Au Ghana, voilà plus d’une décennie qu’environ un millier d’Ivoiriens ont établi domicile après avoir fui, en 2011 pour la plupart, les violences causées par la crise électorale. Beaucoup y ont créé leurs commerces, poursuivi des études ou même fondé une famille. Pas question pour eux donc de rentrer en Côte d’Ivoire. Sauf que depuis la cessation officielle de leur statut de réfugié en 2022, leur vie a basculé dans une grande précarité. Pourtant, un accord signé entre le gouvernement ghanéen et l’ONU leur garantit un permis de séjour permanent. Aujourd’hui, certains d’entre eux revendiquent leurs droits. #ghana#cotedivoire#refugies 🔔 Abonnez-vous à notre chaîne : https://rfi.my/YTfr 🔴 Suivez RFI en DIRECT vidéo ici : https://rfi.my/YTliveFR 🌍 L’actualité du monde et de l’Afrique en direct : https://www.rfi.fr/fr/ Rejoignez-nous sur Facebook : https://rfi.my/FBfr Suivez-nous sur X (Twitter) : https://rfi.my/Xfr Découvrez l’actu en images sur Instagram : https://rfi.my/IGfr Recevez les dernières infos sur Telegram : https://rfi.my/TGfr
Le Ghana, où de nombreux Ivoiriens ont trouvé refuge il y a plus de dix ans,
après avoir fui pour la plupart les violences nées de la crise post-électorale de 2011.
Une communauté ivoirienne qui a refait sa vie sur place au Ghana,
et beaucoup souhaitent donc rester naturellement,
mais leur statut de réfugié a officiellement expiré en 2022.
Et malgré un accord signé entre le gouvernement ghanéen et les Nations Unies,
cette situation les place donc dans une grande précarité.
C'est un reportage signé Victor Cariou.
Pas de fenêtres, des parpaings apparents, des parois humides.
Voici où Geneviève Thabo, 47 ans, a trouvé refuge avec ses sept enfants et petits-enfants.
Vraiment, c'est pas facile. La souffrance continue.
Cette Ivoirienne qui a fui son pays lors de la crise électorale de 2011
a, pour seul papier, sa carte de réfugié.
Un document qui, malgré la cessation officielle de leur statut fin 2022,
est toujours censé lui garantir les mêmes droits qu'un citoyen ghanéen,
selon le Haut Commissariat de l'ONU pour les Réfugiés.
Mais selon elle, il n'en est rien.
Comme Geneviève Thabo, ils sont environ 500 Ivoiriens
à avoir demandé un permis de séjour sur le sol ghanéen.
Des documents normalement garantis par un accord signé entre l'ONU et le Ghana,
sauf qu'aujourd'hui, les anciens réfugiés attendent toujours ceux
alors que leurs passeports ont bel et bien été transmis
par la Côte d'Ivoire aux autorités ghanéennes en mars 2023.
De quoi provoquer l'incompréhension et la colère d'Eric Kipley,
président de l'Association des Ivoiriens intégrés au Ghana.
Cette situation, le bureau ghanéen des réfugiés dit ne pas l'ignorer.
Mais selon son secrétaire exécutif, Teté Pady,
ce délai s'explique par le caractère inédit de la démarche.
Nous sommes tout autant pressés de fournir les papiers.
Mais malheureusement, puisque c'est la première fois que nous faisons cela,
il n'existe pas de procédure.
Il a fallu que l'on saute des étapes tout en s'assurant
que nous étions dans le cadre de la loi.
Et c'est cela qui prend beaucoup de temps.
Aucune date n'a à ce jour été annoncée quant à la délivrance de ces titres.
Sans réponse rapide des autorités,
l'Association des Ivoiriens intégrés au Ghana
prévoit très prochainement de manifester.
Victor Cariou, ACRA, RFI