Nkunku, Olise, Mbappé...La succession d'Antoine Griezmann en équipe de France est-elle impossible ? Le débat de L'EDS.
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On me dit ou j'ai entendu qu'à court terme, c'est non, impossible.
Impossible.
Pourquoi il n'y a pas ?
C'est écrasant en plus, le pauvre Christopher ou quelqu'un d'autre.
On lui demande de succéder à 137 sélections.
Un gars qui est resté, je ne sais pas combien de sélections de suite, appelé, pas blessé.
94.
Le suivant, c'est Patrick Vieira à 46.
Il est considérable.
Un gars qui a réussi à être un cadre jusqu'à faire le match pour être capitaine, vice-capitaine.
Donc là, remplacer Griezmann, la charge est tellement forte en termes de football et de coulisses.
C'est impossible en fait.
Mais on ne demande ça à personne.
Non, la question était de savoir si tu remplacerais pas seulement un joueur.
C'est un personnage.
Un personnage central de l'histoire des Bleus depuis plus de 10 ans.
Il est arrivé en 2014.
Moi, il me revient parce qu'Enkunku, ce n'est pas neutre.
Mais vous allez peut-être m'aider.
Parce que pendant l'Euro, Griezmann, ça n'allait pas trop.
Il n'était pas très en forme et tout ça.
Certains sur le plateau regrettaient, on va dire, le fait qu'Enkunku était intervenu juste avant l'Euro.
Mais il n'avait pas été sélectionné.
Est-ce qu'il a, lui, dans son registre, quelque chose ?
Je ne le compare pas à Griezmann.
Pour allumer l'équipe de France.
Un peu le jeu offensif de l'équipe d'Europe.
Parce que j'ai entendu ça.
Et moi, ça m'a surpris.
Parce que j'ai vu Enkunku.
Il est formé au milieu.
Il n'est pas formé attaquant depuis quelques années.
Oui, mais je le voyais au Paris Saint-Germain.
Je ne voyais pas quelqu'un qui pouvait...
Enfin, ça va, il joue au foot.
C'est un attaquant.
J'ai vu ça chez un Michael Odyssey.
Mais différemment de Griezmann.
Il n'y a plus ce profil.
Il y avait ce côté espagnol Griezmann dans son jeu.
C'est-à-dire de jouer sans toucher beaucoup le ballon.
D'être capable d'accélérer tout le monde sur une ou deux touches.
Parce qu'il a grandi dans ce foot-là.
Qui a un rapport différent à la passe et au collectif.
C'est toujours leur côté cognitif, etc.
Il n'y a plus ça.
Mais effectivement, Odyssey, on est curieux de voir.
C'est quand même un joueur qui est titulaire au Bayern.
Mais ça va prendre des années.
On ne va pas lui dire.
Vu qu'il n'y a plus Griezmann, c'est toi.
Il a le profil.
Mais en l'apportant différemment.
Avec un autre coaching et un autre jeu.
Tout ce qu'il représentait sur le terrain, en dehors.
Je vous fais des gestes parce qu'il y avait le court terme.
Et il y avait le long terme.
Je me souviens, vous m'arrêtez, j'ai une bêtise.
Quand il était appelé en équipe de France.
On avait dit, on parle de Nkoukou.
Qu'il serait appelé à terme à remplacer Griezmann.
Au niveau de l'animation offensive, le positionnement.
Ça pourrait être un joueur dans la sensibilité de Griezmann.
Pas la palette tactique de Griezmann.
Mais oui, un petit peu.
Mais quoi ?
Moi, franchement, je lui souhaite d'enluminer un peu.
On le souhaite à l'équipe de France aussi.
Comment ?
On le souhaite à l'équipe de France aussi.
Oui, mais d'accord.
Moi, je vois un attaquant.
Typique de la profondeur, de la rapidité, des choses comme ça.
Expliquez-moi.
Il a du volume.
Si on cherche des similes, il a du volume.
Techniquement, il est quand même très au-dessus de la moyenne.
Il défend.
Il peut faire le box-to-box.
Il peut faire jouer les autres.
Il n'est pas obsédé par le but.
Je ne pense pas que Griezmann était un mec obsédé par le but.
Non, il marquait, mais non.
Je ne pense pas que ça soit son logiciel premier.
Donc, il y a ça.
Le côté starter.
Je peux aider les autres à accompagner une action défensivement ou offensivement.
Je ne suis pas le mec qui reste dans la surface.
J'attends que ça se fasse.
Franchement, vous me décrivez un jeu que j'ai rarement vu.
Moi, c'est celui que j'ai commencé à voir au début au PG.
Parce que Griezmann, c'est la palette.
Il y a ce que vient de décrire Dominique.
Et puis, il y a tout le reste.
Il y a la vision du jeu.
Il y a le côté rassurant pour les autres.
Il était le dépositaire du jeu pendant 10 ans.
Evidemment que personne ne peut se prévaloir de ça aujourd'hui.
Justement, dans l'inconscient collectif, c'est normal que vous n'ayez pas d'image.
C'est un produit des danses.
C'est des montagnes russes.
Vous avez combien de sélections en tête de Nkunku ?
Pas grand-chose.
10.
Il y a deux passes d'ace.
Et puis, au début, on l'aime bien.
On voit un petit jeune débarquer.
On voit tout de suite le maillot.
Après, l'équipe de France est un petit peu lourde à porter.
Il n'y a plus une continuité, en fait.
On ne mesure pas encore l'absence que ça va être.
Parce qu'en fait, on a encore...
Il y a des gens qui disaient...
Il y a des gens, à long terme, c'était même impossible.
L'imaginaire collectif garde le rôle.
C'est normal aussi.
Pour toutes les raisons que j'expliquais tout à l'heure.
Mais vous verrez que le manque sportif, affectif,
la place sociale dans le groupe,
pour toutes ces raisons-là,
je pense que l'équipe de France va énormément souffrir
de la retraite d'Antoine Weissmann.
Et beaucoup plus que ce qu'on pense.
Mais si on y est à la Coupe du Monde 2026,
tu verras que ce joueur-là,
peut-être à moyen terme,
ça va être un manque immense.
Et je pense, pour l'instant,
mes estimés...
Mais si, je pense qu'on s'en est rendu compte.
Parce que l'onde de choc, depuis son annonce...
On s'en est rendu compte.
On n'a pas fait des gros matchs sans lui.
Que ce soit les techniciens...
On les a vus à l'Euro, les matchs sans lui.
Les supporters.
En fait, c'est...
C'est pas faux.
Ils étaient partis les uns après les autres,
pour des raisons différentes.
Pour qu'il disparaisse de la circulation, le pauvre.
Et puis Loris, et puis Varane.
Mais Griezmann, c'est son équipe, en fait.
Les 2018, l'équipe...
Ils sont nés en 2016,
et il a été l'homme de 2016.
En 2018, aussi beaucoup,
sous son poids en 2018.
C'était son équipe, en fait.
Et le fait qu'il disparaisse,
c'est la page qui se tourne.
Et champion du monde 2018, cette équipe...
Je vous ai mis des images d'Antoine,
dans un autre rôle,
où en fait, il est obligé de s'adapter.
Là, ça montre son intelligence,
ça montre sa capacité.
Sa générosité.
Exactement.
Et je vous ai mis des images,
même on peut les mettre en plein pot,
parce que de voir ma petite crône,
c'est bien,
mais de voir des buts de griseux,
c'est quand même extraordinaire.
Non, mais oui, mais...
Les deux en même temps, c'est...
Je trouve, à chaque fois qu'on revoit
des séquences de lui en Équipe de France,
alors évidemment, c'est une compilation,
c'est lu,
il en a marqué 44,
il a fait des passes d'est.
Je trouve qu'il donne du sourire au jeu.
S'il y avait quelque chose,
parfois, on a fait la bio d'Ignesta hier,
on a fait la bio, malheureusement,
de Johannes Nisken.
On est amené, finalement,
à parler des sensations
que nous offrent ces champions.
Lui, je trouve qu'il y a quelque chose
qui donne de la légèreté,
de la joie au jeu, un sourire.
Vous vous rappelez au Barça,
qu'il galère au Barça ?
Quand il venait en bleu,
ça faisait plaisir à voir.
On faisait les débats ici,
je me souviens,
et au Barça, il était transparent.
Il a toujours semblé à fond.
C'était réciproque.
L'amour entre les bleus et Griezmann,
c'était fantastique.
Alors, attendez,
parce que c'est à court terme,
il n'y a pas un gars comme Grisou.
Et puis, je crois qu'il y a des chroniqueurs
qui confirment l'héritier de Grisou.
Plus haut que...
Plus haut que Griezmann, récemment.
Il y a eu Zidane.
Zidane, au final de la Coupe du Monde 2006,
avec Raymond.
Après Zidane,
il s'est arrêté sur ce match,
sur le coup de boule.
Les gens ont dit, c'est bon,
on n'en a plus rien.
Puis, un champion du monde en 2018,
en finale de l'Euro 2016.
Le foot, c'est toujours comme ça.
Tu crois qu'il n'y aura plus rien après,
et ça se renouvelle.
Et un mec que tu ne vois pas aujourd'hui,
il a 9 octobre,
tu ne sais pas qu'il est là,
il est en train de finir sa formation,
Une victoire d'après,
il a eu combien de temps ?
J'ai un calcul.
L'équipe de France ?
Non, non, non.
Mais non, mais non, mon Jérôme.
J'avais tout prévu.
Regardez, on va avoir une petite frise.
Remettez-moi la frise,
s'il vous plaît, mes chers amis en régie.
Regardez,
l'après Platini jusqu'à Zidane.
Dernier match,
on est en 87 de Michel.
Zizou arrive,
donc premier match
contre la République tchèque à Bordeaux.
2-0.
7 ans et 3 mois de quoi ?
7 ans et 3 mois
entre le dernier match de Platini
et le premier match de Zizou,
qui n'était pas un avènement Zizou,
parce qu'il y a une promesse,
mais voilà.
2006,
on se souvient de son dernier match
avec son malheureux coup de boule
sur Materazzi.
On est le 9 juillet 2006,
le premier match de Grizou
avec les Bleus,
c'est le 5 mars 2014
et contre les Pays-Bas,
il y aura 7 ans et 8 mois.
Donc,
de 7 à 8 ans.
Statistiquement,
2031.
On se revoit en 2031-2032
pour nous parler du successeur de Grizou.
On aura le nom.
Finale 2006,
finale 2016,
10 ans.
Le plus vite dure 7 ans.
Actuellement,
le successeur d'après,
parce que Griezmann a commencé
sa carrière en Bleu,
il avait 23 ans.
Actuellement,
son successeur,
c'est un joueur de football
entre 15 et 16 ans,
à peu près.
15-16 ans.
Oui,
mais vous me dites que
c'est long.
Oui,
c'est long.
C'est pas jamais.
C'est pas impossible.
mais non.
Ils sont encore là avec vous.
Ah oui,
ben d'accord.
Pendant les 7-8 ans,
nous,
journalistes,
on a inventé 12 000
nouveaux Zidane,
12 000 nouveaux Griezmann.
Oui.
Vous voyez,
on va en trouver des nouveaux Griezmann
dans les 3 semaines.
On vous entend.
Salut,
Marvin Martin.
Voilà.
Pardon,
il y en a eu combien
de nouveaux Zidane ?
Ah,
Kamel Merriam,
Kamel Merriam.
Voilà.
Moran Megni.
Il y en a eu...
Je n'en ai entendu pas rien.
Tous les ans,
on vous trouvera un nouveau Griezmann
qui ne sera pas le vrai nouveau Griezmann
et dans 7 ans,
il y aura le vrai nouveau Griezmann.
Déjà,
on a Olysee,
alors là c'est le nouveau Griezmann.
C'est ce que j'ai à dire,
c'est que je vous écoute.
Ouais,
le pauvre.
Voilà.
On a eu plein de nouveaux
Michel Platini aussi.
Il y a eu qui ?
Daniel Brabo ?
Philippe Vercuiz ?
Jean-Marc Ferreiri.
Jean-Marc Ferreri, c'était déjà 3 très très bons joueurs.
C'était une belle carrière quand même.
Oui, oui.
Parce qu'au niveau auquel on s'attendait.
Après, il y a des alchimies qui prennent, qui ne prennent pas.
Je veux dire, quand tu as Canto et Papin en même équipe, normalement ça doit fonctionner.
En termes de talent, quand on a Papin, ça doit...
Après, c'est pas forcément aussi...