L'équipe de France a dominé Israël (4-1), ce jeudi à Budapest, au terme d'un match peu emballant et au score final flatteur. L'EDS en débat.
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Quel français avez-vous envie de distinguer ce soir ?
D'ailleurs, vous l'aurez remarqué.
Habillage Tina Turner ?
Merci beaucoup.
Siani, vous avez envie de distinguer...
J'ai dit distinguer, je n'ai pas dit MVP.
Distinguer ?
Oui, distinguer.
Eduardo Camavinga.
Ok, Eduardo Camavinga.
Dave ?
J'allais partir sur Camavinga, mais Dembele, pour varier un peu.
Dembele, très bien.
Stéphane ?
Oui, c'est pareil, j'allais dire comme Siani, mais pour varier, je dirais Nkunku.
Nkunku.
M. Guillemet, demandez.
Moi, j'avais décidé dès le début que ça serait Genguzi.
Mais avant le match.
Parce que tout le monde veut se distinguer du copain.
C'est-à-dire, personne n'assume sa vraie conviction.
Moi, ma conviction, c'est Lordon.
Il n'y a pas forcément de débat et de duel.
Joe, est-ce que vous avez quelqu'un à distinguer ou vous aimeriez un petit peu écouter ?
Dans le 70ème minute, Genguzi rentre.
Il me semble, c'est ça, au niveau du coaching.
Genguzi rentre.
77ème, pardon, excusez-moi.
Il met des courses dans le jeu, ce qui manquait au milieu de terrain.
Même si Camavinga et Chomeini ont fait un bon match, mais un match de sécurité.
Et surtout, Genguzi avait fait un très bon rassemblement déjà, alors qu'on ne l'attendait pas en septembre.
Il est revenu parce qu'il avait fait un bon rassemblement.
Et là, il rentre et il saisit encore sa chance en étant décisif.
Des milieux de terrain décisifs, il en manque en équipe de France.
Son but est très bien joué parce qu'il place le ballon là où il faut.
Mais c'est surtout sa passe décisive qui m'a plu.
Parce que l'action est belle.
Il arrive à voir le coéquipier sur un pas, à jouer vite en deux touches de balle.
C'est certainement la plus belle action qu'on a vu du match.
C'est pour ça qu'il ne fallait pas retrancher ses dernières minutes.
Elles sont quand même importantes.
Je suis surpris qu'il arrive à ce niveau-là d'un point de vue international.
Je suis content pour lui.
L'adios, ça lui fait du bien.
Donc, Genguzi.
Et on voit marquer Matteo Genguzi avec Giovanni Castaldi pour son match.
On y va.
Bonsoir Matteo.
Est-ce que ce soir, on avait une belle victoire de l'équipe de France ?
Oui, je trouve que c'est une belle victoire.
Parce que déjà, c'est un match international.
Donc, mettre quatre buts, ce n'est jamais évident.
D'autant plus que l'Israël a fait de très bons matchs contre l'Italie et la Belgique les deux matchs précédents.
Donc, on s'attendait à un match quand même difficile.
Aujourd'hui, le plus important, ça a été de gagner ce match avec quatre buts.
C'est toujours de bon augure pour la suite.
Matteo, par rapport au contexte, je parle juste du contexte du stade.
Il y avait peu de monde.
Les conditions climatiques étaient...
A quel point ça a impacté un peu ?
Parce que certains peuvent dire que c'était un match avec un faux rythme.
Ça compte quand même l'atmosphère, non ?
Oui, c'est sûr que ce n'est jamais évident de jouer dans des stades vides ou avec très peu d'ambiance.
Mais voilà, on savait à quoi s'attendre avant le match.
Nous, on était venus aujourd'hui, c'était pour gagner, prendre les trois points et rentrer à la maison.
Et c'est ce qu'on a réussi à faire.
Donc, se concentrer sur nous-mêmes.
On sait les objectifs qu'on a en tête.
Et le plus important, c'est juste de gagner ce soir.
Le coach nous a dit tout à l'heure, ça ne nous arrive pas souvent d'avoir autant de joueurs qui sortent du banc,
qui marquent, qui sont comme ça.
Ça prouve qu'il y a quand même eu une belle émulation.
Oui, c'est sûr qu'on a la chance de pouvoir rentrer sur le terrain.
Les remplaçants, on essaie toujours d'apporter le meilleur de nous-mêmes.
Ce n'est pas évident de marquer ou de faire des passifs tout le temps.
Ça m'a sauré à moi ce soir.
Je suis très heureux.
Mais il faut oublier qu'il y a pas mal de très grands joueurs sur le banc avec de très grosses qualités.
Forcément, le coach en attend beaucoup aussi des remplaçants.
Donc, quand on est amené à jouer, on essaie de donner le meilleur de nous-mêmes.
Et quand les soirées se passent comme ça, c'est toujours que du positif.
Sur les deux buts, les deux derniers, c'est le tien le plus beau ou celui de Bradley ?
Je pense que celui de Bradley est un peu plus difficile à mettre.
Mais un but, c'est un but.
Et le plus important, ça a été de marquer ces deux buts qui nous ont permis d'assurer la victoire ce soir.
Merci Mathéo.
Bonne soirée.
Merci Giovanni.
Merci Mathéo.
Avez-vous envie de distinguer un joueur français ?
Je vous pose d'ailleurs la question sur l'équipe Connect.
Attention, le QR code va arriver.
Mes amis, vous prenez votre smartphone.
On y va.
Et vous répondez à cette question.
Stéphane, vous, c'est Christopher Nkunku.
Premier but, 11ème sélection avec les Bleus.
Oui, parce qu'on aura besoin de lui.
C'est un joueur qui revient de loin.
Il avait complètement disparu des radars.
Donc, il fait un gros début de saison avec Chelsea.
Il marque beaucoup.
Là, il est titulaire.
Ce n'était pas forcément évident à ce moment-là.
Il marque un vrai but.
Il doit beaucoup à la faiblesse des Israéliens.
Mais il doit aussi beaucoup à son talent, à sa force.
Donc, il n'a pas fait un match complet.
Tout n'a pas été excellent.
Mais c'est une vraie belle nouvelle
que d'avoir à nouveau dans la rotation offensive des Bleus
un Christopher Nkunku.
Surtout qu'on se souvient que juste avant le Mondial 2022,
il est vraiment le remplaçant attitré dans leur système.
Il est blessé en entraînement.
Exactement.
Il se blesse.
Et puis, derrière, il va enchaîner les blessures régulièrement.
Il a perdu ce fil-là.
C'est vachement bien de le voir revenir
parce que c'est un joueur un peu protéiforme quand même.
C'est un joueur qu'on peut mettre dans différentes positions.
Après, il jouait à gauche.
C'était là où est-ce qu'on aurait dit Mbappé absence
et Nkunku qui va jouer à sa place.
Voilà, exactement.
Ça ne coulait pas de source.
Finalement, il arrive à faire trois trucs.
Derrière l'attaquant, il est bon
même dans une position un peu plus reculée.
Ce n'est pas mal.
Moi, j'ai toujours bien aimé ce joueur-là.
Mais c'est vrai que les blessures ont vraiment cassé sa croissance.
Là, vous nous avez fait un fond de l'œil de Nkunku.
Ce soir, vous avez aimé son match.
Non, je suis content qu'il ait reconnecté avec les Bleus.
Juste, voilà.
Oui, c'est ça.
Et puis, il le concrétise avec ce but,
qu'il va chercher tout seul, qu'il fait du bien.
Non, il n'est pas bon, son but ?
Si, c'était mon micro.
Ah oui, d'accord.
J'ai l'impression que comme vous n'êtes pas contents,
vous êtes Philippe Rizoli.
Je suis le micro là.
C'est troublant.
Je suis désolé.
Eh bien, Didier Deschamps, on va lui donner la parole.
Comme un chroniqueur d'équipe du soir,
on devait lui poser la question à l'EMVP, machin et tout ça.
Vous allez voir, roulement de tambour.
Enfin, non.
Il a été interrogé sur Nkunku.
Écoutez-le.
Votre sélectionnant national.
Christopher, oui.
Même si je ne joue pas tous les matchs à Chelsea,
je l'ai trouvé sur ces matchs avec beaucoup de jus,
comme on dit, de fraîcheur.
Avec nous aussi, à gauche, il a fait de bonnes choses.
Quand il était aussi en soutien de Colau en deuxième mi-temps,
c'était intéressant aussi.
C'est très bien pour lui.
Il a un potentiel qui est important.
Mais malheureusement, avec toutes ces blessures,
il a été trop souvent freiné.
C'est très bien pour lui.
Je suis très content pour lui qu'il ait pu marquer ce but.
Nkunku, ok.
Dembélé par Dave Apadu.
On y va.
A vous de jouer.
Dembélé, c'est quand même celui qui…
J'ai l'impression que s'il n'est pas là,
il ne se passe quand même pas grand-chose.
On a dit que cette équipe était, au niveau offensif,
pas ou peu animée,
qu'il y avait peu de connexion.
Et ça, c'est vrai.
Je ne sais pas s'il y participe.
Mais en tout cas,
sur la capacité à déséquilibrer l'équipe adverse,
à provoquer des failles,
à s'insérer dedans,
à éliminer les joueurs,
à même faire des passes qui peuvent peut-être
être des passes décisives,
si Randall Colomoni est un peu plus inspiré que ce soir.
Je trouve quand même que ce garçon…
Il y a sa maladresse.
On voit l'image là au-dessus
où effectivement, il est un peu en bout de course.
Il n'arrive pas à redresser son ballon.
Et moi, je trouve quand même qu'il a…
Cette action-là ?
Non, il y a une action où il lance.
C'est lui qui fait petit pont au départ.
Il est à la conclusion.
Exactement, il est à la conclusion.
Je trouve qu'il fait un super appel.
Un super appel, mais au niveau de la conclusion,
je trouve qu'il ne se trouve pas encore de choix.
Je crois qu'il y a Olizé,
je crois qu'il y a Randall qui sont de la surface.
Il peut peut-être faire autre chose.
Bien sûr.
Il y a toujours un truc génial,
toujours un truc un peu…
On est bien d'accord.
Mais dans cette neutralité d'ensemble,
je ne trompe pas nos termes,
de l'attaque,
je trouve que lui, malgré tout,
il se passe quelque chose d'un peu plus
qu'avec les autres.
Et voilà.
Et moi, j'aime ce joueur.
Il me frustre, c'est vrai.
Mais voilà, encore ce soir,
c'est un peu le seul quand même
qui provoque quelque chose.
Kamavinga, il vous a proposé…
Moi, il m'a provoqué des émotions.
Et je reviens sur les arguments de Hugo.
J'étais sûr.
Oui, parce qu'en fait,
il a dit de Gendouzi,
moi, j'ai trouvé que c'était
le match de Kamavinga.
Quand tu disais qu'il l'avait plus sécurisé,
moi, j'ai trouvé qu'il s'était projeté.
Et justement, son but le prouve.
Alors, il n'est pas encore parfait.
On le voit sur la faute qu'il prend
sur son carton jaune.
Il fait encore des erreurs de jeunesse.
Mais moi, c'est un joueur, je trouve,
qui a un volume incroyable,
qui est capable d'être à la récupération.
Ce soir, je l'ai trouvé un peu partout encore.
Il a beaucoup d'énergie sur le terrain.
Alors, ce n'est pas tout à fait
le Kamavinga qu'au Convo Real
que je vois, je trouve,
encore un cran au-dessus.
Mais je le trouve toujours très intéressant.
Et ce soir, j'ai trouvé qu'il avait fait
un très, très gros match.
Et c'est bien parce que, du coup,
Gendouzi, je trouve qu'il a bien pris
son relais.
Moi, je trouve qu'on devrait le voir
plus souvent titulaire en équipe de France.
Moi, franchement, je pense que...
Lui, il est en alerte, en fait, Kamavinga.
Parce que le match qu'a fait Koné,
qui était suspendu ce soir...
Contre la Belgique, le dernier.
Il voit bien, quand même,
que ce n'est pas gagné.
Il y a des places à prendre pour Kamavinga.
Il y a Rabiot, il y a Chouameni.
Il le sait, je pense.
Il est plus jeune que les autres.
C'est pour ça que c'est intéressant
qu'il réponde comme ça, ce soir.
Mais je pense que ce soir,
il a fait un gros match,
un match de patron meilleur que celui
de Chouameni pour moi.
Et je trouve que c'est un joueur
qui mérite d'être plus souvent titulaire.
Siani va encore énerver celui
qui est très énervé.
D'habitude, il a un sourire.
Regardez.
Il sourit ou pas ?
Il est un peu pincé.
On va voir ce qu'il y a de fort.
Voilà.
Parce qu'on me dit que vous,
celui que vous aimeriez distinguer,
c'est Aurélien Chouameni, ce soir.
Il vous a emballé dans quoi ?
Dans quel registre, mon cher Diouf ?
J'ai adoré le match de Chouameni ce soir.
Je trouve qu'il a mis
beaucoup d'impact.
Il a essayé de vite lâcher le ballon.
C'est un des rares qui a très souvent
cherché à l'opposer sur des transversales.
J'ai préféré son match que celui
de Kamavinga, même s'il y a le but
et il y a la pâtisserie.
Mais je trouve qu'il a encore
parfois du déchet sur la notion
de « il est partout ».
Je trouve parfois qu'il perd trop d'énergie
pour des choses qui ne servent pas
à grand-chose.
Il se disperse encore un petit peu.
Il a perdu deux, trois ballons.
J'ai vraiment aimé l'état d'esprit
de Chouameni.
On a beaucoup parlé du faux rythme.
Lui, c'est un de ceux qui a constamment
essayé d'impulser quelque chose,
qui a mis beaucoup d'intensité
dans tout ce qu'il faisait.
Ça contrastait avec certains,
notamment Michael Olizé,
un petit peu plus haut,
qui était un peu plus plan-plan.
J'ai beaucoup aimé son attitude
et ses récupérations.
J'ai apprécié le match du capitaine
ce soir.