Bonjour à tous et bienvenue dans cette nouvelle vidéo de présentation d'uniforme. Alors, pas vraiment nouvelle, je l'admire.
Après avoir été à Poissy en uniforme 2018, j'ai pu apprendre de nouveaux éléments, et j'ai pu rencontrer des experts dans le domaine de l'uniforme français.
Ils me tenaient à cœur, vu que je me suis rendu compte que la première vidéo que j'ai réalisée n'était pas à la hauteur, de pouvoir la refaire pour corriger ces erreurs.
Ainsi donc, je vais vous présenter l'uniforme français de 1940, porté par la majorité des soldats, mais en version ancienne équipement.
Avant toute chose, je me dois de vous prévenir de certains points, comme d'habitude. Cette vidéo, bien qu'elle ait été réalisée grâce à des experts, peut comporter des erreurs.
Si c'est le cas, n'hésitez pas à laisser un commentaire en dessous de cette vidéo pour que nous puissions tous en apprendre.
Je remercie d'ailleurs les personnes qui m'ont aidé, à savoir Cédric, Vincent et Yves, mais malgré tout, cette vidéo ne reste qu'une base qui vous servira à constituer votre uniforme.
Ce n'est en aucun cas une excuse pour ne pas acheter des magazines, des livres spécialisés, ou encore de faire des recherches sur Internet.
Les équipements que je vais vous présenter sont un choix de dispositions réglementaires, en adéquation avec la fonction de voltigeur.
Il existe d'autres dispositions, évidemment, mais j'espère un jour pouvoir vous les présenter en vidéo. Je ne présenterai que ce que je porte pour vous épargner une vidéo qui durerait 2h.
Vous retrouverez l'intégralité des éléments que je présente dans la description de cette vidéo, avec le timing correspondant.
Le 1er septembre 1939, l'Allemagne attaque la Pologne, provoquant l'entrée en guerre de la France et de la Grande-Bretagne le surlendemain.
La Blitzkrieg, la guerre éclaire, a foudroyé la Pologne en trois semaines, et s'en suit la drole de guerre.
Les deux voisins étant en guerre, mais aucun ne prend l'initiative de démarrer des opérations de grande envergure.
Cela permet aux français et britanniques d'amasser des ressources, grâce à leurs empires coloniaux, et l'Allemagne s'affaiblit petit à petit à cause du blocus.
Le 10 mai 1940, les troupes allemandes attaquent la Belgique et la Hollande, sans tenir compte de la neutralité de ces deux pays.
Les français et anglais, en attente dans le nord, viennent à leur rencontre.
Mais les allemands décident de passer par les Ardennes, en direction de la Meuse, région peu défendue car le massif des Ardennes était considéré comme un obstacle naturel.
Dès le 13 mai, le général Guderian et ses Panzers franchissent la Meuse à Sedan, Jivet et Dinant.
Les troupes motorisées allemandes s'infiltrent dans la Brèche, ouverte, en fonçant en direction de la Somme et d'Abbeville.
Le 15 mai, le président du conseil, Paul Reynaud, a dit à Churchill « la contre-attaque menée contre les allemands à Sedan a échoué, la route de Paris est ouverte, la bataille est perdue ».
Les armées allemandes atteignent la Somme le 20 mai. La Manche, au niveau de Boulogne, le 22 mai.
Prises au piège, les armées françaises et britanniques se replient vers Dunkerque, où une poche défendue par les français permet à environ 338 000 soldats alliés,
215 000 anglais et 123 000 français, d'être embarqués vers l'Angleterre.
Il s'agit de l'opération Dynamo, qui a eu lieu au début du mois de juin 1940.
Le 5 juin, la Wehrmacht reprend l'offensive vers le sud. Le 7 juin, le front français est percé sur la Somme. Le 10 juin sur l'Aisne.
Les troupes allemandes atteignent la Seine à Rouen le 9 juin. Déclarée ville ouverte, Paris tombe sans combat le 14 juin.
Les troupes de Guderian atteignent la ligne Maginot à partir du 17 juin, prenant les fortifications à revers. Elles seront ensuite capturées suite à la rédition des défenseurs.
L'état-major du général Weygand tente d'utiliser la Loire comme dernier obstacle, en amassant toutes les troupes restantes en vain.
Les Allemands pénètrent dans Orléans le 16 juin et se retrouvent devant Lyon le 20 juin, devant Clermont, Angoulême et Bordeaux le 24.
La déroute n'était pas seulement militaire, elle était aussi administrative et humaine. L'état vola en éclats et des millions de Français fuirent à l'avancée de la Wehrmacht.
Un premier exode débuta dès le 10 mai pour les populations belges et du nord-est de la France. Puis un nouvel exode se mit en place en juin avec les populations du nord de la Loire.
Près de 8 millions de Français ont donc rejoint les régions du sud de la France, encombrant les routes et ajoutant un spectacle lamentable à la déroute des militaires.
Le gouvernement français a pris également le même chemin. Il a quitté Paris le 11 juin pour se replier dans les différents châteaux de Touraine, avant de gagner Bordeaux le 14 juin.
Le président du conseil, Paul Reynaud, fut ensuite remplacé par le maréchal Pétain, qui demanda un armistice, qui fut signé à Retonde le 22 juin dans le même wagon utilisé par les Alliés en 1918.
L'armistice entra officiellement en vigueur le 25 juin. La France se retrouva alors coupée en deux.
Les trois cinquièmes du territoire étant occupés par l'Allemagne, qui annexa de nouveau l'Alsace-Moselle et une partie du nord de la France rattachée à la Belgique occupée, le reste étant une zone dite libre.
Hitler se rendit à Paris pour visiter les principaux monuments, donnant lieu à un défilé de la victoire dans Paris occupée.
La bataille de France se solda par les chiffres suivants, souvent minorés hélas.
L'armée française a perdu au minimum entre 55 et 65.000 soldats morts au combat, pour 123.000 blessés. Côté allemand, on estime à environ 45.000 le nombre de morts.
Le ministère de la Défense avance le nombre de 123.126 morts pour la France durant cette brève campagne.
Cela regroupe les militaires, mais également les civils qui ont participé aux batailles.
Ce chiffre représente à lui seul près de 10% de la totalité des morts de la première guerre mondiale, et ce en seulement 6 semaines.
Une fois la première guerre mondiale terminée, l'armée française fut considérée par beaucoup comme la meilleure armée du monde.
En temps de paix, elle compte 20 divisions d'infanterie métropolitaine, 8 divisions d'infanterie coloniale ou nord-africaine, des troupes de souveraineté dans son empire colonial, ainsi que 5 divisions de cavalerie, dont 2 mécanisées.
Après la déclaration de guerre contre l'Allemagne, la mobilisation de 1939 rassembla 5 millions d'hommes, encadrés par 120 000 officiers, et ceci dans les 4 armes, armée de terre, armée de l'air, gendarmerie et marée nationale.
La ligne Maginot était la principale ligne de défense, derrière laquelle 2.240.000 soldats étaient déployés de la mer du Nord à la Suisse, soit 94 divisions, dont 20 actives et 74 de réservistes.
A ceci, nous ajouterons les 600.000 hommes dispersés dans l'empire colonial français et l'armée des Alpes, qui combattra face à l'Italie.
Le pantalon modèle 1938 est apparu à partir de l'hiver 39-40, porté par tous les effectifs non montés, et parfois par certains hommes de la cavalerie.
Il est réalisé en drap peigné ou en drap de laine cardé de nuance khaki, et a une forme de pantalon de golf, bouffant aux genoux.
Il dispose d'une martingale et de passants à la taille pour pouvoir y accrocher une ceinture.
Il se ferme au moyen de boutons, ainsi que d'un crochet métallique. Il dispose de deux poches, une de chaque côté, ainsi qu'une poche goussée pour la montre sur le côté droit avant de la ceinture.
Le bas des jambes est serré sur le côté du mollet au moyen d'un lacet passant dans des oeillets, ainsi qu'une boucle maintenant une patte de laine, permettant ainsi un meilleur maintien dans les bandes moltières.
Il s'agit ici d'une reproduction chinoise, la meilleure alternative à l'heure où je tourne cette vidéo.
Il sera possible de retailler un pantalon d'après-guerre, mais ce matériel devient de plus en plus rare, cher, et il serait dommage de l'abîmer.
La reproduction est donc la meilleure alternative, permettant ainsi d'avoir un pantalon à votre taille et pas trop cher.
Les Brodequins modèle 1917 sont portés à partir de février 1918 jusqu'en 1939, sans la moindre modification.
Ensuite, il pourra y avoir des modifications au niveau de cuir employé, cuir grenellé, cuir fauve, cuir noir... La matière principale était le cuir retourné couleur fauve.
Les lacets sont en cuir, mais ceux en coton sont autorisés depuis 1912. Ils sont cloutés sur tout le plat de la semelle, faite en cuir, et également sur le talon.
Il s'agit ici de Brodequins français M45, qui ressemblent aux Brodequins français M1917, à ceci près que la coupe change légèrement, tout comme le cloutage.
Il n'est pas simple de trouver des Brodequins français 1917.44 en bon état, d'où l'utilisation d'un modèle d'après-guerre.
A noter qu'il faudra vous équiper de courage pour les porter, vos pieds vont souffrir.
Les bandes molletières ont été utilisées par toute l'armée française à partir de 1915. Celles-ci sont en drap calqué, et font une longueur de 220cm sur une légendre maximum de 14,5cm.
Les deux bandes sont symétriques et possèdent un renfort en basanne ou en toile forte sur la partie au contact de la chaussure.
L'autre extrémité reçoit un ruban d'attache en coton d'une longueur de 150cm, afin de pouvoir fixer la bande sur le mollet.
Il est conseillé d'ajouter un crochet à l'extrémité de la bande pour l'attacher plus facilement au Brodequin.
Découvrez la vidéo tuto que je réalisais dans la description de cette vidéo pour apprendre comment les installer.
La chemise M35 est la chemise réglementaire portée sous la capote ou les autres effets, suffisamment travaillée pour être portée seule en tenue de cantonnement.
En fonction des fabrications, il y aura différentes teintes. Elle comporte 2 poches de poitrine et ne dispose pas de pattes d'épaule.
Elle se ferme par 3 boutons sur l'avant, et est réalisée en coton.
Il s'agit ici d'une conversion d'une chemise modèle 48 vers un modèle 35, d'où l'absence de boutons sur l'arrière du col, qui devraient être présents.
En revanche, j'ai ajouté les boutons sur l'extrémité du col, caractéristique de ce type de chemise.
Une pièce carrée de tissu de 6cm de côté, placée sous l'ouverture du torse, devrait recevoir les marques de corps de troupe et le matricule.
Une cravate régate est placée par-dessus la chemise. Elle est obligatoire avec la chemise et a une extrémité droite, contrairement à toutes les cravates classiques.
Il s'agit ici d'une reproduction de cravate Afrika Korps, convertie, la longueur, la couleur et la matière correspondant à peu de choses près.
Vu le prix des cravates en original, je ne peux que vous conseiller de la faire vous-même. Cette manipulation m'a coûté une cravate à 10€ et une costumisation de 10 minutes.
Un bonnet de police, couramment appelé calot, est une pièce de laine taillée pour venir couvrir la tête lorsque le casque n'est pas porté.
Attention, l'appeler calot est une erreur moderne, c'est juste une partie du bonnet de police.
Le modèle 1918, qui vient remplacer le modèle 1891-15, est reconnaissable, car il forme un rectangle une fois posé à plat.
Il aura donc des pointes, contrairement aux autres modèles antérieurs, où les pointes seront repliées sur l'intérieur.
Cependant, certains soldats retaillaient eux-mêmes leur bonnet de police pour supprimer ces fameuses pointes.
Une bande de transpiration est présente à l'intérieur pour éviter que la laine n'irrite le front.
Le casque Adrien, modèle 26, est une évolution du casque modèle 15, utilisé pendant la première guerre.
La plus importante évolution entre les deux modèles est la suppression du bourrelet à la base de la bombe, permettant de différencier un modèle 1ère guerre d'un modèle 2ème guerre.
Il comporte une jugulaire en cuir réglable par boucle coulissante, et l'attribut à l'avant est du type modèle 15, remplacé ensuite par une rondache modèle 37, comme ici.
Réalisé en acier au manganèse pour permettre au casque de se tordre au maximum sans se briser, il est d'abord de couleur kaki brun, dit chocolat, puis kaki vert.
La coiffe en cuir repose sur 4 lames-ressorts, accrochées grâce à des esgraphes cousues. Il existe 3 tailles de coque et 9 tailles de coiffe, allant du 54 au 62.
Il s'agit ici d'une coque originale qui semble venir du fabricant Jappie, avec un intérieur, une jugulaire et une rondache remontées en reproduction.
La capote pour la troupe modèle 1920 était tout d'abord en drap couleur moutarde ou bleu horizon, puis couleur kaki. Il s'agit du vêtement le plus représentatif de la campagne de France.
La capote a une coupe croisée, elle dispose de 2 rangées de 6 boutons. La fermeture est complétée par un crochet au col.
Le bas de la capote est équipé de boutonnières, afin de pouvoir rattacher les pans sur les côtés à l'aide d'un bouton présent de chaque côté des hanches.
Des pattes de col du 41ème Régiment d'Infanterie de Rennes ont été cousues. Des boutons sont placés sur les côtés pour verrouiller le ceinturon une fois celui-ci installé.
Des rouleaux d'épaule de tenue de campagne permettent d'empêcher que la bretelle du fusil et des équipements ne glissent.
En général, elles sont distribuées par deux, mais certains soldats n'en toucheront qu'une seule, voire même pas du tout. Elles sont faites dans la même matière que la capote. Elles sont couramment appelées rouleaux.
Il s'agit ici encore d'une reproduction chinoise, qui aura été retouchée au niveau des boutons, ceux d'origine n'étant pas de la bonne couleur et mal placés.
Les poches intérieures auront également été raccourcies pour éviter qu'on ne les voit une fois les pans de devant retroussés sur les côtés.
Portée en permanence au poignet gauche, la plaque d'identité permet d'identifier le soldat lorsqu'arrive son décès.
Sur une face, on y notait le nom et le prénom usuel, ainsi que sa date d'incorporation, l'autre face avait les informations sur le numéro de matricule et son lieu de recrutement.
Ici, Louis Perrault a été engagé en 1929 à Guingamp et avait le matricule 1414.
Il s'agit d'une plaque originale pouvant correspondre au 41ème Régiment d'Infanterie, notre Guingampais ayant sans doute rejoint Rennes ensuite.
Le ceinturon modèle 1903-14 est distribué à toute l'armée française et n'a pas évolué entre la 1ère et 2ème guerre.
Il est réalisé en cuir fauve et dispose d'une boucle à double ardillon à insérer dans deux séries de trous.
Il s'agit d'un modèle original ayant appartenu à mon arrière-grand-père.
Trois cartouchières modèle 1916 sont glissées sur le ceinturon. La dotation en cartouches dépendait de la fonction et du poste du soldat.
Le voltigeur percevait 90 cartouches, que ce soit du Lebel ou du Berthier. Il s'agit ici de reproductions patinées artificiellement.
Le porte-baïonnette modèle 1888 est placé sur le ceinturon afin de transporter la baïonnette 1886-15 et ses dérivés.
Le trou du porte-baïonnette est destiné à accueillir une patte de la capote, à verrouiller à l'aide du bouton prévu à cet effet.
La baïonnette M1886-15, dite Rosalie, viendra se glisser dans le fourreau, lui-même glissé dans le rabat gauche de la capote, pour qu'elle soit maintenue sur le côté.
Celle-ci sera utilisable pour un Lebel et pour un Berthier.
Les bretelles de suspension modèle 1892-1914 viennent maintenir le ceinturon sur les épaules. Elles sont accrochées aux cartouchières 1916 par des crochets métalliques.
Le modèle après-guerre n'a que peu changé par rapport au modèle de la 1ère et 2ème guerre, seuls deux trous ont été ajoutés.
Le bidon modèle 1835 est une évolution du modèle 1877, le petit goulot ayant été supprimé.
L'enveloppe est faite en drap kaki, bien qu'on puisse retrouver des bidons peints en kaki sans housse.
Elle est ici dotée d'une courroie identique au modèle 1877, à passer en bandoulière.
Le bidon se ferme par un bouchon en liège, attaché par une chaînette.
Il doit être porté côté droit, la sangle glissée sous le ceinturon à l'avant, sous les cartouchières, pour éviter que la gourde ne bouge trop lorsque le soldat se penche.
Il s'agit ici d'une gourde originale, hélas inutilisable car rouillée sur le goulot et à l'intérieur.
La musette modèle 1892 sert à transporter du matériel supplémentaire, qui n'aurait pas trouvé sa place dans l'as de carreau.
La musette se ferme à l'aide de deux boutons, et la sangle est réglable grâce à une boucle à deux ardillons, dite boucle Malakoff.
Elle se place sur le flanc gauche du soldat, une sangle glissée sous le ceinturon, de la même manière que la gourde.
Étant donné que la musette est plus facile à ouvrir et à utiliser que l'as de carreau, j'ai choisi d'y placer mon Karmodel 1935, entre autres petits matériels de campagne.
Le Karmodel 35 est l'évolution du modèle 1865, et a été fabriqué à partir de 1936 jusqu'en 1944.
Il est peu encombrant mais pas pratique, il s'agit ici d'un modèle originel de 1936, fabrication SAF de Paris, un des tout premiers fabriqués.
La musette destinée à contenir l'appareil normal de protection modèle 31 est portée sur le côté gauche, mais la sacoche sera mise le plus à l'arrière possible.
La sangle en bandoulière sera passée par-dessus l'équipement déjà installé. Il contient le masque anti-gaz, le tuyau flexible, absent ici, une cartouche filtrante, ainsi que des verres de rechange.
Une plaque de métal ondulée au fond de la sacoche permet de poser le filtre de façon à ce qu'il ne se bouge pas par aspiration du tissu, et permette à l'air d'entrer dans le masque.
La sangle principale permet le port en bandoulière, une deuxième avec mousqueton permet le port ventral, afin de pouvoir porter le masque tout en gardant la cartouche dans la musette.
Le masque anti-gaz ANP31 est en fait une évolution du modèle utilisé pendant la 1ère guerre. Il ne fut que peu ou pas utilisé en 1940, mais resta dans la dotation des soldats, la 1ère guerre étant encore dans les esprits.
Le Havre-sac modèle 1893, ou as de carreau, est l'avant-dernier sac d'une grande collection. Il est d'abord utilisé pendant la 1ère guerre, avant d'être utilisé par certains pendant la 2ème guerre.
Il contient le linge de rechange, les nécessaires d'entretien et de toilettes, le matériel pour nettoyer le fusil, un sachet de pansement médical et divers ustensiles de cuisine que les soldats se répartissaient.
L'ensemble demi-tente individuel modèle 35, piquet, cordeau de tirage et mâts permet au soldat de constituer une moitié de tente. L'autre moitié était transportée par un autre soldat.
Des bandes sont conçues sur les côtés pour permettre d'ajouter un caoutchouc naturel, mais ces rubans peuvent être absents.
Ces tentes sont aussi conçues pour permettre des assemblages plus grands, en particulier avec 6 toiles pour loger 6 soldats, 4 pans formant le toit et 2 obturant les extrémités.
La gamelle individuelle modèle 1852 est emboutie en acier étamé. Elle possède des passants fixés par riftage ou soudure, et le couvercle est retenu à un des passants par une chaînette.
Depuis 1915, cet ustensile est complété par un plat qui s'emboîte dedans, fourni avec une poignée.
Le sceau à eau en toile est transporté à l'extérieur du sac. La courroie permet de fixer le sceau, et la gamelle sans jamais empêcher l'ouverture du sac.
Attention à bien mettre la sangle dans le bon sens en utilisant les anneaux métalliques du havre-sac à bon escient.
Le fusil Lebel, ou fusil modèle 1886, fut adopté par l'armée française en mai 1887 et fut utilisé jusqu'à la 2ème guerre mondiale.
Il fut baptisé ainsi grâce au nom de l'un des membres de la commission qui a contribué à sa création, le colonel Nicolas Lebel.
Il dispose d'un magasin sous le corps pouvant contenir 8 cartouches, et deux autres cartouches pouvaient se stocker, une dans la chambre et une dans le transporteur,
petite trappe basculante permettant de faire remonter les cartouches du magasin à la chambre.
Ce mode d'alimentation est appelé Kropatschek, du nom du fusil qui a servi de modèle.
Il est en calibre 8mm et fut le pionnier d'un amendement portatif. Pour la première fois, l'ancienne poudre noire était remplacée par de la poudre sans fumée à base de nitrocellulose,
aussi appelée poudre B, du nom du général Boulanger.
Et les balles de plomb étaient remplacées par des balles chemisées en maille short.
Ces évolutions vont permettre une augmentation des vitesses initiales de tir, et donc de la portée maximale.
Le modèle 1886 est modifié en 1893 par l'ajout d'un bouchon de culasse et l'ajout d'un tampon masque sur la tête de culasse.
Ce masque sert à éviter les crachements de gaz au visage du combattant.
Un quillon est également rajouté à l'embouchoir pour permettre la formation des faisceaux d'armes sans que la baïonnette ne soit installée.
Les caractéristiques de l'arme restent cependant identiques.
Le Lebel est aujourd'hui classé en catégorie D, donc libre d'acquisition.
Faites attention cependant en reconstitution, il n'est pas de très bon goût de se promener avec un fusil non neutralisé.
On retrouve ce fusil à proportion de 1 par groupe de combat de 12 hommes, attribué au tireur tromblant bébé, en raison de la robustesse de l'arme.
En effet, sa conception lui permet de mieux encaisser le coup du départ de la grenade offensive.
Le fusil Berthier 0715, modifié en 1916, est le fusil le plus répandu durant la campagne de France de 1940.
Son prédécesseur, le fusil 0715, avait comme principale faiblesse sa capacité du magasin, 3 coups alors que le Lebel en a 8.
Ainsi, début 1916, un magasin est ajouté pour pouvoir contenir des clips de 5 cartouches. Ainsi, le nouveau fusil est appelé Berthier Model 16, ou 0715 M16, lorsqu'il s'agit d'une conversion.
La modification n'empêche pas l'utilisation des clips de 3 cartouches bien sûr.
En 1920, les organes de visée sont modifiés, et en 1932 aura lieu une modification des cartouches, entraînant un réalisage de la chambre.
Les armes ayant reçu la modification de chambre afin d'utiliser de nouvelles cartouches recevront, en arsenal à haine, frappé sur le tonnerre.
Les combats de juin 1940 seront les derniers en première ligne. L'occupant rafflera les stocks des arsenaux et préférera ce fusil au Lebel, pour équiper ses troupes de 2nde ligne.
On retrouvera néanmoins encore des exemplaires distribués aux troupes de Harkis lors de la guerre d'Algérie.
D'un poids de 4,2kg, il peut accueillir la baïonnette présentée précédemment pour atteindre une longueur totale de 1m85.
Sa portée pratique est de 250m, pour une portée utile max de 2.000m.
Avec beaucoup d'entraînement, on peut tirer de 15 à 20 coups par minute. Il s'agit ici d'un 0715 M16 en catégorie C, parfaitement légal, car son propriétaire dispose d'une licence de tir.
A l'époque, les divisions type infanterie sont les plus répandues. Il en existe 3 séries.
D'actives, donc qui existent en temps de paix, de série A, créée à la mobilisation par dédoublement des unités d'actives, comportant ainsi plus de 50% de réservistes.
Le matériel et l'encadrement y sont à peu près les mêmes.
De série B, qui sont des unités de réserve.
Exemple, le 241ème régiment est le régiment de réserve du 41ème régiment d'infanterie, qui sont créés de toutes pièces, composés majoritairement de réservistes cantonnés aux travaux agricoles et au bétonnage.
Le matériel est incomplet ou désuet.
Début mai 1940, 67 divisions d'infanterie, dont 7 motorisées, 24 d'actives, 20 de série A et 16 de série B, sont aptes à faire campagne sur le front nord-est, ainsi que 16 divisions d'infanterie de forteresse.
Notre soldat est ici équipé du Lebel, mais pouvait tout aussi bien utiliser le Berthier. Même la baïonnette a été prévue pour être adaptable sur les deux fusils.
Les deux fusils devaient être remplacés par le MAS 36, mais celui-ci ne fut pas fabriqué en assez grande quantité pour équiper toute l'armée française en 1939.
D'où l'utilisation massive de Berthier et des Lebel restant des stocks.
A la déclaration de guerre, les équipements modèle 35 équipent les 4-5ème des unités d'actives de type infanterie et de très rares unités de réserve.
Ils seront ensuite distribués au cours de l'hiver 1939-1940, dans un effort de modernisation, mais les équipements modèle 16 restent encore largement utilisés, d'où leur présence notre soldat du 41ème R.I.
Le Lebel était cependant plus vu pour les tireurs de précision et les tireurs au tromblant VB dans les unités d'actives et de série A. Le Berthier était donc plus répandu.
Qu'est-ce que 200.000 mains levées, 100.000 français qui se rendent ? Ou alors, les chars français ont 1 vitesse pour aller en marche avant, mais 5 vitesses pour la marche arrière et 5 rétroviseurs.
Pourtant, la bataille de Stone prouve que l'armée française était à la hauteur de l'armée allemande, et sa stratégie aurait pu les faire gagner.
Cette bataille mobilisa 90.000 allemands et 300 chars, contre 42.500 français et 130 chars, et se solda par la perte de 33 chars français et 24 chars allemands, pour 7.500 pertes françaises contre 26.500 allemands.
Ce qui constitua la bataille la plus meurtrière pour les allemands durant la bataille de France.
Le général Hermann Hoth a écrit après la guerre qu'en retardant l'intervention et en n'engageant pas toutes les forces blindées dont disposait le général français Jean Flavigny,
les français manquèrent une occasion favorable. Cette contre-attaque, menée de façon résolue, eut pu changer la défaite en victoire.
Churchill fera l'éloge de l'armée française. Le général Rommel demandera d'ailleurs à ses subordinés de fournir la même ration d'eau aux prisonniers français, et pas telle devant la combativité dont ils avaient fait preuve.
Nous ne parlerons pas de la bataille des Alpes, qui pourra faire l'objet d'une vidéo à part entière, tellement le sujet est intéressant et la victoire est glorieuse pour les français.
Mais la confusion alimentée par le haut commandement a entraîné la déroute de l'armée française. Celui-ci a capitulé de manière prématurée après avoir été dépassée lors de la campagne de France.
Ainsi, des soldats français ont été vus dans les trains en direction du sud de la France, en train de s'habiller en civil, au cas où des allemands les trouvent.
Cet acte montre bien que la grande majorité des soldats, perdus, sans ordre, ont déserté leur poste.
Voici un extrait de témoignage décrivant la confusion de l'exode et de la retraite, trouvé sur le site de la Croix.
Les chars français reculaient avec des débris humains dans les chaînes. Les conducteurs étaient noirs, comme des ramoneurs, et hébétés.
On a vu des jeunes femmes, avec des gamins, demander de les fusiller, puisqu'on ne pouvait les emmener avant que les allemands arrivent. J'ai vu des espionnes se mêler avec des soldats.
Trop de questions étaient posées.
Où allez-vous ? Quelle compagnie ? Combien êtes-vous ?
Lorsque le capitaine de Montmarin a pris tout cela, elles étaient parties après avoir passé la nuit avec les gars dans la paille. Il piqua une colère.
Voici ce qui conclut cette vidéo de présentation d'uniforme, j'espère qu'elle vous aura plu. Si c'est le cas, n'hésitez pas à vous abonner, à laisser un commentaire, à laisser un pouce bleu, et à partager cette vidéo, c'est très important.
Je tiens à remercier chaleureusement Hugo Bimar pour sa participation, vous retrouverez sa chaîne Confessions d'Histoire dans la description, allez voir, c'est vraiment top.
Je remercie encore une fois mes amis Vincent et Cédric pour leur aide précieuse dans la rédaction de cette vidéo, ainsi que Yves pour ses conseils militaires.
Comme quoi, faire des vidéos d'uniforme, c'est d'abord partir de zéro, puis repartir de zéro pour toujours vous présenter mieux, de meilleure qualité, pour que vous en appreniez plus, et au passage, moi aussi.
En gros, sans tous mes soutiens, cela n'aurait pas été possible, et on serait toujours sans l'ancienne vidéo.
Le lien reste dans la description, mais c'est du non-répertorié, si vous voulez comparer le avant-après.
Quant à moi, je vous donne rendez-vous prochainement pour une nouvelle vidéo de présentation de réplique d'airsoft, de réplique Denix, de présentation d'uniforme, et de VIP ! Salut !
Bon, du coup tu prends ma mise au point... Tu peux appuyer sur moi, là ? Sur l'écran ?
Je vais appuyer sur ton bide... Attends.
Aïe !
Attends, refais. J'appuie là.
C'est bon !
Ah non ! J'ai beau beau maintenant ! Au caca !