La nouvelle a secoué le football français la semaine dernière : le Paris FC va passer entre les mains de la famille Arnault accompagnée de Red Bull. Invité de l'After Foot, le président Pierre Ferracci a évoqué cette révolution dans le deuxième club parisien qui compte bien rivaliser avec le PSG dans quelques années.
L'événement, messieurs, dans l'after ce soir, c'est la présence parmi nous de Pierre Ferracci,
toujours propriétaire, président du Paris FC.
Bonsoir.
Merci d'être avec nous ce soir.
On est ravis de vous avoir parce que vous incarnez le renouveau du football français.
On a raconté dans les grandes largeurs la semaine dernière l'arrivée de la famille Arnaud au Paris FC,
qui va devenir à terme donc propriétaire du club.
On va pouvoir, parce que c'est maintenant officiel, rentrer dans les détails de la stratégie ce soir.
Vous allez nous raconter ce qui va se passer parce que c'est une excellente nouvelle pour le foot français.
Et en ce moment, on n'en a pas beaucoup des bonnes nouvelles dans le foot français.
Donc, on veut pouvoir partager tout ça avec vous.
Ensuite, on parlera de l'actu du jour.
Florent veut donner son avis sur la prolongation de Louis Sénriquet,
mais le débat Paris FC peut démarrer tout de suite.
Nico.
On y va. On est heureux de vous accueillir, bien sûr, Pierre Ferracci.
On a beaucoup parlé de vous depuis une semaine.
On avait annoncé que vous négociez la vente de votre club, le Paris FC,
avec la famille Arnaud et pas le groupe LVMH.
C'est important de le préciser.
Donc là, aujourd'hui, les négociations sont ouvertes.
Elles sont exclusives.
On part sur un cycle de trois ans, en réalité.
Vous restez encore président du club.
Vous gagnez 30% des parts.
La famille Arnaud prend environ 55%.
Red Bull, qui vient aussi associé à la famille Arnaud, sera à hauteur de 15%.
Comment on vit ça aujourd'hui ?
Ça fait 12 ans que vous êtes président du Paris FC, c'est ça ?
Oui, c'est ça.
C'est un jour de fête ?
C'est pas tous les jours qu'on négocie avec LVMH et la famille Arnaud.
C'est un jour parfait pour le club.
Moi, je ne pouvais pas imaginer meilleure transition pour la suite des événements.
Je crois qu'avoir un des plus gros patrimoines économiques français
à la tête de l'actionnariat du club, c'est inespéré pour le Paris FC.
Associé à Red Bull, dont la compétence est connue dans le domaine du sport en général,
mais du foot en particulier.
Donc, je crois que la trajectoire sera bonne.
Maintenant, Antoine Arnaud le dira le moment venu,
et je le dis et je le répète depuis un moment,
ils vont prendre leur temps,
ils ont de grosses ambitions,
mais ils ne vont pas brûler les étapes
et ils ne vont pas jeter de l'argent par les fenêtres.
Aujourd'hui, on est en Ligue 2.
L'objectif est de monter en Ligue 1.
Les filles sont déjà à l'échelon du dessus.
Nous, la conquête de la Ligue 1, c'est essentiel.
Ça fait, dans les six dernières saisons, quatre fois qu'on fait les barrages.
On a plutôt envie d'attraper une des deux premières places
pour éviter les barrages dans les deux années qui viennent.
Comment ça coûte le Paris FC pour la famille Arnaud ?
Ça, je ne le dirai pas.
Pourquoi ?
Non, parce qu'il y a des chiffres qui circulent.
On est toujours en négociation avec certains actionnaires
qui sont dans le club aujourd'hui.
J'en profite d'ailleurs pour remercier
tous ceux qui m'accompagnent depuis quelques années,
français et étrangers.
Ils ont contribué au développement du club.
Donc, il y a des choses qui se discutent.
C'est une des meilleures valorisations
et sans doute la meilleure pour un club de Ligue 2
qui puisse exister.
Je ne dirai rien là-dessus.
Non, non, pas du tout.
Vous êtes assez loin, mais ce n'est pas grave.
On finira par le savoir.
Mais je ne suis pas sûr que vous finirez par le savoir
parce qu'il y a des éléments dans l'évaluation
qui sont un peu complexes.
On peut bien parier avec vous là-dessus.
On peut parier, Daniel.
Parfois, il vous arrive de perdre les paris.
Je n'ai pas de souvenirs.
Avec moi, vous pouvez perdre.
Il n'y a pas de sujet.
Mais ce n'est pas l'élément essentiel de la valeur du club aujourd'hui.
Moi, ce qui m'intéresse, c'est la valeur du club de demain.
Pas simplement sur le plan économique,
mais sur le plan sportif.
On a des investisseurs qui vont prendre le temps,
mais qui ont de grandes ambitions.
La première, c'est de grimper en Ligue 1.
Je pense qu'on s'en rapproche depuis des années,
mais pour l'instant, on n'y est pas.
On a un effectif, cette année, qui est plutôt salué.
Un staff qui est compétent,
avec un Stéphane Gilly qui monte en puissance
déjà depuis qu'il est là.
Et qu'on a connu comme adjoint de Mesha Basdarevitch
il y a quelques années.
Donc, on a les moyens de monter en Ligue 1.
Mais il y a Metz, il y a Lorient.
Et puis, il y a d'autres équipes de Ligue 2
qui rêvent aussi de la même chose.
Vous avez fait un bout d'aventure avec Bahreïn.
Ça fait un petit moment que vous vouliez vendre le club,
quoi qu'il en soit.
Est-ce que c'était important, à vos yeux,
de trouver un nouveau partenaire
qui va devenir propriétaire français ?
C'était un critère essentiel que j'ai posé à la banque,
que j'ai mobilisé dans cette affaire.
J'avais dit en priorité national, éventuellement européen.
Avec tout le respect que j'ai,
j'ai dans le capital des Américains, des Indiens,
des Arméniens qui sont sortis.
Et le Bahreïn qui va rester sponsor d'ailleurs,
tout en sortant du capital.
Donc oui, c'était un critère.
Parce que ça fait des années que je plaide
au sein de la Ligue professionnelle de football
pour qu'on fasse un peu comme les Allemands.
Moi, je suis plutôt tourné culturellement vers l'Italie
que vers l'Allemagne.
Mais sur le modèle économique du foot,
c'est eux qui ont raison depuis longtemps.
Pourquoi ils ont raison ?
Toutes les grandes entreprises industrielles ou financières,
tous les gros patrimoines sont dans le football.
Sponsor ou actionnaire, souvent les deux.
Souvent les deux en même temps.
Et ça donne une puissance de feu qui est considérable
et qui fait qu'on est moins dépendant
des droits audiovisuels.
Ça tombe bien parce qu'en ce moment,
ils sont plutôt en berne.
Et même des transferts de joueurs,
parce qu'on oublie que depuis des années,
les deux pays acheteurs,
que sont l'Allemagne et l'Angleterre,
achètent moins et achètent moins cher.
Donc les deux ressources,
il faut les compléter par d'autres choses.
Vous en voyez d'autres,
des grands potentiels investisseurs français
qui, selon vous, devraient rentrer ?
Vous trouverez que c'est une bonne idée
s'ils entraient dans le foot ?
Moi, je suis ravi, par exemple,
que CGA-CGM soit sponsor de l'OM.
CMA-CGM ?
CMA-CGM, pardon.
C'est important pour nous.
C'est vrai, j'avais oublié ça.
Bon, après, est-ce que Rodolphe Saadet
franchira le pas et deviendra actionnaire ?
Vous aimeriez, si vous le croisez.
Vous aurez envie de lui dire
qu'il faut y aller, franchis le pas.
Bien sûr, et je le dirai à d'autres,
je serais ravi que d'autres groupes
industriels ou financiers
ou d'autres patrimoines,
parce que là, je précise effectivement
que c'est la famille Arnaud et ce n'est pas LVMH,
rentrent dans le football.
Ça lui fera le plus grand bien.
Pourquoi ils ne veulent pas y aller ?
Daniel, il y a quasiment tout le monde
aujourd'hui finalement,
à l'exception de Vincent Bolloré.
Justement, la question, Pierre Ferrati,
c'était ça, c'était pourquoi
et comment les Arnaud ont-ils été convaincus,
se sont-ils laissés convaincre
dans un contexte pas simple
pour le foot français,
dans un contexte, même pour eux,
qui peut devenir toujours,
on le sait, inflammable.
Des supporters, des ultras,
on est à Paris.
C'est vrai que si Rodolphe Saadet,
par exemple, est sponsor
et peut-être pas propriétaire
de l'OM aujourd'hui,
c'est parce qu'il sait
qu'à l'OM, c'est compliqué
quand on s'investit dans un club.
Donc, les Arnaud n'ont pas peur,
c'est leur famille.
Ils engagent, on l'a bien dit,
pas seulement les marques,
parce que même si c'est pas LVMH,
on va sans doute avoir les marques.
Tout le monde aura le lien tout le temps.
Moi, je vais vous dire,
je vais prendre le problème
dans l'autre sens.
Le foot, c'est à l'image de la société.
C'est même un miroir
un peu exacerbé,
un peu déformé de la société
avec le meilleur et le pire.
Le meilleur, c'est le dépassement,
l'émulation,
les gamins qui ont les yeux
qui brillent quand ils voient
de grands joueurs.
Le pire, c'est la violence,
le racisme, l'homophobie,
tout ce qu'on connaît.
Moi, je pense que plus il y aura
de forces économiques présentes
dans le football,
plus on basculera
vers les vertus du football
et plus on éliminera,
ce qui fait aussi
que l'image n'est pas du tout
restée dedans.
Mais les tribunes dans lesquelles
il y a de la violence,
vous pensez que parce que
les Arnaud sont propriétaires
de Paris FC,
vous éviteriez forcément
de la violence à Paris ?
Quand on a des moyens,
non, c'est pas la baguette magie,
mais quand on a des moyens,
on régule mieux tout ça.
Moi, ça fait des années
que je gère les ultras du Paris FC,
dont certains viennent du PSG,
n'étaient pas toujours des saints
quand ils sont arrivés au club.
Bon, ça se gère,
on se donne les moyens,
il y a des enjeux de sécurité,
il y a des enjeux de dialogue aussi,
je crois assez à ça,
puis on les calme.
Écoutez, d'ailleurs,
les ultras en ce moment,
ils ont quelques petits problèmes
avec Red Bull,
qu'on corrige d'ailleurs,
parce que Red Bull ne vient pas
pour faire chez nous
de la multipropriété,
ils viennent pour conseiller,
accompagner le projet
de la famille Arnaud.
Vous savez, Père Ferratchik,
ça, ce sont vos ultras
qui sont relativement calmes,
mais on prête l'intention
à certains ex-ultras du PSG
qui n'ont plus droit de citer
au Parc des Princes,
peut-être de venir vers votre club.
comme les autres.
Vous savez, c'est une question
de fermeté, d'autorité
et puis de stratégie.
Nous, on accueille tout le monde,
mais à condition
qu'ils respectent les règles
et s'ils ne respectent pas les règles,
on l'a déjà fait.
D'ailleurs, on le fait discrètement
en général,
mais après le match
contre le Red Star,
il y a eu une ou deux sanctions,
on communique pas là-dessus.
C'est le tour de Kévin.
Flo parlait du PSG,
vous venez à l'instant
de parler du Red Star.
Donc forcément,
vous êtes le deuxième club à Paris.
En tout cas,
vous allez le devenir
en puissance financière.
Ça fait que nous,
pour la plupart qui vivons
en région parisienne,
on appelle de nos voeux
depuis maintenant
pas mal d'années
que, peut-être pas ce qui se passe
à l'image de Londres,
mais au moins ce qui se passe
à Madrid ou à Milan,
par exemple,
il y ait au moins un deuxième
voire un troisième grand club.
Comment vous voyez
cette rivalité
qui pourrait être naissante
parce qu'aujourd'hui,
il n'y a pas vraiment de rivalité
parce que le PSG est dans une autre sphère,
mais avec le Paris Saint-Germain
qui est encore aux antipodes
de ce que peut représenter
le Red Star
et vous qui êtes un peu
entre les deux ?
Nous, on est entre les deux.
Enfin, on a une exception,
c'est que le capital
sera national et français
et ce n'est pas le cas du Red Star
qui a choisi un fonds.
J'espère qu'ils vont dépasser
rapidement ce qui les attend
parce que le fonds a déposé
le bilan, je crois.
Le PSG est tenu par le Qatar,
c'est encore autre chose.
Moi, ce que je vois,
c'est un vrai derby à terme
quand on sera en Ligue 1
et encore une fois, on n'y est pas.
Mais ce que je vois,
c'est que toutes les grandes villes
européennes ont deux clubs
au moins et parfois trois,
pas seulement les capitales.
Chez nous, il n'y a ni Paris,
ni Lyon, ni Marseille.
Alors, il y a le côté positif
du football des territoires,
de Bastia, de Guingamp, de Lorient
et c'est parfaitement respectable,
mais la puissance économique,
elle est, heureusement ou malheureusement,
dans les grandes villes.
Donc moi, je vois dans cette démarche
du Paris FC
et dans l'ouverture du capital,
quelque chose qui donne un signe
au football français.
Il faut que d'autres nous accompagnent.
À partir de là, à Paris,
on dit toujours,
c'est le meilleur bassin du monde
avec celui de São Paulo au Brésil.
Arsène Wagner m'avait dit ça
il y a quelques années.
Il faut exploiter à fond,
au bon sens du terme,
de l'exploitation, les richesses
et le potentiel du football parisien.
Et moi, je rêve,
comme la famille Arnaud,
d'avoir un jour une équipe
dont la colonne vertébrale,
pas toute,
mais la colonne vertébrale,
soit francilienne.
Et il y a de quoi faire.
Et c'est pour ça que Red Bull,
par exemple,
qui apporte ses compétences
en matière d'encadrement,
de formation,
qui fait pousser les jeunes pousses.
Ibrahima Konaté,
il est passé par chez nous.
Moukhele, il est passé par chez nous.
Ils ont fait leur classe à Libye.
Il est allé hier aussi.
Il est passé par les Psy,
c'est un bon joueur.
Sauf si vous êtes un organisateur de soirée.
Vous êtes trop exigeant pour le PSG.
Il est quand même passé par le PSG.
Red Bull, c'est l'idée de la famille Arnaud ?
Ils sont arrivés ensemble.
Et ensemble,
parce que la famille Arnaud,
c'est ça aussi qui est bien
dans leur démarche,
c'est qu'ils découvrent,
ils sont dans le sport,
ils étaient aux Jeux Olympiques,
ils sont dans la Formule 1,
ils découvrent le football
et ils mettent à côté d'eux
des compétences très fortes.
Et vous pensez que les Arnaud
feront mieux que Jean-Luc Lagardère ?
De très loin, oui.
Je pense.
Qu'est-ce qui avait manqué à l'époque
à Jean-Luc Lagardère ?
J'ai la faiblesse de penser
que le président du Paris FC
est sans doute meilleur
que le directeur général de l'époque
qui avait géré,
je ne citerai pas son nom,
l'encadrement de l'époque.
Et puis j'ai la faiblesse de penser
que Red Bull,
c'est aussi une compétence reconnue
aujourd'hui,
à Lepzig et ailleurs.
Je veux dire,
ils ont une data,
puisqu'on parle souvent de data
considérable.
Ils ne gagnent rien.
Ils sont dans le haut du tableau
de la bande des Ligas.
La famille Arnaud
ne rêve pas immédiatement
de concurrencer le PSG,
de gagner la Ligue des Champions.
Ils vont y aller par étapes,
ils vont renforcer
les centres de formation,
ils vont renforcer
les infrastructures.
Quand j'ai pris le club,
il y avait un entraîneur
qui avait dit
qu'on était un club SDF,
sans domicile fixe.
On tournait,
quand on était à Choisy,
le vestiaire était éclaté en trois.
C'est pour ça qu'on est redescendu
tout de suite de Ligue 2.
D'ailleurs, heureusement
qu'on est remonté immédiatement.
Donc, il faut renforcer
les infrastructures,
régler la question du stade.
C'est un vrai problème
aujourd'hui.
Juste,
permis-moi Daniel,
petit point d'étape,
il est 20h14,
je rappelle qu'on est sur RMC
et sur RMC Story ce soir.
Et je rappelle qu'à l'occasion
des 20 ans des GG,
on vous offre des cadeaux,
notamment 5000 euros par jour
depuis maintenant
plus d'une semaine.
Vous connaissez maintenant le jeu
dès que vous entendez
ce titre de 2004,
l'année de création des GG.
Voilà, Nadia.
Merci Florent.
Moi, c'est vrai que je veux rejouer.
Quand vous l'entendrez
tout à l'heure,
vous pourrez vous inscrire
en envoyant GG par SMS
au 73216.
GG par SMS
au 73216.
Donc, dès que vous entendrez Nadia
pour gagner 5000 euros,
ce sera tout à l'heure.
Pierre Fiarracci,
président du Paris FC avec nous.
Daniel, c'est à toi.
Monsieur Fiarracci,
on ne va pas non plus
après tout ce qui est en train
de se passer,
la famille Arnaud qui arrive.
C'est un club formateur
qu'on va voir quand même.
Ce n'est pas un club
avec une ossature,
une colonne vertébrale,
avec des gamins du coin,
machin.
Enfin, combien de temps
vous n'allez pas empêcher
les gens de rêver ?
Ou vous allez immédiatement dire
on ne doit pas rêver,
on doit...
La famille Arnaud,
Antoine Arnaud,
ne va pas devenir à terme
président de ce club
pour être un petit club
si ce n'est pas la JOCR,
sinon...
Non, mais l'ambition est très...
Je veux bien le discours raisonnable,
je le comprends,
mais combien de temps
le discours raisonnable ?
On peut être ambitieux
et raisonnable.
Antoine Arnaud,
on peut être ambitieux
et raisonnable,
on peut avoir des objectifs
très élevés.
Je pense que l'objectif à terme
c'est d'être européen.
Alors ça peut commencer
par la Ligue Europa
et puis ça peut se terminer
par la Ligue des champions
et puis sans doute un jour
auront-ils envie de la gagner,
mais ils veulent franchir
des étapes tranquillement.
Voilà, ce n'est pas
brûler les étapes,
c'est ça ce qu'il faut retenir
du discours.
Il ne faut pas brûler les étapes.
Ce n'est pas ne pas vouloir
grandir et être fort,
c'est ne pas brûler les étapes
comme par exemple peut-être
d'autres clubs l'ont fait.
Flo faisait allusion
au Matra Racing.
Eux, par exemple,
c'était immédiatement
la valise à Oseille,
on achète une tonne de stars
et on va être champion
dès l'année prochaine.
Ça ne marche pas
et on a des exemples
très proches de nous
qui montrent que ça ne marche pas
pour gagner la Ligue des champions
et même parfois
pour être régulièrement
en Ligue des champions.
Bon, regardez,
l'OM a mis beaucoup,
beaucoup d'argent
et cette année,
ils ne sont pas européens,
ni la première,
ni la deuxième,
ni la troisième coupe.
Donc, il ne faut pas brûler
les étapes,
il faut exploiter à fond
le potentiel de formation
de la région france-liguienne
et puis après,
il faut s'ouvrir.
Moi, j'ai ouvert le capital
très vite,
y compris à des capitaux étrangers.
Aujourd'hui, je l'ouvre
parce que la Ligue 1,
vous la connaissez.
Le haut du tableau
joue l'Europe,
la deuxième partie du tableau
joue à ne pas descendre.
Bon, avec tout le respect
que j'ai pour tous ces clubs
parce que ne pas descendre,
c'est un combat permanent
mais si la famille Arnaud
Et après,
en y étant régulièrement
pour viser plus haut,
pour reprendre un slogan
d'un club à côté.
Parlons du stade.
Sur l'ambition,
vous aviez déjà,
vous saviez que vous alliez
avoir ces investisseurs-là
quand vous avez acheté
Jean-Philippe Crasseau,
quand vous avez renforcé l'équipe.
Alors, moi, j'avais fait
un budget ambitieux
pour les deux années qui viennent
puisque j'ai dit,
dans les deux années,
il faut qu'on soit en Ligue 1.
Et je dis souvent aux joueurs,
dans les deux années,
il y a la première.
Je ne les n'empêche pas
de rêver tout de suite aussi
et je rêverais avec eux
et je serais très content
si au mois de mai,
on y est,
mais pour l'instant,
on n'y est pas.
Quand j'ai eu la conviction
que la négociation
se terminerait bien,
j'en ai rajouté
une petite louche,
mais j'aurais assumé le risque
si les Arnaud et Red Bull
n'étaient pas venus
parce qu'une négociation,
ça peut toujours mal se terminer.
Moi, j'ai été confiant
dès le début
parce que je pense
que leur projet
m'a convaincu immédiatement
à la fois sur la puissance de feu
et la puissance économique
qu'ils mettront
au service du club
et puis sur cette façon
de ne pas brûler les étapes.
Alors le stade,
vous jouez aujourd'hui
au Stade Charletti
avec une initiative
d'ailleurs unique
dans le foot français
puisque l'entrée est gratuite
au Stade Charletti.
Bon,
malgré ça,
c'est pas plein,
le Stade Charletti.
Oui, mais on a gagné
40% de supporters
et on est maintenant...
Tu sais,
moi j'aime bien
c'est pas plein,
c'est pas plein
quand il y a le PSG
en France,
c'est compliqué.
Il y a quelques années,
quand il y avait Créteil,
le Red Star
et nous en Ligue 2,
on était devant les deux autres.
C'est quoi l'affluence moyenne
aujourd'hui à Charletti ?
L'affluence moyenne ?
Non, c'est un peu plus
de 4 000.
On est entre 5 et 6 000
et puis on va monter
en puissance
parce que les résultats sont là.
Alors, l'année prochaine,
c'est le Stade Jean-Bouin,
c'est déjà une certitude ça ?
Non, non, non,
pas du tout,
on a une négociation
compliquée avec le Stade français
parce qu'il est installé...
Qui occupe Jean-Bouin aujourd'hui ?
Voilà, qui occupe Jean-Bouin
et qui le sous-loue
à Versailles
qui est une équipe de national.
Mais nous,
si on veut s'y installer,
on a des exigences
un peu plus importantes
peut-être qu'un club de national
et il faut trouver l'équilibre
avec le Stade français,
c'est un club qu'on respecte beaucoup,
donc la négociation
commence à peine,
on va essayer de la mener
à bien le plus rapidement possible.
C'est un sujet
un peu parisien,
mais dans le même quartier
il y a le Parc des Princes,
de l'autre côté de la rue...
C'est pas dans le même quartier,
c'est dans la rue.
C'est possible de faire vivre
trois clubs comme ça
de haut niveau ?
Sachant qu'à la base,
le Paris FC...
J'aurais préféré que
Jean-Bouin soit construit
à Charletti.
Je rappelle que le Paris FC
a joué à Jean-Bouin
et à jouer au Parc des Princes
il y a de très longues années.
Donc c'est peut-être parfois...
Mais ils ont joué aussi
au Stade des Gérines.
Oui, au Stade des Gérines.
Ils ont même joué à Troyes
pendant des mois et des mois.
C'est un vrai sujet, Pierre Paraty,
parce que le Stade français
a la concession,
le Stade Jean-Bouin,
il paye 3 millions d'euros par an
pour ses matchs.
C'est lui qui va décider
en réalité.
Bien sûr.
C'est d'abord
s'ils vous accueillent ou pas.
Ils vont s'accorder,
ils vont payer.
Vous allez devoir payer.
Bien sûr.
On va payer le juste prix.
Ce n'est pas parce qu'on a
des actionnaires puissants
qu'on va payer tout
et n'importe quoi.
Les Stades français,
ils veulent que vous payiez.
Ils veulent que ce soit rentable.
Bien sûr.
On va partager les coûts,
mais dans des conditions
équilibrées.
Déjà la pelouse.
La pelouse, il faut la changer
puisque c'est un synthétique.
Ça fera aussi du bien
aux rugbymans
parce qu'ils aiment moins
jouer sur un synthétique
que sur une pelouse de brie.
Il va falloir embaucher
un jardinier costaud.
Peut-être, tout à fait.
Mais vous savez, la pelouse de
Charletti aujourd'hui, elle est bonne
parce qu'on s'y est mis
avec la mairie de Paris
et aujourd'hui, elle est parfaite.
Il faut que ça dure
jusqu'à la fin de la saison.
Je suis aussi des fans
anglais.
Cette année, ce n'était pas le cas
et avec le jeu pratiqué
par Stéphane Gilly
et par Sandrine Sauvéran
chez les filles,
c'est bien d'avoir une belle pelouse.
Le vrai problème, selon moi,
ce n'est pas tant le Stade,
vous allez trouver une solution,
vous allez construire le club.
C'est la création du public.
Ça, c'est important.
Séduire.
Je ne pense pas que le projet
puisse tenir sur
on va séduire les déçus du PSG.
Bien sûr, tout à fait.
Est-ce que vous avez,
j'imagine forcément réfléchir
à la question,
mais est-ce que vous avez trouvé
dans l'environnement sportif
un modèle ?
Oui.
Une inspiration
où vous avez vu
que c'est possible ?
Parce que même Leipzig,
on en parle
puisque on est debout
les actionnaires minoritaires,
Leipzig s'est construit
dans une ville
où il y avait.
D'abord,
il n'y avait pas de concurrence
dans cette ville-là
puisque Leipzig est une ville
où il y avait eu un club
à l'époque de l'Allemagne de l'Est.
Après, il n'y a eu plus rien.
Donc, on a repris
les gens qui étaient là.
On a dit revenez,
maintenant, il y a un club.
Où est-ce qu'il y a
un exemple ?
Moi, j'en ai en tête,
mais je pose la question
comme ça.
Il y a pas mal d'exemples
de création de public.
Maman Culture Corse
me tournait souvent
vers l'Italie.
Bon, je ne parle pas
de mon club favori
qui est l'Inter de Milan.
J'ai trouvé depuis longtemps
que le modèle
de la Talenta de Bergam
était tout à fait intéressant.
Sportif,
mais pas de création de public.
Ils avaient du monde
dans la ville.
Oui, mais ils avaient
du monde dans la ville.
Mais il faut déjà avoir
une bonne équipe
et être attractif dans le jeu
avant d'attirer du monde.
Moi, je vais vous dire
une chose.
Si on monte en Ligue 1
avec la famille Arnaud
et avec Red Bull,
Jambon sera plein.
Sans aucun problème.
Pour jouer l'OM,
pour jouer le PSG,
mais pour jouer tous les clubs
de Ligue 1.
Ça, j'ai pas de soucis.
Après, il y a un autre problème
qui est l'identité du club.
Je disais, il faut que
la colonne vertébrale francilienne
soit forte.
Mais en l'étant ouverte,
Paris est une ville ouverte
à l'international.
Moi, je serais ravi
qu'il y ait des étrangers,
des provinciaux
qui viennent compléter
la colonne vertébrale francilienne.
Après, l'identité,
ça ne sera ni celle du Red Star,
ni celle du Paris Saint-Germain.
On a une culture de formation.
On a une culture,
même si on n'a pas assez
de public aujourd'hui,
populaire.
C'est pas étonnant
que ce soit nous
qui ayons fait
l'opération de gratuité.
Je dis pas qu'on va la continuer
éternellement.
Si on arrive à Jambon,
les conditions d'accueil
et supporters sont très différentes
de Charletti.
On va bouger.
Mais on aura des tarifs
attractifs.
Et à côté,
on fera payer
les VIP et les entreprises
à la hauteur
Non, pas l'anti-PSG,
mais même quand on a
la puissance
de la famille Arnaud,
on peut pas avoir
la stratégie
d'un pays
qui fait du soft power,
qui est prêt à perdre
beaucoup d'argent
pour faire du soft power.
C'est son problème.
La famille Arnaud
aura aussi un objectif
de compétitivité économique.
Le problème du foot
aujourd'hui,
c'est qu'il faut investir
beaucoup
pour un jour
équilibrer les comptes
et gagner de l'argent.
Moi, je prouve d'ailleurs
parce que tous les actionnaires
qui m'ont suivi
n'ont pas perdu d'argent,
on en a un peu gagné,
qu'il peut y avoir
des stratégies gagnantes.
Mais même au plus haut niveau,
c'est très bien
ce qui se passe aujourd'hui.
Prenons les droits audiovisuels.
Si vous restez français
et seulement en Ligue 2
ou dans la deuxième partie
du tableau de Ligue 1,
vous perdez de l'argent
en tout cas sur ce terrain-là.
Si vous allez au niveau européen
où les droits audiovisuels
se maintiennent
et où en plus
on les concentre
sur moins de clubs,
vous avez toutes les chances
d'avoir un modèle économique
plus performant.
Si vous développez
du merchandising
à une hauteur
que personne n'a connue
sauf le PSG peut-être aujourd'hui,
vous allez mettre des ressources
qui ne sont pas simplement
liées aux transferts
ou aux droits audiovisuels.
Il y a tout ça qui va se construire.
Il y a une chose
qu'on ne peut attendre
de la famille Arnaud
parce qu'elle le fait
dans le groupe
dont elle a le contrôle,
c'est développer une marque.
Je suis sûr que demain
la marque Paris FC
en plus,
elle tombe au nom.
Il y a un exemple
et c'est celui
que vous rejoignez
quelque part,
c'est Max Oisigny
au Stade français.
Oui, bien sûr.
Max Oisigny a construit
au Stade français
en faisant beaucoup
de gratuité au départ.
C'est quelque chose
qui peut vous inspirer
pour ramener des gens
et la construction
de la marque autour.
Alors certes,
ça a démarré à l'époque,
on disait,
Vincent Moscato en rigolait
en disant,
limite,
on mettait des couches au volant
et des majorettes.
Oui, mais ça a attiré
un public
et il a gardé le public.
Ça a construit un club
qui en plus,
s'est même créé une identité.
Oui, et bien moi,
je vais vous dire,
la gratuité,
c'est peut-être pas durable
éternellement,
mais ça a donné
un souffle et une image.
Il y a le New York Times
qui en a parlé,
le Guardian qui en a parlé,
en Allemagne,
on en a parlé.
Ça donne une dynamique
où on sait que chez nous,
le football sera ouvert à tous.
Pas forcément gratuit
quand on sera en Ligue 1
ou même quand on sera à Jambouin,
mais on trouvera,
je trouve que dans le football,
il y a beaucoup d'argent
mais très inégalement réparti.
Moi, j'ai aucun problème
pour les entreprises
qui vont devenir partenaires
et qui sont déjà du Paris FC.
Vous allez payer cher
parce que vous avez les moyens
de le faire,
puis vous avez une responsabilité
sociale et sociétale
et vous allez permettre
à des gens de venir au stade
de façon plus confortable.
Le football aujourd'hui,
il est devenu très cher
devant la télé,
quand on a Dazone,
Bine, Canal, etc.,
et puis dans les stades aussi.
Il y a des gens
qui n'en peuvent plus
qui sont à quelques euros près
et qui sont de vrais amateurs
de football.
L'attractivité,
c'est une chose.
Vous parlez beaucoup
de gratuité.
J'en parle en disant
qu'on va la dépasser,
bien évidemment.
Quand on est toujours
dans la gratuité,
quelque part,
à terme,
on dévalorise un peu le produit.
Non, pas du tout.
Pas quand tu es le Paris FC,
pas du Paris Saint-Germain.
Ce qui m'intéresse,
c'est l'identité surtout.
Parce que l'identité aussi,
et vous l'avez dit
quand vous avez souhaité
céder le club,
vous avez parlé aussi
de l'aspect sociétal,
de ce que représente
le Paris FC.
Parce que je pense que si
les gens ne s'attachent pas
le merchandising,
la marque,
la gratuité,
OK,
il y aura plein de choses.
Il y a à la fois l'identité
et à la fois peut-être
mettre de l'entertainment,
mettre autre chose
autour de ce club-là
pour que les gens se disent
on a envie,
mais on y est attaché.
Mais vous avez raison.
Mais si la famille
va chercher aussi Red Bull,
parce qu'on voit ce qu'ils font
en Formule 1,
on voit ce qu'ils font
dans les sports extrêmes,
ils font du sport de haut niveau
et autour du sport,
ils font de l'événementiel
de haut niveau.
Et ça, ça sera aussi
demain au Paris FC.
La gratuité,
c'est un problème d'image.
On ne va pas durer éternellement
sur ce terrain-là,
après les actionnaires
décideront aussi,
mais en tout cas,
on aura un football accessible
avec une identité forte.
Et dans la région
francilienne,
on travaille avec
des petits clubs
aujourd'hui,
sans le dire,
pour se forger aussi
cette image-là.
Moi, j'ai rien
contre le PSG,
mais on n'aura pas
la même stratégie
pour des raisons évidentes.
En fait,
tu es obligé
de te construire
une identité
par rapport à quelque chose.
Ce n'est pas forcément
contre le PSG,
mais le PSG
regroupe forcément
une masse d'argent
qui arrive de l'étranger
où ils ont dépensé
un peu sans compter.
Si toi, tu es le Paris FC,
tu vas peut-être
te construire comme club
de façon différente
en s'appuyant
sur les ressources locales.
Vous avez parlé de Red Bull,
peut-être sur la technologie,
sur la data,
sur un recrutement
ciblé,
mais aussi,
on va dire,
un peu plus intelligent,
sur des rapports
qualité-prix intéressants.
Tout à l'heure, Daniel,
tu parlais d'un club
qui va devenir
juste un club
où il y a des petits jeunes
du centre formation.
Non, pas forcément,
mais tu peux aussi
aller chercher
un peu comme a fait Toulouse
à son époque.
C'est ce qu'il faut faire
tous les clubs.
C'est ce qu'on fait
dans le football moderne.
Même le modèle de la Talenta
qui est un bon modèle,
ça sera un concurrent.
Mais bien sûr.
Mais t'es à Paris quand même.
Moi, je crois beaucoup
avec Red Bull, par exemple,
aux échanges entre clubs,
entre coachs.
Je suis ravi
que Klopp arrive d'ailleurs
parce qu'il peut apporter
en plus son aura, son image,
sa démarche.
Mais je crois beaucoup
à des échanges.
Ça a déjà commencé d'ailleurs
entre le stade de chez nous,
le stade de Leipzig,
celui de Salzbourg.
Je crois aussi,
je crois à la mutualisation.
Quand on voit la multipropriété,
on voit les méfaits
de la multipropriété,
il y en a.
Il y a aussi des aspects positifs.
On échange
comme les entreprises
échangent entre elles
pour faire face
à des défis stratégiques.
Moi, je vais vous dire,
Red Bull, ce qui me séduit,
c'est leur data,
leur capacité
à bien encadrer,
à bien développer,
à bien former,
à bien recruter.
Et leur style.
Oui, leur style en plus.
Moi, je suis toujours
pour un mélange
de possession
et de transition rapide.
Vous avez dit,
il y a deux secondes,
on n'est pas là
pour être anti-PEG
ou être contre le PEG.
Néanmoins,
je ne sais pas
quelle sera la nature
de vos rapports
avec Nasser Al Khalafi,
mais vous n'êtes pas d'accord
avec lui,
notamment sur le constat
que la Ligue est bien gérée
ou pas bien gérée.
Ça, c'est une évidence.
Voilà.
Est-ce qu'à terme,
quand vous serez en Ligue 1,
les gens vous connaissent peu,
finalement.
Nous, on vous connaît mieux.
Moi, je réclame toujours
des personnalités
plus fortes
au sein de la Ligue,
avec des idées
et pas des petits toutous
derrière Vincent Labrune.
J'espère que vous serez
un nouvel homme fort
du football français.
Écoutez, pour l'instant,
mes qualités
sont au service
de mon club.
J'en assure la transition,
je pense,
de façon intéressante
et tout le monde la salue.
Au-delà du problème
du Paris FC,
on voit bien que ça sert
le football francilien,
mais le football latino...
Vous pourrez dire à Nasser
qu'il se trompe
à la Ligue, au moment des réunions.
Non, mais à Nasser, il sait très bien.
Moi, j'ai de bons rapports
avec Nasser,
mais quand j'ai des divergences
avec Vincent Labrune ou d'autres,
je le dis.
Avec Nasser, je le dirai aussi.
Je pense que
le football français
n'a pas besoin
d'unité de façade,
d'unité factice.
Il a besoin de réflexion,
de gestion des divergences
quand il y en a
et puis surtout
d'une vraie stratégie.
Moi, je suis en train
de marquer un point.
On m'a dit il y a quelques temps,
il se reconnaîtra.
Oui, mais tu veux copier
le modèle allemand,
mais ce n'est pas notre culture.
Bernard Arnault,
il est là aujourd'hui
dans le club
avec sa famille.
C'est la famille Arnault,
encore une fois.
Je pense qu'on peut
en attirer d'autres,
mais ça, c'est une stratégie
qu'il faut développer.
Il ne faut pas simplement dire
qu'on veut des investisseurs.
Les investisseurs nationaux,
ça obéit à des règles
qu'il faut respecter
pour aller les chercher.
Et je trouve que la Ligue,
là-dessus, devrait faire
plus d'efforts,
ce qui n'empêche pas
de renouer avec Canal,
de développer les relations.
Profitons de votre présence
pour parler un peu de ça
parce qu'il nous reste quelques minutes.
Aujourd'hui,
on est en difficulté.
La Ligue 1 est devenue
quasi invisible.
L'équipe de France
ne fait plus rêver.
Les audiences sont en baisse.
La bonne nouvelle
du foot français aujourd'hui,
c'est l'arrivée
de la famille Arnault.
Est-ce que
ce qui s'est passé
à la Ligue ces dernières semaines
vous satisfait ?
Est-ce que la réélection
de Vincent Labrune
est une bonne nouvelle
pour le foot français ?
Certains vont dire
que je remue le couteau
dans la plaie.
Vous savez très bien
que la Ligue 2 majoritairement
a voté pour Cyril Linette.
Bon,
la Ligue 1,
il y a quand même 40%
quand on compte bien
des présidents
qui ont voté pour Cyril Linette.
Bon,
il y a 10 présidents
au conseil d'administration,
ils ont tous voté Labrune.
C'est une erreur.
C'est dingue
comme système électoral
peut permettre...
Oui, je suis d'accord
et je pense que
Vincent Labrune,
dont je respecte la légitimité,
aurait besoin d'une vraie opposition.
Malheureusement,
même Cyril a démissionné
et je crois qu'il n'y a que
Jacques Bonnevay
qui a voté pour lui
pour l'unicatef.
C'est pour ça que je disais
que le football français
a besoin de personnalités fortes,
capables de dire quand ça ne va pas.
Tout à fait.
Mais il faut aussi
une démocratie vivante
où on n'a pas peur
d'avoir des divergences
avec les uns et les autres
et le doigt sur la couture
du pantalon,
ce n'est pas tout à fait mon genre.
Je pense que
ce n'est pas tout à fait
le genre des gens
qui me rejoignent aujourd'hui
et qui ont une puissance de feu
qui leur permet
une liberté de ton.
Donc,
j'espère que
le message qu'on donne,
il sera repris par d'autres.
Après la gouvernance
je pense de mon côté
qu'elle doit évoluer,
qu'elle doit être
plus dynamique,
plus réactive
et j'espère
qu'on y contribuera
à notre façon
au sein du Paris FC.
Merci Pierre Fiarracci
d'avoir passé une demi-heure
avec nous dans L'After
pour nous expliquer
cette stratégie
qu'on va suivre
avec intérêt évidemment
dans les prochaines semaines.