Le réchauffement climatique n'existe pas ? Ce serait une invention des Chinois ? La planète ne se réchauffe pas ? Aujourd'hui, on se penche sur l'une des fakes news les + importantes, qui concerne le changement climatique et l'impact de l'Homme !
Écriture : Benjamin Aleberteau, Hugo Travers Montage : Léo Henry
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Salut, c'est Hugo. Est-ce que vous vous rappelez du tweet de Donald Trump sur le climat ?
Attendez, je vais vous le remontrer, ça date de 2012, c'est un peu vieux, mais c'est plutôt marquant.
En gros, là, il accuse tranquillement la Chine d'avoir inventé le réchauffement climatique
pour rendre les Etats-Unis moins compétitifs.
Bon, et dans le délire, on nous ment sur le changement climatique, Trump c'est pas le seul,
on les appelle en fait les climato-sceptiques.
Je me suis baladé ensuite sur Internet pour voir un peu ce qu'on pouvait trouver sur le réchauffement climatique
et regarder un peu sur quoi on peut tomber.
Partout, on vous répète sans le moindre doute que le changement climatique est le fait de l'Homme.
C'est un mensonge.
Si on analyse le climat à l'échelle géologique, on n'accordera jamais au CO2 une influence aussi importante.
Je pense que le concept du réchauffement climatique, c'est une sorte de religion.
Bon, je vous épargne les longues heures de théorie, mais en gros, c'est les mêmes arguments qui reviennent souvent.
Et là, aujourd'hui, je vais essayer de reprendre les plus importants et vous expliquer pourquoi ces théories ne tiennent pas debout.
Bon, alors, on va prendre le premier argument des climato-sceptiques, qui consiste à dire,
en gros, la météo ne change pas, il fait encore froid tous les ans, etc., donc la planète ne se réchauffe pas.
Bon, et cet argument, vous l'avez sûrement entendu récemment, notamment à la télévision, dans l'heure des pros sur CNews.
Plus de 75 ans, moins 1°C hier à 3°C.
Attention, sujets sensibles, on ne rigole pas avec le réchauffement climatique.
Il fait moins 3°C dans Paris, donc moi ça m'a amusé, il fait pas bon.
A l'étranger aussi, Donald Trump s'en amusait beaucoup pendant la période glaciale à Chicago au début de l'année.
Vous le voyez sur ce tweet, il disait ironiquement qu'une petite dose de réchauffement climatique serait la bienvenue.
Le problème, vous le devinez, c'est que tout ça, en fait, c'est un gros raccourci.
Bon, alors déjà, le climat et la météo, c'est deux choses très différentes, et ça, une petite recherche suffit pour comprendre.
Regardez ce que la NASA nous dit.
La différence entre la météo et le climat, c'est la mesure du temps.
En gros, ça veut dire que la météo, c'est à court terme, c'est le temps qu'il fait aujourd'hui, demain et après-demain.
Et le climat, en fait, c'est une tendance qui est très longue, sur plusieurs dizaines d'années.
L'administration américaine océanique et atmosphérique, c'est des experts dans le domaine, et ils ont répondu ça à Trump.
En gros, les tempêtes de neige ne sont pas du tout incompatibles avec un climat plus chaud.
Ils expliquent même que le réchauffement climatique pourrait être la cause de ces tempêtes,
car il provoque plus d'humidité dans l'air, et donc plus de pluie extrême et de neige.
Voilà, ça c'est donc un premier argument que j'ai beaucoup vu passer,
mais dans le même raisonnement, certains disent que le réchauffement climatique s'est même arrêté.
Il n'y a plus de réchauffement.
Sauf que là aussi, les climato-sceptiques, ils semblent oublier de prendre de la hauteur,
parce que si sur une décennie, le climat ne semble pas avoir évolué,
et bien sur plusieurs décennies, ça saute aux yeux.
Regardez, ça c'est le graphique de Météo France, et on voit bien que chaque décennie est plus chaude que l'autre.
Et regardez, attendez, la NASA a même fait une vidéo où on voit les zones trop chaudes se multiplier.
Difficile de nier ça.
Alors, l'autre argument porté par quelques scientifiques,
le réchauffement climatique existe, ok, mais c'est à cause du soleil.
Il est intéressant de noter que l'activité du soleil a augmenté durant les 100 dernières années.
Cette augmentation de l'activité solaire coïncide très précisément avec les changements de température.
Mais évidemment, tout est faux, déjà parce que l'activité solaire n'a aucun lien avec le réchauffement climatique,
et j'ai une autre preuve, le graphique de la NOAA.
Là, ce qu'on voit, c'est donc la courbe de température de la planète, en haut et en bleu,
qui augmente presque continuellement.
Et donc, ce qu'on voit aussi, c'est la courbe d'activité du soleil, en bas à gauche, qui fait des vagues.
Vous le voyez, les deux courbes ne se ressemblent pas,
et pour qu'on puisse déduire ne serait-ce qu'une corrélation,
eh bien, il aurait fallu que les courbes augmentent en même temps.
Or, vous le voyez, ce n'est pas le cas.
Du coup, leur objectif avec cet argument, c'est quoi ?
Eh bien, tout simplement d'accuser le soleil à la place des humains.
Ouais, je sais, ça fait très simpliste dit comme ça,
mais si on écoute les climato-sceptiques,
eh bien, rien ne prouve la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique.
Sauf que la réalité, c'est que les humains sont en très grande majorité responsables
de ce qu'il se passe sur la planète.
Depuis la révolution industrielle, la concentration du CO2 dans l'atmosphère augmente considérablement.
Et là, eh bien, c'est tout simplement l'organisation météorologique mondiale qui le dit.
Bon, et le quatrième argument des climato-sceptiques,
eh bien, c'est que tous les scientifiques ne sont pas d'accord.
Depuis quelques minutes, là, je vous parle de climato-sceptiques,
mais au-delà de Donald Trump et de quelques anonymes,
eh bien, en fait, ces climato-sceptiques, ce sont des scientifiques.
Et pour preuve, regardez ces extraits de vidéos.
Benoit Riteau, vous êtes mathématicien, maître de conférence à l'université Paris 13.
Nous sommes heureux de recevoir aujourd'hui, ici, François Gervais,
professeur émérite de l'université François Rabelais de Tours.
Vous êtes météorologue et auteur à l'automne.
En voyant ça, on est tenté de se dire que si tous les scientifiques
ne tiennent pas le même discours,
c'est bien qu'on peut douter du réchauffement climatique.
En réalité, si l'intégralité à 100% des scientifiques
n'est pas d'accord sur l'impact humain,
eh bien, une immense majorité l'est tout de même.
Regardez, cette étude-là, elle essaie d'estimer le pourcentage de climato-sceptiques
sur l'ensemble des scientifiques qui ont travaillé sur le sujet.
Résultat, on compte un consensus de plus de 95%.
Les climato-sceptiques ne sont pas du tout majoritaires.
Il y a donc un énorme consensus pour l'existence du réchauffement climatique
et de toute façon, un consensus à 100% n'existe jamais.
Dans le même délire aussi, certains disent que les chiffres varient
selon les instituts, les organisations, les scientifiques, etc.
Et là, regardez ce qu'a réalisé la NASA.
En fait, c'est un graphique sur l'augmentation de la température
selon les chiffres des différentes organisations.
On voit d'abord le Met Office Hadley Center,
puis le NOAA, puis l'agence japonaise, puis Berkeley, puis la NASA.
Et surprise, même si ça varie un petit peu,
on reste dans la même tendance, la température augmente.
On est sur des projections, tous n'ont pas les mêmes méthodes
et donc c'est normal que chaque étude ait des chiffres légèrement différents.
Pour finir, je voulais revenir sur ce qu'a dit Trump
sur le fait que les Chinois auraient inventé le réchauffement climatique.
En réalité, évidemment non, les Chinois n'ont pas pu inventer le réchauffement climatique,
surtout que les institutions américaines et les scientifiques américains
étaient présents sur la question du climat bien avant la Chine.
Et là, ce que vous voyez ici, c'est une timeline de l'American Institute of Physics.
On voit bien l'implication américaine dès les premiers rapports.
Bon, et je terminerai sur un dernier truc que j'avais gardé de côté.
Ça, c'est une publicité publiée dans le New York Times
encourageant Barack Obama, en décembre 2009,
à promouvoir un pacte mondial sur les changements climatiques
en cours de négociations à Copenhague à l'époque.
On y trouvait des belles phrases comme
« protect our planet », « clean energy economy », etc.
Et devinez qui on retrouve dans les signataires à l'époque ?
Eh bien, Donald Trump, comme quoi.