Après une dernière trêve internationale en demi-teinte, les Bleus étaient attendu contre Israël. Après un match poussif, les hommes de Didier Deschamps ont livrés dix belles minutes de grandes qualités. L'EDS en débat.
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C'est un score trompe l'oeil.
On peut faire penser que c'était une belle victoire,
mais dans le compte tenu, ça a été assez laborieux.
Je pense que nos deux compères, si le score reste à 2-1,
ils n'auraient jamais dit que c'était une belle victoire.
Ensuite, il y a ces deux buts qui embellissent cette victoire.
Sur l'ensemble du match, ce n'est pas une belle victoire.
C'est un beau score.
Bravo à eux.
Ils ont fait un match sérieux,
à l'image de ce qu'on voit régulièrement avec cette équipe.
Sérieux, mais très stéréotypé.
Il n'y a pas d'embollé.
Il n'y a pas de folie.
Il n'y a pas de jeu de connexion offensive.
Par rapport à tout ça, je ne dirais pas que c'est une très belle victoire.
Vous ne trouvez pas ?
Non, je ne trouve pas.
On aurait pu avoir un score très large ce soir
face à une équipe qui était un peu transparente en face.
Il y a une telle morosité autour de cette équipe de France
que je ne partage pas personnellement,
mais il y a tellement de débats pré-match,
avec le départ de Griezmann, l'absence de Bappé,
tous les débats qui entourent,
que je trouve que ces jeunes joueurs ont eu le mérite
de se mettre quand même…
On sait qu'il y a des jeunes joueurs dans cette équipe.
C'est qui les jeunes joueurs ?
Camamika…
Des mecs qui auraient mis dans ces quatre sélections.
Le plus capé, c'est Dembélé qui a 51 sélections, il me semble.
Mais sinon, je pense que Chouameni n'est pas trop loin.
Je pense que Meunier, ça va s'éteindre quand même.
30 sélections de moyenne, un truc comme ça ?
Oui, oui.
C'est pas une bonne sélection théoriquement.
Ça fait des années que tu ne l'as pas vu.
Camavinga, il sort d'un euro, on ne l'a pas vu.
C'est quand même un joueur du Real Madrid.
Il a deux ou trois ligues des champions déjà.
Ce ne sont pas des jeunes joueurs.
Tu vas me dire que Camavinga, ce n'est pas un jeune joueur.
Il a 21 ans.
Camavinga, ça fait combien de temps qu'il est au Real Madrid ?
C'est un jeune joueur.
Oui, c'est un jeune international.
Donc Mbappé, il y a trois ans, c'était un jeune joueur.
A 19 ans, quand il a gagné la coupe jaune, c'était un jeune joueur.
C'était un jeune joueur, bien sûr.
C'est pas un argument pour voir ce qu'on a vu ce soir.
Ce n'est pas un argument pour voir le match qu'on a vu ce soir.
Ce sont des jeunes joueurs qui sont confirmés.
Non, confirmés, je ne suis pas d'accord.
Aujourd'hui, ce sont des joueurs qui ont des étiquettes.
Effectivement, tu as raison.
Ils jouent dans des grands clubs.
Olivier, il joue dans un grand club depuis trois ans.
Il vient d'arriver.
Camavinga, il est encore au début de l'aventure.
Ce n'est pas encore un joueur installé.
Surtout pas en équipe de France.
Non, mais pas installé.
Ce n'est pas un argument de me dire que ce sont des jeunes joueurs.
C'est pour ça qu'on voit ce contenu ce soir.
Camavinga, c'est quand même un joueur régulier du Real Madrid.
C'est hier.
Stéphane, je vais vous aider.
Première intervention, vous êtes déjà un peu en perdition.
Franchement, dans votre intervention, Stéphane nous disait
qu'en en face, vous partez de court.
On s'attendait à quoi ?
Retraite internationale de Griezmann ou Mbappé n'est pas là.
Le meilleur buteur étant Dembele à six buts.
Finalement, on joue contre une équipe fantomatique d'Israël.
Finalement, il y a quatre buts.
En fait, Stéphane ne s'attendait pas à grand-chose.
Mais avec des restes, finalement, il se dit que la soirée n'était pas mal.
C'est ce qu'il vous dit comme message, Stéphane.
Je peux le retourner cet argument.
Griezmann a passé l'Euro.
Il a fini sur le banc.
Il était sur le banc lors du rassemblement.
Il n'aurait même pas dû jouer contre eux.
Je n'ouvre pas Griezmann.
J'ouvre les attentes ce soir.
C'est quoi vos attentes ?
L'argument, c'est de dire qu'on n'a plus Griezmann.
On n'a plus Mbappé.
Mbappé, c'est quand le dernier bon match de Mbappé en équipe de France ?
On est d'accord.
Ça fait très longtemps maintenant.
Donc, en fait, quel est le joueur qui nous manquait ?
Qui, en fait, était celui qui portait l'équipe de France ?
Stéphane n'était pas aussi ambitieux que vous.
Il n'attendait pas grand-chose.
Il attendait peut-être.
Il pouvait se dire, finalement, marquer les buts,
ça va peut-être être difficile.
Il transformait le plomb en or et l'animation.
Ça va peut-être être difficile, finalement.
On parle de l'équipe d'Israël qui...
Alors, attendez.
L'équipe d'Israël qui, elle-même, renouvelle beaucoup.
Israël qui renouvelle.
Je ne parle pas de l'Allemagne qui renouvelle.
Israël qui renouvelle.
Qui ne joue pas chez elle, chez lui.
Et qui a, évidemment, pour les raisons que l'on sait,
certainement...
La tête ailleurs.
C'est un bon article dans l'équipe.
Si, dans toutes ces conditions-là,
avec des joueurs qui évoluent au Bayern,
qui évoluent à Chelsea,
qui évoluent partout...
La défense, c'est la défense titulaire.
Oupa Mekano, c'est interchangeable avec Konaté.
Le milieu de terrain, c'est le milieu de terrain du Real Madrid.
Tout va bien.
Ton meneur, c'est celui du Bayern.
Ça va, je veux dire.
Et Dembélé, qui est titulaire tout le temps,
qui est celui qui est le plus capé.
Si, avec cette équipe, vous m'expliquez que...
Mais vous attendiez à quoi ?
Alors, vous attendiez à quoi ?
Une possession de 80% ?
Je m'attendais à beaucoup plus d'occasions,
beaucoup plus de situations,
beaucoup plus de connexions.
Je veux parler de folie.
Ça me manquait un petit peu de folie
quand t'as des joueurs sur le terrain,
comme Odisey, comme Nkunku,
comme Dembélé, qui tentent de provoquer.
On va aller voir Giovanni sur place.
Chaque fois qu'il y a un match
avec l'équipe de France de Deschamps,
on voit ça et on dit qu'on est content.
Et à chaque fois, on nous renvoie l'argument.
On nous dit, vous attendiez à quoi ?
On parle de plus rien, alors.
On dit, ils ont gagné.
Merci, au revoir, bravo.
On arrête l'émission et on renvoie la pub.
Giovanni Castaldi, vous, c'était finalement
une bonne victoire, une belle victoire.
Vous attendiez peut-être Didier Deschamps.
Bonne chance, Giovanni.
Si Didier Deschamps est là,
il va dire des choses ou d'autres.
Allez-y, Deschamps n'est pas là,
vous pouvez balancer.
Moi, je ne suis pas assis,
mais je tombe de ma chaise qu'on fasse
le procès du sélectionneur ce soir,
puisqu'on parlait du manque de folie,
du manque d'occasion.
Je l'accorde davantage à des joueurs
qui ont été en deçà de leur niveau.
Je trouve que Théo Hernandez,
il a commencé son match à la 80e.
Pour le coup, Didier Deschamps,
il met Christopher Nkunku
dans un position gauche axe
pour qu'il prenne le couloir.
Il n'a pas fait un appel pendant 70 minutes.
Michael Olizé,
c'est un très bon joueur,
il n'a pas de soucis,
mais il a été catastrophique.
Il a tenté 45 petits ponts,
il n'a pas du tout dynamité le jeu.
Je trouve qu'il y a des joueurs
qui ont été en deçà
de ce qu'ils auraient dû produire.
Après le contexte,
moi, je veux bien,
mais Johan, tu as été joueur de haut niveau.
Il y a un contexte,
il y a quelque chose de particulier ce soir.
Je pense que c'est une difficulté à s'emballer.
On est sur le début du rassemblement,
il y a quatre joueurs offensifs.
Effectivement, c'est les grands joueurs,
mais c'est la première fois
qu'ils jouaient tous les quatre ensemble.
Donc, forcément,
il n'y a pas des repères qui sont incroyables.
Je trouve qu'il y a plein d'explications
qui peuvent nous dire que ça a manqué de folie.
Mais s'il y a quatre rangs,
quand les remplaçants ont un impact,
quand on voit des choses,
je ne te dis pas que tout était parfait,
on est là à tirer à boulets rouges
en disant qu'on s'est ennuyés
comme des rats morts.
Alors qu'il te manque ton capitaine
et que ton vice-capitaine est parti à la retraite,
je trouve que c'est un peu malhonnête,
mais ce n'est pas grave.
Déjà, d'une chose,
on n'a jamais fait le procès de Deschamps
dans le début de l'émission.
Je n'ai pas eu l'impression
de ne pas tirer à boulets rouges
en disant qu'on attendait un peu mieux.
Donc, il y a un peu de décalage.
Quand tu dis qu'à chaque fois qu'ils gagnent,
on s'en contente, etc.,
c'est une taf façon,
depuis des années et des années,
de faire le procès de Deschamps.
Au credo,
quel que soit le résultat du match,
tu arrives de toute façon avec l'argument
qu'on s'emmerde.
Quand je regarde un match comme ce soir,
je ne me suis pas éclaté.
Alors, laisse-moi te répondre,
parce que là, tu m'attaques
comme quoi si j'attaque Deschamps
depuis des années.
Parce que depuis des années,
ce que je vois, ça ne me satisfait pas.
Tu ne l'attaques pas.
C'est ton créneau.
Non, ce n'est pas mon créneau.
Quel que soit le match...
Ce n'est pas mon créneau, en fait.
Je ne l'attaque pas.
Je regarde les matchs et je m'ennuie.
Donc, je le dis, en fait.
C'est ce que je ressens.
Alors, si toi, tu ressens,
après avoir vu ça,
que tu t'es éclaté,
c'est ton choix.
Je ne te dis pas
et je ne t'attaque pas
en te disant que tu es l'avocat
de Deschamps.
Je dis que c'est ton droit.
Tu regardes un match,
ça t'a plu.
Moi, ça ne m'a pas plu.
Maintenant, Diop et Giovanni
qui disent qu'on attaque
à boulet rouge,
j'ai l'impression qu'on a attaqué
très violemment quand même.
Au moment, on avait à peine commencé
en disant qu'on s'attendait
à un peu mieux.
On a déplacé le débat
sur le fait que...
Maintenant, moi,
je n'ai pas attaqué...
Là, pour le moment,
je n'ai pas attaqué Deschamps.
On a déplacé le débat
sur le fait qu'on se soit éclaté.
On n'a pas dit qu'on s'était éclaté.
Une belle victoire,
tu t'éclates un peu,
tu prends du plaisir.
C'est quoi une belle victoire ?
Quand tu t'éclates,
c'est une super victoire.
C'est une victoire extraordinaire.
Mais là, on a eu une victoire
tout en plan
et on a eu...
Ils ont repris leur contrat.
Ce n'est pas ça,
une belle victoire ?
Une belle victoire,
tu gagnes 4-1,
tu fais 4-3.
Qu'est-ce que t'attends ?
Attendez Stéphane.
C'est un beau score.
C'est pas le bon partenaire.
Attends, attends.
Tu vois beaucoup de situations.
Tu vois une équipe adverse,
même si elle est très faible,
qui ne met pas un pied devant l'autre
et qui n'arrive pas.
Le gardien français,
il t'a dit qu'il a zéro.
Ah oui, le gardien français.
Pourquoi ?
Parce que le gardien israélien...
Mais il y a des situations.
Ah, des situations.
Ben non,
il y a d'autres situations.
Mais quel arrêt il a à faire
en seconde période
à part les...
Et ensuite,
t'as des joueurs qui rentrent
que t'attends pas forcément
décisifs comme ça
ou même spectaculaires.
Je suis désolé,
mais Gendouzi,
il met un joli but.
Là, tu parlais ça
de dernière minute.
Mais ça fait partie du match ou pas ?
Ouais, d'accord.
Donc, 5 minutes.
Si tu veux,
tout ça,
c'est décompté
face à une équipe
qui s'est écroulée.
On peut arrêter le match
à 4 minutes.
Mais non,
mais c'est ce qui te donne
le score.
Ça, c'est ce qui te donne
le score,
mais ce n'est pas ça
quand même qui te fait
que le match est beau.
Oui, mais je n'ai pas dit
que je m'étais éclaté.
Mais une belle victoire,
c'est ça l'intitulé.
Par rapport à ce que je vois
d'habitude de l'équipe de France,
là, je suis content
de ce que j'ai vu.
En plus, je suis le premier
à critiquer des choses.
Là, il y a
un affluchissement
par rapport à d'habitude.
Bah oui.
Par rapport à ce que je vois
d'habitude.
D'accord.
Donc là, c'est beaucoup mieux
contre la Belgique.
Oui, parce que l'équipe
n'a pas été mise en danger.
Ce n'est pas le même adversaire.
Merci de le rappeler.
L'équipe n'a pas été
mise en danger.
Tu t'es procuré des situations
et tu as marqué
deux buts dans le jeu.
Tu ne peux même pas dire
occasion,
tu dis situation,
tellement effectivement
quand tu te remémores le truc,
le gardien, il n'a pas
un arrêt à faire
avant le troisième but.
Didier Léchant s'invite
au micro de Giovanni Cassali.
On y va.
Bonsoir Didier.
Félicitations pour la victoire.
Est-ce que pour vous ce soir,
c'est une belle victoire
de l'équipe de France ?
Toutes les victoires
sont belles.
On a mis quatre buts.
Ça fait un petit moment
que ça ne nous était pas arrivé.
Certains diront
c'était faible en face.
Même quand on avait
eu la Belgique,
apparemment ils étaient faibles.
Mais bon,
il ne faut pas enlever le mérite.
C'est ce que j'ai dit
aux joueurs de l'équipe
qui marrent des buts
et qui gagnent.
On n'a pas tout bien fait,
mais il y avait
de l'enthousiasme
et de la qualité.
J'ai regretté
en première mi-temps
certaines pertes de balles
qu'on doit éviter.
Et puis,
une bonne chose aussi,
parce que ça n'a jamais été
notre point fort
d'avoir des joueurs
qui rentrent du banc
et qui peuvent être décisifs,
même si on menait.
Mais bon,
entre Mathéo Guillaume
et Bradley,
c'est une très bonne chose.
C'est une très bonne soirée
dans un contexte,
je ne parle que sportif,
je ne parle pas extérieur,
évidemment tout le monde le sait,
mais aussi des conditions
où c'est un peu
le match cacahuète,
comme on dit,
où l'adversaire
n'a rien à perdre
et nous on a tout à perdre.
Par rapport justement
aux pertes de balles
en première période,
on a vu en seconde période
Ousmane passer à gauche,
Michael côté droit,
Christopher dans l'axe.
C'est parce que vous n'avez pas aimé
ce qui s'est passé en première
ou c'était prévu ?
Non,
parce qu'il y a une position
de départ,
après ce n'est pas fixe
non plus.
Après,
je me sentais bien
comme ça aussi,
avec des pieds différents
aussi,
donc il y a possibilité
d'avoir cet alternance
et Christopher,
même s'il a mis
un très beau but
d'ailleurs,
sa position est un peu
plus axiale,
donc il donne
des solutions aussi.
Par rapport
à Michael Olizé,
on voit
qu'on en parle
beaucoup dans le profil
qui peut être un peu
le remplaçant
d'Antoine Griezmann,
qu'est-ce que vous avez pensé
de son match ce soir ?
C'est dur de comparer,
mais vous voyez
ce que je veux dire.
On ne peut pas comparer,
Michael a beaucoup de qualités
et il n'a pas encore
à franchir,
bien évidemment.
Il n'a pas fait
son meilleur match
ce soir,
il le sait bien,
dans la justesse
technique,
c'est nouveau pour lui
aussi,
les exigences
se sont élevées.
Je pense
que même s'il fait
de bonnes choses
au Bayern,
potentiellement,
il a beaucoup
de choses,
mais on ne peut
pas comparer
à Griezmann
avec tout
ce qu'il a fait,
même s'il était
plus ou moins
dans la même
position,
mais c'est
un registre
un peu différent,
il est généreux,
mais il est capable
d'avoir plus
de justesse
technique.
Très rapidement,
Aurélien,
il sera capitaine
lundi ?
On verra,
je n'ai pas
décidé encore,
c'est possible,
je ne sais pas,
il faudra voir
comment les joueurs
récupèrent,
je ferai tourner
un petit peu,
si ce n'est pas lui,
ce sera un autre.
Merci Didier,
bonne soirée.
Merci Giovanni
et merci à Didier.