Vendée Globe : confidences d'une figure de proue de la course en solitaire
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c'est avant tout une incroyable aventure
humaine le célèbre vent des globes
s'élancera à dimanche 45000 km de course
à la voile en solitaire sans escale ni
assistance les monocos partiront des
Sables d'Olonne en Vendé 40 skippers
participeront à cette 10e édition dont
six femmes et parmi elles Claris kéer
qui avait déjà décroché un record en
2020 en terminant la course en seulement
87 jours entretient un clair obscur
réalisé par Karine Henry Guillaume Goué
et Olivier marché
Claris sur l'Atlantique l'histoire
qu'elle s'est écrite l'horizon qu'elle
s'est choisie clar est diplômé de HC et
veut entreprendre comme ça lui
[Musique]
chante une première transat en 2017 et 3
ans plus tard elle est au départ du vent
des globes la course la plus dure la
plus prestigieuse
le tour du monde en solitaire et sans
escale elle termine
12e en mer elle a essuyé bien des
tempêtes mais la plus singlante viendra
de terre son sponsor la débarque alors
qu'elle est tout juste maman l'affaire
va affoler les pontons à 34 ans cl a
retrouvé le goût du large la navigatrice
va vivre son deè V des globes elle est
impatiente de retrouver les Albatros
dans les mers du Sud
je pense que le mot victoire c'est
vraiment ce qui caractérise ma présence
ici parce que c'était pas gagné d'avance
ça a été un peu un chemin de croix quand
même par moment mais du coup c'est hyper
positif pour moi c'est c'est déjà
tellement chouette d'être là avec toute
l'équipe avec mon beau bateau
l'occcitane et c'est c'est finalement
paradoxalement ça enlève un peu de
pression en fait déjà une chemin qui a
été parcouru une partie des péripéties
qui ont été vécues et je suis vraiment
super contente d'être là en février 2023
qu' a eu euh ce coup dur je ne sais pas
comment vous allez qualifié ou vous
apprenez après avoir donné naissance à
votre fille votre ancien sponsor vous
débarque clairement c'était des périodes
en tant que marin en tant que sportive
où où j'avais pas trop le sourire enfin
il a fallu tout recréer de zéro pour
pouvoir pour pouvoir être là sur la
ligne de départ du vent des globes il a
fallu vraiment affronter des accusations
que j'aurais jamais imaginé affronter
j'ai eu pas mal de fois l'occasion de me
demander pourquoi je faisais le vent des
globes là dans les qu dernières années
pourquoi j'avais envie d'y aller j'ai eu
plusieurs finalement la liberté de tout
arrêter parce que c'était assez facile
de de de jeter l'éponge et et et du coup
je pense que du coup ma motivation est
vraiment ancrée en moi vraiment
chevillée au corps et ça c'est la partie
positive mais oui c'était des moments un
peu improbable et et vraiment très
désagréable c'était une colère c'était
une injustice cétait vécu comment je
représentais un risque pour me qualifier
au vent des globe un risque qu'ils ont
pas voulu prendre et donc moi j'avais
simplement pas le mettre même point de
vue et je me voyais pas faire une commun
iation commune je me rendais pas
forcément compte de de l'ampleur que ce
message là pouvait prendre par la suite
c'est juste qu'en fait il a raisonné
avec plein de situations que d'autres
femmes ont vécu dans le monde du sport
et pas que dans plein d'autres secteurs
professionnels et donc une fois de plus
c'est un sujet qui m'a dépassé comment
ça se passe vous allez partir chercher
une équipe un sponsor un bateau vous
partez quoi avec votre petit dossier
sous le bras et puis allez on fait la
tournique quand on a une petite fille de
2 mois avec soi et que on a l'impression
qu'il faut tout recréer de zéro c'est
vrai qu'il faut un peu de un peu de
motivation un peu de courage
heureusement j'ai eu des gens qui m'ont
bah apporté des gestes de soutien et en
particulier Alex Thompson qui qui eu bah
qui a été un des premiers à me dire mais
est-ce que tu as pas encore envie d'y
retourner je suis sûr que c'est possible
il y avait moi un stade où j'étais pas
sûr que ça soit possible et ensuite très
vite en fait donc oui j'étais un peu
avec mon petit dossier sous le bras mais
en fait très vite l'oxstan en Provence
est arrivé euh parce que j'avais déjà
été en contact avec eux par le passé et
et très vite ils y ont cru aussi et en
fait on s'est rendu possible la chose
mutuellement quoi parce que parce que
c'est c'est des projets hyper lourds
logistiquement financièrement
humainement il faut une belle équipe et
et on avait pas beaucoup de temps pour
pouvoir
justement obtenir ce fameux Graal qui
est la qualification au vond des globes
et la mayonnaise s'est
faite de façon assez magique et ça
c'était un moment hyper réconfortant et
aussi c'était hyper précieux pour moi de
d'être confronté enfin pas confronté
mais accompagné soutenu par des gens
dont je partageais un peu la vision du
monde et et qui avait un peu la même
vision du du sujet par rapport au fait
d'être une femme d'être une athlète et
d'être aussi une maman et qui en fait ne
serait-ce que symboliquement avait envie
de m'accompagner quoi même si c'était
risqué même si c'était chaud et
ambitieux al justement ce nouveau bateau
il a été racheté par le Gallois Alex
Thompson c'est un des bateaux les plus
titrés de la flotte comment vous vous
sentez avec lui vous entendez bien ouais
c'est une bonne c'est comme ça qu'on
pose la question je m'entends bien avec
mon bateau bah effectivement c'est un
bateau qui est un super palmarès
donc déjà moi il y avait quand même le
sujet de revenir après physiquement
après la maternité puis après une pause
aussi où bah la voile c'est comme
beaucoup d'autres sport c'est c'est pas
magique he il faut pouvoir naviguer faut
pouvoir s'entraîner donc il y avait un
peu une reprise et et puis aussi pour
l'équipe comme le projet était très
court ben on est un peu parti de zéro
avec ce bateau on avait vraiment aucune
information sur ce bateau alors que
c'est bateau où normalement on se les
passe avec avec plein d'information donc
là on est parti de zéro donc ça a été un
gros gros défi pour bah pour le prendre
en main pour réussir à s'en servir
ablement et là ça y est je pense
qu'après quatre transatlantiques dont
trois en solitaire à bord de ce bateau
je pense que je le connais bien je me
sens bien à bord et là ça va être la
première fois sur ce vend globe où je
vais pouvoir avoir l'occasion de
naviguer sans le stress de pas me
qualifier au vend enfin je vais être
plus à armes égales dans ma tête en tout
cas que sur les précédentes courses donc
j'ai assez hâte de pouvoir être dans cet
état d'esprit un peu plus relâché
paradoxalement alors que c'est l'épreuve
ultime qui qui va avoir lieu je vais
vous montrer quelque chose Claris vous
allez me dire ça vous fait penser à quoi
donc ça c'est une photo de ma mini
transate avec mon lapin Jimmy et et bah
c'était ma première transate en
solitaire en fait c'était un peu la
course qui m'a fait qui m'a donné envie
de continuer dans le monde de la course
au large qui a été un peu une révélation
pour moi de de que de de ce que je
pouvais être en tant que marin et de ce
qu'on pouvait vivre en mer en solitaire
et Jimmy il est encore là et Jimmy il
est encore là alors là il est pas sur
mon bateau aujourd'hui mais il le sera
le jour du départ vous l' Metz partout
et en fait je le partage avec un autre
marin euh parce qu'il est pas à moi à
l'origine c'est Jimmy et et et donc on
se le passe en fonction de l'importance
de l'épreuve donc là clairement vend des
globes il est pour moi vous nous l'avez
dit vous avez une petite matida qui va
avoir 2 ans donc vous avez été maman
comment on sent maintenant en mer en mer
dans l'océan mais en mer en tant que
maman bah c'est sûr que c'est un
paramètre non négligeable c'est quelque
chose assez structurant quand même de
devenir maman et
j'étais
assez assez ému de voir que bah le
bateau ça resté quelque chose
d'important pour moi malgré la maternité
et et de voir que ça ça transformait pas
fondamentalement qui j'étais en tant que
marin est-ce qu'on prend les mêmes
risques en mè est-ce qu'on est plus
conscient du danger est-ce qu'on fait
plus attention ou est-ce que non on est
c'est pas un sport de tête brûlée la
course large la voile en fait pour
passer dangers quand même il y a des
dangers mais en fait de toute façon on
essaie tout le temps de minimiser les
dangers on est tout le temps en train de
c'est un bateau donc c'est c'est
beaucoup de pièces mécaniques il y a un
aléa météo qu'on est tout le temps en
train d'essayer de monitorer et le but
c'est de passer la ligne d'arrivée en
fait et donc oui on on tire sur le
bateau pour aller vite mais mais c'est
pas un sport de tête brûlée c'est un
sport de gestionnaire quoi c'est un
sport où il faut tout le temps être en
train de calculer quelle est la prise de
risque que je suis en train de prendre
enfin le risque que je suis en train de
prendre et et du coup le fait d'être
devenu maman change pas
fondamentalement ma vision ma vision des
choses et ma façon de naviguer là vous
allez partir donc pour 3 mois avec 90
jours à peu près mais il y a le papa
aussi qui est skipppur et qui va partir
aussi c'est veut dire que papa et maman
vont être en mère est-ce que ça change
le fait que les deux sont mè en même
temps ou pas oui clairement ça change
quelque chose parce que c'est vrai que
c'est assez rare d'avoir un mari et une
femme avec un petit enfant qui partent
faire le vent des globes et et donc oui
ça rajoute ça rajoute de l'attention
c'est déjà dur dans une seule famille
d'avoir un projet vend des globes alors
deux projets vend des globes ça fait
beaucoup ça fait des calendriers un peu
intenses et oui je pense que j'ai eu pas
mal de culpabilité je pense au début de
mon projet notamment bah parce que quand
il y a beaucoup d'injonctions extérieur
qui me disent que c'est impossible ou
que c'est trop ambitieux bah en fait
forcément ça a un impact sur ce qu'on en
pense et finalement plus le projet a
avancé moins j'ai senti cette
culpabilité plus je suis proche de de
cette de cette date de départ du vend
des globes mois je ressens une
culpabilité et globalement on est assez
apaisé voilà la seule pour être
transparente la seule véritable angoisse
que j'ai c'est que comme on est tous les
deux en mer c'est s'il arrivait quelque
chose à notre petite fille qu'on ESTs
très loin des côtes que c'est difficile
de d'aller la
retrouver s'il fallait vraiment
s'arrêter et aller à terre
potentiellement je peux être des endroit
pour oui très clairement ça tout le
monde le sait dans mon équipe enfin
c'est quelque chose normal oui et 3 mois
sur un bateau pour une femme il y a des
moments compliqué à ouis ouais alors ça
typiquement ça fait partie des sujets
sur lequel on échange en tant que femme
il y a de plus en plus d'hommes qui
s'intéressent à la question pour le coup
qui pose la question je pense que le
sujet des règles le sujet bah des
spécificités féminines min de rien moins
en moins de tabou oui on a pas envie
d'avoir ses rgles au jour du départ ça
c'est certain euh moi j'ai la chance de
pas avoir des règles hyper douloureuses
mais mine de rien les quelques premières
heures je suis pas très bien ça prend de
l'énergie ça prend de la fatigue après
moi sur le dernier vent des globes j'ai
quasiment pas eu mes règles pendant 4
mois j'ai cru à un moment donné que je
les avais en fait pas vraiment et et et
le corps en fait est tellement fatigué
et tellement concentré sur autres choses
que je pense que il c'est enfin ouais tu
dépenses de l'énergie tellement ailleurs
que il s'est rien passé et ça c'est
assez exception enfin c'est assez
fascinant à à constater et et en fait
moi je j'en parle librement parce que
parce que quand les gens nous disent ok
super bah tu veux un enfant ok bah
fais-le à tel moment fais-le comme C
fais-le comme ça ils oublient en fait
qu'est-ce que c'est d'être une femme et
d'essayer d'avoir un enfant enfin quoi
qu'on fasse structurellement ça sera
quelque chose de compliqué malgré enfin
à la fin la question c'est comment on
accompagne ce compliquer et qu'on fasse
en sorte que ça soit vivable et qu'il y
ait pas ce double message de à la fois
vive les femmes et vivent leur présence
et on se gosse de leur présence et puis
de l'autre côté des bruit quoi mais on
reste avant tout des marins en en fait
et c'est vrai que nous quand on est sur
nos bateaux on passe pas toute la
journée à se dire ah je suis une femme
je dois faire c je dois faire ça on est
d'abord des marins qui veulent faire
avancer notre bateau après un vant des
globes ça reste un sacré challenge un
sacré défi et donc va forcément enfin je
me connais je suis quelqu'un de sensible
d'assez stressé et donc va y avoir du
stress va y avoir des angoiss je vais
avoir envie de faire en sorte que mon
bateau aille bien il va y avoir des
doutes ça va c'est sûr que ça va pas
être facile ça il y a aucun doute
là-dessus mais par contre je pars avec
ouais un sentiment de libéresse je pense
que c'est le bon mot on aura des petites
vidéos rigolotes ben j'espère ouais ça
va de mettre un peu temps à avenir moi
je mets au moins une semaine ou deux à
me mettre dans la course donc il faudra
attendre quelques temps quelques jours
pour pour que j'arrive à me
détendre je vis montrer unetite nouveuté
à de
[Musique]
mon le casi à fruit si ça c'est pas
merveilleux le filet à fruit même ça
c'est top
