Trouver l'EAU POTABLE sans matériel en survie

Survie-Formation
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13 Vues de vidéo·24 oct. 2024
Trouvez l'EAU POTABLE en survie, vérifiez la qualité de l'eau d'un cours d'eau et différenciez eau potable et eau non potable.
Technique fiable à utiliser sur le terrain sans matériel.
Bonjour à tous et ravi de vous retrouver pour cette nouvelle vidéo.
Alors aujourd'hui, un sujet de première importance en survie,
comment déterminer sur le terrain si l'eau d'un cours d'eau est potable ou non potable ?
Alors vous entendrez ou vous lirez souvent que c'est impossible à analyser sur zone,
pourtant on va voir qu'avec un minimum d'expérience et de formation, c'est tout à fait faisable.
En assimilant ce qu'on va voir dans cette vidéo, vous pourrez classer rapidement
n'importe quel cours d'eau sur une échelle biologique avec suffisamment de précision
pour en connaître la qualité approximative.
Tout ça sans matériel et dans la plupart des régions du globe.
Alors aujourd'hui, il va falloir s'accrocher un petit peu quand même
parce que pour faire notre analyse biologique entre guillemets,
il va falloir s'intéresser aux petits invertébrés d'eau douce qui sont mal connus
et on va voir pourtant qu'avec quelques connaissances de base,
on va facilement les trouver et les identifier.
Alors il se trouve que certains invertébrés, certaines larves d'insectes en particulier,
sont très sensibles aux pollutions et vont nous servir de bio-indicateurs.
La prolifération de métaux lourds, de pesticides fertilisants
et de pollutions domestiques en général entraîne une rapide disparition de certaines espèces.
Alors pour simplifier, dans un cours d'eau non pollué,
on va systématiquement retrouver un groupe faunistique bien particulier.
Alors notre objectif étant de rechercher ces différents invertébrés d'eau douce,
de les identifier pour s'assurer de la potabilité de l'eau.
Alors il faudra avoir quand même une bonne vue de près et quelques fois même une loupe
ou l'aide d'un téléphone portable pourra vraiment être utile
de façon à éviter les confusions entre les différents ordres d'insectes.
Alors pour ceux qui vont pratiquer et acquérir un minimum d'expérience,
vous saurez très vite vous servir de cette technique
pour différencier une eau potable d'une eau suspecte d'une eau non potable.
Alors la méthode qu'on va voir aujourd'hui c'est une méthode fiable en condition de survie
mais c'est bien sûr un modèle qui va avoir quelques limites.
Alors premièrement c'est une méthode qui va donner d'excellents résultats
sur des zones d'eau courante ou vive et qui sera moins pertinente
dans des eaux calmes ou stagnantes comme sur des lacs.
A savoir que vous manquerez souvent d'indices en eau calme
et que sans indices vous aurez de la peine à établir un diagnostic.
On va avoir exactement le même genre de problème lorsqu'on est très proche d'une source
mais là il suffira de marcher quelques centaines de mètres
de façon à ce que le biotope s'organise un petit peu autour de ce cours d'eau.
Disons qu'à 500 mètres environ à naval de la source,
les conditions sont généralement réunies de façon à ce que vous puissiez poser un diagnostic correct.
Alors autre limite plus problématique c'est celle des pollutions ponctuelles,
qu'elles soient d'ordre physique, chimique, biologique.
Alors ici on va parler d'un cadavre d'animal ou d'un produit chimique par exemple
qui aurait été déversé en amont du point de prélèvement ou au niveau du point de prélèvement.
Alors il va falloir être attentif et on va voir comment y remédier
mais il y aura toujours un risque dans ces cas-là, le cas de pollution ponctuelle.
Donc l'échelle biologique qu'on va voir aujourd'hui va nous renseigner
sur la qualité de l'eau du cours d'eau sur le tronçon considéré.
Lorsqu'on obtiendra un bon score sur cette échelle biologique,
c'est que l'eau est potable et c'est que la qualité de l'eau est irréprochable sur le temps long.
A savoir que nos observations biologiques vont tenir compte des effets cumulés,
des pollutions passées et des pollutions présentes.
La technique qu'on va voir aujourd'hui est globalement plus fiable, plus solide
que de simples analyses chimiques ponctuelles qui seraient faites sur le même cours d'eau le même jour.
Dans les deux cas, échelle biologique faite par l'observation que je vous propose aujourd'hui
ou analyse chimique faite par un laboratoire, la faiblesse restera toujours
qu'une pollution ponctuelle ait eu lieu le jour du prélèvement.
C'est donc un risque qui sera aléatoire puisque vous êtes dans la nature
et qu'il vous sera impossible de tout contrôler.
Dernière contrainte, la technique ne fonctionnera pas dans les estuaires,
dans les eaux saumâtres, les eaux salées, ni les régions polaires.
Entrons maintenant dans le vif du sujet.
On va voir les quelques classes d'invertébrés qui vont nous intéresser.
On va se concentrer sur les familles que l'on retrouve dans les eaux potables
ou quelquefois limite eaux potables.
Je vais les classer des plus résistantes à la pollution.
Ce sera donc celles qu'on va retrouver dans les eaux potables
mais éventuellement dans des eaux potables aussi de mauvaise qualité ou de basse qualité,
au moins résistantes à la pollution.
Donc celles-ci seront celles qui ont la pollu-sensibilité la plus importante,
à savoir celles que l'on ne retrouvera que dans des eaux d'excellente qualité.
Tous les invertébrés d'eau douce que vous allez retrouver éventuellement dans les cours d'eau,
dont je ne vais pas parler, sont des invertébrés d'eau douce
ou des larves qui sont très résistantes aux pollutions.
On les retrouvera de façon indifférenciée dans des cours d'eau polluées
ou des cours d'eau non polluées.
C'est pour ça qu'ils ne sont pas de bons indicateurs.
Donc je ne vous en parlerai pas ou très peu selon ce qu'on va trouver sur place.
Le but de l'exercice, c'est de se concentrer vraiment sur les plus sensibles,
c'est ceux qui vont nous intéresser et c'est de cela dont on va parler.
Alors on va commencer par l'embranchement des mollusques.
C'est assez facile parce qu'il n'y en aura qu'un qui va nous intéresser.
Il s'agit de la patelle, la pateline des fleuves ou l'encile
qu'on va retrouver partout en Europe.
On va en retrouver aussi en Afrique du Nord,
en Afrique subsaharienne dans certains pays,
aux Etats-Unis, en Amérique, en Amérique centrale aussi.
Alors lorsqu'on est sur le terrain, dans un premier temps,
on va se consacrer à la recherche de ces patelles.
Pourquoi ?
Parce que c'est un mollusque qui est très facile à trouver
lorsqu'on sait où chercher et comment chercher, bien évidemment.
Deuxièmement, c'est une recherche qui ne va nécessiter aucun matériel.
Donc ce sera très facile, rapidement fait généralement lorsqu'il y en a.
Et troisièmement, parce que c'est un mollusque qu'on va retrouver
quasi systématiquement dans des eaux potables,
sous certaines conditions quand même, on va voir lesquelles un peu plus tard,
à noter qu'on aura du mal à en trouver au-dessus de 500-600 mètres d'altitude.
Alors vous avez bien compris, on peut trouver des patelles
dans des eaux potables ou non potables,
mais qui sont proches de la potabilité.
Donc il faut faire attention.
On peut dire que c'est un élément charnière
qui va nous orienter rapidement pour la suite de nos investigations,
de façon à affiner le diagnostic.
Alors pour retrouver les patelles, on va se concentrer sur les cailloux,
les morceaux de bois morts qui sont en fond du lit du ruisseau.
Généralement, vous pouvez aussi en trouver dans les graviers,
dans du sable, mais c'est plus difficile.
Il faudra s'assurer qu'elles sont bien vivantes,
à savoir que lorsqu'elles sont collées aux morceaux de bois ou aux cailloux,
elles le sont généralement.
Si vous en trouvez des mortes, elles n'ont pas valeur de diagnostic
puisqu'une pollution peut avoir eu lieu, évidemment, et les avoir tuées.
Alors généralement, ça fait un millimètre ou deux millimètres au maximum.
On va regarder ça de plus près, comme ici.
Voilà, si vous n'avez qu'une seule chose à retenir de cette vidéo,
c'est bien la recherche des patelles.
Donc on va voir que ce n'est pas suffisant,
mais ça reste une vraie clé de détermination
pour la recherche de l'eau potable en survie.
Dans tous les cas, lorsque vous aurez la présence de patelles,
vous ne prendrez pas de grands risques à boire l'eau directement.
Alors avant de passer à la reconnaissance des larves d'insectes
encore plus sensibles à la pollution que les patelles,
on va aborder une notion fondamentale,
c'est la notion de diversité faunistique
que l'on va rencontrer sur le cours d'eau considérée.
Dès que vous avez déterminé la présence ou pas de patelles,
vous allez collecter et recenser un maximum d'invertébrés différents.
Alors cette notion de diversité faunistique,
diversité des familles,
elle va nous donner une très bonne indication sur la qualité générale de l'eau.
Systématiquement, plus la diversité est grande,
meilleure est la qualité de l'eau.
Alors attention, ce n'est pas le nombre d'individus de même individu
qui va nous intéresser, ou d'individus de la même famille,
mais bien la diversité des familles rencontrées.
Alors les larves en tout genre, les mollusques, les crustacés, les vers, etc.
Alors si par exemple vous vous retrouvez en présence d'une invasion de patelles,
c'est un cas d'école,
et que vous ne retrouvez quasiment rien d'autre,
pas d'invertébrés d'eau douce, ce qui va être relativement rare quand même,
vous allez certainement être en présence d'une eau non potable
ou vraiment à la limite de la potabilité,
donc il faudra vraiment se poser des questions.
En revanche, si vous trouvez une grande variété d'invertébrés d'eau douce
sur la même zone avec vos patelles,
là vous serez très certainement en présence d'une eau potable.
Donc on va voir un peu plus loin comment on fait pour déterminer ça.
Alors cette diversité, lorsqu'elle existe,
elle va toujours renforcer la qualité de l'eau sur notre échelle biologique.
Alors cette notion de diversité, on va la répartir en trois catégories.
Les cours d'eau où l'on trouve de 5 à 9 familles différentes,
ceux où l'on va trouver entre 10 et 14 familles différentes,
et ceux où l'on trouvera plus d'une quinzaine de familles différentes
d'invertébrés d'eau douce, tous confondus.
Alors pour la collecte des larves maintenant en particulier,
vous pouvez vous munir d'un fil trâté, d'un tamis fin,
ou de n'importe quel tissu,
mais en réalité il est toujours possible de se débrouiller avec les moyens du bord.
Donc là je vais utiliser un roncier qui va m'être utile.
Utilisez de préférence des tissus, quand vous utilisez des tissus,
qui soient clairs de façon à bien repérer vos captures.
Alors ici je vais utiliser uniquement ce que j'ai en première ligne,
ce que j'ai dans les poches.
Je me suis volontairement mis dans une situation dans laquelle on est
lorsqu'on est en véritable survie, pour que ça soit réaliste.
Mais bon, il faut savoir que si vous avez un tamis ou un filtre de bonne qualité,
bien fin, vous aurez évidemment plus de facilité à récupérer les larves d'insectes.
Alors à partir de maintenant, on va rechercher un maximum d'individus,
d'un vertébré d'eau douce en réalité.
Alors il va falloir chercher au niveau de tous les végétaux flottants,
au niveau de la mousse, au niveau des morceaux de bois,
les morceaux de bois qui flottent, qui sont entre deux eaux,
les morceaux de bois qui sont dans les fonds aussi.
Alors pour avoir un résultat correct et une bonne image de ce qu'on va trouver sur zone,
il va falloir faire une recherche active d'environ une demi-heure.
Donc voilà la méthode très simple.
Alors on trouve deux suites de la gamare, évidemment.
Donc on va voir ça de plus près.
Mais il semble aussi qu'on ait peut-être quelques éphéméroptères ou des plécoptères.
Alors on peut dépasser la demi-heure en termes de recherche, sans problème si on veut.
Mais il faudra dans tous les cas faire une recherche concentrée.
Donc axez vos recherches sur une cinquantaine de mètres linéaires du cours d'eau au maximum.
Et pour un meilleur diagnostic du cours d'eau,
essayez de trouver sur ces 50 mètres une diversité de la nature du cours d'eau.
C'est-à-dire avec des zones avec une petite accélération,
des zones comme ici où c'est un petit peu plus calme,
vous aurez une meilleure diversité.
Alors on va passer maintenant aux larves d'insectes
qui vont être encore plus sensibles aux pollutions diverses
et qui vont nous permettre d'affiner notre diagnostic.
Comment les reconnaître ?
On va voir les larves d'éphémères, les larves de manne qu'on appelle aussi les éphéméroptères
et qui vivent aussi dans l'eau.
Alors l'élément le plus distinctif de ces larves, les éphéméroptères,
c'est qu'elles vont avoir dans leur grande majorité trois cercles.
Les cercles étant des sortes d'antennes situées à l'arrière de l'insecte en partie caudale.
En réalité vous avez deux cercles et un paracercle.
Elles ont aussi des branches immobiles, latérales,
des deux côtés de l'abdomen qui sont souvent très visibles.
Alors il y a quelques erreurs possibles avec certaines larves de libellule
qui ont deux lamelles caudales mais qui sont différentes et plus larges que des cercles.
Ces éphéméroptères, vous les retrouverez dans le monde entier, sur tous les continents,
hormis les zones polaires, l'Islande et certaines îles du Pacifique.
On en retrouve aussi en eau calme, quelques fois dans les lacs.
Alors ces larves, lorsqu'elles sont bien développées,
elles font un centimètre pour le corps environ et quasiment un centimètre pour les cercles.
Donc avec une bonne vue, on les reconnaît bien, il n'y a pas de problème,
on ne peut pas les rater lorsqu'on sait ce que l'on cherche.
Vous en trouverez à toutes les saisons et de toutes tailles selon leur développement bien sûr.
Il faut savoir qu'elles vivent souvent deux ans dans l'eau avant de se transformer en insectes volants.
Ce qui fait qu'on va en retrouver en permanence, été comme hiver, dans le tronçon considéré.
Pour la recherche des éphéméroptères, on se concentre habituellement sur le bord des ruisseaux,
au niveau de la rive, au niveau des bois immergés, des mousses, des feuilles immergées, des plantes, etc.
C'est là où vous retrouverez le maximum d'éphémères mais aussi toutes les larves en règle générale.
Dans nos régions, il y a des centaines d'espèces d'éphémères, d'éphéméroptères,
mais globalement ils se ressemblent tous, ils ont à peu près la même physionomie,
ils sont donc assez faciles à reconnaître.
Ils vont nous donner une nouvelle indication sur l'état de pollution de la zone.
Ces éphéméroptères ont la plupart du temps des capacités de résistance physico-chimique moins importantes que les patelles.
Ils sont donc plus sensibles aux pollutions en général et le fait de les trouver va nous conforter dans nos recherches.
Lorsqu'on trouve des éphéméroptères, on sait déjà qu'on est normalement sur une eau potable dont la qualité tente à augmenter,
mais certaines familles d'éphéméroptères ayant la même sensibilité à la pollution que les patelles,
on les classera par prudence dans la même catégorie.
Une fois qu'on aura déterminé que l'eau est potable, on va pouvoir apprécier son niveau de qualité.
La qualité de l'eau, on va la classer en trois catégories.
A. Eau de très bonne qualité.
B. Eau de bonne qualité.
C. Eau de qualité moyenne, mais toujours potable.
A savoir que vous n'aurez pas de problème en buvant ces eaux-là, dans tous les cas, sur du court terme, dans les limites que j'ai données en début de vidéo.
Vous aurez en fin de vidéo un tableau récapitulatif qui vous permettra de classer votre eau potable dans les trois catégories selon ce que vous trouverez sur zone.
Alors, on peut déjà constater que les patelles et les éphéméroptères ne se trouvent que dans des eaux proches de la potabilité ou dans des eaux potables,
et que si vous ne trouvez rien d'autre de plus sensible à la pollution,
on sait aussi grâce au tableau qu'on est en présence d'une eau qui sera le plus souvent classée en BO1C.
Troisième invertébré qu'on va voir maintenant, lorsque la qualité de l'eau s'améliore encore,
ce sont les larves de friganes, qui s'appellent en réalité des tricoptères à fourreaux, ce sont les porte-bois.
Leur nom commun.
Alors, on les retrouve exactement comme les éphéméroptères à travers la planète entière,
ou quasiment, jusqu'à 2800 mètres d'altitude cette fois-ci,
et il y en a aussi des milliers d'espèces, mais avec de grands traits communs.
Alors, ce sont des larves qui vivent en permanence dans leurs fourreaux,
qui sont confectionnées à l'aide de bois, de sable, de petits cailloux, de coquillages, etc.
Alors, vous avez la tête de ces larves qui dépasse du fourreau,
et on les retrouve dans les fonds, ou même dans les végétaux, dans les algues, dans les mousses.
Alors, ils font souvent entre 1 cm et 2 cm, donc assez facile à reconnaître,
et à l'âge adulte, ce sont des insectes volants, velus, qui ressemblent un petit peu à des papillons de nuit.
Alors, lorsqu'on trouve ce genre de larves, on est vraiment sur un saut qualitatif de la qualité générale de l'eau.
Il y a peu de chances maintenant, lorsqu'on se retrouve avec une eau non potable.
Alors là, je le fais avec un chèche, parce que j'ai pris ça aujourd'hui,
mais on peut le faire avec un bob, une casquette, ça peut être fait un petit peu avec n'importe quoi.
Donc là, il y a des gamards, des larves aussi, qui n'ont pas d'intérêt.
Voilà, ça, c'est un porte-bois, donc ça, c'est du tricoptère à fourreau, à priori, qui va nous intéresser.
Donc là, la larve est à l'intérieur, celui-ci est fait de petites brindilles de bois,
parce qu'ici, on est sur une zone forestière, et qu'il n'y a quasiment pas de gravier.
Dernière larve que l'on va voir aujourd'hui, les plus sensibles aux pollutions, on les retrouve de moins en moins, forcément.
Ce sont les perles, les plécoptères, qui sont à l'âge adulte de petits insectes volants allongés.
Alors, on les retrouve encore une fois à travers la planète entière,
et ces larves font en général un à deux centimètres lorsqu'elles sont bien développées.
Alors aujourd'hui, ces plécoptères, on les retrouve essentiellement dans les cours supérieurs des cours d'eau,
les zones à truite, fréquemment.
Alors, on les reconnaîtra en se focalisant sur les cerquets, qui cette fois-ci sont au nombre de deux,
contrairement aux éphéméroptères, canon 3, on l'a vu,
et on notera qu'il n'y a jamais de branchies, de branchies mouvantes au niveau de l'abdomen.
Alors, les plécoptères, de plus, ont systématiquement deux griffes à chaque patte.
Normalement, on peut les différencier à l'œil nu, mais pour les doubles griffes, c'est difficile.
Il faudra utiliser une loupe ou le téléphone portable.
Alors, il ne faut pas les confondre non plus avec des larves de tricoptères libres,
qui ont deux branchies caudales et qui sont quand même bien différentes des cerques.
Quelques éphéméroptères ont aussi deux cerques, mais ils sont très rares
et ils ont systématiquement des branchies latérales.
Donc, on peut les différencier généralement à l'œil nu.
Les plécoptères, on ne les retrouve que dans des eaux systématiquement non polluées,
très pures, potables.
Donc, c'est vraiment un marqueur décisif lorsqu'on trouve des plécoptères.
Ici, des petits escargots spiralés, avec une coquille spiralée.
Donc, ceux-là, ils sont très résistants aux eaux, même polluées.
Donc, ça ne m'intéresse pas.
En revanche, je note que ça fait une espèce supplémentaire
qui s'ajoute à la diversité faunistique.
Alors, dans les fonds, je trouve plusieurs sortes de vers, au moins trois différentes.
Donc là, c'est intéressant pour la diversité,
mais les vers sont très résistants généralement aux pollutions diverses.
Donc, ça ne va pas trop m'intéresser.
En revanche, je vois a priori un éphéméroptère.
Éphéméroptère qui va m'intéresser, lui.
Il va falloir le remettre dans l'eau, dans une tembale ou quelque chose comme ça,
de façon à être sûr de pouvoir bien l'identifier.
Notamment par rapport au nombre de cercles.
Quelquefois, on disposera de très peu de matériel.
On pourra facilement mettre quelques débris sur une grosse pierre,
sur un poncho ou sur n'importe quelle surface lisse.
Ça nous permettra de bien déterminer les insectes et les larves d'insectes qui sont sur zone.
Voilà, une fois que vous avez fait cette petite recherche
qui prend peu de temps et peu d'énergie,
si vous ne trouvez pas de patelles dans un premier temps
et pas d'insectes dont j'ai parlé ou pas de larves d'insectes dont j'ai parlé,
ce n'est pas bon signe.
Surtout si vous êtes en présence, en même temps,
de nombreux vers ou de nombreuses sangsues
qui sont résistants, voire très résistants aux pollutions.
Alors, dans ces cas-là, l'eau n'est pas potable.
Il vous faudra la faire bouillir, il vous faudra la filtrer ou la traiter.
A contrario, si vous retrouvez de nombreux invertébrés résistants aux pollutions,
mais qui sont accompagnés d'une bonne diversité faunistique,
plus de 15 familles par exemple,
et que vous trouvez aussi des larves d'insectes dont on a parlé aujourd'hui,
vous aurez de l'eau potable,
vous pourrez la boire directement, à coup sûr, dans des conditions de survie.
Pour pallier le problème des pollutions ponctuelles maintenant,
il y a deux solutions.
Première solution, on peut faire une recherche scrupuleuse
en amont du point de prélèvement, sur 500 m environ, c'est conseillé.
Et on va bien vérifier qu'il n'y ait pas de zone où les animaux patogent fréquemment,
qu'il n'y ait pas de crottes d'animaux,
qu'il n'y ait pas de détritus particuliers ou de cadavres d'animaux.
Donc ça donnera quand même une certaine sécurité à votre prélèvement.
Deuxième solution, vous pouvez creuser un trou, lorsque c'est possible,
en borduant du cours d'eau.
Ce trou va se remplir naturellement et vous pourrez vous y approvisionner un eau.
Alors, en partant d'une bonne qualité de l'eau de votre cours d'eau,
avec cette technique, vous filtrerez les pollutions
qui pourraient être intempestives et ponctuelles.
Donc c'est une façon simple et naturelle de le faire.
J'ai déjà fait une vidéo à ce sujet que vous retrouverez facilement sur la chaîne.
Encore une chose, vous pouvez utiliser cette méthode
pour repérer autour de chez vous les meilleurs points de collecte,
en analysant les différents cours d'eau.
Si jamais vous aviez besoin de vous ravitailler un eau de bonne qualité,
il est dans certains cas préférable d'éviter les zones très fréquentées,
comme les sources, où tout le monde se rue dans certaines circonstances.
Dans ces cas-là, les sources sont des endroits moins sûrs,
qu'elles soient publiques ou privées, elles sont toujours très connues.
Et lorsqu'on est capable de se ravitailler de façon discrète,
quitte à filtrer un peu une eau qu'on sait déjà très bonne à la base,
ça peut être intéressant dans certains cas.
Voilà, cette méthode est une méthode issue de recherches scientifiques, bien sûr,
validée, volontairement simplifiée et prudente,
de façon à être utilisable sur le terrain, sans matériel,
et avec seulement quelques connaissances de base.
C'est une méthode opérationnelle,
et c'est ce qui nous importera sur le terrain, dans des conditions de survie.
C'est du contenu que vous trouverez très rarement, voire pas du tout.
Faites-en bon usage, et je vous dis à bientôt pour une prochaine vidéo.
Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org
