Environnement : le déclin de la faune sauvage
T
TV5MONDE Info
49 abonnés
8 Vues de vidéo·10 oct. 2024
WWF publie un rapport alarmant sur la disparition des animaux sauvages.
Les populations de faune ont chuté de 73 % en moyenne en 50 ans.
Vu du ciel, notre planète ne cesse d'éblouir.
Une terre pourtant de plus en plus hostile.
La biodiversité décline inlassablement.
Dans son dernier rapport, le WWF, le fonds mondial pour la nature,
affirme que les populations de faunes sauvages ont décliné de 73% en moyenne en 50 ans.
La tendance était de 68% en 2022, date de la précédente édition.
C'est un peu comme si la nature allait faire un burn-out.
On pense que la nature s'apprête à atteindre un seuil au-delà duquel
elle risque de basculer dans des états et dans des systèmes
qui seront dégradés et qui ne pourront pas se restaurer.
Les populations d'eau douce sont les plus touchées,
suivies des vertébrés terrestres et marins.
Les déclins les plus rapides ont été observés en Amérique latine et dans les Caraïbes,
suivis par l'Afrique, l'Asie et le Pacifique.
En Europe, en Asie centrale et en Amérique du Nord,
les impacts sur la nature étaient déjà visibles avant les années 70.
Grâce aux efforts de conservation et à la réintroduction d'espèces,
certaines populations se sont stabilisées, voire développées.
Si le phénomène est moins spectaculaire, il n'en est pas moins inquiétant.
Les causes, c'est notre alimentation, la mondialisation,
l'industrialisation générale du monde,
et donc on a besoin que tout le monde se mobilise,
les entreprises, les gouvernements, les consommateurs, les citoyens,
pour essayer d'inverser un jour cette tendance.
À ceux qui n'en avaient pas encore pris conscience,
les activités humaines sont responsables de l'effondrement de la biodiversité
et toute l'humanité s'en trouve menacée.
Le réchauffement climatique vient encore aggraver les choses.
La hausse des températures entraîne déjà des phénomènes de mortalité massive,
ainsi que des extinctions d'espèces.
WWF s'inquiète de la menace de points de bascule irréversibles dans certains écosystèmes,
comme en Amazonie, qui pourrait se transformer en savane aride,
privant le monde de son poumon vert.
Autre exemple, les récifs coralliens pourraient disparaître dans les prochaines décennies
sous l'effet combiné du réchauffement des océans et de la pollution,
entraînant la disparition de ressources alimentaires précieuses.
Quand vous préservez, quand vous protégez, quand vous restaurez la nature,
elle vous le rend. C'est là qu'est le message d'espoir.
C'est que si on veut restaurer la biodiversité, la préserver, la conserver, on peut.
À dix jours de la COP16, qui se tiendra en Colombie,
les auteurs du rapport plaident, une fois de plus,
pour l'accélération de la mise en œuvre de l'accord mondial sur la biodiversité
et à prendre des mesures concrètes,
telles que l'arrêt des subventions dommageables à la nature
et l'intensification des efforts financiers.
