Le livre-enquête de Victor Castanet, publié le 18 septembre, lève le voile sur les pratiques préoccupantes de certains groupes de crèches privées et pointe du doigt l'inaction des pouvoirs publics. Ces révélations soulèvent une question essentielle : les défaillances dans le secteur de la petite enfance sont-elles le résultat d'une privatisation débridée ou d'un problème systémique plus large ?
Pour en discuter, Quentin Lafay reçoit :
🎙️ Louise Auvitu, journaliste au Nouvel Obs, qui a enquêté sur les dérives du secteur privé. 🎙️ Thibault Bazin, député de la Droite Républicaine, représentant la Meurthe-et-Moselle, qui interviendra sur les responsabilités politiques dans la gestion du secteur. 🎙️ Cyrille Godefroy, éducateur de jeunes enfants et co-secrétaire général du Syndicat national des professionnel.le.s de la petite enfance, pour apporter son éclairage sur les conditions de travail et le bien-être des enfants.
alors que le journaliste Victor Castanet
vient de faire paraître un ouvrage qui
fait grand bruit aux éditions flamarion
un ouvrage intitulé Les Ogres qui révèle
le dysfonctionnement grave des crèches
privées et l'inaction de l'État en la
matière une discussion à ce sujet ce
soir scandale de la petite enfance à qui
revient la faute et quelques chiffres
pour emposer les fondements 460000
d'abord c'est le nombre de places
d'accueil en collectif en France parmi
elles 50 % relèvent des crèches
publiques 27 des crèches privées 23 %
des crèches associatives au total plus
de 200000 places d'accueil manqueraient
dans le pays pour accueillir les très
jeunes enfants une situation face à
laquelle un collectif d'association a
réclamé mardi avant-hier un plan
d'urgence alors à qui la responsabilité
donc au privé à l'état l'enjeu est-il
plus systémique pour en débattre et en
discuter trois invités ce soir Cyril
Godfroid bonsoir bonsoir vous êtes
éducateur de jeunes enfants csecrétaire
général du Syndicat national des
professionnels de la petite enfance à
vos côté louiseovitu bonsoir bonsoir
vous êtes journaliste au nouvelops vous
avez consacré une grande enquête au
secteur des crèche en juin 2022 une
enquête intitulée les crèches au bord de
l'implosion entre rentabilité à tout
prix burnout et maltraitance cachée et
vous êtes l'autrice d'une autre enquête
qui apparu cette semaine dans les
colonnes de l'OPS avec nous mais à
distance thibo Bazin bonsoir bonsoir
vous êtes député membre de la droite
républicaine de mur etosel et vous vous
êtes le président de la commission
d'enquête de l'Assemblée nationale qui a
porté sur les crèches vous avez rendu en
la matière un rapport qui apparu en mai
dernier merci à tous les trois d'être
présents dans question du
[Musique]
[Applaudissements]
[Musique]
soir j'ai commencé à recevoir des
dizaines puis des centaines puis des
milliers de de mails et de courriers euh
mal'alertant de grave dysfonctionnement
dans le secteur de la la petite enfance
et faisant déjà le parallèle avec ce qui
avait pu se passer chez Orpa c-à-dire
des logiques d'optimisation des cûts sur
les produits de première nécessité
notamment les couches ou les repas
l'obsession du taux d'occupation et
globalement une dégradation et des
conditions de travail des professionnels
et de la qualité d'accueil j'ai écrit
dans mon introduction que ce livre Les
Ogres dont on vient d'entendre l'auteur
Victor Castanet sur France interre
l'autre matin j'ai écrit que il révélait
le dysfonctionnement grave des crèches
privées révèle c'est un mot faux je le
réalisé en le disant il y a pas beaucoup
de révélations dans ce livre mais cela
vient sans doute conforter ce qu'on
savait déjà depuis un moment à savoir
que le secteur de la petite enfance est
en très très grande crise louisovitu euh
oui tout à fait en effet ça fait à peu
près 2 enfin ça fait plusieurs années
que le secteur est en crise et on va
dire que ça fait à peu près 2 ans qu'on
médiatise cette crise euh il y a des eu
des enquêtes sur le sujet des livres sur
le sujet alors oui dans dans une
certaine mesure on sait euh maintenant
c'est important de le souligner le
travail d'enquête réalisé par Victor
Castanet il a le mérite de mettre à
nouveau le sujet sur la table il a
mérite de souligner l'urgence de la
situation et d'éclairer sur certaines
dérives en particulier celles qui
concerne le secteur privé je voudrais
vous citer Aurore berger he c'était en
septembre 2023 elle disait il n'y aura
pas d'effet hors PAA les livres qui
sortent sur les crèches ne révèlent rien
de nouveau après le rapport de Ligas ils
n'auront pas le même impact que les
faossoyeurs de Victor Castanet qui
avaiit mis au jour le scandale des
maisons de retraite Victor Castanet sort
un livre justement sur ce sujet Cyril
gofroid qu'est-ce qu'il apporte de
nouveau à la
réflexion il apporte trois aspects le
premier
c'est des éléments assez factuels sur
une possible collusion entre le secteur
privé lucratif et justement le
gouvernement avec des verbatimeses de de
de visioconférence et cetera qui sont
quand même assez sidérants quand on
travaille dans le secteur la deuxième
c'est tout le détail de jusqu'ù peut
aller le cynisme du secteur privé
lucratif avec l'exemple de people and
baby et puis la troisième chose c'est
l'importance
aussi de tout le système de la politique
petite enfance en France
avec l'administration principale qui
vient un peu chapoter tout ça qui est la
la caisse caisse nationale d'allocation
familiale et l'importance aussi
des des des élus locaux dans ce qu'on
appelle les délégations de service
public qui ont beaucoup évolué ces
dernières années je vous pose une
question thbao Bazin similaire à celle
de vos cébatteur dans le fond qu'est-ce
qu'apporte de nouveau ce livre intitulé
je le rappelle les ogres signé Victor
castané al je pour être très franc je ne
l'ai pas lu en en totalité il y a eu des
extraits qui ont été publiés dans la
presse bon le premier élément c'est qui
il met à l'ordre du jour et j'allais
dire dans un sujet d'actualité le sujet
de l'accueil de nos petits et c'est
plutôt une bonne chose euh que d'essayer
de de
travailler à la qualité d'accueil
maintenant il fait plusieurs constats
certains qu'on connaissait déjà
euh d'autres où il faudrait faire
attention à ne pas les résumer ou en
tout cas cas les les les les globalisé
parce que à chaque fois qu'il est
intervenu depuis la publication de son
livre il a fait attention à à
nuancer ce qui pouvait avancer et on
voit bien aujourd'hui derrière on a des
professionnels on a des familles et il
faut qu'on soit aussi extrêmement
vigilant parce que faut pas qu'on lui
fasse dire ce qu'il n'a pas forcément
totalement écrit euh et je l'ai beaucoup
écouté ces derniers jours et il me
semble important aussi d'abord
d'apporter une considération pour tous
ceux qui y travaillent et on y manquera
pas de de le faire dans cette émission
c'est pour que ça que vous êtes présent
tous les trois louisovitu je voudrais
vous citer citer ce que vous avez écrit
dans l'OPS dernièrement des enfants qui
pleurent 1 heure sans qu'aucun adulte ne
viennent les voir chauffage en panne
couch inchangé du matin jusqu'au soir
coton et repas rationné un bleu on
frotte une morsure on passe sous l'eau
froide c'est ce que vous racontez
margaot 29 ans ancienne éducatrice de
jeun enfants contraintes par sa
hiérarchie à mentir aux parents est-ce
que ce témoignage là il est illustratif
d'un phénomène j'allais dire absolument
transverse et courant dans ces
établissements de la petite enfance dans
dans ces crèches en l'occurrence euh ce
qui est certain c'est que dans le cadre
de cette enquête moi j'ai fait un appel
à témoignage euh où 1400 professionnels
de la petite enfance ont répondu et dans
ces 1400 professionnels de la petite
enfance que j'ai ressenti c'est beaucoup
de de souffrance au travail des
conditions de travail qui sont qui se
sont détériorées ces dernières années je
ne pense pas qu'il y a qu'il y a de la
maltraitance partout mais il y en a il y
en a dans le privé dans le public dans
l'associatif et là où où il enfin c'est
c'est la raison pour laquelle il faut
agir au plus vite comment est-ce qu'on
tente de d'apprécier de mesurer
justement Cyril gaefroid c'est
maltraitance il faut pas faudrait pas
non plus effrayer aujourd'hui tous les
parents qui ont mis leurs enfants à la
crèche je faudrait pas non plus pointer
du doigt l'ensemble des professionnels
alors à quel point ce phénomène de
maltraitance est-il répandu dans nos
crèches c'est peut-être la première
interrocation alors les structures sont
globalement quel que soit le type de
gestionnaire toutes touché par des
situations complexes du fait des modes
de fonctionnement on pourra peut-être le
r déévelopper après en terme de cadre
réglementaire et de cadre financier et
euh qui est accentué par la pénurie
actuelle professionnel sur sur le marché
ce qui fait que la moindre absence
devient très compliquée à pouvoir palier
et de ce fait euh on se retrouve avec
beaucoup de professionnels qui ont une
très très grosse
euh envie de pouvoir travailler comme
d'habitude mais qui n'ont plus les
moyens au quotidien et on a à faire
comme ça à une dynamique que des fois je
peux qualifier de Burnout d'équipe
c'estàdire que toute l'équipe a envie de
bien faire mais plus les moyens de le
faire et s'épuise et moi encore
dernièrement j'ai une collègue qui m'a
dit mais Cyril tu te rends contes la
petite Jeane elle a été mordu trois fois
cet après-midi j'ai à chaque fois j'été
pris par un autre enfant j'ai rien pu
faire c'est pas du bon boulot et et je
pense que voilà c'est c'est vraiment le
témoignage que les équipes sont au bout
du rouleau par rapport aux conditions de
travail qui ont évolué par toute
l'évolution du cadre réglementaire et
toute l'évolution des cadres financiers
qui a aussi impacté les conditions de
travail ce qui me frappe thbao Bazin
dans les deux propos que l'on vient
d'entendre c'est le lien extrêmement
fort qu'il existe entre la description
des maltraitances de maltraitan
potentiell et la souffrance au travail
du point de vue des professionnels
est-ce que vous faites vous-même un
constat similaire
oui euh alors tout d'abord pour répondre
à la à la question que vous aviez posé
initialement euh on n'a pas observer on
a pu échanger aussi avec ceux qui av
mené d'autres enquêtes euh des
inspecteurs euh on n'a pas de phénomène
généralisé dans les 466000 460000 places
collectives euh c'est une extrême
minorité il faut la combattre il faut
faire en sorte que tous les abus les
situations scandaleuses qui sont
décrites cessent euh immédiatement une
fois qu'on a dit ça la question c'est
est-ce que le cadre réglementaire actuel
le cadre normatif actuel est propice à
offrir une offre de qualité et avant
même euh d'augmenter améliorer les
normes on a déjà une tension énorme sur
la pénurie de
professionnelle avec des enjeux de
formation des enjeux de
turnover des enjeux d'organisation entre
le temps de travail le temps
professionnel et et tout ça fait que on
n pas d'attractivité pour le métier
malgré que ça soit un métier passion un
métier
vocation c'est c'est et et le travail
qui est rendu est absolument excep
extionnel dans dans l'immense majorité
des des crèches quel que soit leur
statut sauf que ce qu'on leur demande de
faire dans les conditions qui sont
faites on est sur un modèle en tenstion
quand vous avez la plupart des
directeurs de structure qui nous disent
tous je passe plus de la moitié de mon
temps à faire de l'administratif pour la
CAF on a un problème je voudrais passer
et il faut vraiment modifier
considérablement ce qu'on attend des
personnel qui sont dans ces structures
et comment on les accompagne on va y
venir parce que c'est un point
effectivement absolument fondamental
mais je voudrais passer la parole à
cirril garoi qui m'a fait un grand nom
de la main lorsque vous expliquiez thbao
Bazin qu'il s'agissait d'une extrême
minorité d'établissements concernés par
ces maltraitances oui je je me permets
de reprendre les propos de Monsieur
Bazin parce que du coup c'est un
discours qu'on peut entendre assez
facilement de la part des gestionnaires
du secteur privé lucratif et c'est pas
possible de pouvoir laisser passer cet
aspect là ce n'est pas le il n'y a pas
de problème de de maltraitance ou de
négligence dans toutes les crèches de
France c'est pas mon propos mais
énormément de crèches ils sont touchés à
plus ou moins à certains moments de la
de leur fonctionnement parce que si vous
êtes ricerac en terme d'encadrement le
moindre absence fait que tout tout le
système se grippe et ça devient très
compliqué et et les enfants sont
toujours là donc effectivement bah quand
l'équipe est sous tension il peut
rapidement avoir des situations qui
deviennent complexes donc de dire que
c'est des cas isolés je je peux pas le
dire non c'est pas possible et c'est
minimist le problème pour bien
comprendre ce que vous voulaz dire il y
a grosso modo un spectre qui va de la
maltraitance choquante jusqu
l'empoisonnement comme nous l' montré
récemment l'actualité l'empoisonnement
volontaire d'un enfant dans une crèche
mais ça va plus couramment au quotidien
des petites inattentions des petites
humiliations de la part de ces
personnels à l'égard des des enfants
c'est celaah on est dans de l'accueil
collectif donc au quotidien il faut bien
aussi pouvoir tenir on va dire le rythme
de la journée donc à partir partir de ce
moment-là ben si vous êtes un peu on va
dire ricac en terme d'encadrement et
puis qui Fa c'est l'heure du repas ben
on va se faire en sorte que les enfants
se dépêchent alors que c'est pas leur
rythme on ser on est là pour respecter
quand même leurs besoins et si on est
obligé de les pousser pour aller jusqu'à
la salle de restauration c'est pas pour
moi c'est pas du bon boulot quoi tiibo
Bazin une réaction oui je je je ne
minimise rien bien au contraire et et le
rapport fait état de nombreux
dysfonctionnements et donc mon propos
n'est pas du tout de minimiser euh je
dis juste qu'il y a deux deux aspects il
y a le premier il y a des situations
scandaleuses
abusives qui relève du pénal et il y a
le cadre actuel qui lui-même est
producteur euh parfois de ses
dysfonctionnements et donc je c'est
vraiment les deux niveaux que je
souhaite mettre en avant c'est qu'il
faut à la fois euh développer
homogénéiser les contrôles notamment
inopinés partout sur le territoire quel
que soit le statut et et on a un vrai
sujet sur les contrôles et de l'autre
côté euh travailler à l'attractivité des
métiers de manière à à à éviter la
pénurie de manière aussi à permettre euh
à ce qu'il y ait une qualité d'accueil
et les deux sont intimement liés c'est
la question que vous me posiez tout à
l'heure euh on ne peut pas
euh prendre soin des enfants si on prend
pas soin des professionnels qui qui
travaillent et je pense que ça va
rejoindre ce que pensent vos deux autres
intervenants louisovitu est-ce que l'on
sait où c'estes maltraitant c'est
fonctionnant alors on parle depuis le
début de cette conversation de de cas de
situations extrêmement divers mais où
est-ce que les dysfonctionnements
surgissent en priorité est-ce que c'est
comme on le dit comme on le lit
énormément en priorité dans les
établissements dit lucratifs en fait euh
c'est ces maltraitances elles peuvent
avoir lieu absolument partout mais il y
a quand même des subtilités dans les
structures privées la première c'est que
les crèches privées elles répondent
elles ne répondent pas aux mêmes
impératifs qu'une crèche publique euh
quand elle se développe à grande échelle
il y a un risque qu'elle cherche à
optimiser les coûts et en optimisant les
coûts donc vous faites un peu moins de
change vous vous réduisez donc le nombre
de couches vous faites vous commandez
moindre pas et et vous cherchez à tout
prix à réduire le budget et la première
le premier budget qu'on va chercher à
réduire c'est le nombre de
professionnels qui encadrent les jeunes
enfants et là dans ces cas-là ben on se
retrouve avec des situations où en effet
une personne se retrouve à devoir garder
h enfants voire plus parce que ça sa sa
collègue s'est absenté un temps et ça en
effet ça peut créer des situations
problématiques est-ce que vous aviez
thba Bazin dressé un constat similaire
dans le rapport que vous aviez remu qui
avait été adopté par la commission des
averses sociales de l'Assemblée
nationale en ma dernier en mai dernier
et qui portait justement sur les crèches
et la petite enfance alors nous avons le
premier constat c'est qu'il y avait très
peu de données tangibles et exploitables
et qu'en fait elles sont dispersées du
fait de la pluréalité d'acteurs donc le
premier travail qu'on a fait c'est qu'on
a mené une enquête et on a contacté
toutes les CAV de France toutes les PMI
de France et et et le constat c'est que
on a des contrôles notamment des
services de la PMI avec des pratiques
fort variables y compris sur le même
territoire euh et donc forcément plus
vous contrôlez plus vous pouvez
identifier et en fait on a un phénomène
qui a accaparé beaucoup de temps des
équipes de PMI c'est comme on a eu pas
mal de création de de microocèche il y a
un contrôle abintio et ensuite un
contrôle euh à une une période donnée ce
qui fait que les équipes de PMI ont
davantage contrôlé les microocrèche ces
dernières années depuis ce qui s'est
passé à Lyon qui est
dramatique des de véritables procédures
ont été déployé mis en uvre mais aussi a
un manque de ressources chez les PMI
pour effectuer tous ces contrôles et et
donc on voit bien c'est un peu comme si
vous avvez un radar sur l'autoroute bah
il flash plus que un chemin communal où
il y a pas de radar et et et et donc
forcément si on veut améliorer la
qualité la garantire partout sur
l'ensemble du territoire dans toutes les
structures il faut qu'on monte en
puissance sur la la qualité de contrôle
je précise juste d'un mot que la PMI
c'est la Protection Maternelle Infantile
Cyril gofroid est-ce que vous faites
vous-même le le même constat dans le
fond il faut d'abord accroître les
contrôles leur leur régularité et leur
qualité alors faudra accroître les
contrôles c'est certain mais c'est pas
la première étape la première étape
c'est de faire en sorte qu'il y ait des
professionnels auprès des enfants je ve
dire on a un constat de 10000 postes
manquants qui a été fait par la CNAF en
juillet 2022 on a aucune réponse pour le
moment politique sur le fait de comment
on va faire en sorte de de remédier à ce
à cette pénurie et ça fait plus de 2 ans
que enfin qu'on le sait et on a des
données chiffrées depuis oui maintenant
2 ans par la knaf donc voilà le problème
il est déjà là faisons en sorte d'avoir
les professionnels auprès des enfants
pour que le le fonctionnement puisse
être fait d'une manière correct et puis
après vérifions que du coup ce système
là soit bien mis en place alors sur
cette question justement du du
recrutement cyil gaauefroid elle est
absolument capital mais comment est-ce
qu'on recrute est-ce que c'est en payant
mieux est-ce que c'est en formant mieux
est-ce que c'est en valorisant mieux ces
métiers d'accompagnement et de soins les
trois tout simplement oui on on tout un
programme tout un programme n'est-ce pas
euh le Syndicat national des
professionnels la petite enfance quand
il s'est créé il y a il y a 4 ans a
lancé un baromètre des salaires on a
fait le constat sur une
sur un sondage qu'on a lancé enfin un
questionnaire en ligne sur 3000 réponses
que en moyenne les salaires de la petite
enfance était inférieur de 300 € net par
mois par rapport au salaire médian
français voilà on est sur un métier
extrêmement féminisé avec aussi pas mal
de temps partiel pour ou choisi ou subi
par par les collègues femmes et donc bah
voilà il y a déjà un gros progrès à
faire de ce point de vue-là et c'est pas
avec ce que le gouvernement vient de
mettre en place avec le bonus
attractivité par la C qu'on va loin avec
100 € dans le secteur public ou 150 €
brut dans le secteur privé donc ça c'est
déjà une première chose la deuxième bah
c'est qu'il faut trouver à valoriser
socialement ces métiersl parce que du
coup c'est des métiers qui sont
complètement
euh invisibles parce que quand vous
confiez votre enfant à la crèche ou que
vous la confiez aussi chez unetion
maternelle parce qu'on parle
principalement des crèches avec le livre
de Victor crestané mais c'est le même
problème pour les professionnels de
l'accueil individuel donc c'est des
métiers où on confie son enfant et après
on va travailler on voit pas ce qui se
passe donc du coup il y a une voilà et
puis l'image d'Épinal c'est bah les
parents ils laissent l'enfant le matin
puis il jouent bien au Lego avec avec
mon enfant mais non le métier
professionnel petit enfant déjà c'est un
métier et il s'agit pas de simplement
jouer au Lego ou à la voiture avec
l'enfant toute la journée ça va bienelà
de ça et et enfin ben on est dans un
secteur qui est très très très adapté et
c'est bien normal au tout jeune donc on
a du tout petit mobilier et cetera et on
se retrouve avec des collègues qui même
pas en fin de carrière commence à avoir
des sacrés problèmes de santé et il va
falloir sérieusement aussi travailler
sur les conditions de travail sur
l'ergonomie des postes parce que tout a
été penser par rapport à l'accueil des
enfants mais pas du tout par rapport eu
aux conditions de travail et aux
conditions d'accueil des professionnels
et comme du coup elles sont du genre à
se dévouer pour les enfants c'est pas
elles vont d'abord se battre pour la
qualité d'accueil des enfants plutôt que
leur conditions de travail louisovitu je
reviens avec vous sur la question des
établissements privés lucratifs à quel
point la pression financière qui est qui
est portée sur ses établissements est
forte euh
elle est forte notamment sur un point
dont on en a pas parlé c'est le taux
d'occupation le taux d'occupation dans
une structure en fait l'objectif c'est
il faut remplir coûte que coûte il faut
que la moindre place
vacante soit soit occupé parce que sinon
c'est un manque à gagner or cette
pression elle semble bien plus
importante quand on est dans une crèche
privée que quand on est dans une crèche
publique et donc elle va pousser euh à
prendre plus d'enfants et à avoir et à
avoir tout en gardant le même nombre de
personnel je voudrais vous faire
entendre la voix de Laurence franignol
ancienne ministre des familles de
l'enfance et des droits des femmes
c'était le 12 avril 2023 je suis très en
colère et je vais vous expliquer
pourquoi je suis très en colère j'ai
ressorti quelques documents que s'est-il
passé avec ces documents entre 2016 et
2023 rien très précisément rien les
ministres sont arrivés il y avait pas de
ministre recharger la petite enfance il
avait le ministre de la Santé qui
s'occupait des solidarités qui
s'occupait en fait uniquement de santé
donc ce secteur a été totalement
abandonné par le gouvernement les
documents que j'avais laissés dans les
tiroirs n'ont été lus et vus par
personne on repret toujours l'ouvrage
sur le métier on repart à zéro comme si
un gouvernement était supposé imprimer
sa marque sur tout en fait ils n'ont
imprimé leur marque sur rien et je ne
suis pas surprise du rapport de Ligas et
je suis vraiment accablé et vraiment je
le dis en colère c'est pas souvent que
je m'exprime comme ça d'une telle incuri
d'une telle inaction de l'État pendant
autant d'années thbo Bazin ce que décrit
là Laurence Rossignol cela raisonne très
fortement très vivement avec l'ouvrage
de Victor Castanet qui ne pointe pas
seulement l'action du secteur public
lucratif mais qui qui pointe également
l'inaction de l'État et des pouvoirs
publics comment est-ce que vous
l'expliquez-vous cette inaction j'allais
dire même cette inertie quand on écoute
Laurence Rossignol ah ben je vais pas
l'expliquer je vais la dénoncer puisque
moi-même j'ai tiré la sonnette d'alarme
il y a déjà plusieurs mois c'est un vrai
sujet par rapport à la question de la
politique familiale c'est-à-dire qu'à un
moment euh on voit bien d'ailleurs c'est
c'est beaucoup plus large on peut pas
d'un côté faire évoluer les congés
familiaux sans se poser la question de
de l'accueil des enfants on peut pas
faire évoluer et demander aux mères de
famille de travailler si on ne se pose
pas la question aussi de comment ça ça
ça fonctionne et comment ça s'organise
et quand on dit les collectivités n'ont
qu'à créer des places euh alors que
elles n'y arrivent pas elles n'ont pas
les ressources humaines elles n'ont pas
les moyens que les fameux 100 € qui ont
été promis on ne sait même pas par
rapport au service public de la petite
enfance qui est annoncé au 1er janvier
c'est c'est une incantation en réalité
on a vraiment besoin de réinvestir la
politique familiale et ça comprend la
qualité d'accueil pour cela il faut un
un grand plan avec des moyens et et et à
un moment il faut pas se bererser
d'illusion on a eu un nombre de places
en France qui qui ont on a eu des
destructions nettes en 2023 et donc
aujourd'hui sur la question de l'accueil
sécurisé l'accueil accessible l'accueil
de qualité sur l'ensemble de territoire
il y a des défis majeurs et et et
aujourd'hui il y a moi j'ai une très
grande inquiétude parce que plus de la
moitié des assistantes maternelles vont
partir à trraite d'ici 2030 et et on
voit bien on a une un manque de
considération pour pour le métier donc
il faut un grand plan
RH sur sur le secteur et et et derrière
la prévention des risque professionnel
il faut arrêter les formations qui sont
uniquement à distance enfin on a
énormément de choses à faire on a fait
plus de 70 recommandation mais on sait
pas si le gouvernement va s'en saisir
enfin alors il y a eu un échange
d'amabilité silencieuse pour savoir qui
prendrait la parole qui réagirait je
vous cède justement la parole louisovitu
bah la vraie interrogation derrière tout
ça c'est comment on en est arrivé là
parce que en réalité l'État a clairement
sa part de
responsabilité d'abord par la politique
petite en France qui a été menée ces 20
dernières années et qui s'est focalisé
sur la nécessité de créer plus de place
toujours plus de P sans jamais
s'interroger sur la qualité d'accueil et
ça c'est essentiel ce qui a permis aux
crèches privé de s'yimisser dans la
brèche et dans une certaine mesure à
l'état de moins s'impliquer et de de
rester justement dans cette passivité
sur le long terme cyil gofoi vous me
disiez que depuis 5 années 4 années que
vous étiez à la tête de ce syndicat vous
aviez connu qu C ministres montrez-vous
de la main C ministres déjà qui en
chargé de la politique familiale et de
la petite enfance oui tout à fait pour
reprendre aussi les colaire de de
Laurence Rossignol c'est tout à fait ça
à son époque il y a eu un rapport qui a
été rédigé par sylvien jampinot qui a
fait quand même date et par la qualité
du travail et tous les aspects de
pénurie et cetera étaient déjà cité sa
date de 2016 et on là on a les deux
pieds dedans et rien a bougé et et par
rapport à tout ça c'est vrai
que comme souvent il faut un drame et et
ça m'embête beaucoup de pouvoir toujours
sur référer à ce drame là qui a eu lieu
il y a 2 ans pour que du coup l'opinion
publique commence un petit peu à réagir
pour que les médias grand public aussi
s'intéresse un peu plus à cette
situation là mais ça fait 2 ans que la
le sujet est traité d'une manière
beaucoup plus grand public rien n'avance
et que du coup on multiplie les rapports
les ont fait travailler les
administrations le Parlement a fait une
mission flash la commission d'enquête et
rien euh qu'est-ce qu'il en est quoi il
faut faire quoi les professionnels ça
fait plus de 15 ans qu'ils sont euh
fédérés au sein d'un collectif qui
composé des associations de syndicats ça
date de de l'époque où Madame Morano
était secrétaire d'État la famille et un
Decré en 2010 qui a été fortement décrié
depuis on a une accélération de
l'évolution du cadre réglementaire
jusqu'à en
2023 où du coup on a eu encore la
dernière étape on va dire de cette idée
d'aller vers le de plus en plus de place
de plus en plus de de de quantité pour
que là avec cette ce
dramatique meurtre on s'en arrive à ce
que là on renverse la vapeur mais que
dans le discours dans les actes on
attend toujours thbao Bazin aujourd'hui
le taux d'encadrement c'est-à-dire le
nombre d'adultes en charge d'enfants
aujourd'hui il est de six enfants pour
un adulte la promesse du gouvernement
c'est en 2027 de le porter à 5 adulte
cinq enfants pardon pour un adulte et de
le porter en 2032 à qu enfants pour un
adulte est-ce que ce cette trajectoire
là si je puis dire est-ce que ce
scénario là vous paraît crédible dans
l'idéal bien sûr mais on nécrit pas
comment enfin je veux dire les personnes
on les invente pas est-ce que on a un
nombre de personnes en cours de
formation actuellement qui vont
permettre de de de répondre à ce à ce
défi sachant qu'on a déjà des départs
programmés de manière massive enfin je
je crois qu'on mesure pas aujourd'hui
que l'offre d'accueil collective c'est
pas l'offre majoritaire aujourd'hui en
France la plupart des enfants sont soit
à domicile soit chez une assistante
maternelle et que le départ de plus de
la moitié des sison maternelle à la
retraite on va avoir un un un défi
colossal et on a une vraie difficulté
aujourd'hui pour y répondre et donc
cette programmation cette annonce c'est
comment on le fait est-ce que derrière
on aura en formation suffisant de
personne or on voit bien qu'il y a un
peu de gripage entre les régions qui
s'occupent de la formation et et l'État
on a une absence de pilotage
interministériel sur le sujet on ne sait
pas combien on a de personnes à former
le besoin on ne sait pas combien de
place on on a véritablement besoin alors
il y a des chiffres qui circulent mais
on n pas un pilotage interministériel
sur sur ces recenscements et donc pour y
arri le comment est le plus important je
crois que la plupart on souhaite avancer
dans cette direction mais comment on y
arrive c'est le plus important à écrire
c'est 3 vous souhaitez réagir oui c'est
c'est un propos que je me permets de
réagir par rapport au propos de Monsieur
bazard mais la petite enfance c'est un
secteur qui est extrêmement morcelé
comme il a déjà pu le dire parce Queen
fait il n'y a pas d'obligation comme les
communes s'occupent des écoles les
départements des collèges donc j'ai
envie je dis souvent en raccourci
personne n'est en charge du sujet vous
voulez dire voilà personne s'en occupe
donc tout le monde s'en occupe et donc
c'est tellement morcelé que Ben le
travail que la commission d'enquête
parlementaire a essayé de faire a été un
travail de longue épreuve parce qu'il
faut rassembler une quantité de données
et nous on est souvent sollicité en tant
que syndicat pour dire mais comment ça
se passe par par vos confrères et c'est
vrai qu'on a l'impossibilité d'y
répondre parce que on a cinq conventions
collectives deux types de fonction
publiques tous ceux qui sont code du
travail enfin ça ça devient un quelque
chose de rien qu'au niveau on va dire
contrat de travail hein donc vous
imaginez bien qu'à côté de ça vous
rajoutez les règles du code de la santé
publique du code social du code de
l'action sociale et des familles les
règles de de la CAF ENF vous voyez on on
se retrouve dans une faut être sacrément
technicien dorénavant pour pouvoir
piloter des services petit enfance en
France quoi une réaction sollicitée par
thbaau Bazin oui en complément parce que
je souscris totalement on a essayé
d'analyser la question de la réservation
de berceau et en ayant échangé aussi
avec les les rapporteur de la Cour des
comptes qui est en train de faire une
évaluation très poussée sur le sujet
plus de la moitié des berceaux sont
réservés du fait du secteur public il y
a aucun recensement centralisé de cette
pratique au niveau de l'État qui nous
permettrait d'en prendre véritablement
la mesure d'après son impact économique
sur le modèle de questionner l'exigence
lié en terme de qualité d'accueil vous
prenez on parle beaucoup des délégations
de service public depuis quelques jours
il n'y a pas de modèle proposé par la
knaf de cahier des charges de convention
on pourrait permettre de diffuser des
bonnes pratiques en vu d'assurer la
qualité du service il y a énormément à
faire mais on voit bien qu'il n'y a pas
de pilotage il y a pas de
coordination avec cet enjeu de la
qualité lis ovitu je voudrais qu'on
ajoute à cette discussion une dimension
sociale je suis tombé en préparant cette
émission sur ce chiffre effarant 75 %
des familles qui vivent sous le seuil de
pauvreté n'ont pas accès à de solutions
liées à la petite enfance alors comment
est-ce qu'on fait pour ces familles et
surtout pour créer une homogénéité une
égalité dans le rapport à la petite
enfance moi je pense très
sincèrement à la manière dont on est
obligé de scolariser son enfant à 3 ans
on devrait pouvoir bénéficier d'un mode
de garde à la naissance d'un enfant on
de vrait aussi prolonger le congé
paternité prolonger le congé maternité
je sais qu'il y avait cette idée d'un
congé naissance bon ben on a plus de
gouvernement donc je sais pas ce qu'il
en est mais mais c'est aussi par ça que
ça passe comme solution c'est des
solutions cyil gofroid c'est c'est
disparité social vous les constatz elles
sont flagrantes vous qui êtes à la tête
justement d'un d'un syndicat qui
représente les professionnels du secteur
oui l'accessibilité des des modes
d'accueil en France il est quand même
pas égalitaire par rapport situation
sociale des familles parce que les
familles qui sont sans emploi s'imagine
encore que du coup les crèches ne sont
pas accessibles pour elle alors que du
coup la CAF a fait énormément de choses
là-dessus pour que le tarif soit en
fonction des revenus et queil n'y ait
pas en tout en tout cas de volonté de la
part des gestionnaires de prioriser les
parents qui sont avec un emploi par
rapport à ceux qui n'en ont pas mais
vous laissez entendre là que c'est
uniquement un problème d'information il
y a pas d'autre barrière qu'elle soit
financière territorial de barrières
d'autres types qui expliqueraient les
disparités que que je viens de décrire
ah bah des disparités territoriales il y
en a énormément je veux dire si vous
prenez le taux de de place d'accueil
quel que soit le mode en France par
département vous voyez bien qu'il y a
des très grandes disparité d'un d'un
secteur à l'autre et puis oui il y a
quand
même une accessibilité de l'information
à toutes ces famillesl qui n'est pas
évidente et qu'il faudrait davantage
travailler et et c'est souvent aussi que
quelque chose que que j'aime bien faire
passer comme message c'est qu'il faut
que les structures les crèches ça soit
pas un lieu fermé il faut que ça soit un
lieu ouvert sur la cité et qui permett
justement d'être vraiment un lieu de vie
un lieu de rencontre des familles du
secteur et ça c'est pas forcément le cas
parce que c'est un lieu où on dépose son
enfant le matin où il vit sa journée et
on vient rechercher le soir et le côté
lien social que pourrait avoir ces
structures là je rappelle que les
professionnels la petitte enfance c'est
des professionnels du paramédical et du
social he suivant leur formation euh bah
du coup cette mission est n'est pas
remplie en tout cas pass assez thbo
Bazin on a beaucoup fait la comparaison
entre l'affaire or pa qui est déjà
sortie il y a quelques années qui était
déjà le fait du travail de de Victor
Castanet qui concernait alors les épades
et la comparaison avec justement ce
secteur de la petite enfance alors
est-ce que selon vous cette ces
révélations ce discours que l'on entend
en ce moment et ce diagnostique que l'on
fait sur la façon dont on traite nos
bébés a à voir avec la façon dont on
maltraite nos aînés euh
alors ça m'embête toujours quand on
compare deux secteurs qui sont quand
même très différents dans dans les
enjeux dans les financements euh à
chaque fois qu'il y a des abus ils sont
scandaleux pe enfin quel que soit le
secteur et il faut pouvoir les combattre
la question après du modèle de la petite
enfance notamment avec le financement de
la CAF est vraiment spécifique à la
petite enfance et et ne correspond pas
exactement on n' pas de réservation de
lidpad comme on a des réservations de
berceau avec un phénomène de coupefil
utilisé en très grande majorité par les
acteurs publics ça c'est pas exactement
la même chose et on voit bien que les
billets du modèle parce qu'il faut
complètement revoir le modèle de de
financement quel que soit le statut euh
notamment le modèle PSU euh c'est un
autre modèle par rapport aux épat qu'il
faut aussi revoir avec un plan grand âge
mais on n'est pas exactement sur une une
symétrie sur l'ensemble des plans
louisovitu vous êtes d'accord dans le
fond cette comparaison entre les deux
vous AZ dire sur sur la comparaison sur
la comparaison si elle tire mais je suis
pas totalement d'accord avec ce que dit
monsieur
euh je suis d'accord sur l'aspect
financier c'est très différent le le
monde des crèches c'est très compliqué
j'ai toujours pas très bien compris le
fonctionnement financier et pourtant
vous travailleez dessus depuis plusurs
années voil non mais la PSU tout ça
c'est très technique après on est quand
même dans un cas comme dans
l'autre ce sont des personnes en
situation d'extrême vulnérabilité des
des personnes qui sont dépendantes
d'adultes faut pas l'oublié et ce sont
aussi et puis on est toujours dans un
Cup dans l'autre des secteurs du des
secteurs qui sont
essentiellement occupés par des par des
femmes et dont le travail est peu
valorisé je pense que c'est quand même
deux parallèles qu'il faut qu'il faut
conserver enfro oui on est pu à une
époque où ces métiers là c'était la
charité qui sont occupé avec les
congrégations de sœurs quoi donc c'est
des vrais professionnels qui travaillent
maintenant donc il faut dépasser un
petit peu quand même ce cet aspect un
peu historique et puis bien se rendre
compte que c'est
c'est un métier c'est pas simplement
parce que vous êtes une femme que vous
savez vous occuper des enfants ou que
vous êtes proche de vos aînés pour
pouvoir s'en occuper en fin de vie
est-ce que vous êtes en train de nous
expliquer et à juste titre sans doute
que le métier de l'accompagnement des
aînés n'a strictement rien à voir avec
le métier de l'accompagnement des plus
jeunes des enfants en tout cas il faut
dépasser cette image que c'est aux
femmes de s'occuper aussi bien des plus
jeunes que des plus âgés et que si le
métier du CER que ça soit dans le
avantage dans le soin ou dans la petite
enfance sont principalement des métiers
du femme de femme ce n'est pas pour
autant qu'elles font ça que par vocation
et que pour la gloire voilà il va
falloir quand même pouvoir à un moment
ou un autre correctement valoriser ces
métiers là thbao Bazin en quelques mots
qu'est-ce que vous préconisiez dans
votre rapport dans ce rapport rendu en
mai dernier pour améliorer notamment la
qualité de l'accueil dans ces
établissements de la petite
enfance c'est qu'on ait un un cadre
beaucoup plus plus précis et homogène
sur l'ensemble du territoire de ce qu'on
attend en terme qualitatif d'accueil et
de prise en charge des enfants puisqu'on
voit bien et c'est ils sont pas là juste
pour être gardés il ils sont là pour
développer aussi leurs propres
compétences leur sociabilité et
finalement si on évolue y compris sur
les congés naissance les enfants qui
vont arriver dans les structures
collectives vont être un peu plus âgés
est-ce que ça va évoluer faire évoluer
aussi ce qu'on attend des professionnels
qui travaillent des conditions d'accueil
il y a beaucoup de questions qui se
posent on voit bien qu'on a un problème
de cloisonnement dans notre pays sur
l'ensemble des politiques publiques qui
sont menées quand on fait évoluer
l'école pour parfois dè 2 ans comment ça
va impactter est-ce qu'il y a des
liaisons entre l'accueil collectif et et
l'école on voit bien derrière la
question du sens du métier de des
professionnels il y a aussi la mise en
cohérence de l'ensemble des politiques
publiques de manière à ce qu'on on
améliore le bien-être à la fois pour les
professionnels mais aussi pour les
enfants qui sont accueillis c'est
important ce qui vient d'être dit cirril
gafroid le métier votre métier cela ne
consiste pas seulement à garder des
enfants c'est bien plus que cela oui n
on parle pas de mode de garde hein dans
la profession on parle pas de mode
d'accueil on accueille aussi bien
l'enfant que sa famille et je rappelle
on accueille les enfants à partir de 10
semaines après la fin du congé de
maternité et on les il passe à l'étape
de l'école maternel quand ils ont 3 ans
3 ans et demi et on partle d'un tout
être le plus vulnérable qu' soit qui est
totalement dépendant de l'adulte
un enfant qui sait marcher parler
généralement qui commence à acquérir la
propreté et qui parle donc on voit bien
quand même que il y a c'est une période
de la vie qui n'aura un développement
jamais aussi important que ça dans tout
le reste de son existence quand même
merci beaucoup à tous les trois de cette
discussion et de ces éclairages Ciril
goefro je rappelle que vous êtes
éducateur de jeunes enfants csecrétaire
général du Syndicat national des
professionnels de la petite enfance
thbao Bazin député membre de la droite
républicaine de Meurth et mooselle
président de la commission d'enquête de
l'Assemblée nationale sur les crèches et
sur la petite enfance et louisovitu vous
êtes journaliste au nouvelopes et vous
avez signé cette enquête passionnante
intitulée les crèches au bord de
l'implosion entre rentabilité à tout
prix burnout et maltraitance cachée
merci à tous les trois