Allemagne : Elon Musk réaffirme son soutien à l’extrême droite
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3 Vues de vidéo·10 janv. 2025
À l'heure d'être intronisée candidate aux législatives anticipées pour le parti d'extrême droite allemand, la FD,
Alice Weidel n'en demandait pas tant.
Pendant plus d'une heure, Elon Musk lui a offert une tribune sans précédent sur sa plateforme X,
ce réseau social aux algorithmes taillés sur mesure pour les publications de son propriétaire.
Clairement, il utilise sa plateforme un peu comme le ferait un mania de la presse à l'ancienne.
Elon Musk est clairement une personne qui aime attirer l'attention sur lui-même,
sur ses intérêts commerciaux, sur sa vision particulière du monde et sur ses activités,
que ce soit en politique, avec la prochaine administration Trump,
ou ses activités spatiales, ses voitures Tesla, etc.
Sans contradictoire, la conversation audio avec Alice Weidel a permis aux milliardaires américains
de redonner son avis sur la politique outre-Rhin.
Comme il le fait depuis plusieurs semaines sur d'autres pays,
dans un style qui n'est pas sans rappeler celui de Donald Trump, entre la provocation et l'insulte.
Après s'en être pris à Keir Starmer, le premier ministre britannique,
ou au chancelier allemand Olaf Scholz, Elon Musk est devenu un interlocuteur privilégié
de l'extrême droite et des populistes européens, avec dernièrement la FD en Allemagne donc.
En Italie, Giorgia Meloni a loué son génie,
tandis qu'au Royaume-Uni, l'américain vient de lâcher le président de Reform UK, Nigel Farage,
lui préférant Tommy Robinson, cet activiste d'extrême droite actuellement en détention.
Avec les derniers événements, on s'aperçoit que Musk commence à s'aligner de manière
beaucoup plus évidente avec un mouvement international d'extrême droite.
Je pense qu'il est important d'utiliser ce terme, car si vous regardez le genre de personnes
que Musk promeut lui-même sur sa plateforme, c'est un groupe de différents influenceurs de droite,
dont beaucoup ont de nombreux abonnés.
Et Musk met en avant leurs publications comme base pour ses interventions dans les affaires européennes,
que ce soit en Allemagne, mais aussi beaucoup ces derniers temps au Royaume-Uni.
Le vieux continent constitue pour lui un espace économique important,
mais à ses yeux encore trop récalcitrant vis-à-vis de ses entreprises.
Londres envisage ainsi une loi contraignante pour les réseaux sociaux,
quand Bruxelles a d'ores et déjà adopté depuis 2023 le DSA,
le règlement sur les services numériques au sein de l'Union.
C'est sur la base de ce texte qu'une procédure d'infraction est actuellement en cours contre X.
