Dans une lettre adressée au président du Sénégal ce jeudi 28 novembre, Emmanuel Macron affirme que « la France se doit de reconnaître » qu'il y a eu un « massacre » dans le camp militaire de Thiaroye, en périphérie de Dakar, le 1ᵉʳ décembre 1944. Les forces coloniales ont ouvert le feu sur des tirailleurs qui réclamaient le paiement de leurs arriérés de soldes. Le bilan officiel de l'armée, de 70 morts, est contesté par les historiens, qui l'estiment à plusieurs centaines. #senegal#thiaroye#france 🔔 Abonnez-vous à notre chaîne : https://rfi.my/YTfr 🔴 Suivez RFI en DIRECT vidéo ici : https://rfi.my/YTliveFR 🌍 L’actualité du monde et de l’Afrique en direct : https://www.rfi.fr/fr/ Rejoignez-nous sur Facebook : https://rfi.my/FBfr Suivez-nous sur X (Twitter) : https://rfi.my/Xfr Découvrez l’actu en images sur Instagram : https://rfi.my/IGfr Recevez les dernières infos sur Telegram : https://rfi.my/TGfr
C'est une première pour un président français en exercice.
Emmanuel Macron reconnaît qu'un massacre a eu lieu au camp de Tiaroy.
C'est ce qu'il dit dans un courrier adressé à son homologue sénégalais Basiroudiou Maïfaï.
Il y a près de 80 ans, des militaires français ont tué des tirailleurs
qui réclamaient leurs soldes de guerre.
70 morts selon le bilan officiel, bilan contesté par les historiens
qui parlent plutôt de plusieurs centaines de victimes.
Magali Lagrange.
On n'en est pas encore à l'exercice d'excuses,
mais j'ai reçu une lettre du président Macron, explique Basiroudiou Maïfaï.
Dans ce courrier, le chef de l'État français écrit que le 1er décembre 1944,
la confrontation de militaires et de tirailleurs qui exigeaient
que soit versée l'entièreté de leurs soldes légitimes
a déclenché un enchaînement de faits ayant abouti à un massacre.
Pour le président sénégalais, c'est un pas qui doit ouvrir la porte
à une collaboration pour la manifestation de toute la vérité.
Basiroudiou Maïfaï évoque la chape de plomb
qu'on a régulièrement cherché à mettre sur cette histoire.
Dans son courrier, Emmanuel Macron mentionne aussi la quête de vérité historique.
Il importe d'établir autant que possible les causes et faits
ayant mené à cette tragédie, estime-t-il.
Il souhaite être tenu informé de l'avancée des travaux du Comité
pour le rétablissement des faits mis en place au Sénégal.
Le chef de l'État français appelle à poursuivre dans le temps
la coopération entamée pour, je cite,
« écrire la réalité de l'histoire et bâtir une mémoire partagée et apaisée ».