Aujourd’hui j’ai décidé de vous partager mes réflexions autour des concepts « d’ignorance et de vérité ». Mon but sera de soulever légèrement le voile de l’illusion pour entrevoir « même légèrement » ce qui se trouve au-delà… Ambitieux, je vous l’accorde, peux être même présomptueux ?
Comme le disait Socrate « la seule chose que je sais, c’est que je ne sais rien », ce qui illustre bien le concept que nous sommes « fondamentalement » tous des ignorants face à l’immensité de la connaissance.
bonjour à tous et bienvenue pour cette
nouvelle émission de l'Academia pour le
mois de septembre 2024 alors aujourd'hui
j'ai décidé d'inaugurer une nouvelle
playlist d'émission une nouvelle série
que j'ai intitulé Les voix de la sagesse
mais comprenez que plus largement en
fait la thématique centrale sera la
philosophie et la spiritualité alors
bien sûr tout ceci ce sera sera
agrémenté d'éléments historiques
anthropologiques mythologiques éotérique
et cetera bien entendu mais le cœur de
cette histoire sera néanmoins une
réflexion philosophique dans le cadre de
de la spiritualité alors pour commencer
cette série j'ai décidé de traiter d'un
premier sujet qui est épineux
complexe qui est la quête de la vérité
cette idée que nous prétendons que nous
cherchons que nous avons pour ambition
d'accéder à une vérité à une
connaissance au sens très large
connaissance qui peut-être tout à fait
pragmatique au sens plan matériel mais
une connaissance qui peut aussi
s'articuler dans le domaine du sacré ou
de la spiritualité c'est-à-dire une
connaissance métaphysique au sens absolu
or cette quête est complexe pleine
d'incertitude pleine d'embuches pleine
de difficultés mais au-delà de cela
c'est surtout que quand on est en quête
de vérité on va être confronté à ce
qu'on appelle des vérités clé en main
c'est-à-dire une religion qui propose un
modèle d'une vérité toute prête auquel
on peut accéder ou ne pas accéder et
puis évidemment toutes les religions
proposent des modèles de vérité
différents les traditions ésotériques
proposent également un cheminement pour
accéder à cette hypothétique vérité mais
c celles-ci sont également parfois
contradictoires alors comment s'y
retrouver dans ce labyrinthe de
questions et de réponses c'est ce que
nous allons tenter d'explorer alors pour
ce faire j'ai intitulé cette émission
donc la quête de vérité mais en
sous-titre briser les chaînes de
l'ignorance car s'il est extrêmement
difficile ou extrêmement présomptueux de
prétendre accéder à une vérité au sens
absolu il est peut-être plus simple de
tenter d'éliminer nos filtres d'éliminer
nos chaînes qui nous emprisonnent dans
notre ignorance alors voici tout d'abord
le plan de l'émission comment va
s'articuler tout cela tout d'abord une
petite introduction très rapide et
ensuite nous allons parler de l'homme
avec un grand hache face à sa propre
ignorance la mienne la vôtre celle de
tout le monde ensuite nous allons parler
dans un deuxième temps des vérités
antagonistes comme je vous disais à
l'instant il y a de nombreuses religions
qui proposent des modèles de vérité il y
a des traditions qui proposent des
modèles de vérité le problème c'est que
souvent toutes ces tout ce catalogue des
vérités est contradictoire ils disent
des choses totalement différentes le
message christique dit une chose l'islam
dit autre chose le bouddhisme dit encore
autre chose or toutes ces vérités ne
peuvent pas être vrai en même temps
alors comment dissocier celle qui
pourrait potentiellement être vraie
celle qui potentiellement serait fausse
y a-t-il en fait des messages
transversal qui permettent de les
recouper et cetera et cetera ensuite on
va parler dans un troème temps des des
filtres de l'illusion des filtres de
l'ignorance c'està dire quelles sont
toutes les chaînes qui nous emprisonnent
et qui nous empêchent en fait de
cheminer vers cette hypothétique vérité
cette hypothétique absolue et bien sûr
une conclusion toute personnelle bien
entendu mais je vous dis toute
personnelle mais en réalité toute cette
émission sera tout à fait personnelle
c'est-à-dire que contrairement aux
autres émissions de l'Académia ou les
vidéos sur Youtube je ne vais pas
spécifiquement vous proposer une
bibliographie avec des sources et des
références et cetera tout ceci est avant
tout le fruit de ma réflexion
personnelle de ce fait c'est imparfait
de ce fait c'est perfectible et de ce
fait c'est encore une fois basé sur mon
prise mon modèle d'observation et je
n'ai aucune ambition de vous l'imposer
je vous offre simplement mes clés de
réflexion si tentez que ces dernièr
puisse éventuellement vous être utile
alors commençons avec une très courte
introduction donc comme je vous disais
j'ai décidé de vous partager mes
réflexions autour de deux concepts
centraux que sont la vérité et l'IGN
et on peut considérer que ces deux
choses sont les deux phases d'une même
pièce d'une certaine façon ensuite mon
but sera de soulever légèrement le voile
de l'illusion pour entrevoir même
légèrement ce qui se trouve au-delà
l'idée n'est pas de vous proposer une
vérité absolue l'idée est de vous
proposer certains outils qui peuvent
vous permettre d'identifier vos bis
d'identifier vos filtre d'identifier en
fait vos chaînes d'ignorance personnelle
tout comme j'ai les mien afin que vous
puissie cheminer librement vers cette
hypothétique absolue alors tout ceci est
très ambitieux je vous l'accorde
peut-être même présomptueux mais vous
allez voir que je vais vous proposer une
démarche à reculon et non pas vous
proposer une vérité mais belelle et bien
tenter de partir du bas et de voir tout
ce qui nous bloque vers cette
hypothétique vérité alors commençons
avec la première partie l'homme face à
son ignorance et tout d'abord nous
allons parler des limites de la
connaissance
humaine comme le disait Socrate la seule
chose que je sais c'est que je ne sais
rien ce qui illustre le concept que nous
serions tous fondamentalement des
ignorants face à l'immensité de la
connaissance mais pour sortir des
stéréotypes et des simplifications nous
avons tous un certain nombre de
connaissan dans nos domaines spécifiques
de par notre culture notre instruction
et notre cheminement de vie nous avons
tous acquis une quantité de savoir très
variable et surtout très inégal donc
dans chaque domaine il y aurait le
savant et
l'ignorant évidemment ici cela semble
être une évidence suivant nos études
suivant l'instruction que nous avons
reçu nous avons acquis une somme de
savoirs dit profanes à ce stade nous
pouvons être compétents en mathématiques
en biologie en physique en chimie ou
encore tout un tas de compétences
diverses et variées par exemple
quelqu'un peut avoir appris l'art de la
menuiserie et être capable de connaître
les essences de bois la façon de le
tailler la façon de le travailler et
cetera chose que je suis à titre
personnel incapable de ce fait dans le
cadre par exemple de la menuiserie je
suis un ignorant ce n'est pas péjoratif
de le dire et inversement quelqu'un qui
l'a étudier serait un sachant ou un
savant dans son domaine spécifique
moi-même je propose régulièrement donc
de ce fait des vidéos d'histoire de
mythologie d'ésotérises de tradition
ésotérique et cetera on peut considérer
que je j'ai acquis une certaine somme de
connaissance dans ces domaines
spécifiques plus que la moyenne des
personnes ce n'est pas présomptueux de
le dire je ne connais pas tout je ne
suis pas parfait je n'ai pas toutes les
connaissances absolues bien évidemment
mais dans certains domaines j'ai acquis
une somme substantielle de connaissance
qui sera reconnue par autrui donc
évidemment je serai un sachant dans ces
domaines spécifiques et d'autres
personnes qui ne les ont pas étudié
serait des ignorants de ce fait à ce
stade nous avons des différences entre
tous les individus tout le monde possède
une somme de
connaissance tout le monde possède des
domaines spécifiques de connaissance
mais il n'existe aucun individu sur
cette planète qui possède la
connaissance au sens absolu personne
n'est doué dans tous les domaines et
même si je le simplifie dans mon domaine
spécifique au niveau par exemple du
domaine historique j'ai une connaissance
conséquente dans le domaine des
civilisations dites de l'antiquité du
bassin méditerranéen j'ai une somme de
connaissan intéressante pour ce qui est
de des civilisations asiatiques Chine
Japon et cetera par contre ma somme de
connaissance est extrêmement modeste
pour ce qui est par exemple de
l'histoire de l'Afrique du Sud modeste
pour ce qui est de l'histoire
méo-américaine et cetera je ne suis pas
un ignorant absolu mais ma somme de
connaissance n'est pas extrêmement
complète peut-on dire et encore une fois
on peut faire ces petits découpages pour
absolument tous les domaines le risque
étant de considérer que nous avons
acquis une somme de connaissances
substantielle dans un domaine où nous
sommes objectivement des ignorants
puisque il est très difficile d'avoir un
regard objectif sur la somme de
connaissances que l'on possède si on
considère une échelle de 100 à combien
je me situe sur l'échelle de
connaissance je prends par exemple
l'histoire de l'Antiquité grec si on
considère que la somme absolue de la
connaissance de l'antiquité grec est de
100 où est-ce que je me situe est-ce que
je suis à 20 à 40 à 60 à 80 où est-ce
que je me situe c'est extrêmement
subjectif comme échelle de connaissance
et là ça nous amène au domaine suivant
qui est celui de l'échelle des savoirs
et de la
catégorisation la mesure de la
connaissance devient un indice
d'inégalité entre les hommes
les normes sociales les diplômes et la
reconnaissance des pairres vont définir
notre échelle de connaissance dans une
société donnée pour résumer la situation
et de façon humoristique la quantité de
données de données stockées dans notre
disque dur notre cerveau sera un
indicateur pour nous catégoriser
évidemment si une personne a acquis une
grande somme de connaissance on va le
considérer comme intelligent on va le
con le considérer comme ilant une grande
culture générale on va dire c'est un
sachant et puis inversement une autre
personne qui a moins étudié qui a moins
de connaissance dans son disque dur on
va dire c'est un idiot c'est un ignorant
il est pas intéressant il est pas
intelligent et cetera tout ça donc c'est
une catégorisation on va traiter les
gens d'intelligents ou d'idiot suivant
tout ce qui les aurait enemmagasin
emmagasiné dans leur petite tête
évidemment
ceci souffre de beaucoup beaucoup
beaucoup de
limite il y a trois trois barrières
principales qui rendent cette
catégorisation de l'échelle de savoir
assez Cadu en réalité je vous cite les
trois modèles donc le premier est tout
d'abord la non prise en compte de notre
capacité individuelle d'analyse et de
réflexion très variable d'un individu à
l'autre un ignorant le plus complet peut
avoir une forte capacité d'analyse et de
la même façon un ingénieur des plus
brillants peut se retrouver sclérosé
dans un enseignement académique alors
qu'est-ce que ça veut dire cette petite
histoire une personne qui n'a en soi pas
une immense connaissance qui n'a pas
acquis une quantité de savoir dans son
disque dur colossal sera néanmoins
capable d'avoir une analyse fine avec
peu de données il est capable de
réfléchir vite d'être précis d'être
piquant même dans certains domaines même
en ayant un petit territoire de compéten
il est capable d'être vif d'être logique
de créer un raisonnement logique un
raisonnement analytique ce qui fait que
ces réflexions peuvent être assez
pertinentes inversement quelqu'un peut
avoir étudié pendant des des dizaines et
des dizaines d'années à un sujet précis
mais s'il n'est pas capable d'avoir une
analyse d'avoir une mise en forme de ses
connaissances et bien tout ceci reste
séparé la personne peut dresser dans le
domaine de l'histoire un catalogue de
toutes les dates de tous les grands
événements clés de l'histoire de France
mais ne pas être capable d'avoir une vue
d'ensemble et de ce fait n'est pas
capable d'en dresser une analyse et une
un schéma évolutif un schéma de
réflexion par rapport à tout ce qui se
passe donc il faut dissocier qui est ce
qui est la quantité de données et la
capacité à trait ces
informations ensuite le deuxième frein à
l'échelle de catégorisation sera que
nous trouvons Laan non prise en compte
de notre capacité individuelle de
communication et donc de retransmission
de cette dite connaissance un individu
qui ne maîtrise pas les arts de la
rhétorique et de la dialectique ne
pourra jamais exprimer son plein
potentiel de savoir inversement un
habile orateur pourra créer l'illusion
d'être un savant ce qui conduit au
syndrome ou ou qui engendre le syndrome
de
l'imposteur reprenons nos différents
exemples une personne a amassé une
immense compétence sur l'histoire de
France connaît très bien méticuleusement
l'histoire de France les dates les
personnages clés et cetera tout ça mais
n'est pas habile dans sa façon de
communiquer n'est pas très à l'aise par
exemple pour écrire ne sait pas trop
comment dans un texte traduire sa pensée
comment mettre en forme comment rendre
ça captivant et bien de ce fait toute
cette connaissance accumulée cette
compétence sera fondamentalement réduite
par cette capacité de retransmission de
la même façon si une personne n'est pas
habile dans la rhtorique et la
dialectique à l'orale par exemple n'est
pas un bon orateur et bien cette
personne va achurer les mots va avoir
des difficultés à exprimer dans des
phrases construites sa pensée et cetera
donc ce qui fait que malgré le fait que
la connaissance et l'analyse sont
conséquentes et bien la capacité de
redistribution de cette compétence sera
réduite inversement quelqu'un qui a peu
de connaissance qui a une somme assez
légère de savoir dans son disque dur
mais qui est habile soit l'écrit soit
l'oral sera capable de captiver un
public sera capable de faire passer un
message de même crée une certaine forme
de magie dans son discours et les gens
vont dire wou cette personne est
fondamentalement intelligente elle est
brillante et cetera c'est très très
intéressant ce qu'elle dit et ça amène
au syndrome de l'imposteur
fondamentalement la personne n'est pas
un sachant mais crée l'illusion d'un
savoir par un talent ratoatoire ou un
talent à l'écrit un talent livresque en
l'occurrence
alors le principe du saint de
l'imposteur c'est que tous à des moments
on peut ressentir ça c'està-dire je
prends mon cas toujours en autocritique
comme je vous disais tout à l'heure j'ai
acquis une certaine somme de
connaissance pour ce qui est des
suisations antiques mais ma somme de
connaissance sur une échelle de sang
elle se situe où dans quelle mesure je
suis suffisamment compétent pour
m'exprimer sur un sujet de façon
objective est-ce que j'ai acquis
suffisamment de savoir est-ce que je
suis dans le syndrome de l'imposteur
est-ce que en réalité je manie
habilement les quelques petites données
que je possède et que j'en fais quelque
chose de captivant mais que
fondamentalement ma somme de
connaissance n'est pas très importante
on peut toujours se poser la question
quel que soit le domaine quels que
soient les individus et dans tous les
contextes bien évidemment l'autre
élément qui est lié à cette capacité de
retransmission de la connaissance c'est
aussi la capacité de réception de cette
connaissance puisque si vous prenez 100
points d'information que je suis capable
de vous les redistribuer à une échelle
de 70 par ma capacité oratoire et bien
vous vous êtes aussi dans une capacité
de réception est-ce que vous allez
capter ces 70 points ou est-ce que vous
allez en capter seulement 50 seulement
40 seulement 5 vous savez c'est le taux
d'attention on regarde une émission
longue qu'est-ce que vous allez pouvoir
retirer
emmagasiner de cette émission par
exemple est-ce que vous allez tout
prendre ou est-ce que vous allez avoir
une déperdition vous imaginez tous les
filtres que çael enjendre alors enfin il
y a un troème un troisème point qui met
à mal l'échelle de catégorisation des
savoirs c'est sûrement le problème le
plus important c'est l'absence de vision
globale ou la compréhension holistique
du monde en ce sens notre société
moderne est largement criticable nous
avons tellement compartimenté les
savoirs que nous trouvons aujourd'hui
des individus qui sont parfaitement
savant dans une niche spécifique mais
inapte dans des domaines connexes
immédiats et cela fait que nous sommes
totalement interdépendants des autres
pour le meilleur et pour le pire prenons
un exemple vous avez un biochimiste
capable de manipuler des des molécules
extrêmement complexes mais qui n'est pas
capable d'identifier de sortes de
champignons quand il se promène en forêt
c'est un facteur extrêmement limitant
dans le même domaine vous avez des gens
dans le domaine de l'histoire qui sont
extrêmement compétents pour étudier les
civilisations antiques du bassin
méditerranéen mais qui n'ont aucune
culture de la civilisation de la vallée
de l'Indus ou n'ont pas de culture des
civilisations de l'Afrique
sub-saharienne ou n'ont pas de culture
des civilisations de l'Europe du Nord à
cette même époque donc ce fa c'est des
facteurs limitants le fait de ne pas
avoir une vision globale d'ensemble fait
que notre raison est limité dans notre
champ d'observation prenons un autre
exemple si j'étudie une civilisation
dans son cadre historique si je ne
connais pas leur religion si je ne
connais pas leur rit si je ne connais
pas leur croyan leur tradition
ésotérique et cetera et bien ce sont des
facteurs limitants qui ne me permettent
pas d'avoir une vue d'ensemble donc à
force de trop compartimenter les savoirs
et bien de ce fait on ne voit pas ce qui
se trouve juste à côté et qui permett
d'éclaircir ce savoir et d'ouvrir des
portes de réflexion plus large donc vous
voyez parfaitement le concept d'une
compréhension logistique alors
évidemment peut-on tout connaître
peut-on tout apprendre nous sommes
limités nous n'avons que 24 heures par
jour une existence qui va osiler entre
70 et une centaine d'années donc notre
capacité d'emmagasiner des informations
est de facto limité alors les savoirs
deviennent de plus en plus étendus
comment faire avec tout ceci vous
comprenez que c'est des facteurs
extrêmement limitants en réalité alors
cela nous amène à une deuxième
interrogation qui est la quête de savoir
et la frustration qu'elle peut engendrer
en somme ce que je vous explique vous
l'aurez compris c'est que la somme de
savoir que l'on acquit même dans un
domaine où la société nous considère
comme étant un spécialiste est en
réalité totalement imparfaite et de là
se pose la question de l'accès à la
vérité au sens unique et total avec un
grand V si nos savoirs sont
compartimentés et qu'il nous est
quasiment impossible d'avoir une vue
ensemble la vérité devient une chimère
et pire que cela prétendre l'obtenir est
la plus utopiste des illusions là je
vous prends un exemple tout à fait
personnel je m'intéresse à de nombreux
sujets or forcément quand j'étudie un
domaine je vais lire des livres et de
livre en livre je vais aiguiser mon
raisonnement mais à chaque fois que
j'ouvre un nouveau livre je prends
conscience de mon ignorance je prends
conscience que fondamentalement je ne
suis pas un savant dans un domaine
spécifique
si on prend par exemple le domaine des
traditions ésotériques j'ai étudié
pendant un certain temps la cabale le
souphisme l'agnos les traditions du
Shingon tout un tas d'autres choses et
demain je vais ouvrir un nouveau livre
par exemple sur le vaudou et je vais me
rendre compte qu'il y a tout un tas de
choses que j'ignore et à chaque fois que
j'ouvre une nouvelle porte je me rends
compte de ma propre ignorance c'est
extrêmement décourageant à chaque fois
on se dit mais combien de livres combien
de temps me faudra-t-il pour obtenir le
savoir alors forcément c'est très
déstabilisant et décourageant ça nous
donne un sentiment de fuite on a envie
de fuir on a envie d'abandonner dire je
ne pourrais jamais tout savoir
j'abandonne c'est une quête illusoire et
sans fin et pourtant on persévère on
persévère on cherche on cherche et on
cherche encore indéfinimement dans une
quête utopiste une quête chimérique
d'acquisition des savoirs quel que soit
le temps que je passerai à étudier les
traditions ésotériques les mythologies
les religions et cetera je n'obtiendrai
jamais une connaissance complète et
absolue de l'ensemble de tout je vais
égayer mon argumentaire je vais
augmenter ma somme de connaissance mais
celle-ci sera toujours imparfaite et là
on entre dans une première chose c'est
l'acceptation j'accepte que la quête de
connaissance est un pèlerinage un
cheminement mais que la quête absolue
elle elle se dérobe dans le labyrinthe
des questions et des réponses encore une
fois alors la quête de savoir engendre
évidemment des frustrations mais
engendre aussi de la satisfaction quand
on accède à nouveau savoir une nouvelle
connaissance on est heureux on rentre de
nouvelles données dans notre logiciel et
de ce fait on va augmenter notre champ
de réflexion possible notre capacité
d'analyse notre capacité de raisonnement
exemple plus je lis de livres historiqu
sur la civilisation ancienne plus
j'augmente ma mes données plus je livre
de philosophie d'anthropologie et cetera
plus j'augmente mon logiciel de
raisonnement pour travailler ces mêmes
données je progresse indéfiniment mais
quand même dans une quête chimérique
puisque l'absolu se dérobe si vous voyez
l'idée alors allons plus loin puisque là
comme vous l'aurez compris à ce
stade je vous ai surtout parlé de vérité
ou de connaissance au sens profane si
l'on peut dire alors c'est là que se
trouve la principale différence entre le
savoir dit profane du savoir dit
sacré de son côté la méthode
scientifique rejette la notion de vérité
absolue elle lui préfère la notion de la
vérité
ou provisoire alors que les différentes
religions du monde proposent des modèles
explicatifs globaux et donc une vérité
unique et intangible alors expliquons un
petit peu plus en détail un petit peu
plus en détail cette
différence dans le cadre des savoirs
profanes des savoirs communs que ce soit
les mathématiques la chimie l'histoire
tout ce que vous voulez on va utiliser
la méthode scientifique or la méthode
scientifique ça consiste à analyser des
données analyser des sources critiquer
les sources cont actualiser les
informations et cetera avoir des outils
de réflexion des outils d'analyse pour
travailler plus efficacement tout
simplement et ça c'est très bien or
évidemment je reprends mon exemple dans
le domaine de
l'histoire notre connaissance des
civilisations
anciennes peut arriver à ce qu'on va
appeler des consensus c'est-à-dire un
moment où la plupart des gens sont
d'accord on arrive à une sorte de vérité
sauf que cette vérité n'est pas absolue
cette vérité elle est relative elle est
provisoire si vous préférez par exemple
on va arriver à certaines constatations
qui disent que oui le fonctionnement de
la civilisation des Grecs du temps de
Solon se déroulait comme c comme ça et
cetera que les rides c'étaient commeci
comme ça et que les gens pensaient à peu
près comme ça c'est une vérité relative
puisque si demain on trouve du matériel
archéologique de nouveaux textes
historiques peut-être que cela va
remettre en cause ces certitude et donc
faire évoluer cette vérité relative en
une nouvelle vérité tout aussi relative
plus plus fine plus argumenté plus
précise on est sur ce pèlerinage du
savoir toujours imparfait mais qui tente
de se perfectionner donc dans la méthode
scientifique la quête de vérité est
toujours l'accession à une vérité
relative qui est perfectible avec le
temps et là c'est différent forcément
des religions par exemple historique
prenons l'exemple avec le christianisme
l'islam le judaïsme qui passe par des
révélations c'estàd qu'il y a l'idée que
Moïse a reçu des commandements divins
sur la montagne du Mont Sinaï que mahomé
a reçu des révélations dans une caverne
par l'ange d'hbril que Jésus étant Dieu
lui-même incarné sur Terre était porteur
de la vérité et la diffusé dans ces
trois religions il y a un savoir dit
sacré et une vérité clé en main une
vérité absolue il n'y a de ce fait pas
l'idée du pèlerinage l'individu peut
tenter d'étudier le message et se
rapprocher dans sa compréhension de
cette vérité absolue mais le message il
est là il est clair et donc il n'y a pas
cette idée de vérité relative on est bel
et bien sur un savoir qui est
techniquement parfait clé en main et là
c'est fondamentalement différent dans
l'approche évidemment alors évidemment
cela pose la question des dogmes et le
conceptte de vérité
unique en réalité cette notion de vérité
religieuse absolue possède un autre
terme c'est le dogme dont voici la
définition issue du Robert le dogme
c'est un point de doctrine établi ou
regarder comme une vérité fondamentale
incontestable dans une religion ou une
école philosophique retenez ce mot
incontestable le propre des religions
historiques est que le dogme ne peut pas
être remis en cause il est incontestable
il est considéré comme une vérité absolu
qui ne peut pas être
contredit alors bien sûr cela pose
question car si les diverses religions
du monde proposent des modèles
antagonistes et même parfaitement
contradictoires alors comment savoir
laquelle est véridique alors posons la
question plusieurs vérités uniques
antagonistes peuvent-elles
cohabiter prenons quelques exemples pour
illustrer le propos des contradictions
irréconciliables on peut par exemple
opposer la réincarnation des hindou et
des bouddhistes au concept de vie unique
avec jugement final ou le Jugement
Dernier que on va retrouver dans l'Islam
ou dans le christianisme il y a l'idée
d'un côté de plusieurs vies successives
dans un cycle alors que dans l'autre il
y a une vie unique avec une fin ceci est
de vérités opposées dans des cadres
religieux qui sont
antagonistes on peut encore opposer le
concept d'émanation des gnostiques au
concept de création du judaïsme dans le
premier cas le concept d'émanation il y
a l'idée qu'il y a une source première
et de cette source première on prend la
décision propre de s'émaner en fait on
s'autocrée d'une certaine façon nous
sommes notre propre créateur émané d'une
source première alors que dans le
concept de création il y a l'idée d'une
entité créatrice première Dieu Allah
vous l'appelez comme vous voulez qui
d'un acte volontaire a décidé de vous
créer donc d'un côté on se crée soi-même
et de l'autre côté nous avons un
créateur ce sont deux vérités proposées
dans des cadres religieux ou des
traditions qui sont antagoniste et
incompatible entre eux évidemment alors
ensuite on peut prendre un autre exemple
encore on peut poser le concept d'un
dieu panthéiste comprenez qui est
présent en toute chose du cosmos et de
la création comme dans le taoïme par
exemple face à la vision d'un Dieu
créateur qui se place hors de sa
création comme dans les trois religions
abrahamiques dans le premier cas le
panthéisme il y a l'idée d'une substance
divine première une source originelle de
toute chose on va l'appeler le Tao on va
l'appeler dieu quel que soit le nom que
vous voulez lui donner mais l'idée que
cette divinité cette source première
n'est pas séparé de sa création
sous-entendu c'est comme si Dieu était
présent en chaque chose en chaque
brindille dans ma table dans mon micro
en moi en vous dans mon luminaire qui
est juste là il est présent
intrinsèquement dans sa création c'est
le concept du panthéisme qu'on trouve
par exemple chez Spinoza l'autre concept
c'est ce qu'on va retrouver par exemple
dans le théisme avec l'idée d'un Dieu
créateur parfait et omnipotent
omniprésent tout ce que vous voulez
qu'il a décidé de créer le cosmos la vie
tout ce que vous voulez vous autres moi
tout ce que vous voulez et que il est
néanmoins non présent dans sa création
il l'a créé dans sa volonté propre mais
il est extérieur par exemple dans le
cadre du christianisme de l'Islam ou de
judaïme on est sur ce modèle théiste de
la création et d'un créateur qui est
hors de sa création le mal existant dans
la création Dieu ne pouvant pas être
compatible avec le mal Dieu n'est pas
présent dans la création sinon le mal
n'existerait pas c'est le concept alors
il s'agit pas de vous dire qu'il y a
raison qu'il a Tor il s'agit de vous
dire que ces deux modèles entre le
panthéisme et la divinité hors de sa
création sont incompatibles ce sont deux
vérités
irréconciliables enfin prenons un
dernier exemple on pourra opposer la
notion fondamentale de l'amour qui est
omniprésent dans le christianisme au non
attachement du bouddhisme je m'explique
dans la vision chrétienne du monde il y
a l'idée que c'est l'amour du Christ
pour l'humanité qui fait qu'il s'est
sacrifi pour l'humanité en rachetant les
péchés le péché original et de ce fait
il nous a sauvé par son amour et c'est
par l'amour de Dieu par l'amour du
Christ que on va pouvoir se rapprocher
de cet absolu de cette vérité et accéder
au Paradis le moteur fondamental du
christianisme c'est l'amour alors
qu'inversement si on est dans un cadre
bouddhiste par exemple l'objectif
fondamental pour accéder à la vérité
c'est-à-dire accéder au nirvana la
libération finale ce n'est pas dans
l'amour ni dans autre quelque autre
forme de sentiment c'est dans le non
attachement c'est dans la libération des
souffrances la libération de toute forme
d'attachement que l'on va pouvoir
accéder à l'absolu alors on pourra
peut-être trouver certains points de
corrélation mais néanmoins à la base ce
sont deux vérités clé en main opposé
contradictoire et donc antagoniste alors
attention je ne suis pas là pour vous
dire qui a raison ou qui a tort je n'en
sais rien je vous illustre simplement le
fait que ces multiples postures
doctrinales sont incompatibles entre
elles et elles ne peuvent pas être
toutes vraies en même
alors bien sûr vous avez vos préférences
vous avez vos croyances votre foi moi
aussi j'ai des croyances j'ai une foi
mais néanmoins nous n sommes pas encore
à l'analyse de ce concept de la croyance
là pour l'instant nous sommes face à des
vérité potentielle des vérités clés en
main il ne s'agit pas d'un savoir
profane il s'agit d'un savoir dissacré
or contrairement aux sciences
traditionnelles et au savoir profane il
n'existe pas de méthode scientifique
pour pouvoir les départ part ager il
n'existe pas de méthodologie de critique
d'analyse et cetera tout ça sur le plan
du sacré donc la faveur d'un modèle face
à un autre est donc uniquement une
question de ressenti personnel et donc
deux fois ce qu'on disait à l'instant
toutes ces vérités sont des postulats
alors prenons quelques exemples vous
avez le droit de croire que Jésus Christ
Jésus de Nazareth portait en lui une
vérité divine qu'il était Dieu lui-même
vous avez le droit de le croire vous
allez pouvoir éventuellement vous
attacher en disant il y a les évangiles
qui traduisent la vie les miracles du
Christ et donc un récit objectif de sa
vie qui nous prouve sa divinité mais on
pourrait rétorquer par exemple
que du temps de sa vie Jésus de Nazareth
n'a pas fait beaucoup parler il n'y a
pas beaucoup d'auteurs qui ont mentionné
l'existence du Christ seulement trois
sources romaines et cetera donc du coup
visiblement il semblerait que les
auteurs contemporains de la vie du
Christ n'est pas trouvé cette histoire
suffisamment intéressante pour en parler
beaucoup il y a d'autres éléments de la
même époque dont les auteurs romains
sont beaucoup plus friants donc sur un
point de vue objectif historique
Jésus-Christ de son vivant n'a pas fait
beaucoup parler ensuite nous avons les
évangiles bien évidemment qui sont une
littérature pas neutre c'est une
littérature engagée les évangélistes
sont les disciples ou la deuxème
génération des disciples du Christ ils
ont traduit ce qu'il considèrent comme
étant les messages du Christ mais vous
n'étiez pas là vous n'étiez pas là au
moment de la rédaction vous pouvez
pouvez émettre des hypothèses vous
pouvez considérer que ils étaient
touchés par le Saint-Esprit et que du
coup ils ont traduit fidèlement ce qui
s'est passé mais ceci est un vux pieux
un postulat vous n'avez qu'une certitude
de cela vous croyez éventuellement mais
pas de certitude peut-être tout
simplement que ces auteurs ont traduit
quelque chose qui était correspondant à
leur pensé à eux et qui les ont
transformé des éléments volontairement
ou involontairement d'ailleurs il y a
plein plein plein de possibilités nous
sommes dans le monde des potentialités
mais vous n'avez aucune certitude au
sens scientifique historique et cetera
donc le fait que vous adhériez au fait
que Jésus portait une volonté divine est
une volonté propre une question de foi
de croyance mais absolument pas une
question de savoir objectif prenons un
autre exemple prenons sidartag
gototama le Boudha historique comme on
l'appelle et on considère dans le
bouddhisme que ce dernier a atteint le
nirvana la libération et cetera tout ce
que vous voulez mais ceci de la même
façon est un postulat personne n'était
là pour observer concrètement sur un
plan métaphysique ce qui s'est passé
dans la tête de sidarta peut-être que
ces dernier a appris les substances
alucidogènes qu'il a fait un joli rêve
lucide éveillé et qu'il était en fait
sous l'emprise comme du LSD et que de ce
fait qu'il a une vision qu'il a
considéré que ça avait une valeur et
qu'il l' retransmis dans son
enseignement comment vous pouvez
objectivement départager entre un
véritable accès au nirvada et une vision
allucinogène diverse et variée vous ne
pouvez pas vous adhérer ou non au
concept vous voyez l'idée c'est la même
chose alors prenons un trème exemple
dans l'Islam mahomé Mohammad a reçu les
enseignements de Dieu via l'ange Djibril
dans une caverne vous pouvez considérer
que c'est vrai vous pouvez le croire
vous pouvez avoir la foi en me disant
oui le Prophète était un alphabè il a
pas pu écrire les textes lui-même et
cetera tout ça mais vous n'étiez pas là
ce sont des vœux pieux des témoignages
et cetera divers et variés mais
objectivement sur un plan historique il
y a aucune preuve absolue qui permet de
le définir vous croyez ou vous ne croyez
pas on pourrait tout aussi bien dire que
Mohammad était dans sa caverne qu'il
était schizophrène qu'il entendait des
voix et que de ce fait de ces choses de
son esprit il a abouti à un texte qui
s'appelle le Coran comment vous pouvez
départager objectivement entre les deux
visions une véritable révélation divine
théiste ou une schizophrénie vous ne
pouvez pas le savoir c'est donc on est
dans le labyrinthe obscur de la croyance
il est impossible de départager et tout
ceci ce sont des postulats alors
évidemment
la vérité semble s'échapper encore une
fois on est dans des conjectures on est
dans hypothèses alors je sais que mes
propos peuvent choquer dire oui mais tu
te rends compte ce que tu dis c'est du
blasphème et cetera je suis pas là pour
blasphémer vous vexer vous attaquer ou
quoi que ce soit d'autre il s'agit
simplement de considérer et d'accepter
cette simple cette simple chose qui dit
que vous avez le droit de croire mais
cette
croyance ne repose pas forcément sur des
faits objectifs c'est tout on peut faire
autant de pirouettes intellectuelles que
l'on veut on adhère ou on adhère pas par
simple notion de foi alors on va tenter
d'aller plus loin et entrer dans la
deuxième partie qui sera donc l'étude de
ces vérités antagonistes comment
font-elles pour cohabiter entre elles
avec tout d'abord la question des
vérités dans un contexte
socioculturel je ne vous apprends rien
en vous disant que nous avons de
nombreux déterminismes sociaux culturels
religieux et cetera exemple suivant
votre lieu de naissance Viant votre
famille votre environnement culturel vos
amis votre éducation vos professeurs vos
rencontres votre travail et tout un tas
d'autres choses cela va largement
influer sur votre adhésion à une
croyance ou une autre votre foi tout
simplement alors là cela pose la
question du libre arbitre du coup
sommes-nous totalement libres de notre
choix spirituel de notre vérité ou alors
est-ce que c'est tous ces déterministes
qui vont définir en réalité notre
trajectoire et nous pousser dans une
vérité clair en main face à une autre
alors tentons de de prendre quelques
exemples pour illustrer un petit peu le
propos
[Musique]