20 Vues de vidéo·8 déc. 2024
Connu pour ses vidéos humoristiques brocardant le monde de l'entreprise et aussi ses spectacles inspirés des défis et contradictions de notre époque, Karim Duval se distingue par son regard aussi critique qu'empathique sur la société et les générations. Il évoque son parcours atypique, quittant une carrière d'ingénieur pour se lancer dans l'humour, guidé par une envie profonde de donner du sens à ses choix de vie. Avec franchise, il parle des valeurs qui le portent, de sa quête d'authenticité et de l'influence de ses racines multiculturelles. Karim revient aussi sur son engagement à travers ses sketchs, abordant des thèmes comme la quête de soi, les pressions de la société moderne, et les défis d'une génération en recherche de repères. À travers cet entretien, on découvre un humoriste à la fois drôle et réfléchi, animé par le désir d'amener son public à s'interroger autant qu'à rire.
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[Musique]
bonjour ravi de vous retrouver dans
lumière intérieur cette semaine j'ai la
joie d'accueillir un humoriste comédien
scénariste youtubeur et également
chroniqueur sur France interre il nous
avait déjà réjoui il y a quelques temps
avec un spectacle sur sa génération y il
revient avec un spectacle sur l'IA après
l'y pas seulement ça s'appelle entropie
il va nous plus tout de suite je reçois
Karim Duval qui est avec nous dans
lumière intérieure bonjour Karim bonjour
Marie comment allez-vous écoutez PL bien
ave l' d'être je suis bien c'est la
première fois que je suis reçu comme ça
dans un sur un plateau télé vous avez
fait le choix deett les pieds sur le
reposeped d'habitude oui parce que
parfois il certains qui refusent ou
peut-être le le laisse pour leur le
chacun fait ce qu'il veut non j'ai pas
de chien j'ai des jambes donc je suis
venu avec et non non je suis ouais
c'eston on est à l'aise vous êtes pas
souvent comme ça dans cette position là
je suis vraiment dans cette position
heureusement heureusement que je suis
pas arrivé en pantoufle j'aurais pu
c'est a dit on se sent ah on se sent
bien une prochaine fois en pantoufle je
su dit qu'on allait faire le shooting de
ma mon prochain spectacle comme ça en
fait ça aurait pu hein on aurait pu
goupiller les deux mais j'ai pas de
spectacle prochain spectacle oui déjà
vous avz déjà iliste pas encore il est à
l'état de ah oui il est déjà à l'état il
est à l'état de de début d'envie mais
c'est tout il il y a même pas d'idée il
y a même pas de projet il y a mais oui
il y a des choses ça démar de plus en
plus en fait à mesure qu'on écrit les
spectacles on a des envies de nouveaux
spectacles de plus en plus souvent
c'està-dire que le premier spectacle
melting potte que vous n'avez peut-être
pas vu oui si je l'ai vu il a bientôt ou
ça fait 10 ans euh et bon c'était la
suite d'unun d'un emryon de spectacle
puis a eu y puis celui-là c'est le
troisè et à chaque fois ça a fait 7 ans
5 ans et là tropi je sais que j'arrête
en juin 2026 donc ça aura fait 3 ans 3
saisons ou vouszà conê pas 3 ans vous
êtes organ sa que j'ai envie ouais mais
ce qui ce qui nourrit ce métier c'est
c'est c'est l'envie de se renouveler et
c'est et c'est la seule chose qui
rassure en fait moi j'ai jamais cru je
suis content de participer à des
émissions avoir cet éclairage médiatique
à travers votre chaîne mais mais je je
j'ai enfin je je cro je devrais pas dire
ça devant mon attaché de presse mais je
crois pas aux médias je crois juste à la
au fait d'être capable de se renouveler
à travers la création et donc ben on a
besoin de se rassurer j'ai l'impression
de plus en plus et on a de plus en plus
besoin de d'exprimer ce qu'on ce qu'on
fait ce qui est plutôt bon signe que les
cycles se raccourcissent c'est qu'on
aussi il y a une confiance qui se qui se
crée donc donc le 4e spectacle et demi
et déjà en cours déjà en cours de pas
trop dansinant présent là vous êtes déjà
en train par que si si si vous êtes
vous-même une IA générative ah non si
vous plaî parce que ça on laavit vous
l'incarnez très très bien
sur scène alors entropie c'est Karim
nous l'explique d'ailleurs sur scène
c'est un mot un peu de scientifique que
vous êtes on va en
parler un la définition que vous nous
donnez également sur scène je vulgarise
beaucoup créer de l'entropie c'est
dissiper de l'énergie sous forme de
chaleur mais ça correspond aussi on va
dire à une mesure l'augmentation du
désordre dans un ce qu'on appelle un
système mais on va dire dans dans la vie
dans la nature enfin c'est c'est c'est
une mesure du désordre du du du chaos
qui qui ne fait que croître et c'est le
sentiment que vous avez c'est le
sentiment que j'ai plus en plus de plus
en plus dans une vie de plus en plus
agitée notamment à cause des écrans
c'est pour ça que je parle beaucoup de
l'hyperconnectivité et forcément de l'a
et de cette envie d'innover à tout va
tout le temps on sait même plus pourquoi
et cette envie de gagner du temps pour
mieux le perdre parce que finalement on
perd énormément de temps je trouve en en
gagnant par ailleurs à travers plus de
confort et de connectivité et de vitesse
et donc donc oui j'ai l'impression qu'il
y a de plus en plus ENF j'ai
l'impression d'avoir une vie de plus en
plus morcelée donc ce spectacle il est
arrivé à un moment de ma vie que je pas
arrangé depuis d'ailleurs où j'ai
l'impression que tout est morcelé et du
coup j'ai du mal à me concentrer et
cette espèce de désordre croissant ben
apparemment c'est
naturel alors dans dans beaucoup de
phénomènes aussi vraiment naturel mais
voilà c'est c'est dans tout et et c'est
vrai que vous savez ce que vous parlez
de quoi vous parlez puisque vous êtes je
le disais ingénieur centralien vous avez
avz travaillé à sofhia antipolice dans
dans des industries du du
software donc vous êtes vraiment un
spécialiste ça dire que je sais vraiment
de quoi je parle quand je parop je suis
pas sûr voilà vous ê un scientifique
quand même on le sent et ce que vous
dites et d'ailleurs sur scène vous le
dit très bien c'est qu'on est dans une
société de plus en plus connecté et en
même temps qui est de plus en plus
déconnecté l'humain est de plus en plus
déconnecté oui déconnecté logiquement
mais peut-être un peu plus
déconnectéement déconnecté de nous-mêmes
ça c'est sûr déconnecté des autres alors
je peut-être alors je questionne a si je
me dis est-ce que c'est parce que je
vieillis que je dis ça ou pas oui mais
j'ai vraiment le sentiment oui que que
que les gens se déconnectent de la de la
vie en général de de de ce qui est
organique quoi c'està-dire que même on
va en parler de Lia peut-être mais
allez-y mais mais ces Z génératif je
trouve que alors on toujours oui mais ça
fait gagner du
temps un petit un petit gimiic de votre
spectacle quand ah ah oui B le dit elle
apprend elle apprend une chat et le
chien bah oui je mime cette cette a qui
qui qui regarde des photos de chiens ou
de chat ou d'autre chose et qui et qui
apprend justement qui doit dire chien ou
chat et qui à mesure qu'elle apprend
elle se trompe de moins en moins mais au
début elle sait pas donc elle répond au
hasard elle voit une photo de chat elle
dit chien et et on lui dit non c'est un
chat et elle dit ah d'accord et est bête
et est bêtes et Unia c'est bête il faut
jamais l'oublier c'est sans intention
sans sans sence ça s'appelle pourtant
inelligence ça se prétend ça se prétend
même pas c'est nous qui lui attribuons
ce ce ce ce ce terme et encore je suis
même pas sûr c'est de la traduction
depuis l'anglais euh parce que
intelligence en anglais c'est plutôt
renseignement donc ça se réfère
peut-être à la base de données sur
laquelle on se base pour prendre des
décisions donc on appelle ça nous
intelligence par et on et on lui octroie
un ministère un secréaria d'État même
euh mais pourquoi je disais ça oui parce
que lia oui parce que ou ouiah pour
parler de Lia par exemple on vous avance
toujours l'argument de oui mais ça va
nous faire gagner du temps ça ne
supprimera pas des jobs ça les
transformera oui oui ça les transforme
il y a un moment où jusqu'où on va aller
il y a un momentù on va forcément se
déconnecter de la substance même du du
travail quoi déjà queà que parfois même
le certains job fait par les humains est
complètement décorréé de la sa finalité
je sais pas moi je parle de
l'informatique il y avait des gens et
moi j'étais sur quelque chose de
relativement concret et encore il y en
avait vraiment qui étaient sur des trucs
mais qui n'avait aucun lien avec ce que
les gens all allz voir notre que dans le
logiciel auquel il se branchait alors si
on parle du du de l'industrie que ça
servait c'était complètement décorrélé
quoi donc donc ce lien là il est déjà
avoué à se perdre CLA si si même même le
travail de codeur n'est même plus fait
par quelqu'un où il y a quand même une
intention de faire faire des actions à
une machine mais mais l'action elle est
quand même envisagée humainement mais si
même ça est codé par une
machine ça vous
inquiète ça oui ça m'inquiète parce que
bon on parle de en effet de parce que là
vous on en rit beaucoup avec vous on
s'inquiète inqui il y a une inquiétude
alors sur ce qu'on appelle l'alignement
entre entre entre ce qu'on veut faire
faire àya et ce qu'elle comprend comment
la sa manière d'interpréter notre Ordre
déjà et il y a une inquiétude quant au
fait qu'elle qu'elle l'interprète pas
parce qu'elle uneia ça agit au nom d'un
objectif quantifiable qu'on lui donne
c'estàdire que c'est vrai pas vrai elle
maximise un coût elle minimise des des
elle maximise un bénéfice mise un coup
et elle n'agit que à l'Ô de ça quoi et
rien d'autre alors qu'on peut vouloir
lui faire faire quelque chose au mieux
mais elle elle réfléchit qu'en fonction
de ce critère quantifié et parfois il
peut y avoir une incompréhension qui
peut mener à créer un monstre alors ça
fait un peu de la science-fiction mais
ça peut arriver il y a pas mal de
chercheurs apparemment je vous suggère
une vidéo qui tourne en ce moment qui
s'appelle l'usine à
trombone que j'ai vu récemment qui est
assez frrayante sur ça sur un jeu tout
bête où on clique pour créer des
fabriquer des trombones et puis petit à
petit ça se complexifie on fabrique de
plus en plus de trombones et en fait
petit à petit le le truc se transforme
en nia qui qui dont on perd complètement
le contrôle on sait même plus ce qu'on
fait parce qu'on au final on on n plus à
fabriquer des trombones mais à à gérer
des actions ou un portefeuille d'action
pour financer la fabrication de trombon
vaguement de loin et à la fin le
liadre le monstre fait sa vie on
contrôle plus rien et après à la fin B
dansopie pe ouais ouais c'est c'est un
peu dystopique mais mais bon sans parler
de ça euh moi ça me ça me enfin je
trouve ça triste en fait sans parler de
sans sans parler de peur mais peut-être
que ça questionne aussi c'est dire qu'il
y a un moment où le critère c'est pas
juste gagner du temps pour être plus
rentable et c'est quand même l'argument
qu'avance beaucoup de beaucoup de de
gens dis scientifique moi je trouve que
c'est pas de la science il a c'est de la
cuisine c'est de la cuisine mentale pour
essayer de finter un truc pour qu'il
apprenne à agir un peu selon nos désirs
et et ça nous échappe de toute façon
petit à petit et audelà il y a des
questionnements quand même plus éthiques
et spirituels effectivement sur l'avenir
de avec ce développement des
intelligences artificielles on voit ce
qui se passe à l'étranger il y a un
patron d'une une grande société de Tech
qui devient ministre qui avait proposé
un moratoire d'ailleurs je parle d' lon
musk en l'occurrence je l' reconnu il y
a évidemment beaucoup de questionnements
sur le développement de de cette
technologie redoutable bah bien sûr bien
sûr sur ce que ce qu'on ce qu'on veut de
l'humanité c'est même pas ce qu'on veut
c'estàd que on moi j'aime pas à
m'inclure dans ça je dis on mais euh
alors je m'inclus dans le sens où libre
à moi de me révolter contre ça mais
c'est très difficile mais j'en suis
responsable dans le sens où je j'ai du
mal à sortir complètement de ce système
puisque je je me connecte je vais quand
même sur google je laisse des traces
partout alors j'ai beau utiliser qu de
temps en temps quant vous suggère quand
même Amazon quoi un moment donné oui
ouais ouais donc à un moment donné ça
nourrit la ça nourrit la machine alors
je k pas sur Amazon mais bon c'est mon
petit acte rebelle à de BES mais je suis
pied et point lié
ouais je suisti
à part ça je neux non je ne cautionne
pas ces choses là donc non c'est pas ce
que je veux pour pour l'humanité donc
mais pourtant ouais il y a j'ai
l'impression un petit noyau de décideurs
comme ça qui qui mine de rien mène
l'humanité à sa Pertre sans que on
accepte et qui crée par contre une
espèce d'état de sidération qui fait
qu'on se sent responsable et je
culpabilise beaucoup par rapport à ça
cet état de sidération on est là il se
passe des choses horribles dans le monde
avec ce qui se passe bref notamment à
Gaza ou en Ukraine ou ou Yemen ou
et et et
quoi on se sent impuissant et et c'est
pas ce qu'on souhaite et et on dit on on
on mais non pas on quoi déjà mais vous
en tout cas vous étiez enfin encore plus
dans le système que d'autres puisque
vous venez quand même de ces industries
là vous en êtes sortis et vous
l'observez vous la connaissez encore
mieux que que nous enfin que moi et que
d'autres béoiens comme moi et vous la
raconter ilexpliquit très bien je
rappelle c'est parce que là on parle
sérieusement mais c'est vraiment c'est
de l'humour hein on rigole beaucoup et
Karim fait fait ça très bien d'ailleurs
je le jure et on est sur une radio Cato
une télé Cato eu tiens comment on parle
de Lia justement et donc vous évoquez
aussi dans votre spectacle chat GPT
évidemment je me demandais vous avez
l'air quand même assez carré structuré
vous utilisez pas chat GPT li génératif
pour écrire vos textes et bien non et
pourt vous dire on parle sans jamais
l'avoir
utilisé je l'ai vu je l'ai vu utilisé
par M oui parce vous connaissz par cœur
vous qui justement venez je connais pas
par cœur non vraiment j'ai j'ai j'ai
subi j'ai j'ai beaucoup aimé mes
collègues j'ai beaucoup aimé les
rencontres que j'ai pu faire et j'ai
vécu des très bons moments j'étais pas
en souffrance permanente même que ça
allait bien pour moi dans ce ce job là
mais j'étais en souffrance dans le sens
où j'étais pas à ma place j'étais
j'étais un imposteur mais depuis je
pense depuis le début de ce ce cursus
avant même l'école d'ingénieur avant
même la prépa
j'ai été travailleur oui mais c'est tout
et quand on est travailleur on est bon
élève quand on est bon élève en France
on fait S et quand on fait s on fait des
prépas quand on fait prépare et qu'on
travaille ben on fait des grandes écoles
et quand on fait des grandes écoles ou
une école voilà quelle qu'elle soit on
va dans une boîte et quand on travaille
et qu'on est ben dans ce modèle ben on
on monte en grade et et tout va bien
pour soi mais est-ce que vraiment on est
à sa place non on est on est mu par
espèce sur le justement sur sur l'humour
l'écriture des textes votre façon de
travailler donc je demandais si vous
utilisz ces outils là
donc qui reste mais est-ce que ça aussi
ça peut être inquiétant pour votre
métier enfin tous nos métiers d'ailleurs
sont impactés maintenant par ces
intelligences artificielles est-ce que
ça pourrait aussi bah toucher l'humour
que effectivement des texte soit
totalement robotisé et voilà en
alimentant la machine d'humour elle
pourra recracher aussi des des choses
humoristique j'aurais tendance à me à me
rassurer en disant que non et je regarde
pas trop ce qui se fait alors parfois
j'entends que oui Unia réussi à générer
un sketch on entend même parler
d'expérimentation comme ça après
euh j'ai j'ai du mal à y
croire mais oui après ça ça peut enfin
uneia peut générer quelque chose qui
ressemble à à une blague ou une synthèse
de blague existante ou une synthèse de
choses émises qui génère un bruit qu'on
appelle le rire mais mais je je me
rassure en disant encore quelques années
je me rassure en disant que non et puis
et puis quand bien même ben
et ben moi je continuerai de fairef ce
que je voudrais il y aura peêtre pas
public heureusement on est très content
d'Ille dires
que quand même c'est une des choses les
plus les plus complexes quand même de
que de faire rire je dis pas que je je
réalise des des des prouesses mais dans
dans la vie de tous les jours c'est
c'est c'est quelque chose de très très
compliqué à saisir le rire donc pour
qu'il n a comment vous travaillez
j'aimerais bien savoir parce que c'est
quand même des textes assez longs très
très ciselé il y a des références il y a
quand même c'est très travaillé très
drôle très pointu ça vous prend beaucoup
de temps pour écrire puis ensuite
apprendre comment rapidement comment
vous euh c'est Al pour ce qui est de de
de d'écrire il y il y a vraiment plein
de vitesse d'écriture en fait il y a de
l'écriture oui ou parfois ben quand je
me suis pour pour un spectacle par
exemple je me je me fixe une échéance
déjà parce que d'accord ça on a compris
pour le prochain ouais ouais non mais
c'est vrai je fixe une je finis toujours
par me fixer une échéance de toute façon
pour les spectacle même si au début bah
le premier on sait pas que ça va devenir
un spectacle on écrit des sketchs comme
ça moi j'étais ingénieur à côté donc
c'est vraiment surtout pas pour devenir
humoriste et puis c'est devenu un
spectacle en se prenant en jeu le
deuxième si j'ai dit oui il y aura une
première ce sera tel jour j'is allé voir
le Complexe du Rire le disant voilà
fixe-moi telle date le le 16 janvier
2018 je fais la première de Y et c'est
comme ça j'avais un truc à écrire j'ai
une échéance donc bah forcément bah il y
a des plages de travail mais parfois ça
ne mène à rien et c'est dans les phases
de digestion ou de des phases
complètement anodin je fais autre chose
souvent quand je cuisine ah oui ou quand
je marche ouais que qu'il se passe un
truc et qu'on trouve des choses en lien
ou pas avec ce qu'on avait prévu de
faire mais je pense qu'au moment où on
écrit un spectacle il y a il y a quand
même il y a quand même une espèce de
quelque chose qui nous ronge qui nous
travaille qui qui qui qui justifie ou
qui explique en tout cas l'État l'état
dans lequel on se trouve au moment où on
écrit le le spectacle et dont il faut
savoir ce c'est donc faut savoir
s'écouter quoi là typiquement voilà
c'était l'agitation le désard dont je
suis pas vraiment sorti encorei je
trouve que je me suis vachement dispersé
j'ai beaucoup perdu en concentration par
exemple par rapport à l'écriture du du
spectacle précédent donc ou il y a des
bribes aussi des fulgurances qu'on a à
tout moment de la journé vous notez puis
ensuite vous ordonnez il y a des moments
où on écrit pas des choses drôles on
écrit pas des choses on se documente
froidement sur sur certains sujets et
puis après on laisse réagir notre nous
c'est notre rôle c'est de de faire
raisonner ces chosesl de manière concise
efficace à travers un effet qui est CELI
de fait voilà du rire mais ça peut être
comme ça ça peut être ça peut être des
idées qu'on a eu aussi il y a il y a 10
ans et qui ne marchait pas parce qu'on
ne savait pas les mettre en en valeur ou
parce que elle n'avait pas de résonance
auprès des gens c'est trop en avance
c'est ça par rapport à l'époque j'ai une
blague je me rappelle dans mon spectacle
d'avant où je parlais de justement de de
de des avions en papier où je disait que
moi j'avais rien j'avais rien d'un
ingénieur parce que moi quand je souffle
dans un pour faire voler un avion en
papier je souffle dessus ou et ça n'a
rien de scientifique et je me rappelle
que à mes tout début j'avais essayé de
faire passer cette idée qui était
marrante c'est devenu une vanne de mon
spectacle mais y donc quasiment 10 ans
après ou 8 ans après ouais parce que je
savais pas le je sais pas je savais pas
le mettre en
avant euh et j'aime bien dire en ce
c'est mon petit mon petit truc j'aime
bien dire il faut faut boire du thé
quand on écrit parce que pas parce que
ça a des vertumes parce que ça fait
faire pipi et que c'est au moment où on
se lève que l'idée vient souvent moi
c'est souvent je bloque et quand je me
lève et je fais ah oui ça en tout cas
j'ai toujours une idée intéressante
quand je me lève quand je me lève pour
aller faire biip je bois beaucoup de thé
et sur scinene il y a une une verveine
c'est pas du thé il y a une verveine
ouais ben ça permet de faire des trou
ver et je pars vite parce que c'est la
deuxième une tisane ouais personnalité
de sur scène en fait c'est ça parce
qu'elle illustre justement cette
déperdition d'énerg entropie au tê de
Maturin je vous propose de passer la
deuxème partie c'est je m'éclipe ça
passe ça passe vite il faut y aller je
vous propose quatre mots et vous nous
les éclairez ou là ok parti les dissiper
comme vous voulez met de l'énergie
dedans à tout de suite 4 mot très
[Musique]
bien
Karim du Val je suis de l'autre côté de
la c'est très bizarre là d'entendre la
voix de Marie qui vous parle comme ça
catho j'ai l'impression d'être dans un
confessionnal de de de d'émission de
téléréalité je sais pas si ça se fait
encore et c'est là que je me rends
compte que le terme confessionnal vient
à une connotation religieuse lui-même
donc on est vraiment dans une espèce de
mise en abîme c'est c'est génial ok très
bien et oui et oui alle les premiers
mots Karim Duval le mot métisce métisce
ça ne me parle pas du
tout qu'est-ce qui m'évoque ben le mot
métis c'est oui c'est je pense c'est
marrant je pense pas forcément à moi
quand on me dit métis alors que ça
semble trivial parce que Karim Duval une
tête plutôt asiatique en moyenne
mexicain comme j'aime bien le dire dans
mon spectacle je pense pas forcément à
moi je pense aux autres en fait quand
j'entends métiss j'ai plus conscience du
métissage des autres quel qu'il soit
d'ailleurs
futil
bourguinho parisien que de de de mon
métissage à moi c'estàd que c'est
quelque chose j'ai l'impression d'
avirit fait l'objet d'une diluion et du
coup bah une fois que cette diluion a
lieu elle est irréversible je parle
d'entropie dans mon spectacle donc voilà
c'est un phénomène un peu un peu comme
ça et que bah du coup moi je je suis pas
si mélangé que ça quoi et alors que les
autres si et ah quand même un peu quand
même un peu si su mais j'ai pas j'ai pas
le sentiment d'un conflit permanent ou
de de de d'existence voilà de de bloc
hétérogène en moi en fait c'est pour ça
que c'est c'est un peu ça peut ma
réponse pourrait être triviale et dire
oui bah forcément c'est moi je suis
francoino marocain j'ai grandi au Maroc
j'ai un nom français ma maman est
chinoise et j'en ai fait un spectacle
mais c'est vraiment pour dire que
finalement ce spectacleing pot voilà
maintenant que voilà que c'est passé et
que j'en ai fait la promotion en vendant
tout ça comme quelque chose
d'extraordinaire et un faire valoir et
oui on rappelle toujours que voilà c'est
une richesse évidemment que c'est une
richesse le métissage mais déjà en tant
qu'humoriste je trouve que c'est pas
c'est pas not drôle de dire le métissage
c'est bien bien sûr que c'est bien mais
on doit aller un peu au-delà de ça et
maintenant que il y a plus de 10 ans qui
sont écoulés depuis melting pot je dois
le dire c'est pas vraiment mon faire
valoir je me suis trouvé un peu en tant
qu'humoriste à travers ce que j'aime
montrer sur scène plus à travers y que
melting pot j'ai fait melting pot et
j'ai parlé de mon métissage parce que un
producteur de l'époque m'avait dit non
mais Karim Duval une tête de chinois tu
peux pas passer à côté de ça ça va
marcher et j'avais pensé voilà c'est la
mode c'était l'époque du Jamel coméy
club où on mettait beaucoup ces chosesl
en avant je dis pas qu'il faut pas
mettre sa diversité en avant attention
soit bien clair c'est juste que il y a
un moment on dépasse un petit peu ça et
puis on a plus conscience de cette cette
diversité là et quelque part ce sera une
victoire quand on aura plus à souligner
la diversité
pour faire en sorte qu'elle s'affirme
vous voyez enfin c'est c'est un peu
paradoxal la diversité sera
dilouée alors je dis pas qu'elle doit
être diluée non elle doit transparaître
et la vie est faite de différence et et
et les choses ne font ne se font et les
relations n'existent que parce qu'on est
différent les uns des autres et que
peut-être en effet cette différence là
elle s'exprime intérieurement il peut
avoir des conflits qui fait qu'on
grandit ça nous grandit je dis pas que
mon métissage ne m'a pas grandi
attention je suis pas en train de dire
ça c'est jus qu'il a un moment on en a
plus conscience et parfois c'est bien de
pas avoir conscience de la différence
aussi en tout cas si c'est pour la
souligner que ça réveille des choses pas
forcément positive ou ou des a priori
c'est pas la peine mais mais voou non
c'est juste que voilà métiss j'avais
envie de répondre de façon triviale en
disant bah c'est moi et en fait c'est
pas que moi c'est tout le monde et et et
le métissage je le vois beaucoup chez
les autres en fait et il m'interpelle et
et il me questionne et donc bah il fait
que je m'intéresse aux gens à travers le
leur métissage mais c'est pas que les
origines c'est la différence et ce qui
peut en effet sembler dissonnant ou
paradoxal chez les gens et qui fait que
ben on s'intéresse à ce qui à ce qu'ils
sont ais c'est ce qui éville la
curiosité quelque part ça ça vous ennuie
peut-être qu'on vous ramène encore à
votre métissage justement c'est ça vous
avez le droit he parce que c'était comme
vous le disiez il a 10 an mais pour ceux
qui vous découvrent il y en a quand même
encore quelquesuns vous êtes donc Franco
sino marocain vous le disiez une enfance
sa faaise une mère chinoise de Haïti de
Tahiti de Tahiti pardon et un père
Franco Berber professeur d'anglais vous
êtes passé aussi par un lycée privé
jésuite saintj VIè oui absolument comme
nous sommes sur cateo je crois qu'il a
été aussi un un révélateur uneou c'est
un nouau un nouveau mot clé ça ou pas
non pas encore toujours pas le prochain
il arrive le lycée saintjen VI oui donc
Ginette comme on l'appelle qui un un
lycé assz prestigieux une une prépa qui
est super et ça a été enfin moi je je
connaissais la France parce que je
venais passer les vacances en France
tous les étés à peu près depuis mon
Maroc on va dire natal euh même si je
suis né à ex je me considère un natif du
Maroc je suis juste né plutôt que prévu
et donc on venait passer tous les étés
en en France
mais la France vraimentin j'y ai vécu
pendant 2 ans à l'internat dans cette
institution jésuite euh et donc ça a été
ma première vision de la France qui est
un peu biaisé quelque part parce que oui
certes B alors bah Cato forcément donc
avec on a beau dire c'est c'est un lycée
très ouvert qui accueille vraiment des
gens de toutes les cultures et j'ai
rarement vu finalement un lieu aussi
tolérant en France depuis dire que quand
même j'ai j'ai vu beaucoup de gens se
taper dessus depuis que je suis sorti de
ce truccl de cette bulle mais bon qui a
un cocon et voilà et puis c'est c'est
tolérant entre gens qui euh qui quand
même passe un concours au final qui vont
être qui vont être qui qui vont devoir
passer les uns devant les autres mais
mais mais toujours qu' y avait y avait
il y a vraiment une un esprit
d'ouverture je trouve à Ginette que j'ai
rarement trouvé ailleurs un esprit de
tolérance que j'ai rarement trouvé
ailleurs et d'ouverture d'esprit et de
curiosité qui était super mais oui ça
reste un un établissement câ donc avec
beaucoup de gens de confession
catholique et plutôt très pratiquant qui
ont poussé la chose donc je je
connaissais pas ça et donc ça a été un
peu ma première prère vision si je dois
caricaturer je me rends compte que j'ai
c'est un peu comme si j'étais arrivé en
pleine manif pour tous en France quoi
alors c'est c'est pas la France mais
c'était une certaine vision de la France
et encore je caricature parce qu'il y a
plein de nuances dans dans dans ça et
tout les gens peuvent être pour contre
croire en CI croire en ça et bref après
voilà on apprend à sortir de ces ces
carcans là mais mais ça a été ouais
c'était c'était ma première vision de la
France à Versailles en plus mais j'étais
entre quatre murs à Versailles donc
vraiment mais mais ouais c'était c'était
tout vert c'était tout beau que des gens
promis un avenir fantastique donc
c'était aussi cette France riche aussi
que j'ai vu en premier qui n'a pas trop
trop de problèmes ou qui ne va pas trop
en avoir sur le papier et après bon on
est rattrapé par les problèmes de la vie
bien sûr d' convienent et quelqu soit
nos situation mais mais oui c'est un peu
biaisant quand même oui on va passer de
la caricature vous avez employé le mot
au rire c'est le deuxième mot que je
vous propose le rire vous vous non vous
connaissez pas ben non c'était à la Une
de d'un site
euh saphir news ça vous dit quelque
chose avec le rire on ne peut pas mentir
c'est ce que vous aviez déclaré dans une
interview à saphir news qui est un site
sur l'actualité des musulmans de France
oui d'accord vous vous souvenez plus de
oui g j'ai souvenir d'avoir donné une
interview à à Safir et puis d'ailleurs
votre devis ça c'est sur votre site à
vous une personne qui R et une personne
qui compris donc j'y venais non mais
mais avec le rire on peut pas mentir
c'est pas avec l'humour parce que euh
pour faire une parenthèse sur l'humour
l'humour alors on a beau dire oui euh
l'humoriste en tout cas ou surtout quand
on écrit pour faire rire on ment quelque
part on triche puisque on met on trouve
la for on a le temps de réfléchir à la
forme pour faire rire les gens c'est pas
comme sortir une blague comme ça en
pleine soirée et faire rire à la enfin
voilà faire rire la
cantonnade je sais pas si c'est non
l'assemblée on balance une phrase à la
cantonnadeire l'assemblé ça c'est c'est
c'est vraiment l'humour senti par ch ou
on triche pas mais nous les humoristes
on a un peu des on façonne quand même
donc on triche mais le rire non le rire
lui ne triche pas c'està-dire que si ça
me fait pas rire ça me fait pas rire si
ça me fait rire je peux pas me retenir
de rire et je peux pas me forcer à rire
je comparais le je disais que CIT la
différence fondamentale entre le rire et
le paix et dans mon spectacle d'avant
mais mais il y a quelque chose oui de de
très honnête dans le rire que j'aime
bien quelque part et que que j'aime bien
par rapport à mon job d'avant c'est dire
j'aime bien être jugé sur à la juste
valeur de mon travail euh même si j'ai
triché
euh j'aime bien savoir si j'ai j'ai
triché pour quelque chose et si si je
mérite ou pas cette récompense cette
récompense m'est donné chaque soir ou
pas à chaque vanne que je tente ou pas
euh parce que les gens rient de concerts
à la même au même instant alors qu'ils
se connaissent pas et je trouve ça beau
parce c'est voilà c'est c'est c'est un
c'est une évaluation et puis une
reconnaissance immédiate de mon travail
ou non d'ailleurs mais c'est un jugement
sans concession alors que quand on
travaille dans un bureau par exemple ou
d'autres jobs on va vous il va y avoir
un délai de d'appréciation la personne
en face va être un peu elle aussi dans
la posture de l'humoriste c'estàdire
qu'elle va faire des réunions peut-être
ou des réunions avec elle-même pour se
dire tiens qu'est-ce que je vais
qu'est-ce que je vais dire à la personne
pour mettre les formes et soit la
brosser dans le sens du poil soit Laam
pour pas trop la vexer en fonction de
mon intérêt à moi et c'est rare d'avoir
des retours sincères immédiats de voilà
de de d'un travail et donc c'est
vraiment ce que j'ai apprécié même si je
dis pas que mes collègues d'avant
étaient des faocul mais moi-même je
j'avais il y avait il y avait un temps
quand même de de digestion du travail de
l'autre pour lui faire un retour ce qui
vous intéresse c'est l'immédiaté de la
gratification avec le rire notamment oui
en tout cas ou si on parle de rire
lui-même et de l'effet recherché oui je
dois je dois avouer que ça fait beaucoup
partie de la la satisfaction qu'on qu'on
éprouve et en retour du travail qu'on a
fourni pour ça que je crois que j'ai du
mal à j'aurais du mal à avoir des
coauteurs c'estàdire que j'aime beaucoup
il y a peut-être de l'orgueil aussi ou
espèce de ouais de de ouais de de fierté
à à se voir rétribuer de voir son
travail rétribuer mon travail rétribuer
de me dire tiens cette V cette idée là
voilà j'ai eu cette filurance je l'ai
écrité voilà ça ça me flatte que les
gens rigolent tout le temps au même
moment c'estd que c'est une sorte de
vérité quoi
c'est drôle quoi alors je je prétends
jamais être drôle je prétends jamais que
je suis tout le temps drôle ou que mon
spectacle est drôle mais à force
d'entendre des gens rire tout le temps à
la même blague fort chaque soir il y a
quelques blagues comme ça dans un
spectacle et les plus fort B c'est enfin
plus on est fort plus il y a ça et ben
quand ça a finit par arriver tout le
temps on finit par
affirmer sans trop trop de crainte que
ce qu'on dit là à cet instantl du
spectacle est drôle donc si on affirme
que c'est vrai c'est que c'est une sorte
de vérité quoi donc voilà c'est pour ça
que je dis qu'on ment pas avec le rire
et je répondu à la question bien c'est
est-ce que c'est ce qui différencie
l'homme de la machine le plus
aujourd'hui le rire comment on parlerit
d'IA euh alors ça je sais pas parce que
la machine pe ENF je parle
d'instantanéité la machine elle est
capable d'être plus rapide encore que le
cerveau humain qui percute sur parfois
on comprend un retardement liya va avoir
du mal je pense à c'est là peut-être
qu'on va on va on va que lia va se faire
goer on va dire dis donc là tu arr un
peu vite à la blague alors que
normalement il y a un temps de digestion
donc peut-être que liya après va se
mettre dans la peau du public et donc il
y a liya qui génère l'humour il y a lia
qui génère le rire donc est-ce qu' nia
est capable de de de d'avoir un rire et
un rire aussi nuancé un rire gêné un
rire fort un sourire un rire faible un
rire à retardement un rire un peu
circonspect il il y a beaucoup de
nuances dans le rire aussi et et il y a
un moment où nous les humoristes on est
un peu on est un peu des pervers on aime
bien il y a un moment où quand on a joué
le spectacle des 10 des centaines de
fois enfin en tout cas je parle au nom
des humoristes mais mais en tout tout je
parle de moi j'aime bien j'aime bien les
meilleurs soirs c'est les soirs où on
arrive à jouer avec ces rires là
c'estàdire que c'est pas juste un
enchaînement de voilà de Van rire V rire
et gros rire bien sûr qu'on veut des
gros rires mais mais qu'est-ce qu'on
aime quand parfois une blague est
moyenne et ou ou c'est pas qu'elle est
moyenne mais c'est qu' elle est censée
faire rire comme ça c'estàdire de
manière un peu un peu gênée ou très de
manière mignonne et on arrive à voir la
justesse dans le rire en fait dans dans
le rire qu'on reçoit collectivement en
plus les variations du R les variations
du rire on aime bien provoquer ces
nuances on se sent un peu chef
d'orchestre et on fait un peu ce qu'on
veut c'est un peu manipulateur c'est
qu'on se sent on est voilà c'est c'est
bien je fais ce que je veux de mon
public et parfois quand on perd le
contrôle et qu'on a un public qui rit
trop fort parfois alors que on se trouve
nul que c'est pas si drôle que ça on dit
mais qu'est-ce que j'ai fait de mal quoi
il y a quelque chose qui va pas ça
arrive parfois ou des gens qui ne ri pas
alors que alors que d'habitude c'est
drôle e oui je crois que vous faisiez
déjà rire à l'école mais tout le monde
faisait rire tout le monde a fait rire
dans sa vie heureusement he d'ailleurs
c'est vrai que souv toujour il y en a
qui sont plus Truant que d'autres quand
même oui oui mais moi on me sort souvent
en interview vous découvrez l'humour à
l'âge de 27 ans non je je serai mort
sinon peut pas se passer d'humour qui
découvre l'humour enfin l'humour on le
découvre depuis depuis depuis bébé enfin
les bébés rient déjà et font rire alors
inconsciemment oui mais transmettre ce
rire justement rire et aller siillamment
euh concevoir des choses drôles pour
faire rire de manière répétitive et en
donnant rendez-vous aux gens de manière
artificielle euh ouais on est des
intelligences artificielles au fond tu
vois à mesure que je parle je me rends
compte mais euh oui après on a des
prédispositions à vouloir faire ça et ça
oui je les ai eu assez tôt mais sans
sans m'en rendre compte sans vouloir me
l'avouer parce que j'avais ce côté bon
élève qui faisait que non ben celui qui
fait rire en général c'est le pitre
c'est le cancre donc c'est pas bien
quand on est bon élève ou quand on est
entouré de gens parce que j'étais un peu
voilà dans sérieux et puis à l'école
française al on riait beaucoup il y
avait c'est un brassage culturel aussi
au Maroc on rigole énormément au Maroc
on rigole partout en fait c'est
complètement débile ce que je dis mais
oui si au Maroc vos spectacles changent
d'ailleurs l'humour marocain a une
réputation d'être alors c'est pas qu'
change en arabe je joue en arabe et j'ai
un spectacle dédié j'ai fini par avoir
un spectacle dédié pour le Maroc parce
que j'ai adapté mon spectacle français
no nostalgie mais avant que soit
nostalgie c'était une adaptation de
melting pot ou y au Maroc et je me
rendais compte que ce qui faisait rire
c'était les adaptations pas parce que le
public marocain n'est pas ouvert à
d'autres humours
euh parce que il rit au spectacle
d'humoristes français qui viennent jouer
leur spectacle comme ça en faisant de
blagues sur sur le Maroc mais quand ils
savent que vous venez de là-bas et que
vous connaissez les codes
culturels ils vous le font sentir en
vous disant mec ou meuf tu as les codes
nous fais pas croire que tu vas faire
ton humour de là-bas fais nous rire avec
ce qui nous ce qui nous ce qui nous ce
qui nous unit et notre socle commun
parce que tu as le bagage pour et et
donc j'ai compris ça et donc je me suis
dit B non je vais faire un spectacle 100
% pour le Maroc donc je suis allé jouer
là-bas il faudrait que j'y retourne
alors là maintenant on est en goûté à la
nouveauté d'entrthopie j'ai envie de
nouveauté aussi pour not nostalgie donc
il faut que je prenne le temps de le le
recycler un petit peu et puis arriver
avec de nouvelles choses mais mais voilà
c'est une question de sincérité et puis
voilà de de de culture quand on est
imprégé d'une culture là en l'occurrence
la culture marocaine on peut pas passer
à côté donc je fais rire revient au
premier mot là métiss métissage allez on
passe au 3è 3è le temps fil un mot
qui que vous aimez je pense le mot
pudeur pudeur oui euh c'est un mot qui
me caractérise bien je pense que ma
manière de répondre à la question sur le
métissage le révèle le révèle pleinement
puisque vous voyez que j'ai pas voulu
euh rentrer dans le moi je suis euh
comme si moi je suis de là moi je suis
de là et beaucoup rentrer dans ça j'en
ai finalement j'en ai parlé dans mon
premier spectacle sans vraiment parler
donc et et et je parlais de ma pudeur
beaucoup dans mon premier spectacle euh
oui c'est une pudeur qui me caractérise
alors la manifestation de cette pudeur
assez on va dire
euh assez évidente dans mon travail
c'est bien sûr le fait que beaucoup de
gens soulignent ça euh je ne fasse il
n'y ait pas de vulgarité en entre
guillemets alors je dis pas que la
vulgarité c'est mal euh dans l'humour il
y a beaucoup d'humoristes qu'on juge
vulgaire ou grossier que je trouve très
bon euh dans cette manière d'être et
parce que il reflète quelque chose et et
il dénonce cette vulgarité là moi j'ai
pris le parti de la dénoncer sans être
vulgaire mais euh mais donc voilà cette
pudeur elle se manifeste par le fait que
je fasse que De l'Humour au-dessus de la
ceinture il y a il y a pas très
longtemps j'ai dû faire une chronique
sur France Inter voilà où le thème était
quand même bien
bien cru c'était voilà la la soumission
sexuelle et et quand j'ai reçu le truc
j'ai fait non pas moi pas moi pas moi et
après je dis mais si c'est super parce
que en fait ça crée une contrainte en
fait que de de de de vouloir faire de
l'humour en se servant que de la moitié
du corps que de l'hémisphère nord du
corps et la contrainte je trouve bah est
source d'humour et je pense
que d'une manière ou d'une autre on est
on est contreint quand quand on fait
rire on est contraint par bah souvent
justement ce politiquement correct ou
pas on nous demande de le dépasser et on
le dépasse tous d'une façon d'une autre
parce que si on fait rire il y a il y a
une forme de violence qui opère donc je
pense que tôt ou tard on dépasse la
limite mais pas trop parce sinon bah ça
devient juste lourd mais un petit peu
quand même parce sinon c'est fade donc
c'est juste c'est pas c'est pas parce
qu'on a pas dit un gros mot que on n'est
pas capable d'être subversif ou d'aller
loin euh mais mais je trouve que avoir
une contrainte c'est c'est fondamental
en fait on dit Peut-On rire de tout oui
mais il faut qu'on soit il faut être
[ __ ] un peu il y a il y a beaucoup de
de pays moi j'ai connu ça voilà sans
sans rentrer dans les détails mais au
Maroc par exemple cette pudeur là elle
est elle est omniprésente parce que
c'est un pays un pays musulman où il y a
où il a cette pudeur on parle pas de ce
qu'on veut publiquement euh et et et et
puis y a voilà après il y a un respect
voilà du régime en place aussi qui fait
qu'on on dit pas ce qu'on veut et le
fait d'être [ __ ] comme ça fait qu'on
passe que là je parle de l'humour
populaire les blagues au Maroc passent
par des par des métaphores des images
des des fait des circonvolutions pas
possibles pour parler de ces choses-là
sans qu'on se rende compte qu'on en a
parlé des sous-entendus des et ça crée
une complicité entre les gens qui fait
que parfois on rigole sans rien dire en
fait et je trouve ça génial et et et et
je trouve qu'on doit se nourrir de ça
parfois euh il y a je veux pas critiquer
le boulot de certains humoristes mais
parfois il y a des faiblesses d'écriture
notamment chez ceux qui débutent parce
qu'ils imitent en plus ceux qui ont fait
de la grossièreté vraiment quelque chose
de noble et de et de grand et de fort
qui vont aller à la facbilité et à la
facilité et balancer des gros mots comme
ça ou mais c'est c'est de l'insuffisance
en fait au niveau du langage euh
parfois s'empêcher de prononcer une
grossireté c'est s'encourager s'obliger
à aller chercher dans le vocabulaire
dans et quand on va chercher enrichir
son vocabulaire ben on fait des
trouvailles dingues qui nous emmènne sur
des personnages
qui nous emmène parce que ça nous emmène
dans un registre de langue pas forcément
soutenu mais ça nous fait faaire des des
ouais des on est sous contrainte quoi
comme comme comme Charlie Chapelin ou
dans dans dans des trucs un peu comme ça
où le gars il est voilà il a il a un
pantalon qui tombe tout le temps et il
doit faire avec dans des situation hyper
cocasse où doit être classe à chaque
fois il fait remonter son pantalon et
c'est une contrainte parce qu'on peut
pas montrer ses fesses voilà dans
certaines circonstances et c'est comme
ça et ça nous met dans une situation de
malaise qui est super je trouve donc oui
à la pudeur en tout cas moi ça me va
bien cette pudeur là
une forme moins moins moins évidente
comme celle de par exemple pas vouloir
vous parler de métissage et donc de
beauté en touche en tout cas vous disant
que il est partout et c'est pas que be
en touche vraiment je le pensais j'avais
pas envie de revenir sur ça mais il il
était pas si trivial que ça le mot méti
pour moi en tout cas la notion de
contrainte on l'entend souvent sur ce
plateau Tellier proncours 2020 avec
l'anomalie nous avvez parlé de ça il lui
fallait des contraintes pour écrire bien
s en un aussi on donne souvent une
contrainte allez on passe au des
contraintes au sacré 4e et dernier
mot sacré
ouais il y a peut-être des contraintes
aussi
euh une contrainte oui une contrainte
bah c'est c'est un terme très compliqué
al qui qui a qui a imprégné mon mon
éducation qui peut exprimer parfois en
effet la pudeur oui j'ai grand j'ai reçu
une éducation musulmane après je
m'étends pas là-dessus par j'aime pas
mettre en avant les les confessions
qu'elles soi ou non pratiqué parce que
j'estime que ça relève vraiment du du
personnel mais mais oui en tout cas j'ai
grandi on va dire dans une culture
religieuse et et un pays où le sacré est
présent aussi à travers B le
représentant du sacré sur Terre à savoir
un royaume un vrai quoi et et donc oui
la notion de sacré était omniprésente
moi le sacré en tout cas tel qu'il m'a
habité
hanté dans dans
l'éducation m'a donné une forme
d'humilité en fait je pense que
j'associe beaucoup le sacré la religion
aussi ou en tout cas toute pratique
spirituelle si vous me dites qu'est-ce
que ça vous évoque je dis l'humilité en
fait en creux parce que
c'est il y a une espèce de grandeur
voilà qui qui après même si qu'on croit
ou qu'on croit pas quand on a été imbibé
de ça ça je veut pas dire qu'on nouvre
pas sa bouche pour dire ce qu'on pense
mais une forme d'humilité et donc moi
c'est c'est ça ça ça ça participe de ma
vision et que je je révèle d'ailleurs
dans dans le spectacle dans dansentropie
de de l'innovation de cette espèce
d'arrogance de de l'être humain de
vouloir
toujours imiter la nature la dépasser
toujours montrer que qu'on est plus fort
alors parfois oui dans dans pour pour
combattre
certaines maladies bien sûr que c'est
c'est
bien mais mais mais mais pour certaines
choses comme lia je trouve que voilà il
y a il a une espèce de d'arrogance en
ver peut-être quelque chose de sacré ou
en ver en vert je sais pas trop quoi en
fait on a il il y en a qui veulent se
prouver quelque chose et que une posture
d'humilité ferait du bien un petit peu à
l'être humain aujourd'hui alors s'il
faut créer du sacré pour ça pourquoi pas
euh et et pour reprendre quelqu'un qui
je pense ne croit pas du tout à ces
choses-là mais mais que je trouve génial
euh et je je reprends ces dire c'est
Guillaume Meuris euh qui dit que le rôle
de l'humour c'est de désacraliser donc
il y a aussi et je le rejoins pleinement
là-dessus sans pour
autant garder cette posture humble mais
lui quand il dit faut désacraliser oui
il dit que voilà c'est vrai que un
politique on lui enlève sa cravate son
son étiquette de de ministres ben il est
juste pilié de PMU en fait et il a il a
pas plus de crédit et il dit n'importe
quoi et en fait on désacralise tout quoi
on lu enlève son son diplôme àena ou
quoi il est rien en fait et donc c'est
aussi notre rôle de désacraliser tout ça
et je le fais moi à ma manière avec les
les 10 col blancs moi je suis humoriste
LinkedIn et je désacralise beaucoup
cette hiérarchie et et ce ce serrail
dont je suis dont je viens
gésacraliser ou resacraliser là je je
désacralise ça et après moi je suis
mu par justement cette idée de sacré
plus au sens spirituel du terme ou à
travers la ou peut-être en effet à
travers aussi le bah ce sacré qu'il y a
au Maroc de de la la figure du roi qui
fait que voilà on le respecte et c'est
comme ça et et peut-être que voilà en
étant im Bibé de ça quand on est enfant
he parce que tout à l'heure en arrivant
dans les studios de de cateéo on me
disait oui ici on suit la vie du du pape
euh il y en a que ça ferait hurler de
rire en fait de suivre la vie du pape
tous les jours je pense que le public de
cette télé là bah non ça l' fait pas
rire et moi en fait ça me choque pas
parce que quand j'ai moi j'ai grandi en
voyant euh la vie du voit tous les jours
à la télé et donc je dis pas que je juge
pas mais c'est on est impréigné de ça
donc il il y a une notion sacrée qui est
impréignée chez nous mais qui qui forme
je dis pas que c'est une bonne chose
mais qui qui forge une forme d'humilité
et dans Humour humilité humus il y y a
quelque chose de commun c'est quand même
une posture qu'il est bon d'avoir quand
on fait de l'humour et et je trouve que
c'est une posture qui est bonne à avoir
aujourd'hui quand on se prend dans la
tronche un peu le résultat de d'un peu
trop d'arrogance parfois par rapport à
appeler-le la nature par rapport à une
figure abstraite le représent que
parfois certains ont besoin de vénérer
ou ou à laquelle ils ont besoin de se
soumettre le roi
est défini comme le représentant de Dieu
sur terre au Maroc oui votre alors si on
monte un peu plus haut justement dans la
transcendance ce rapport avec
Dieu c'est flippant d'entendre cette
phrase dans un un baffle tout
seul euh
ouais non mais ça pour le coup ça ça
m'appartient je je réponds pas à ces
questions non c'est non pas publiquement
ça ça me
regarde croire ou pas croire ça c'est
quelque chose que vous ne révélez
pas oui enfin comment dire je peux
répondre mais on vous êtes libre de
répondre ce que vous voulez hein trouve
que répondre répondre déjà c'est
répondre c'est
très la réponse sera forcément trop
rapide parce que pour moi c'est une
croire c'est une démarche
donc répondre c'est vraiment s'arrêter
et penser qu'on a trouvé et et arrêter à
croire ou pas croiref donner une réponse
binaire à ça ça veut pas dire que c'est
un peu je trouve c'est un peu c'est à la
fois alors ça ça peut ça peut révéler
qu'on ne croit pas puisqu'on l'affirme
pas qu'on croit mais ça peut aussi
révéler révéler qu'on croit trop vite ça
ça peut révéler un manque de de sens du
doute et de je sais pas je trouve ça un
peu un peu facile de dire oui je crois
oui je crois pas et en vertu de crois je
croyant il y qui m'ont vite associer ça
à des à des dogmes à des rites à dire
oui je suis croyant il y en a plein
qu'on entend dire je suis
croyant je fais C je fais
ça je croyant je je fais Ramadan je
croyant je je fais je fais ça et puis
après ben tu et tu donnes tu donnes ta
fortune aux pauvres ou tu tu tu regardes
les gens dans la rue quand ils te quand
ils vont pas bien enfin donc ouais c'est
c'est c'est une réponse qui est un peu
un peu vite
qui qui serait donné un peu rapidement
donc je pense que par
ouais c'est pour des raisons intimes
mais c'est aussi parce que c'est c'est
une réponse qui est très complexe et on
n'y répond pas comme ça en interview en
2
minutes est-ce que Dieu est une y
a c'est
binaire ou pas dans sa définition même
non sinon ça veut dire qu'il serait
l'uvre de l'homme ça lui enlèvera un peu
de sa grandeur quand même
légèrement tout cela n'estcentrropie
ou qu'est-ce que dystopie ah là là Carim
Duval en tout cas merci beaucoup pour
tout ce que vous nous avez partagé et je
reviens auprès de vous pour la
conclusion ou revenez s'il vous plaît
allez à tout de
[Musique]
suite Karim Duval je suis de nouveau en
face de vous ben ça fait du bien de vous
revoir parce que oui ça non mais
l'exercice c'est sympa de parler à entre
guillemets à personne physiquement si je
vous parle à vous mais mais non c'est
bien ça ça vous a plu de de parler
devant un écran ou vous avez l'habitude
pe par ben non on m'a dit de pas
regarder la caméra en plus je regarde
vraiment j'ai j'ai vraiment essayé de
peser un petit peu mes mes mots je sais
pas si j'ai bien fait alors alors cétait
vous parliez du confessionnal en début
d'émission pas tant que ça quand même
benah j'ai jamais été à confesse mais ce
confessionnal que j'ai connu
c'est-à-dire celui de celui du loft ça
me rajunit pas oui ça devait être ça
mais non non c'est c'est bien comme
exercice après oui alors on peut appeler
ça du contrôle des réponses ou non
réponses de ma part mais moi céit
vraiment j'ai vraiment l'imession
d'avoir donné des réponses sans sans
contrôle aucun mais ouais ça c'est vos
questions font font qu'on on pèse un
petit peu ses mots et c'est pas
facile mais ça change des
interview
habituelve on pourrait écrire un
spectacle comme ça c'est pas mal
je retiens la l'idée c'estàdire que
parler devant personne avec quelqu'un
qui vous pose des questions je retiens
avant même de faire l'affiche en fait on
va faire la la créa sur cette chaise
pour rebougler avec ce que je disais au
débutinview donc là on est en train de
tester votre nouveau spectacle peut-être
n'empêche mais les quatre thèmes que
vous avez donné mé il y avait quoi
métissage peur métiss pudeur sacré sacré
et rire quel est le mot qui rire je veux
dire déjà songé à faire par enfin à mes
débuts appeler mon spectacle Karim dubal
vous fait rire ou j'en sais rien tout le
monde l'a fait mtisssage j'en ai fait
l'obljet de mon premier spectacle puer
ça pourrait faire l'objet du premier
spectacle et même melting Po a failli se
nommer je crois que je un moment je
voulais l'appeler slip parce que je je
disais justement que je le plus gros
gros mot que j'ai dit c'est slip
justement j'avais un truc comme ça où je
disais voilà si si je il y avait une
histoire de je remontre audessus de la
ceinture au final je pouvais parler que
de mes yeux je crois il y avait un truc
pour qu'il soit br ça limitait vraiment
beaucoup j'avais une blague comme ça
autour du métis
et et donc oui oui ça pourrait être une
façon de créer parler de toute façon
ouis ça parle ça part de fond on disit
comment on écrit on part de fond de
lecture de discussion et la vie en fait
c'est un peu un espèce d'espace de vie
que vous recréez comme ça
HM un peu mis en scène mais oui parmi
les quatre mots lequel vous a quand même
le
plus touché le mot pudeur sacré le mot
pudeur le mot pudeur vraiment ouais don
je peux plus parler en tout cas et qui
me touche et qui voilà et qui je pense
pourrait m'emmener dans des directions
plus marrantes mais euh le mot sacré euh
il me parle évidemment j'ai j'ai un peu
été entre autres bibronné à ça mais mais
il me fait moins parler juste par par
construction presque par par par
cohérence avec ma réponse mais pudeur
oui pudeur ça me caractérise bien je
trouve quelquun de pudique oui un
pudique qui va sur scène et qui c'est
par mais
parcoupcoupumorcoup il a natures com et
j'ai mal à croire et ellemême sans les
citer vont dire je suis timide dans la
vie je la ramène pas et tout et puis il
y a beaucoup de gens qui sont
extrêmement expressifs sur scène et puis
qui vraiment vont quitter la la scène
vraiment limite avec une capuche en vous
disant à peine
bonjour mais pour qui c'est un exutoire
bien sûr mais mais on a le droit de
faire ce qu'on veut sur une liberté
c'est l'espace où justement rien
personne n bride et on a pas d'autre
choix que
de sortir de sa coquille parce si on
reste c'est c'est le drame c'est un
moment horrible après il y en a qui AR à
se
canaliser ça c'est voilà c'est un peu la
nature des différents
clownes mais oui oui ça ça c'est un
paradoxe ça n'a rien de
contradictoire je me dis pas ouais tu
tuas tu as l'outre cuidance de dire que
tu es pudique et puis à côté de ça tu
vas te mettre à nuit sur scène dans
quelle mesure est-ce qu'on se met à nu
il y en a qui le font plus ou moins moi
je trouve que je fais pas assez j'espère
que je vais aller petit à petit vers ça
quitte à ce que je me mette ta nuit par
rapport à ma pudeur mais déjà avouer
qu'on est pudique c'est dur dans ce
métier ou oui on est toujours grande
gueule moi pendant longtemps justement
j'ai pas j'ai pas trouvé mon mon clown
mon mon moi sur scène parce que pendant
longtemps je me devais d'être comique et
donc je disais pas que j'étais ingénieur
ou très peu et c'est en disant que
j'étais ingénieur et que j'étais et en
assumant ça en assumant le fait que j'ai
fait des choses prétendument pas drôles
et et un peu barbantes que je suis
devenu drôle en utilisant ce jargon d'
l'entreprise
froid pas drôle et cetera que ben je je
suis devenu drôle malgré moi et par moi
en fait parce que je par le parcours que
j'ai j'ai suivi sassume en soiême donc
donc ouais assumer sa pudeur c'est pas
facile dans ce métier de
paillett bon en tout cas de lumière
extérieure lumière extérieure ici c'est
lumière intérieur et vous je vous
conseille de regarder entropie d'aller
voir entropie sur scène au Têt des
maturins vous avez jusqu'à juin 2026
pour le faire en tout cas pour les gens
qui verront ça sur une chaîne Youtube en
en mai 2026 si nous sommes dans mai
c'est l'inverse de l'entropie vous savez
ce que c'est le
senop ah oui B oui c'est ça donc c'est
l'évolution d'un système qui présente un
degré croissant d'organisation et c'est
le CAL car du Val puisque il a déjà la
date de fin de spectacle donc on est
dans une j'espère que ça n'existera pas
l'inverse quelqu'un qui mit remarqué que
l'inverse de l'entropie qui augmente
c'est c'est le retour à l'ordre absolu
et ça c'est ce genre de chos qui font
peur faudrait ça fait un peu pe don les
de nom bon allez merci beaucoup en tout
cas de ce partage de votre spectacle est
jubilatoire vraiment aller le voir et
puis bah je vous propose de revoir
l'émission si vous en avez envie sur k
TV.com on se revoit la semaine prochaine
à bientôt Karim Duval à bientôt merci
entropie
[Musique]