerfs-volants sont peints à la main.
- Nasser a aussi appris à connaître l'histoire
du cerf-volant.
On estime sa naissance en Chine, au IVe siècle avant la naissance
de Jésus-Christ.
Cela en ferait avec la toupie l'un des plus vieux jouets
au monde.
- En Malaisie, on utilisait le cerf-volant
pour pêcher le poisson.
En Corée, ils lancent le cerf-volant et cassent
la ficelle pour éviter le mauvais sort.
- Puis arrive l'Occident.
Si Nasser espère un jour agrandir son exposition,
un autre kaléidoscope de couleurs hypnotise le musée.
- Ce sont des éoliennes qui tournent avec le vent.
J'ai préparé le thème des fleurs.
Je l'ai fabriqué en 2002 pour le Carnaval de Nice.
Quand j'arrive dans un festival, je mets au minimum
100 ou 200 cerfs-volants.
- Je vous propose de dédicacer une chanson
pour "Météo à la carte".
...
- Hello, le soleil brille...
- On aime bien y vivre.
On est un peu entre nous, mais pas complètement...
5000 habitants en hiver et 35 000 l'été.
- Trésor au coeur de l'océan Atlantique,
destination touristique par excellence, l'île d'Yeu
a des reflets de vent.
Avec ses 23 km2 sur 10 km de long, elle regorge de beautés naturelles
et d'un patrimoine humain exceptionnel.
Soyez les bienvenus en Vendée.
- Ca, tous les jours, je me pince pour me dire que j'ai cette chance.
- Une bonne journée ici, c'est comme aujourd'hui.
Nous sommes à l'île d'Yeu.
Ca ne rigole plus.
- Gérard a grandi sur l'île.
Il y a toujours vécu et en est amoureux fou.
Ca fait plus de 75 ans que cela dure.
Fils de pâtissier, il est devenu pâtissier à son tour et a repris
l'affaire familiale.
- Né sur l'île, marié avec une femme de l'île et tout et tout.
- La contagieuse chaleur humaine de Gérard
n'a d'égal que sa fantaisie.
Certains signes ne trompent pas.
- Premièrement, ça fait bien.
C'est assorti en couleur, comme ma casquette.
Surtout, ça fait rire les enfants.
C'est du bonheur.
- Gérard est président d'honneur de la station Neptune FM
qu'il a créée avec des amis en 1983.
C'est au fort de Pierre Levée que se trouvent les studios.
- Ca a été construit à l'époque de Napoléon III pour avoir une base
militaire sur l'île.
Une île, c'est un endroit où un ennemi pourrait
venir s'installer pour envahir le continent.
Ensuite, ça, ça a été une prison.
Il y a eu un prisonnier très célèbre, le maréchal Pétain.
- Autrefois, l'île s'appelait Oya.
Gérard passe son émission, il saute dans son bolide
et se rend à la plage.
- Cette plage, je l'aime bien, comme toutes les autres plages
de l'île d'Yeu.
C'est difficile ici de dire que c'est ma préférée.
Je les aime toutes.
Au début du siècle, les premiers touristes qui venaient venaient
des Sables-d'Olonne.
Ils traversaient l'île.
Ils étaient bien.
A gauche, on a un château du XIVe siècle.
C'est là où les gens venaient se protéger quand l'île
était envahie.
Les paysages sont magnifiques.
Une côte rocheuse face à la mer, une côte sablonneuse
de l'autre côté.
Quand le vent vient d'un côté, on va de l'autre côté.
C'est pratique.
A l'île d'Yeu, on est très actifs.
Les gens aiment s'occuper.
On ne s'ennuie pas.
Avec 150 associations, on arrive à trouver ce qu'il faut.
- Nous allons faire un tour du côté du Sémaphore de Saint-Sauveur.
- Aujourd'hui, ce ne sont pas les conditions idéales.
- Tout comme une bonne partie de sa famille,
Jean-Pierre est islais d'origine.
Après une carrière en banlieue parisienne,
c'est tout naturellement qu'il est revenu sur cette terre.
Tous les habitants de l'île n'ont pas les mêmes racines,
comme Philippe.
- C'est un havre de paix.
C'est la nature à l'état pur.
- Une nature généreuse qu'il faut savoir protéger.
Nos 2 compères font partie des groupes
des pêcheurs plaisanciers de l'île d'Yeu.
- Avoir une activité nautique dans le respect de la sécurité,
de l'environnement, le savoir-vivre ensemble entre les professionnels
et non professionnels.
- La pêche professionnelle a décliné ces dernières années.
Mais l'activité reste très dynamique,
car les islais favorisent la pêche de poissons nobles
comme le lieu, le bar et les crustacés.
- On va essayer d'aller au fond voir s'il y a quelque chose.
A l'île d'Yeu, on a plutôt des tempêtes.
Entre 2 tempêtes, on a du calme.
Depuis le printemps, on a des vents qui viennent de l'Est.
C'est désagréable.
On va pêcher avec la carte bleue.
On va aller à la poissonnerie.
- Certaines traditions traversent les siècles
et deviennent des institutions.
Au XVIIe siècle, les marins rapportent dans leurs
cales un fruit qui ne pousse pas sur l'île d'Yeu.
C'est alors un succès gourmand immédiat.
- La tarte aux pruneaux!
Ca fait partie de notre culture.
Avec du sucre, de la cannelle et du rhum, les cuisinières
ont créé la tarte aux pruneaux.
Elle se distribue le jour du mariage.
Les jours de fête en famille, s'il n'y a pas une tarte aux pruneaux
sur la table, ce n'est pas la fête.
- Il est des patrimoines qui ne peuvent être abandonnés,
même contre vents et marées.
Lorsque une entreprise de voilerie est poussée vers une cessation
d'activité, 2 femmes récupèrent l'entreprise.
Dominique et Aline ont imaginé des objets utiles pour le voyage,
et surtout, ont imposé aujourd'hui leur sac comme une part
de l'identité de l'île.
- On retrouve cette matière souvent sur des chaises de jardin, c'est
très résistant.
- Il faut de la force.
Les gens ne se rendent pas compte de la difficulté du travail.
Le pouce est protégé.
Je pousse l'aiguille avec le dé à l'intérieur.
Les aiguilles sont très grosses.
Beaucoup de gens tombent amoureux de l'île d'Yeu.
Les sacs font partie du patrimoine.
- Je ne suis pas originaire de l'île d'Yeu.
Je venais avec mes parents toute petite.
J'adore cette île.
Je voulais m'y installer.
Je n'en bougerai plus.
- Définitivement, Aline, Dominique, mais aussi Gérard,
ne quitteraient leur île pour rien au monde
- On est bien.
