📊 Synapses Live + : 👉 https://synapses-live-plus.carrd.co Avec Synapses Live + : ✅ Bénéficiez de nos sélections de 20 valeurs boursières en partenariat avec Alphavalue ! ✅ Analyse des TOP PICKS d’Alphavalue au sein d'un panier de plus de 400 valeurs ✅ Posez vos questions aux experts d'Alphavalue
00:00 Que se passe-t-il sur les marchés ? 00:20 Relance chinoise : un "pétard mouillé" ? 05:48 Le secteur du luxe en cours de redressement, vraiment ? 07:50 U.S. : tout va bien Madame la Marquise 10:17 Quid du secteur pétrolier ? 15:20 Faut-il se désintéresser des valeurs hexagonales ? 22:24 Japon : des nouvelles rassurantes ? 25:24 Ce qu'il faut retenir 26:44 Quelles perspectives d'ici la fin de l'année ? 29:15 Analyse sectorielle : vins & spiritueux, auto... 39:09 La Synthèse de Vincent
#économie#bourse#taux#investir#inflation ##Vidéo enregistrée le 8 octobre 2024 Que de rebondissements sur les marchés mondiaux ces deux dernières semaines. Au cœur de cette agitation, la Chine a joué un rôle central. L’annonce de nouvelles mesures de relance a ravivé un marché chinois moribond, entraînant un rebond fulgurant des actions asiatiques. Alors que les bourses chinoises étaient au fond de la cuve, elles ont soudainement repris de la vigueur. Le Shanghai Composite s’est envolé de 32% entre le 23 septembre et le 8 octobre. Ce réveil de la Chine a eu un impact immédiat sur certains secteurs européens alors sur la mauvaise pente, notamment le luxe, les biens d’équipement ou encore les mines et métaux. Cependant, ce réveil soudain et le sursaut de certains secteurs boursiers européens sont-ils vraiment durables ? D’autant que si le luxe et les minières ont momentanément tiré profit de ce retour en force de la Chine, d’autres secteurs sont toujours à la peine. Est-ce le moment d’acheter des valeurs à prix cassés ou est-il trop tôt pour revenir sur ces secteurs à la traîne ? Quid du secteur pétrolier où les prix restent étonnamment modérés malgré une géopolitique sous tension au Moyen-Orient ou encore des secteurs visés par les droits de douanes chinois ? Outre ces mouvements principalement liés à l’agitation en Asie et aux affrontements au Levant, les regards se tournent vers la France, où un autre sujet d’inquiétude domine les esprits. Face à la dégradation des finances publiques, le gouvernement Barnier a annoncé un arsenal de mesures visant à renflouer les caisses à travers des hausses d’impôts. Cette intensification de la pression fiscale inquiète les investisseurs. Faut-il désormais bannir les sociétés françaises de son portefeuille au profit de leurs homologues européennes ? Quelles sont les principales conclusions à tirer de ces états des lieux du marché pour investir plus sereinement sur les marchés actions ? Un entretien avec Pierre-Yves Gauthier, stratégiste d’AlphaValue.
N’oubliez pas de vous abonner pour nous soutenir et être informé des prochaines publications sur Synapses.
## 🔔 🙏 Abonnez-vous à @SynapsesYT Un pouce vers le haut, si vous aimez les contenus de @SynapsesYT Commentez, réagissez aux émissions de @Synapses et échangez dans l’espace commentaires sous la vidéo (en toute courtoisie et respect des autres et de leur point de vue, même s’il diffère du vôtre). Ne ratez aucune de nos futures vidéos en vous abonnant à notre chaîne @SYNAPSES et en activant les notifications (cliquez sur la cloche 🔔) pour être alerté à chaque nouvelle publication.
Je te propose de revenir un peu sur ce qui s'est passé sur les marchés ces deux dernières semaines
et ce qu'on peut en tirer comme conclusion ou esquisse de conclusion,
puisqu'on sait que ça bouge très vite évidemment, sur les marchés actions.
Alors, l'un des événements majeurs, et on en avait parlé il y a quinze jours,
et on s'est fait, pas prendre à contre-pied, mais on était un peu circonspect
quant aux annonces des autorités chinoises, des annonces de relance,
et puis finalement, elles ont continué à appuyer le pied sur l'accélérateur,
elles ont annoncé de nouvelles mesures, et on peut dire que ça a ravivé un marché chinois moribond,
un marché actions qui était à l'agonie, et entre le 23 septembre et le 8 octobre,
les bourses de Shanghai et de Shenzhen ont bondi d'une trentaine, 2 %,
en tout cas le Shanghai Composite, le CSCI, a bondi de 32 %, l'indice de référence chinois.
Bon, c'est une réaction spectaculaire, réaction qui a eu un retentissement également en Europe,
pas qu'en Europe, mais nous ce qui nous intéresse c'est beaucoup l'Europe.
Alors on va regarder tout de suite ce qui s'est passé, et là on voit une réaction épidermique
et positive pour le coup du secteur du luxe qui s'est dit « Ma foi, la demande intérieure chinoise
va rebondir et c'est bon pour nous », et en tout cas c'est le pari que font les investisseurs
puisque le luxe on voit qu'il est tout de même assez en retard par rapport au marché,
la ligne bleue c'est le stock 600 qui a furieusement rebondi sans combler toutefois son retard sur 3 mois,
parce que là le graphe est sur 3 mois.
Autre secteur à s'être mis en évidence, c'est celui des biens d'équipement qui a également bénéficié de la nouvelle.
Alors là je n'ai pas mis l'intégralité du secteur, mais deux composantes assez significatives,
il y a le secteur des biens d'équipement avec les équipements miniers, et puis on a le secteur des métaux et mines
qui a également très bien réagi, là encore on voit que les annonces chinoises ont été plutôt positives,
et on voit là sur ce bilan des dix derniers jours qu'en effet ce qu'on appelle dans le jargon alpha value consumer durables
qui inclut toute la consommation discrétionnaire et le luxe, que les investisseurs ont été ravis des nouvelles venues de Chine.
La question c'est, et puis on voit évidemment métaux et mines qui sont mises en évidence aussi assez significativement,
la question que je te pose tout de suite c'est est-ce que la circonspection dont tu faisais preuve
il y a quinze jours s'est évaporée avec l'insistance des autorités chinoises à multiplier les annonces de soutien à l'activité ?
Oui, on maintient notre circonspection. Il y a un point quand même qui est assez clair,
c'est une bonne gestion en fait des effets d'annonce par le gouvernement chinois parce qu'il l'a fait avant le départ en vacances
pour une semaine de vacances nationales, je ne sais plus quel est leur nom technique.
Et donc les gens, les chinois investisseurs ont repris position via ce qu'ils pouvaient parce que les marchés étaient quand même fermés,
notamment Hong Kong et on a bien vu que Hong Kong décollait par effet de rareté.
Quand les gens sont rentrés, c'est-à-dire aujourd'hui au sens où les marchés étaient fermés hier,
il n'y a eu aucune nouvelle annonce alors qu'on s'attendait à ce que le gouvernement chinois complète les dispositions
parce que les dispositions de départ sont très bruyantes en termes d'intention politique mais elles sont assez minimales en valeur.
Il n'y a pas de quoi relancer véritablement l'économie chinoise.
Parce que je rappelle que pour relancer l'économie chinoise, il faut la relancer par la consommation.
Donc tout le monde était surpris aujourd'hui de l'effet qu'il n'y a pas eu de complément de dispositions.
Et donc l'indice chinois, notamment l'indice de Hong Kong, retrace.
Donc il y a semble-t-il eu un effet de feu d'artifice qui est déjà en train de s'éteindre.
Et la dernière raison d'être prudent c'est que le même gouvernement chinois a donné aujourd'hui des indications
sur le surplus de croissance lié à cette initiative.
Et on parle de 0,1% pour le PIB.
Donc si le PIB était à 4,9% en tendance, on va dire qu'ils vont peut-être finir à 5%.
Et par contre, effet nul sur l'année prochaine.
Donc on peut regarder le côté positif, c'est qu'il y aurait encore des effets d'annonce à venir.
Et puis on peut regarder le côté négatif, c'est que la conviction n'est pas complètement partagée
au sein du dispositif politique chinois sur l'intérêt de pousser l'enveloppe
pour faire revenir les foyers vers un peu plus de consommation.
Donc nous on reste très prudent.
Ça c'est pour la partie macroéconomique et politique chinoise.
Et puis il y a le sujet de l'interprétation par les entreprises européennes ou américaines
du sujet qui nous est proposé.
Donc on a vu ce que tu as évoqué, un retour d'intérêt pour des secteurs très sensibles à la dynamique chinoise.
Mais on voit au même moment, là au moment où on se parle,
notamment que la partie luxe est soumise à fortes secousses.
Puisqu'il n'y a pas de raison particulière que le luxe européen soit soutenu par l'économie chinoise,
par les efforts politiques chinois de relancer l'économie.
Pour ce qui est des alcools, on a eu la confirmation aujourd'hui
que les acteurs européens allaient souffrir de droits, de douanes particuliers
pour en quelque sorte équilibrer, disent les chinois,
la concurrence venant de l'extérieur avec l'offre chinoise.
Dans la réalité, ils disent aussi tout à fait froidement que c'est une réponse
à la volonté de l'Europe de maintenir des droits de douane sur le secteur automobile,
sur les importations de véhicules électriques chinois.
Donc, message confus, mais très bon.
Finalement, l'emballement risque de faire long feu, selon toi.
Je pense qu'il a même déjà commencé à faire long feu, oui.
Donc, ne nous emballons pas, c'est ce que tu viens de dire.
Et ne croyons pas que, finalement, le luxe soit complètement sorti,
non pas de l'ornière, mais des interrogations qui le concernent aujourd'hui.
C'est un peu ça le message.
Oui, bien sûr.
Et ça concernera aussi, je rappelle, le secteur automobile
qui est en Chine pour la dimension haut de gamme.
Et là, on voit bien qu'on n'a pas le sentiment
que les gens soient précipités dans les concessions de Porsche,
pour dire la chose simplement.
Alors, on n'a pas évoqué la Chine.
Il faut qu'on parle à présent des États-Unis,
parce que là, c'est un peu tout va bien madame la marquise, a priori.
On n'a pas de récession.
On a des créations d'emplois non agricoles qui surprennent positivement.
On s'attendait à 150 000 créations et on en a 254.
Du côté du chômage, il reflue.
On attendait 4,2%.
On est à 4,1%.
Et en plus, on a une politique monétaire qui se détend.
Alors, à quel rythme va-t-elle continuer à se détendre ?
Mais a priori, c'est tout de même le chemin tracé.
On sait que les marchés américains sont les marchés directeurs.
Est-ce que ce ne sont pas tout de même,
je parle des nouvelles venues de l'économie américaine,
de bonnes nouvelles pour les marchés actions européens ?
Par effet d'entraînement, bien évidemment.
Sur la dimension, les Etats-Unis se portent bien.
On est d'accord, c'est quand même un bon effet d'entraînement
pour le ressenti du risque que l'on prend quand on va sur des actions européennes.
Par contre, sur les très bons chiffres,
il demande à être pris avec un peu de prudence
parce que d'une part, si bien compris,
les autorités statistiques américaines ont changé leur série de données
et la jonction entre l'ancienne méthode et la nouvelle reste à donner.
Ça doit être particulièrement ardu
parce que les Etats-Unis sont très transparents
sur leurs statistiques et leurs méthodologies.
Et il apparaît dans l'analyse un tout petit peu fine
du bloc de 250 000 embauches qui a été évoqué,
que l'immense majorité porte sur des tout petits salaires
et sur des positions de type travail temporaire.
Donc la qualité de ce chiffre, au sens du socle économique
qui représenterait l'emploi bien soutenu pour la consommation américaine,
cette réflexion-là n'a pas lieu d'être.
En fait, on est sur un chiffre qui est de mauvaise facture
et on ne peut pas partir de là pour dire
que les Etats-Unis n'en vont même pas atterrir
et repartiraient sur une phase de croissance.
Ça ne semble pas du tout être le cas.
Donc un peu de prudence dans l'interprétation des chiffres.
Voilà, donc tu restes mesuré.
Alors, parmi les événements récents,
on doit évidemment évoquer le front pétrolier
qui réagit lui-même aux événements géopolitiques.
Alors, si on regarde la performance du secteur pétrolier,
là c'est en anglais, pardonnez-nous,
mais c'est donc le pétrole qu'on voit ici à l'extrême droite
qui en une semaine s'est adjugé plus de 6%,
donc en fait il a fait 7,05%.
La question qu'on peut se poser,
c'est est-ce que cette surperformance hebdomadaire du pétrole
va vraiment durer parce que finalement,
alors que géopolitiquement on est face à des événements
assez dramatiques et assez sérieux,
et bien encore une fois,
on peut s'étonner de la relative modération
de la réaction du marché pétrolier.
En tout cas, c'est un peu le sentiment que j'ai.
Est-ce que c'est un sentiment que tu partages ?
Totalement, totalement.
Dans des circonstances similaires, il y a moins de 10 ans,
on aurait eu un cours du brut qui passait à 150$, voire 200$
et il y a plusieurs événements pas bien vus sur le Moyen-Orient
et on voyait bien que les banques d'affaires américaines
projetaient Armageddon en termes de prix d'énergie fossile.
Donc l'élément le plus surprenant,
c'est qu'on est sur une zone de conflit qui dure,
un conflit qui s'élargit,
une visibilité absolument nulle
sur les moyens de sortir de ces conflits,
une sensibilité terrible au fait qu'on parle
du détroit d'Hormuz comme point de passage
qui pourrait à nouveau être remis en cause
pour la circulation du brut et des produits pétroliers
et pour autant, on parle d'une hausse de 10% des cours du brut
en parlant de Brent et donc de 7% pour les valeurs pétrolières.
Donc, quelque part, la main invisible nous dit que ce conflit-là,
aussi dramatique soit-il, n'est pas de nature à bloquer la circulation du brut.
Même les Iraniens, je le rappelle,
ont quand même besoin du détroit d'Hormuz
pour faire circuler du pétrole un peu illégal qui va vers la Chine.
Donc, ils ne vont pas tout de suite couler des bateaux dans le détroit.
Et il y a un autre facteur qui importe,
c'est la reprise de l'offre libyenne
qui devait se faire, va se faire,
pourrait se faire et semble devoir se faire incessamment.
Et la Libye avait, du fait des conflits internes
entre les factions qui souhaitent contrôler
et la banque centrale et les puits pétroliers en Libye,
la Libye s'était complètement arrêtée de produire.
Et on parle d'une capacité nominale de 1,5 ou 2 millions de barils
qui ne va pas être satisfaite tout de suite.
Mais si on remonte par un crément de 500 000 barils jour,
ça peut venir quand même compenser un rafraîchissement, je dirais,
de température au sens des marchés,
de la disponibilité du pétrole sur le Moyen-Orient.
Voilà, donc ça c'est un point très court terme
et après il y a le point plus long terme.
On est quand même, du point de vue d'Alpha Value,
en train de réviser en baisse très régulièrement
nos cours objectifs du brut pour les années à venir.
On sent quand même qu'il y a un basculement
de la demande d'énergie fossile,
basculement très complexe à analyser
et qui touche tous les pans de l'économie,
mais ça a l'air de devoir se faire
et donc la demande que l'Occident adresse
des énergies fossiles est quand même en train de reculer.
Le seul point d'interrogation, c'est encore la Chine,
mais comme la Chine n'est pas très glorieuse,
on vient de boucler le sujet.
La demande n'est pas si soutenue que ça.
Ça veut dire qu'on doit avoir quelle attitude
vis-à-vis du secteur pétrolier ?
Aujourd'hui, il sert un peu de couverture géopolitique,
mais est-ce que finalement,
à l'écoute de ce que tu dis,
il ne sert pas qu'à ça ?
Et aux dividendes.
C'est comme ça qu'il faut le dire.
Généreusement.
Aux dividendes et aux rachats d'actions,
puisque la promesse qui a été faite,
on le rappelle, de la part de ces groupes,
quel qu'il soit, c'est de distribuer la manne
en tant qu'elle est là.
La manne, c'est l'extinction de l'énergie fossile
et ce n'est pas un processus qui va s'arrêter dans cinq ans.
On peut apprécier la dimension cash flow immédiat
pour ceux qui détiennent ces groupes-là,
plus la tentative de verdissement
qui avance qu'à un cas.
Je rappelle qu'une partie des cash flows
sont redéployés vers des énergies
de plus en plus vertes
ou vers ceux qui participent de l'énergie verte.
Donc ça se fait.
J'ouvre un nouveau chapitre,
cette fois en rappelant un vieux dicton allemand
qui dit
Leben wie Gott in Frankreich,
c'est-à-dire vivre comme Dieu en France.
C'est un dicton que les Allemands aiment bien prononcer,
énoncer pour dire que la vie en France
est tout de même une vie plutôt heureuse
et d'abondance.
C'est un vieux dicton.
Mais aujourd'hui sur les marchés,
être français,
battre le pavillon français,
c'est plutôt la garantie de la soupe à la grimace.
Alors, j'ai quelques illustrations pour ça.
Là, on a le stock 600 en rose.
Le CAC 40,
on voit que le CAC 40 est sous le stock 600.
Alors là, c'est sur trois mois,
mais on voit que la sous-performance
est tout de même assez criante.
Alors, si on compare le CAC au DAX en vert
ou à l'IBEX espagnol,
eh bien, c'est encore plus manifeste.
Donc, la question, c'est...
On l'avait déjà évoquée encore une fois
lors des lives précédents.
On se disait que, finalement,
la sous-performance française
était quasiment inéluctable.
Bon, elle est manifeste.
Est-ce qu'aujourd'hui,
on peut considérer que les mauvaises nouvelles
du point de vue des entreprises,
les mauvaises nouvelles fiscales
qui les concernent sont pleinement intégrées
dans les cours,
puisque je rappelle qu'on devrait assister
à une majoration du taux d'imposition
pour les 300 entreprises les plus riches
et, en tout cas, celles qui font un milliard
ou plus de chiffre d'affaires
avec un taux d'imposition qui repasserait
de 25 à 33 et quelques pourcents,
et plus une taxe sur les rachats d'actions
aussi qui est évoquée.
Donc, est-ce que tout ça est pleinement mesuré ?
Sachant que, alors là, j'ai montré les indices,
mais si on veut bien, enfin,
si on veut avoir un aperçu encore plus parlant
de ce que peut être une sous-performance
dès lors qu'elle concerne une action
dans un secteur donné,
prenons France Télécom.
Alors, j'ai comparé France Télécom,
Telefonica et Télénor.
Alors, pourquoi ?
Parce qu'en fait, c'était des histoires identiques
qui se jouaient dans ces trois cas,
c'est-à-dire une diminution des dépenses d'investissement
puisque la plupart de ces groupes
ont réalisé le gros des investissements
qu'ils avaient à mener dans la fibre et dans la 5G
avec, évidemment, des cash flows qui croissaient
et qu'ils comptaient redistribuer aux actionnaires
par des augmentations de dividendes.
Tout ça a été annoncé
et anticipé par le marché
qui avait plutôt recherché les valeurs Télécom.
Alors, ils continuent à les rechercher,
mais pas quand elles sont françaises.
Et on voit le décrochage soudain d'Orange
dès lors que se sont précisés
les intentions du gouvernement
en matière de fiscalité.
Donc, ce n'est qu'une illustration,
encore une fois,
mais est-ce qu'on peut considérer aujourd'hui,
parce que le décrochage d'Orange, là,
est particulièrement violent,
mais je m'attarde là sur l'ensemble de la Côte française,
est-ce qu'on peut considérer
que le marché a pris la mesure de ces annonces,
des impacts sur la rentabilité des groupes concernés
et qu'aujourd'hui,
on n'a plus forcément à redouter des décrochages
comme on vient d'en connaître ?
Non, les problèmes sont devant.
Ils sont devant à deux titres.
D'abord, parce que quand on parle de la France,
on parle malheureusement du luxe.
Et donc, on vient de parler de la Chine avant
et de la relation de la Chine avec le luxe.
Cela a dû participer à la baisse relative
de l'indice que tu mets en exergue
au travers de la courbe bleue.
Et puis, le deuxième point,
c'est qu'on est avant jeudi.
Jeudi, on va voir les détails du projet budgétaire.
Et ça ne sent pas bon.
Évidemment, on va voir les entreprises
parce qu'elles ne votent pas.
Les indications sur le relèvement de l'impôt
sur les entreprises françaises
sont quand même assez inquiétantes
parce qu'on ne parle pas tant du 25%
à 33% d'antan,
de revenir du taux récent de 25%
au 33% d'avant Macron.
On parle de monter à 35% voire au-delà.
En fait, les nouvelles ne sont pas bonnes là-dessus.
Et ce sera difficile pour les entreprises
d'y échapper puisqu'on va prendre
leur base fiscale l'année dernière
et remettre une couche cette année.
On dit que c'est pour une année,
mais on sait tous que la seule certitude
dans la vie, c'est la mort et les impôts,
disent les économistes.
Et donc, on ne va pas arrêter
une surfiscalité française en 2025
parce que la France ne va pas bien.
Et on n'a toujours pas de détails
sur la façon d'économiser,
sur les dépenses.
Donc, tout ça mis bout à bout
fait penser que ça sera singulièrement difficile
en imaginant même que le gouvernement survive.
S'il ne survit pas, on remet
une pièce dans le compteur et il recommence.
Donc ça, c'est pour la dimension un peu politique
et exécution d'une politique.
Et puis, il y a parallèlement
ce que disent les marchés financiers
et c'est l'écartement des spreads.
On voit bien que dès le vote fâcheux,
dès la dissolution fâcheuse,
les spreads se sont écartés avec l'Allemagne.
On sait aujourd'hui que la rémunération du capital
est beaucoup plus exigeante concernant la France
qu'elle ne l'est désormais pour l'Espagne.
Donc, la signature française est en train de baisser.
Ça ne va pas s'arrêter.
Ça aura un impact sur tous les actifs financiers
avec un drapeau français.
Le CAC en est une partie,
mais la dette française, bien évidemment, avec.
Les problèmes sont devant nous.
Et je n'ai pas le sentiment
qu'on ait une situation politique
qui soit de nature à se stabiliser
et qui éclairerait, en fait,
les investisseurs sur une trajectoire
pour les deux ans qui viennent.
Bon, donc la réponse, au moins,
est claire et limpide.
Ça veut toujours dire qu'il vaut mieux,
dans un secteur donné,
privilégier des actions hors de l'hexagone
si on a le choix et qu'on a la possibilité
d'en trouver de bonnes qualités
dans le reste de l'Europe.
Je le comprends comme ça, en tout cas.
Oui, d'accord.
Alors, un des points qui avait
un peu inquiété le marché,
quand je dis un peu, c'est un euphémisme,
c'était la situation au Japon aussi,
où là, on a un nouveau Premier ministre,
mais qui a plutôt rassuré de ce côté-là,
parce qu'en fait,
ce qui fait peur au marché, on le sait,
c'est l'appréciation du Yen,
puisque l'appréciation du Yen provoque
des opérations de débouclage du carry trade.
On a vu l'impact que ça pouvait avoir,
puisque ça a bien secoué les marchés actions.
Or là, les déclarations récentes
du nouvel homme fort Niphon
vont plutôt dans le sens d'un affaiblissement du Yen.
En tout cas, il a l'air plutôt partisan
d'un Yen plus faible.
Oui, je crois que tu as bien résumé la situation.
C'est une surprise, le changement de Premier ministre
et donc l'émergence de cette personne
sur laquelle j'ai évidemment aucune compétence.
Mais le premier message qui a surpris les marchés,
c'est qu'il n'est pas du tout engagé
dans une remontée de la rémunération
des actifs en Yen.
Autrement dit, on va rester sur un Yen sous pression,
ce qui a pour mérite de maintenir
en état de compétitivité absolue
un Japon très exportateur.
Ça permet même un peu de faire rentrer
du touriste chinois qui énerve les locaux japonais.
Mais ça fait quand même des recettes.
Et donc, c'est une économie un peu singulière
qui se fonde sur une capacité exportée.
Pourquoi cette analyse a été faite ?
Ça me dépasse complètement,
puisque le dynamisme industriel japonais
n'est pas porté par une croissance de la population.
Donc, on peut imaginer qu'ils ont besoin
du reste du monde.
Ils savent faire, ils savent automatiser,
ils savent se coordonner.
Mais c'est une surprise pour les marchés
parce que ça veut dire qu'on peut continuer
d'emprunter en Yen pour acheter d'autres actifs financiers.
Donc, ça participe de l'alimentation
de la ressource disponible pour de la prise de risque
dans d'autres actifs.
Donc, principalement du dollar
ou d'autres actifs occidentaux.
Et donc, c'est extrêmement favorable
pour les marchés boursiers d'une certaine façon.
Il faut le résumer comme ça.
Et surprise, ce n'était pas du tout
le scénario qu'on avait envisagé
quand est arrivé le choc sur le Yen
à début août.
Maintenant, ça commence à être un peu ancien.
Et le dernier point, le monsieur est assez
offensif sur la défense,
puisqu'il vient de la défense.
Donc, il y aura en plus du dérapage budgétaire
puisque le Japon continue
de reconstruire son autodéfense.
Nominalement, ce n'est pas une armée,
c'est une autodéfense.
C'est bien. Alors, avant qu'on parle
de quelques secteurs tout de même,
puisque cette émission parle de marché
et donc va dans le détail un petit peu
des secteurs,
j'aimerais tout de même qu'on synthétise
tout ce qu'on vient de dire
et qu'on en tire quelques conclusions.
Parce que, d'un côté,
on se dit aux Etats-Unis,
bon, alors, c'est une nuance,
évidemment, la qualité des chiffres
de l'emploi, mais pour le moment,
on n'a pas de récession.
Chine, on a des mesures de relance.
Alors, elles vont peut-être faire cheat,
mais il y a beaucoup d'effets d'annonce.
On attend de voir ce qui va vraiment sortir.
En tout cas, ce qui va vraiment
se concrétiser plutôt.
Mais c'est tout de même
une tentative
pour stopper l'hémorragie.
Du côté du Japon,
on a, du point de vue des marchés,
une nouvelle
plutôt satisfaisante.
La France,
on a compris que c'était tout de même
un peu
un cimetière aux illusions,
en tout cas pour les mois qui viennent.
Donc,
finalement, quand on est un investisseur
actions, on comprend
qu'il vaut mieux éviter un peu
la France si on peut.
Mais est-ce qu'on peut être
tout de même modérément
confiant dans les perspectives
d'ici la fin de l'année ?
Tout dépend
où on place son curseur en termes
de confiance.
On n'a pas
le sentiment que les publications
du troisième trimestre
vont être trop positives.
On sent
dans les
prédiscussions que les entreprises ont
avec les analyses qu'on est
plutôt en train de désamorcer l'idée
que la croissance
va pouvoir durer.
Ça, c'est en Europe.
On est bien d'accord.
Or, on a des chiffres qui laissent
croire que la croissance
des résultats peut être très soutenue.
Pour ça, il faut un socle.
Le socle, c'est pour une partie de l'indice
européen.
C'est quand même une Allemagne
qui fonctionne bien, parce qu'elle est
une grande Allemagne exportatrice.
C'est une France qui vend
quelques sacs de plus à la Chine.
Et on n'est pas certain que ça, ça se passe.
Ce n'est pas la consommation
des Allemands, ce n'est pas la consommation
des Français, ni des Italiens,
peut-être un tout petit peu des Espagnols,
ni des Anglais, qui vont tirer la demande.
Il faut qu'il y ait des grands marchés d'exportation.
Et là, il n'y a rien
qui prouverait
que ça pourrait
accélérer, en tous les cas.
Donc, on a cette prudence un peu
structurelle. Après, il y a beaucoup d'argent.
Il y a beaucoup d'argent. On a parlé
de la prolongation
du financement par le carry trade.
Mais il y a aussi des banques centrales
qui ont baissé la garde. Donc, il y a
de la prise de risque. Il y a beaucoup,
beaucoup d'argent. Et cet argent-là,
je renifle toujours, à un moment
ou à un autre, des actifs plus risqués.
Et c'est pour ça que, de temps en temps, on voit
des accélérations sur les marchés actions
et parfois des corrections très brutales
quand les choses ne sont pas tout à fait
satisfaisantes. Mais ce dont on
parle, a priori, c'est d'une grande
volatilité quand même. Quand on
va avoir cet
argent abondant, mais
emprunté, venant prendre un
risque sur des thématiques très courtes
et donc des rotations
d'idées très, très rapides
et très troublantes
pour un investisseur qui, lui,
un vrai investisseur qui, lui, va se donner du temps.
Donc, j'aurais sur l'idée qu'il faut
rentrer sur les baisses et être patient.
Le message est clair. Rentrer
sur les baisses et être patient.
Alors, on ne va pas balayer
tous les secteurs, mais
j'aimerais qu'on s'attarde sur
deux. Alors, sur trois, peut-être.
Bon, il y a le secteur
qui, à l'heure
où nous parlons, subit
tu l'as évoqué,
subit un peu
le mauvais sens des nouvelles chinoises
le concernant, c'est tout le secteur des
vins et spiritueux, dont
on s'attendait,
on espérait tout même qu'ils renaissent un peu
de ces cendres, puisque ça a été la
Bérésina, quand on regarde les cours de
Rémy Cointreau, Pernod Ricard,
Diageo, c'est tout même pas beau
à voir. On pensait avoir
touché un creux.
Les annonces chinoises ont fait du bien,
clairement, et puis
là,
c'est un peu le coup de massue.
Oui, aujourd'hui,
les Chinois ont fait valoir qu'ils imposaient
une forme de
fiscalité complémentaire,
je ne sais pas comment le qualifier, qui sont en gros
des droits douaniers sur les alcools
importés, donc sur les alcools français.
La réaction du secteur
que tu viens d'évoquer a été assez violente,
puisqu'on perd 6 ou 7% sur
ces titres-là, et donc la mauvaise surprise,
c'est qu'on a l'information et le marché
réagit mal.
On pensait que les mauvaises nouvelles
de ce type-là, qui nous préoccupent
quand même depuis le début 2024,
avaient été largement
escomptées, et ce n'est pas le cas,
puisqu'on continue de baisser.
Un petit chiffre, un calcul de coin
enveloppe, c'est que les droits douaniers
imposés
à des groupes
comme Rémy, c'est 70%
d'augmentation du prix.
C'est quand même
assez douloureux, on a beau dire que le luxe
vend à n'importe quel prix,
ou que le prix est un facteur
de marketing, il y a des moments
où des hausses un peu brutales posent problème.
C'est clairement une très mauvaise nouvelle,
et comme ce sont des groupes
qui dépendent de la Chine à hauteur de 30%
de leur activité, il se pose
la question de savoir où est-ce qu'on va retrouver
ces 30%, certainement pas en Chine,
ailleurs peut-être, mais ça va prendre du temps,
et puis tous les problèmes financiers que pose
un arrêt, une rotation
en quelque sorte de l'exposition géographique.
Donc voilà, on ne va pas insister là-dessus,
les nouvelles ne sont pas bonnes,
et la digestion de ces nouvelles semble être
beaucoup plus longue que ce qu'on avait,
que ce qu'on s'était permis
de penser. En fait, il y a encore
une semaine pour mettre les choses
un peu dans leur contexte.
Jean, il ne faut pas en faire
un secteur prioritaire en dépit
de la très faible
valorisation actuelle,
puisque la valorisation actuelle
pourrait paraître plus élevée
qu'elle n'est, si d'aventure
tout ça se confirme
et est retentie
négativement sur les résultats, ça en prend le chemin.
C'est un peu ça l'idée.
Et puis il y a un vrai choc opérationnel
pour ces entreprises. Il ne faut pas sous-estimer
la difficulté pour elles de digérer ces blocs-là
en termes de management, de décision stratégique,
c'est extrêmement onéreux
en temps, en énergie.
Autre secteur
qui souffre particulièrement,
c'est
le secteur automobile.
Alors là, c'est
sur un an.
Et ce qu'on voit, c'est que
il avait semblé vouloir
repartir un peu de l'avant. Alors ça fait de très
longs mois que tu
nous dis que le secteur auto,
il faut s'en méfier,
et que les surprofits qui avaient été
enregistrés n'étaient pas tenables.
Bon, là, on en a la confirmation
puisqu'on a eu des
avertissements sur résultats
assez spectaculaires,
notamment de la part de
Stellantis.
Bon,
cela dit, est-ce qu'on
n'arrive pas tout de même
à un moment donné où la
faiblesse des valorisations
peut servir de
force de rappel ?
On ne sait pas
quelle est la douleur industrielle.
Si un groupe comme Stellantis a pu avoir,
je ne sais plus quels sont les chiffres, 13% je crois,
de marge d'Ibidia
sur l'ensemble du groupe,
c'est-à-dire des marges de plus de 15%,
je crois de même avoir 16% aux Etats-Unis,
c'est une aberration industrielle.
Donc, si on a pu avoir des marges de ce niveau-là,
c'est qu'on a eu des circonstances
exceptionnelles les années
après le Covid.
L'abondance
d'argent mis à disposition
des consommateurs américains,
il s'est passé quelque chose d'honneur, voire peut-être
une production dit-on aujourd'hui
a poussé un peu au-delà du raisonnable
ce qui fait qu'on a eu des effets
de levier sur l'acte industriel
qui était extrêmement favorable.
Tout ça doit se dénouer
et quand ça se dénoue, ça se dénoue avec la même
violence symétrique.
Et je dis toujours, le secteur automobile
peut perdre de l'argent en exploitation.
Ce qui est
complètement sorti de l'esprit des gens.
Mais quand les
entreprises sont très lourdes,
ce qui est comme le cas des opérateurs
d'aujourd'hui, c'est un peu
difficile de faire tourner les bateaux et d'ajuster
les stratégies commerciales
d'autant plus qu'on est dans un pivot
industriel avec
cette affaire du verdissement
des voitures. Donc, moi, je pense qu'il faut rester extrêmement
prudent et qu'on va avoir un flux
de mauvaise nouvelle qui va durer surtout 2025.
Alors, il peut y avoir un plan de reprise
que l'Europe décide de racheter
toutes les voitures d'occasion, les mettre au pilon
et inciter les
Européens à acheter des bonnes marques européennes
en voitures électriques. Ça peut marcher, ça peut exister.
J'y crois de moins en moins
puisque, évidemment, le déficit budgétaire
français, entre autres, est un
problème. Donc, il ne faut pas rêver.
Je pense que ça va être douloureux.
Et dernier point, on a beaucoup
agité l'épouvantail, nous, en tête
de la voiture électrique chinoise
arrivant sur le territoire européen.
Oui,
c'est quelque chose
extrêmement douloureux pour le secteur
européen, mais les
voitures ne sont pas encore arrivées. On oublie tout le temps
ça. C'est qu'elles n'ont pas été livrées. Elles ne sont pas
dans les concessions.
Ce qu'on voit arriver, c'est des voitures
hybrides, c'est des voitures à moteur
thermique
et qui font déjà pas mal de dégâts. Donc,
on se dit, mais non, si dans
trois mois,
on voit débarquer ces voitures
chinoises, même avec un supplément
d'imposition de 30%, elles
restent terriblement compétitives.
Donc, non, les mauvaises nouvelles sont présentes.
Très bien. Et très
brièvement, parce qu'après, il faut qu'on enchaîne
avec
les sélections.
Le secteur de la
réassurance, que
tu as
souvent défendu,
en mettant en
exergue sa capacité, finalement,
à bien
calibrer ses prix
et à faire payer, finalement,
aux assureurs le
coût final.
Cela dit, là,
les différentes tempêtes
qui ont fait
l'actualité,
malheureusement,
ont semblé tout de même
inquiéter les investisseurs, parce que
le secteur s'est mis à reculer
ces dernières semaines.
Plutôt derniers jours, mais oui,
c'est un point important, parce que
on a comme eu le sentiment
que les
outils
de projection des risques
qu'ont les réassureurs, qui sont
les leurs et qui sont uniques
dans un marché
très fermé, ils ont les moyens
de leurs travaux
de projection des risques,
ces outils-là semblent avoir été pris
un peu à contre-pied par l'augmentation
de la fréquence. On sait que les fréquences
augmentent, mais la localisation des fréquences
est importante et l'Europe
est quand même un peu touchée.
Ce qu'on voit augmenter, c'est
l'intensité américaine.
Les marchés financiers ont réagi
négativement, probablement
avec raison, parce que cela veut dire que le cru
2024 en termes de pertes
qui vont venir heurter
les comptes de résultats
des sociétés de réassurance seront
pas bons du tout.
Les pertes seront très
substantielles.
C'est le métier que d'absorber des pertes
et puis après on passe à l'exercice suivant,
on reconstruit la base de capital
et on refacture
les risques futurs
sur des nouvelles bases
statistiques et là
les prix vont s'ajuster à la hausse très violemment.
C'est ce qui nous intéresse dans la réassurance,
c'est qu'elle a la faculté de toujours
facturer plus cher l'évolution
très négative de la planète. Mais il se peut que
l'exercice 24 soit quand même un exercice qui fasse
un peu mal, au sens où
il va falloir taper dans les réserves.
Je rappelle que les bilans des réassureurs
sont des choses magnifiques avec
un triple A sur leurs actifs financiers
donc ils peuvent digérer des gros chocs
mais la prudence veut que
dès qu'on a eu un choc
on passe des hausses de prix.
C'était un moment de
transition mais on ne s'attendait pas à ce que l'intensité
des événements climatiques soit aussi forte
sur la deuxième partie de l'année.
Ce serait plutôt un point d'entrée
sur les réassureurs ?
Un peu tôt je pense.
Il faut attendre fin octobre
pour qu'on ait l'inventaire
de tous les grands événements climatiques
sur le golfe du Mexique.
Avant qu'on enchaîne
pour détailler avec
nos abonnés les performances
des différentes sélections et les entrées sorties
puisqu'il y a du mouvement sur les listes.
Je fais une petite synthèse de ce que nous nous sommes dit.
Chine
oui ça a réveillé
notamment le secteur du luxe
et également
certains secteurs industriels
et les minières particulièrement
mais attention parce que
pour le moment on a beaucoup d'effets d'annonce
mais on attend de savoir réellement
comment elles vont
se concrétiser.
Du côté des Etats-Unis
les nouvelles macroéconomiques
sont positives mais attention
parce qu'on a des chiffres
notamment du côté de l'emploi
qui indiquent que la qualité
de cet emploi est en train de se dégrader
donc il n'y a pas de catastrophe encore une fois.
On a un facteur de soutien
venu du Japon
puisque là on voit
s'éloigner le spectre
d'une poursuite de la crise
du carry trade
et du côté
de la France
on a
là une situation
clairement compliquée
et qui va le rester et donc
si on a des arbitrages à faire entre
valeurs françaises et autres valeurs européennes
il faut évidemment privilégier les autres
valeurs européennes
et ce que tu dis aussi c'est que
du côté des
bénéfices des entreprises
tu ne t'attends pas à une séquence
forcément extraordinaire
au troisième trimestre
d'après les remontées de terrain
que vous avez, l'un dans l'autre
ça invite plutôt à une forme de
circonspection aujourd'hui
sur les marchés, ça ne veut pas dire panique
à bord encore une fois
il faut rester mesuré
ce n'est pas tout blanc ou tout noir
mais rester circonspect
ce que je traduirais par garder du cash
tout de même pour profiter des occasions
lorsqu'elles vont se profiler.