Je pense qu'on a tous vécu un moment de cinéma incroyable avec Jurassic Park. Il a marqué notre vie et pour la plupart d'entre nous, influencé notre vie. Mais la saga a connu beaucoup de tumultes. Avec ce troisième épisode, les fans se sont délaissés de cette saga et pourtant, il a beaucoup à offrir ! Alors aujourd'hui, nous allons voir pourquoi Jurassic Park 3 est détesté !
Cette vidéo n'a pas pour but de montrer une vérité générale et n'est que le reflet d'un avis personnel. N'hésitez pas à partager la vidéo et votre avis pour qu'on puisse débattre ensemble sous de bonnes conditions !
Je remercie chaleureusement @CedrikJurassik pour son expertise et son apparition ! Bisous copain ! Foncez-voir sa chaine c'est de l'or en barre !
C'était inoubliable, époustouflant, effrayant, grandiose.
Un rêve qui prend vie pour des millions de personnes.
Un souvenir impérissable qui restera gravé dans nos cœurs.
1993 a été une année charnière et a marqué le monde entier.
Jurassic Park est devenu un symbole pour le cinéma grand public.
Un mélange savoureux entre l'aventure, le merveilleux et l'horreur,
qui a pu, à l'aide d'une maîtrise sans faille et d'effets spéciaux révolutionnaires,
gagner le cœur du public.
Un succès que l'on doit au fabricant de rêves par excellence,
Steven Spielberg, qui au départ ne devait pas réaliser le film.
Il souhaitait d'abord se lancer dans la production de la liste de Schindler,
mais Universal lui a demandé de réaliser Jurassic Park en premier.
C'est après de nombreuses réécritures,
un grand travail en amont pour essayer de cerner l'intérêt du public
et de nombreuses recherches en termes d'effets spéciaux
que le film voit le jour en 1993.
Devenu un phénomène, la franchise est lancée.
On connaît plusieurs tumultes.
Et... je préfère vous le dire tout de suite,
je kiffe Jurassic Park 3.
J'assume complètement.
J'ai parfaitement conscience de ses erreurs et de ses ratages,
mais plus je le regarde et plus je l'aime.
J'avais vraiment besoin d'en parler pour redorer son blason.
Parce que même si le 3 est considéré comme étant le moins bon de la saga,
plus ou moins un juste titre,
il regorge de nombreuses trouvailles qui lui permettent d'être revalorisées aujourd'hui.
Mais ce qui me rend dingue, c'est que ce film fait toujours autant débat aujourd'hui.
Et quand je vous ai demandé votre avis sur Twitter,
j'ai pu vraiment tout lire sur son compte.
Des choses très pertinentes qui ouvrent la discussion
et d'autres qui m'ont un peu agacé.
Malgré ses grosses erreurs, Jurassic Park 3 mérite un nouveau regard,
mais surtout qu'on essaie de le comprendre,
parce qu'il est le fruit d'une production chaotique.
La production est partie du mauvais pied.
L'absence des trois éléments forts de la saga se fait sentir
et sera lourde de conséquences.
Spielberg, Christen et Williams.
Un des responsables n'est autre qu'une nouvelle saga
qui fera ses débuts en 2001.
John fut engagé pour le film,
et Steven était fortement intéressé.
Mais cela n'a jamais abouti.
Ainsi, pour compenser, il s'est dirigé vers un autre projet
qui lui a pris beaucoup de temps.
AI, Intelligence Artificielle,
en prenant également au passage Williams avec lui.
L'absence de Christen s'explique que le troisième volet
est une aventure originale, pas basée sur le livre,
utilisant quelques éléments de son oeuvre
et des scènes retirées des deux premiers volets.
Il avait commencé à aider les scénaristes,
mais faute d'une idée vraiment forte,
il s'est retiré du processus de création.
Ce manque ne sera que le début des problèmes.
Plus de neuf scénaristes s'allient et s'alternent
pour écrire un scénario convenable.
La première idée proposée était celle d'un Alan Grant
en mode Robinson Crusoe sur Isla Sorna.
Eric, le jeune garçon, devient une des seules traces
de cette version qui soit restée.
Dans un sens, c'est plus logique,
et c'est bien dit dans le film.
Grant a tellement été traumatisé
que jamais il aurait voulu revenir sur l'île,
ou en tout cas de manière intentionnelle.
Comme quoi le réalisateur n'a pas eu que des décisions irréfléchies.
Une autre version du script voulait mettre en scène
un ptérodactyle s'étant enfui d'Isla Sorna,
ayant tué plusieurs personnes en dehors de l'île.
Grant aurait dû enquêter avec d'autres personnes,
mais ça a été rejeté par Spielberg et Johnson
cinq semaines avant le début du tournage.
Oui, parce que Spielberg était producteur à l'époque.
Au final, les premières prises ont été tournées
alors que même le scénario n'était pas fini.
Avec des incidents physiques et matériels,
des dépassements de budget,
et des acteurs presque enroulés
pourvu de leur déception face à la maigre consistance de leurs personnages,
Joe Johnson devient dépassé par le tournage.
Jurassic Park est un de mes films préférés.
Je voulais rappeler aux spectateurs
tout ce qu'ils aimaient de Jurassic Park.
C'est pourquoi c'est si génial d'avoir Samuel Back.
Il est le lien à ce film.
En voyant le script se réécrire de jour en jour,
notamment par les comédiens pour qu'ils puissent avoir plus de matière,
Joe menace de quitter le projet.
Il décide malgré tout de le finaliser
avec les meilleures intentions du monde
et surtout avec les moyens possibles.
Quand on sait que Johnson a vraiment poussé
pour réaliser le deuxième opus,
il est clairement regrettable de voir ce film échouer.
Le film revient de très loin
et souffre de la comparaison avec ses deux grands frères
pour un résultat objectivement moins bon.
Il restera cher à mon cœur.
Après les événements survenus à Isla Nublar et San Diego,
les dinosaures vivent en liberté sur les deux îles.
Alan continue ses recherches
et ses fouilles sur les raptors.
Même s'il tente de garder la tête haute,
ce qu'il a vécu à Jurassic Park l'a profondément marqué.
Un couple riche du nom des Kirby
demande à Alan de les accompagner en tant que guide
pour visiter Isla Sorna et voir des dinosaures.
Conscient des difficultés
et de la précarité de son travail,
Alan décide moyennant finances d'y aller.
Il réalisera l'entourloupe après avoir atterri.
Les Kirby ne sont pas du tout fortunés
et veulent retrouver leur fils disparu 8 semaines auparavant.
Ils se feront attaquer par un spinosaure
et seront livrés à eux-mêmes sur cette île.
A l'ère de Synopsis,
le film avait tout pour réussir
mais les retours critiques et publics ont condamné l'oeuvre
à rester dans l'ombre de ses grands frères.
Le mal aimé Jurassic Park 3,
même face au Jurassic World,
n'arrive pas à se faire pardonner.
On va essayer de partir sur une nouvelle approche aujourd'hui.
On va prendre 5 axes,
5 défauts majeurs et je vais partager mon avis
pour pouvoir revaloriser le film.
Et même si beaucoup de gens ont pu dire que c'était un mauvais Jurassic Park,
ça en reste pas moins un très bon film.
Quand les gens parlent de Jurassic Park 3,
ils le considèrent comme un film d'action simpliste,
sans envergure
et surtout pas à la hauteur des thématiques
abordées par les deux précédents opus.
L'absence de l'oreille de la mise en scène de Spielberg
se fait clairement ressentir
mais Johnson n'est pas non plus à blâmer.
Il parvient à faire quelque chose que le deuxième opus
avait un petit peu éclipsé selon moi.
Ce que j'appelle syndrome des actionneurs,
c'est que dans les années 80 au milieu des années 2000,
de nombreuses suites de saga cultes
ont pris un parti plus différent du premier opus.
Tandis que le premier partait sur un film de genre,
le deuxième se concentrait plus sur l'action.
Aliens, Rambo 2, Terminator 2, Mad Max 2
et aussi Jurassic Park 2.
Ces deuxièmes opus
sont plus concentrés sur de l'action
tout en gardant quelques aspects du précédent film.
C'est pas du tout un reproche
ou une baisse de qualité au contraire.
Nombreuses de ces suites sont considérées
comme étant meilleures que l'original,
à quelques exceptions près.
Mais personnellement, pour chacune de ces sagas,
j'ai été plus réceptif
à la proposition du premier,
plus horrifique et intimiste dans un certain degré.
Ainsi Jurassic Park 2 avait un côté
beaucoup plus grand, plus actionneur.
Le film fonctionne malgré des erreurs assez grossières.
Pour Jurassic Park 3,
on fait face à un retour de l'horreur et de la survie.
Un groupe part en mission de sauvetage
étant de s'échapper de l'île infestée de dinosaures.
On se concentre sur leur vie et leurs obstacles,
on ne se disperse pas de nombreuses sous-intrigues.
Oui, c'est plus simpliste,
mais on gagne en efficacité aussi.
Le film arrive à proposer des scènes fortes,
avec des codes de l'aventure, voire même du slasher,
où les membres du groupe tombent les uns après les autres,
avec des scènes assez explicites.
Le film est plus sage que ses prédécesseurs,
mais la scène de la volière est une des plus marquantes de la saga.
L'attention est gérée d'une main de maître,
avec une magnifique iconisation
du pénéralodon.
On a vraiment peur pour les personnages,
et l'attaque de Billy m'avait clairement choqué plus jeune.
Le film est plus court par contre,
mais il en tient à l'avantage.
On a un rythme frénétique qui accentue le côté horrifique.
Les personnages n'ont jamais le temps de se reposer,
car le danger est omniprésent.
Ils n'ont aucun répit,
et prennent ça vraiment au sérieux.
Évidemment que ça n'atteint pas le niveau de tension du premier film,
et par rapport au deuxième,
j'adore la scène du camion,
mais l'humour et les punchlines de Malcolm m'ont sorti du film
quand je l'ai vu plusieurs années après.
Alors qu'ici, je suis immergé plus facilement.
Chaque lieu et chaque scène
marquent un danger et un obstacle trop grand pour les personnages.
Ils sont en sous-nombre
et surtout pas équipés contrairement aux deux.
On est presque à bout de souffle,
même si l'incident de San Diego est nettement plus marquant
dans l'esprit des spectateurs,
ce qui est bien normal.
J'éprouve une réelle sympathie et admiration pour ce film,
car il use de ses défauts et de ses limites
pour pouvoir en tirer le meilleur,
et offrir une aventure sous tension et pleine de suspense.
Le film tient la route
niveau divertissement, et ce n'est pas négligé.
Mais malheureusement, oui,
les limites se font ressentir.
Parlons sur deux points majeurs.
Le premier, les effets spéciaux.
Il reste impressionnant pour l'époque,
et toujours aussi efficace,
mais la CGI peine par moments à se faire oublier.
Plusieurs fonds verts sont clairement visibles,
et les couleurs de certains dinosaures donnent un aspect factice
que n'avaient pas les deux premiers.
Malgré les nombreuses espèces présentes,
il est difficile de passer outre.
Mais les animatroniques, eux, sont plutôt impressionnants.
Le spinosaure était à l'époque
le plus gros robot animatronique jamais construit,
et il fait bien froid dans le dos.
Par cette envie de retourner à l'horreur totalement louable,
on a également une légère perte de féerie
qu'avait opposé Steven.
La présence de cette petite séquence après la Goliath
ne permet pas de retrouver entièrement la magie Jurassic Park,
mais elle arrive à fonctionner.
Certes, le film a été freiné dans ses ambitions,
mais il n'oublie pas l'âne de la saga.
Et on arrive au deuxième point majeur,
le scénario.
Saturn propose une facette différente de l'univers,
avec cette mission de sauvetage,
pour se concentrer sur l'écosystème des dinosaures
post-Jurassic Park.
Ils évoluent librement, et c'est l'homme qui devient l'anomalie,
à l'inverse du premier.
Un revirement qui trouve son sens,
et surtout qui permet de faire suite aux deux précédents volets.
D'après les retours sur Twitter,
certains considèrent le 3 presque comme un spin-off,
qui n'apporte pas grand-chose à la mythologie.
Bon, déjà, je suis pas d'accord, parce qu'il permet de faire le lien
avec Grant et de sa non-implication par rapport au deuxième film,
mais surtout, les Pteranodons.
Hop, hop, hop !
Déjà, défendre Jurassic Park 3 en soi, c'est déjà un crime,
mais y'a aussi un autre petit truc qui me chiffonne.
Pteranodon, ça signifie en grec ancien
approximativement, hein.
Ptera-el-no-pa-don-dan.
Donc, elle sans dents.
Et qu'est-ce qu'ils ont fait dans Jurassic Park 3 ?
Voilà, voilà.
Et ne dites pas qu'ils ne le savaient pas,
puisqu'à la fin du 2, déjà, on les voit apparaître
sans cette aberration morphologique.
Alors, est-ce qu'ils avaient un conseiller paléontologique
comme les deux premiers films ou pas, je ne sais pas.
Du coup, je comprends pas trop l'intérêt d'avoir choisi eux,
alors que, bon, des ptérosaures de cette taille
avec des dents, y'en a plein, hein, mais...
En fait, si, je sais très bien, c'est parce que les pteranodons,
c'est les plus connus, hein. Du coup,
c'est bien beau d'amener la nouveauté, mais encore faut-il bien le faire.
Bon allez, c'est bon, j'ai fini de clasher mon sel,
tu peux reprendre ta vidéo.
Bon sang !
Avec donc les pteranodons
qui s'enfuient à la fin du film, permettant de faire
le lien avec Jurassic World et la sécurité du
parc. Donc non, ce film est important.
Mais on ressent malgré tout
que le scénario a été charcuté et modifié
constamment, au vu des nombreuses incohérences
et des trous narratifs.
Comment peut-il venir ici tranquillement ?
Pourquoi Alan et Ellie se sont séparés ?
Comment Eric a pu survivre
8 semaines sur l'île ? Cette nourriture
est pas périmée ? Comment un spinosaure
peut défoncer une énorme barrière
et pas une petite porte ?
Pourquoi cette flûte ? J'y reviendrai,
promis. Au vu du nombre
de scénaristes et des nombreuses coupes en montage,
le scénario fait simpliste, alors qu'il
regorge d'idées brillantes, pour que les personnages
puissent ne pas être aussi vides qu'ils ne le paraissent.
Les personnages
ne sont pas si antipathiques que ça.
On n'atteint pas la caractérisation du premier film,
mais on n'est pas non plus sur de la simplicité.
Il y a des caractères psychologiques et des trouvailles
narratifs plutôt bien pensés.
Réhabilitons d'abord les parents.
Ils sont agaçants, mais bizarrement,
c'est atténué avec l'AVF.
On reste sur une des thématiques de Spielberg, avec les familles
séparées qui veulent se reconstruire.
Leur relation est fragile, mais face au père Kirby
qui évolue et va devenir plus entreprenant
et face à la mort, la famille arrivera
à se réunir. Il manque une vraie
alchimie avec les deux, mais je trouve que l'humour
qui s'en dégage fonctionne. Ce dialogue par exemple
me fera toujours autant rire.
Quoi ? Il dit que c'est une mauvaise idée !
Qu'est-ce qui est une mauvaise idée ?
L'humour en soi du film n'est pas non plus
trop présent, et arrive au bon moment.
Il cherche pas à en faire des caisses, et fait mouche,
y compris dans des scènes assez ridicules.
Après bon, pour revenir sur les Kirby, c'est dommage
d'avoir un William H. Macy aussi peu exploité.
Les acteurs manquent de conviction quand même.
En particulier le petit Eric.
Parce que pour moi c'est un des plus gros défauts du film.
Qu'il arrive à survivre 8 semaines sur l'île.
Je veux bien.
Suspension consentie de l'incrédulité on va dire.
Mais comment peut-il être aussi peu débrouillard
et aussi irritant dès qu'il
retrouve ses parents ? Oui d'accord
y'a l'émotion des retrouvailles, mais surtout
qu'il le dit lui-même qu'il a survécu tout seul.
Il hurle de peur dès qu'il se fait choper.
Lui vraiment, il est agaçant.
Et pour pallier à ça, Gantz et Billy.
De bons personnages,
et une bonne relation.
Gantz vit presque un syndrome post-traumatique
et n'arrive pas à se relever de la création du parc.
Son métier prend une dimension beaucoup plus éphémère
et n'arrive plus à attirer les foules.
Conscient de ce problème et toujours guidé par sa passion,
il acceptera de suivre les Kirby.
A la fois compréhensible,
et paradoxal. Il se fait avoir
comme dans le premier film avec son attitude presque vénale.
Mais malgré tout, c'est le seul
qui se rend compte de la portée des événements.
C'est l'homme de confiance. Entraînant l'admiration
de Billy, qui veut exister pour lui.
Il veut bien faire, et veut aider son mentor
pour qu'il puisse continuer son métier.
Leurs discussions marchent.
Surtout celles par rapport à Love, qui donne une autre dimension
à leur relation. Car Billy veut se rattraper
auprès de lui.
Il voulait bien faire, garder une bonne image,
et montrer qu'il n'était pas comme les autres.
Malgré la dernière scène, qui est assez étrange,
j'aime cette relation. Car cela montre
qu'il existe encore des gens qui admirent Gantz.
Il en avait besoin.
Mais juste une chose. Pourquoi Alan et Ellie
se sont séparés ?
C'est dommage de ne pas l'avoir expliqué.
Évidemment, les personnages ne sont pas aussi
charismatiques que le premier film.
Personnellement, j'arrive plus à pardonner le troisième film
que le deuxième, par rapport à la gymnaste.
Mais ne sous-estimez pas
leur caractérisation. Ils apportent des choses
nouvelles et enrichissantes pour l'univers.
Avec ces fameuses thématiques des nouvelles technologies,
de la famille, etc. Il y a de très
bonnes choses. Même dans les plus gros défauts.
On va parler de cet autre payoff.
La préparation et le paiement est un
élément narratif qui permettent de rendre plus cohérent
et compréhensif un élément de l'histoire.
Ça permet de marquer une certaine rigueur et une maîtrise
de la vraisemblance de l'histoire.
On présente un élément dans le premier acte, et lors d'un événement
en cours de route, l'objet aura une place importante.
Un exemple,
avec Retour vers le Futur 2, qui joue beaucoup
sur ce procédé, avec notamment l'almana.
Anecdotique au départ,
il deviendra central pour l'histoire.
Ça permet de rendre le récit plus fluide
et d'optimiser l'effet de surprise.
Jurassic Park 3 repose sur ce principe,
avec trois éléments majeurs, dont le plus connu.
Mais ceux qui nous intéressent
ici, ce sont les deux autres.
Le sac de Billy et la flûte.
Le sac est un élément important pour la psychologie de Billy
et les oeufs, et la flûte permet d'accentuer
une des thématiques du film, la communication.
Les raptors reviennent en force.
Ils étaient un peu délaissés dans le deuxième opus,
et avec ce film, on apprend davantage
sur leur mode de vie et sur leur intelligence.
Ils deviennent une menace encore plus grande qu'auparavant,
au vu de leur capacité à créer des pièges,
à communiquer et à réfléchir sur leur environnement.
Les différences physiques manifestes
sont d'ailleurs les bienvenus. En bref,
les raptors sont le point fort du film.
Leur traitement est nettement plus riche.
Et pourtant,
c'est la deuxième scène qui a été le plus décriée.
Sortie de son contexte,
c'est ridicule, mais comme je l'ai dit,
c'était préparé. Ça sort pas de nulle part,
et c'est pas non plus incohérent.
Ça perturbe les raptors, mais ils fuient surtout
parce qu'ils entendent l'hélicoptère.
En fait, l'idée en soi est bonne, mais grossière.
Et c'est un peu tout le problème du film.
Son scénario apporte des bonnes idées,
mais n'arrive pas à les exploiter correctement,
ou subtilement. L'idée de communiquer
ou d'essayer de dresser des dinosaures n'est pas mauvaise.
Même s'ils sont dangereux,
ça reste des animaux qui ont un système de communication.
On aurait pu garder la même thématique
que la nature est toujours plus forte, mais encore,
on a les bases, mais l'acheminement n'est pas top.
C'est dommage.
Mais ça encore, ça va.
Y'a une autre scène qui est encore plus polémique,
qui a même sa propre page Wikipédia.
J'ai trouvé ça audacieux, couillu,
et très fort symboliquement.
Bon d'accord, c'est beaucoup
trop rapide. Que ce soit au moment
de l'histoire, et la durée de la scène.
L'envie du réel était de montrer un dinosaure
encore plus dangereux, et surtout,
apporter de la nouveauté.
Une nouvelle menace nettement plus puissante que l'autre T-Rex,
qui était la star de la saga.
Cette scène a pour but de toucher nos émotions,
de nous faire prendre conscience que personne n'est à l'abri,
y compris la star de la saga.
Le combat reste très impressionnant,
et très bien mis en scène avec ce silence glacial,
et ces cris stridents.
Il a marqué les esprits, mais pas dans le bon sens.
Si ce combat était intervenu en fin de film,
en guise de combat final,
pour montrer la domination du Spinosaur,
ça aurait pu être nettement plus fort,
et moins décrié.
En fait, on aurait eu l'inverse du final de Jurassic World.
Surtout que le Mosasaur qui débarque
pour sauver tout le monde à l'improviste,
je trouve ça plus con que ce combat-ci.
Le Spinosaur est un adversaire effrayant,
évoluant sur un terrain plus vaste.
Dans n'importe quelle situation,
les personnages ne seront jamais en sécurité.
Et c'est ça qui lui donne cet aura maléfique.
Dans l'eau, dans la forêt,
dans les airs presque, il est comme ces mondes du cinéma slasher
qui poursuit ses proies.
C'est un chasseur.
Je vais un peu loin je pense,
mais le Spinosaur a marqué ma vie de jeune cinéphile.
Je n'ai pas ressenti la trahison, compréhensible pour les fans.
Mais moi j'y ai vu de l'horreur,
un sentiment de danger et d'adrénaline.
Malgré une idée de départ vraiment cool,
elle se noie dans une direction trop abrupte
et manquant de maîtrise.
Pourtant, j'aime ce film de tout mon coeur.
C'est le Jurassic Park qui me divertit le plus.
Celui que j'ai regardé
un nombre incalculable de fois.
Celui qui me prend en haleine
sans jamais me laisser me reposer.
Je sais qu'il est moins bien que les autres,
mais pourtant c'est lui que je préfère.
J'ai été émerveillé et effrayé devant Jurassic Park,
et devant le 3,
j'ai été scotché de bout en bout.
Je prends toujours autant de plaisir devant,
et je pense qu'il n'est pas sous-estimé.
Jurassic Park 3 reste un très bon divertissement,
et pas un bon Jurassic Park.
Pour ça on est d'accord.
Mais il arrive quand même à donner les sueurs froides
et l'essentiel sensant qu'on attend d'un Jurassic Park.
Rien que pour ça, ça vaut le coup.
Pourquoi pas y laisser de secondes chances ?
C'est peut-être l'occasion.
Et surtout n'oubliez pas,
aimez les films que vous aimez.