Les propos virulents tenus par le Premier ministre malien de transition pendant le week-end continuent de susciter des réactions et interrogent, une fois encore, sur son avenir politique. Choguel Maïga a critiqué les militaires au pouvoir et notamment le report des élections, présenté comme une décision dangereuse et unilatérale. Les militaires au pouvoir n'ont pas réagi, mais les organisations qui les soutiennent exigent son départ de la primature. Le Premier ministre de transition n'est pas un novice et sa stratégie, quoique risquée, ne facilite pas la tâche des militaires au pouvoir. #mali#choguelmaiga#assimigoita 🔔 Abonnez-vous à notre chaîne : https://rfi.my/YTfr 🔴 Suivez RFI en DIRECT vidéo ici : https://rfi.my/YTliveFR 🌍 L’actualité du monde et de l’Afrique en direct : https://www.rfi.fr/fr/ Rejoignez-nous sur Facebook : https://rfi.my/FBfr Suivez-nous sur X (Twitter) : https://rfi.my/Xfr Découvrez l’actu en images sur Instagram : https://rfi.my/IGfr Recevez les dernières infos sur Telegram : https://rfi.my/TGfr
Au Mali, des questions sur l'avenir politique du Premier ministre de transition.
Elles occupent à nouveau tous les esprits depuis les propos virulents que Shogel Maïga a tenus ce week-end.
Il a critiqué les militaires au pouvoir et notamment le report des élections,
présenté comme une décision unilatérale.
Les organisations qui soutiennent la jeune exigent son départ de la primature.
C'est dans ce contexte, David Bachet, qu'on a appris que le conseil des ministres hebdomadaires
prévu ce matin n'a pas eu lieu.
Oui, le président de transition, le général Assimi Goïta,
et son toujours Premier ministre, malgré les rumeurs, Shogel Maïga, devait y prendre part.
Vu le contexte, ce conseil s'annonçait très tendu.
Aucune explication officielle pour le moment sur les raisons de ce report.
Une date qui n'a pas été annoncée aux différents ministères,
mais impossible évidemment de ne pas faire le lien avec le cas Shogel Maïga
et ses attaques virulentes contre les militaires au pouvoir.
On verra si elles permettent de sauver son avenir politique
ou si elles précipitent sa chute.
Il cherche à se blanchir parce qu'il a été exclu du pouvoir, analyse un ancien ministre.
Il a des ambitions présidentielles.
Il veut se démarquer des échecs de la transition, estime un politologue malien.
La stratégie de Shogel Maïga ne facilite pas l'attache des militaires au pouvoir,
mais elle n'est pas non plus sans risque.
Acteurs ou analystes de la politique malienne tous considèrent que Shogel Maïga ne démissionnera pas
et qu'il cherche à se faire limoger pour se poser en victime, en défenseur des idéaux de la transition.
C'est à la fois ridicule et courageux, juge un ancien ministre.
Il vilipende le régime qu'il sert, ce n'est pas digne d'un homme d'État.
On peut juste lui reconnaître qu'il n'a pas peur d'aller en prison.
Si les militaires au pouvoir n'ont pas commenté la diatribe de Shogel Maïga,
les organisations qui les soutiennent, vous le disiez, demandent sa révocation
et l'accusent de déstabilisation, de trahison.
Shogel Maïga s'expose également à des poursuites judiciaires.
L'un de ses proches collaborateurs, qui avait exprimé les mêmes griefs en mai dernier,
avait dans la foulée été emprisonné et condamné pour atteinte au crédit de l'État.