La Prépa B/L : Témoignage d'étudiants par Thotis

Thotis
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1 Vues de vidéo·9 déc. 2024
On te dit tout sur la prépa B/L, une classe préparatoire littéraire davantage tournée sur les mathématiques et les sciences sociales !
Bonsoir à tous et bienvenue sur ce live dédié à la Prépa B.L.
On va répondre à toutes vos questions sur cette classe préparatoire littéraire
avec une coloration un peu plus sciences économiques, sciences sociales,
avec un peu de mathématiques.
Pour ce live, je suis avec Lorraine qui est une ancienne étudiante de Prépa B.L.
Salut Lorraine, ça va ?
Salut, bonjour tout le monde.
Merci en tout cas d'être avec nous ce soir.
Peut-être rapidement, est-ce que tu peux te présenter ton parcours
et ce que tu fais actuellement ?
Bonjour tout le monde, moi c'est Lorraine.
J'étais en Prépa B.L. l'année dernière.
J'ai fait un baccalauréat scientifique et je ne savais pas trop quoi faire,
donc la B.L. c'était plutôt une bonne option pour moi.
Maintenant, je suis en licence 2 de droit à Assas.
Très clair, merci en tout cas d'être avec nous.
C'est intéressant.
Par ton parcours déjà, on a une idée des vastes débouchés qu'on peut avoir
après une Prépa B.L.
Peut-être revenir un petit peu sur pourquoi est-ce qu'à l'époque,
tu avais choisi cette Prépa parmi toutes les formations qu'il y a sur Parcoursup.
Pourquoi cette Prépa B.L. et pas par exemple la Prépa A.L. ou une autre ?
Déjà, je n'étais pas du tout partie au départ pour faire une classe préparatoire.
C'est mon prof d'histoire au lycée qui m'a parlé de la B.L.
parce que je ne connaissais vraiment pas du tout cette Prépa-là.
Et en me renseignant un peu plus, je me suis rendu compte que c'était
plutôt une bonne option pour les étudiants qui ne savaient pas trop quoi faire
parce que c'est une Prépa qui est très large au niveau des matières,
qui est très générale.
Et vu que j'étais moitié scientifique, moitié littéraire,
je me suis dit que c'était quand même une bonne option parce qu'on pouvait
conserver les maths en B.L. qui ont une place plutôt importante.
Et les matières sont plutôt générales et vu qu'il y a plein de débouchés,
c'est pas trop mal si on ne sait pas trop quoi faire.
Ok, super, merci.
Alors, toi, tu n'as pas connu la réforme du bac,
donc tu ne vas pas pouvoir témoigner par rapport à ça.
Est-ce que tu te rappelles comment ça s'était passé pour toi Parcoursup ?
Au niveau de l'attente, ton dossier ?
Quand tu étais en terminale, tu avais plutôt des bonnes moyennes, etc.
Alors, pour Parcoursup, j'ai fait une erreur déjà.
Je n'ai demandé qu'une seule Prépa et une seule Fac.
Ne faites surtout pas ça, assurez vos choix.
Mais je me suis dit que j'avais des chances d'être intégrée
parce que c'était la Prépa de ma ville.
Donc, j'étais allée aux portes ouvertes et on m'avait dit que généralement,
ils favorisaient les étudiants qui venaient de la ville même.
Donc, j'étais abaisée.
Et après, au niveau Parcoursup, ça n'a pas été trop compliqué
parce que j'avais plutôt des bonnes moyennes au lycée,
toujours entre 16 et 17 de moyenne.
Mais il ne faut pas vous inquiéter parce que dans les Prépas de province notamment,
les moyennes acceptées sont plutôt larges.
Dans ma promotion, il y avait des étudiants qui avaient entre 14 et 18 de moyenne au lycée.
Donc, c'est plutôt assez hétérogène en termes de niveau.
Il n'y a pas du tout un concept élitiste comme on pourrait le croire.
Effectivement. Pour compléter un peu ce que tu dis,
nous, on a les statistiques, on a certains indicateurs sur Parcoursup.
On estime, selon nos prédictions, qu'à partir de 12 de moyenne,
on a de grandes chances d'être accepté selon les Prépas, encore une fois.
Il y a même des gens qui ont 11 qui sont acceptés, 10...
Donc, ça dépend vraiment de la Prépa, etc.
Et puis, ça dépend aussi des lycées parce qu'on ne va pas se mentir.
Tous les lycées n'ont pas le même niveau, toutes les classes n'ont pas le même niveau, etc.
Ne vous focalisez pas sur la moyenne, là-dessus, on le dit et on le répète.
On avait fait un live avec l'APPLS, l'Association des professeurs,
pour les questions un peu plus académiques, de spécialité, etc.
Je vous invite vraiment à aller voir ce live.
Très rapidement, on nous conseille, dès le retour qu'on a des professeurs,
à minima, l'option maths complémentaire pour intégrer la Prépa BL,
même s'il peut y avoir des contre-exemples ici ou là.
Par rapport à ça, Lorène, est-ce que tu peux revenir un peu sur
comment s'est passée ton intégration en Prépa BL ?
Comment ça s'est passé, la marche par rapport aux lycées, etc. ?
Mon intégration, elle s'est plutôt bien passée parce que, justement,
à Béziers, c'est une petite Prépa, donc il y a tout de suite une ambiance
très familiale, très cocon.
On est très bien accueillis, il n'y a qu'une seule classe d'Hippocagne,
donc première année, et de Cagnes, deuxième année.
C'est très restreint, on est maximum 70-80 étudiants.
C'est plutôt sympa parce qu'on peut rapidement créer des liens.
Et après, la marche par rapport aux lycées, c'est vrai que les cours sont
beaucoup plus denses et qu'on a beaucoup plus de travail à fournir.
Mais ce que je pense qui est le plus difficile, c'est ce qu'on nous demande.
C'est-à-dire qu'au lycée, tu peux réciter ton cours par cœur dans une
dissertation, tu peux avoir une très bonne note, alors qu'en Prépa,
c'est vraiment le minimum syndical de connaître son cours.
On nous apprend vraiment à développer une analyse, une certaine critique
dans toutes les matières.
Donc, c'est vraiment ça qui est le plus difficile, je pense,
c'est de s'adapter aux nouvelles attentes de la Prépa.
Ok, d'accord.
C'est vrai que souvent, on nous dit qu'effectivement, tu as raison,
on demande plus loin.
Est-ce que toi, par exemple, contrairement à la légende, est-ce que tes notes
ont clairement décroché au début ? Est-ce que c'est vrai ?
Comment ça s'est passé pour toi et à quel moment tu as reprogressé ?
Alors, en première année, je me suis vraiment mis la pression,
je travaillais énormément, donc ma moyenne a quand même baissé
parce qu'en Terminale, j'avais 16, 17 et en Prépa, j'avais 12, 13.
Et c'est vrai qu'avec un travail régulier, on peut quand même conserver
des bonnes moyennes. Les majors de ma promo, ils avaient entre 14 et 15 de moyenne.
Mais en deuxième année, c'est plus difficile parce que les profs
commencent à noter comme au concours.
Donc, forcément, les notes baissent.
Et j'avais plus 11 de moyenne en deuxième année,
mais rien de vraiment catastrophique.
D'accord. Merci, Lauren, encore une fois pour toutes ces réponses très précieuses.
Si tu avais peut-être là un conseil à quelqu'un qui se dit
« je veux faire une Prépa BL », quel conseil tu lui donnerais à quelqu'un
qui est en Terminale, peut-être d'ores et déjà pour se préparer,
je ne sais pas, travailler les fondamentaux, les langues ?
Qu'est-ce que tu lui conseillerais ?
Alors, pour la BL, je conseille vraiment de ne pas lâcher les maths
et de vraiment bien maîtriser le programme de maths de Terminale
parce que même moi, venant de S avec une SP Math,
j'ai toujours eu des bonnes notes en maths.
Je trouve que c'est vraiment la matière la plus difficile en BL
parce que c'est très rigoureux et le programme est très dense.
Donc, c'est assez difficile.
Donc, surtout, ne pas négliger les maths.
Et après, je pense que le meilleur conseil, c'est de rester curieux.
C'est la BL qui m'a rendue curieuse, de m'intéresser un peu à des sujets d'actualité,
à tout ce qui se passait dans le monde, etc.,
ou de faire mes propres recherches sur certains sujets.
Si vous êtes déjà curieux sur certaines matières,
vous avez envie de développer votre culture générale,
faites-le dès la Terminale parce que ça peut vraiment être un atout
dans vos dissertations, dans vos oraux.
C'est vraiment important.
Ok, merci en tout cas pour ces précieux conseils, encore une fois, Lorraine.
Peut-être maintenant revenir un peu plus sur...
Est-ce que tu peux nous présenter un peu les matières qui vont être étudiées ?
Alors, tu l'as dit, c'est assez pluridisciplinaire comme formation.
C'est d'ailleurs une des prépas les plus larges en termes d'enseignement.
Est-ce que tu peux revenir un peu sur les grandes matières,
ce qu'on étudie par rapport au lycée aussi en termes de chapitres, etc.?
La matière la plus importante en termes de volume horaire, c'est la SES.
Donc, on se focalise sur la macroéconomie
et la microéconomie pour l'éco.
Et après, on a toute une partie sociale
qui va vraiment balayer beaucoup de chapitres,
que ce soit la famille, le genre, l'étude de la société.
C'est vraiment très, très vaste.
Après, on a les mathématiques.
C'est essentiellement des chapitres de probabilité, d'algèbre et d'analyse.
Ça se découpe sur ces trois parties-là.
Donc, au début, on retrouve des éléments qu'on a vus au lycée,
mais très rapidement, ce sont des chapitres qui se compliquent un petit peu.
Mais on retrouve certaines bases d'intégrales, de dérivés, tout ça.
Des trucs d'études de fonction, mais ça se complique un petit peu.
Après, en français, on reste sur une analyse des grands genres.
Donc, en littérature, avec le roman, la poésie, le théâtre, en première année.
Après, en deuxième année, on fait une analyse plus critique de certains éléments de la littérature,
que ce soit la place de l'auteur, la place du lecteur, ce genre de choses.
Après, en philo, ça dépend des professeurs, parce que le programme est plutôt libre.
Mais on continue d'étudier, sur la même lignée du lycée, des questions très philosophiques.
Qu'est-ce que l'être ? Comment se forme une société ?
Le point de vue plus politique, des thématiques assez larges.
En histoire, en première année, on se focalise sur le point de vue de la France,
donc de 1870 à 1990.
Et en deuxième année, c'est plutôt une analyse mondiale de l'histoire,
mais essentiellement du XXe siècle, donc de la Première Guerre mondiale jusqu'aux années 90.
Après, on a de l'anglais.
Là, pareil, qu'en philo, c'est assez vaste, et le programme, ça dépend des professeurs.
Mais on essaie d'aborder plusieurs thématiques différentes.
On a vu, par exemple, toute l'histoire des États-Unis, donc la construction des États-Unis,
la ségrégation, toutes ces choses-là.
Ou alors, on parlait des élections.
On parle de thématiques, par exemple, est-ce qu'on est contre ou pour la peine de mort ?
Plus un type de cours où on fait des débats, par exemple.
Et après, vous avez une option.
Vous pouvez choisir entre géographie, latin ou une LV2.
En l'occurrence, nous, c'était espagnol.
Je ne pourrais pas trop dire pour les autres options, parce que moi, j'ai choisi espagnol.
Mais on fait relativement comme en anglais, plus des débats.
Après, on se focalise sur l'histoire de l'Amérique latine, un petit peu de l'Espagne aussi.
Et on fait beaucoup d'analyses d'articles de presse.
Tu as présenté beaucoup de choses.
Au moins, ça donne un regard global.
Toi, particulièrement, ce qui t'a le plus aimé, bosser ou bosser,
t'est vraiment un plaisir par rapport à ça ?
Je présume que tout ne t'intéressait pas particulièrement.
J'aimais beaucoup l'anglais, parce qu'on balayait vraiment beaucoup de thématiques.
Le côté débat dans les cours, ça me plaisait beaucoup.
Après, j'aimais bien la littérature, mais surtout en deuxième année,
parce que ça changeait vraiment du lycée.
On avait vraiment une analyse plus spécifique sur l'auteur, le lecteur, tout ça.
Donc ça, c'était vraiment intéressant.
Et après, l'espagnol aussi, vu que ça ressemblait aux cours d'anglais,
c'était plutôt sympathique.
Merci encore une fois, Lorraine.
Vraiment, n'hésitez pas. Je vois qu'il y a du monde en direct sur YouTube,
une dizaine de personnes sur YouTube, autant sur le site.
Donc n'hésitez pas à nous poser des questions si vous en avez.
Je t'ai déjà posé la question par rapport à ça.
Une semaine type, en prépa, ça ressemble à quoi ?
Quand on est au lycée, on est dans une salle de classe, etc.
En prépa, il y a des calls, il y a tout un vocabulaire.
Est-ce que tu peux nous présenter un peu comment s'organise une semaine type ?
Alors, en termes d'horaire, ça ressemble assez au lycée,
donc du 8h, 17h, voire 18h.
Mais après, il y a des jours, par exemple le mercredi,
où on avait tout l'après-midi qui était consacré aux calls.
Donc ce sont des petits oraux qu'on fait.
Chaque matière a ses modalités,
donc je ne vais pas m'attarder dessus parce que c'est assez spécifique.
L'école, oui, c'est des petits oraux
où on va devoir travailler un sujet pendant une heure
et passer devant notre professeur, après, pendant 20 minutes
pour faire une petite dissertation à l'oral.
Et pour les maths, c'était plus la résolution d'exercice sur un tableau.
Donc voilà, il y a toute cette partie-là.
L'école, c'est très important.
Généralement, on a deux calls par semaine à préparer.
Et après, le vendredi ou le samedi, il y a des DST.
Donc nous, en l'occurrence, c'était concentré sur le vendredi après-midi,
donc week-end tranquille, ça, c'était un bon avantage.
Et les DST peuvent durer entre 4h pour les maths
jusqu'à 6h pour la plupart des épreuves littéraires.
6h, ça rigole pas !
Au niveau, peut-être, de ta méthode de travail,
c'était laquelle ? Comment tu bossais ?
Alors, on rappelle, il n'y a pas une méthode type,
mais plus pour donner une indication.
Comment est-ce que tu travaillais, etc. ?
Alors, j'ai essayé de me créer une petite routine
que je n'ai pas toujours tenue
parce que j'ai changé de méthode maintenant à la fac
et de toute façon, il faut tenter plusieurs méthodes.
Au départ, je suis restée sur la méthode scolaire de ficher mes cours
parce que comme je l'ai précisé avant, c'est quand même assez dense.
Donc je fichais mes cours de la journée en rentrant chez moi.
Après, selon le travail que j'avais, je pouvais préparer mes calls, etc.
Mais je pense qu'il ne faut pas négliger l'apprentissage quotidien des cours
parce que si on le fait au fur et à mesure, c'est beaucoup plus simple.
Et vu qu'on a des DST toutes les semaines,
c'est bien d'avoir tout le cours de chaque semaine bien en tête.
Donc les week-ends, généralement, j'essayais de revoir mes cours,
de revoir mes fiches, tout ce qu'on avait pu faire.
Mais il faut quand même se garder des moments de repos
parce que c'est aussi important.
Ce n'est pas à négliger de se poser de temps en temps.
Après, non, vraiment le format classique de ficher les cours,
il y a des méthodes meilleures, mais c'était ce que je faisais.
Ok, merci Lorraine.
Au niveau de l'ambiance, des fois, on dit qu'on prépare,
tout le monde se tire dessus.
Il y a une concurrence.
Comment tu l'as vécu, toi, dans ta prépa ?
Est-ce que c'est vrai ou est-ce que plutôt c'était ambiance familiale ?
Non, du coup, nous, à Béziers, c'est vraiment prépa de province,
donc c'était une ambiance super familiale.
Et je pense que ça permet de travailler dans des meilleures conditions
parce qu'on avait un drive où tout le monde pouvait partager l'école
où ils étaient passés quand on faisait des exposés,
notamment en histoire.
Notre prof nous disait de nous partager nos exposés entre nous
pour pouvoir les lire.
Et puis, il y avait beaucoup de gens qui aimaient rester après les cours
à la prépa pour s'interroger entre eux sur certains cours,
faire des mini-calls entre nous.
Non, vraiment, c'était une très bonne ambiance.
Et je pense que c'est important d'être dans un bon environnement de travail
en prépa parce que je n'imagine pas vivre la prépa
avec une compétition constante.
C'est étouffant.
Donc, non, vraiment, j'ai eu de la chance d'être tombée sur une prépa
très familiale.
Ok, ça, c'est important de le dire.
Après, de règle générale, nous, sur Totis, en tout cas,
on est en lien avec beaucoup d'étudiants en prépa, y compris prépa BL.
C'est plutôt ce qui ressort, même dans les prépas parisiens, etc.
En général, les gens se disent plutôt qu'on est ensemble dans la classe
contre la France entière, entre guillemets,
que de se tirer pour un mini-point entre les uns et les autres.
Tu as parlé tout à l'heure de la vie sociale.
Donc, toi, tu disais que tu te laissais du temps.
Est-ce que tu peux un peu revenir là-dessus ?
C'est vrai que souvent, on a l'image de gens qui ne sortent plus jamais,
qui ne font plus jamais rien.
Toi, quand même, tu l'as dit, il y avait une vie sociale.
Oui.
Déjà, il y avait une petite tradition.
C'était après chaque DST, le vendredi, il y avait des soirées
qui étaient organisées.
Bon, ça, c'était avant le Covid, bien sûr.
Mais en première année, en tout cas, il y avait des soirées les vendredis soirs.
Et sinon, généralement, si je n'allais pas aux soirées,
je restais tranquille le vendredi.
Je voyais ma famille, mes amis.
Et sinon, je pense que se garder une demi-journée, si on le peut,
dans le week-end pour s'aérer, voir du monde, faire du sport, n'importe,
faire ce qui nous plaît, c'est important.
Dans la semaine, c'est un peu plus compliqué
parce que le soir, on va rentrer chez nous, on va travailler,
on va revoir les cours de la journée.
C'est un peu compliqué, mais les week-ends, en tout cas,
c'est quand même possible d'avoir une vie sociale.
C'est sûr que ce n'est pas comme au lycée qu'il faut faire des sacrifices,
mais ce n'est pas impossible de concilier la prépa avec la vie sociale.
Merci, Lorraine.
Au niveau peut-être des débouchés, toi, tu en es un peu la preuve par l'exemple
puisque tu es partie en droit.
Mais est-ce que tu peux nous présenter de manière assez large
tout ce qu'on peut faire après une prépa BL ?
Je le répète, il y a des débouchés extrêmement variés.
Je vais essayer d'expliquer ça de façon simple.
C'est un peu compliqué.
Il y a un concours principal qu'on prépare, c'est le concours des ENS,
les écoles normales supérieures.
Les ENS, de façon générale, c'est pour se former,
devenir des professeurs-chercheurs, mais c'est très difficile d'y accéder.
C'est vraiment compliqué, surtout Ulm, à Paris.
Après, il y en a une autre à Paris, c'est Cachan.
C'est principalement les ENS qu'on prépare,
sauf que beaucoup d'écoles sont rattachées aux ENS.
Selon les résultats qu'on a au concours, on peut aussi préparer d'autres écoles,
par exemple des écoles d'ingénieurs comme l'ENSAI ou l'ENSAE.
Il y a aussi des concours qu'on peut préparer en privé de son côté,
le CELSA, une école de journalisme et de communication,
l'école du Louvre, plusieurs autres écoles.
Sinon, il y a beaucoup d'étudiants qui veulent passer les concours pour les IEP.
Dans notre prépa, on avait une option IEP,
donc on préparait avec nos professeurs à part les concours pour les IEP,
mais c'est un concours en plus.
Et encore un autre concours en plus à passer, c'est la BCE,
donc pour les écoles de commerce.
Mais pareil, on avait une option de BCE,
donc les élèves préparaient de leur côté, sur des temps supplémentaires,
les modalités spécifiques à la BCE.
C'est un concours pour les ENS, un concours pour la BCE,
donc une semaine en plus.
Et après, des jours de concours en plus pour passer les IEP.
Effectivement, donc beaucoup de choses.
J'ajoute effectivement qu'après, il y a d'autres gens qui sont partis à Dauphine.
Il y a vraiment beaucoup de possibilités.
C'est assez intéressant.
Toi, par rapport à ça, pour nous donner un esprit,
pourquoi tu as choisi le droit après ?
Et aussi revenir un peu sur ce qu'ont fait tes potes,
pour nous citer quelques exemples dans la pratique de ce qu'ils ont fait.
C'est vrai que je n'ai pas précisé, mais on peut aussi retourner à la fac.
Pendant l'été, entre la première et la deuxième année,
je me suis beaucoup posé de questions sur mon avenir.
Et je me suis rendu compte que le droit, c'était peut-être une bonne option,
puisque j'hésitais aussi avec le droit en terminale.
En fait, ce qu'on m'a conseillé, c'est de regarder directement les masters
pour se projeter.
Et je me suis dit que certains masters de droit m'intéressaient davantage.
Après, dans mes amis, il y en a beaucoup qui ont intégré des IEP.
Certains sont à la fac, donc fac de lettres, histoire,
de langue et de sciences politiques.
Je connais deux personnes qui ont intégré l'ENSAI.
Une amie a intégré l'école du Louvre et elle est en double licence à la Sorbonne.
Après, on a une étudiante qui a intégré une licence à Dauphine.
J'ai une amie qui est à Néoma, c'est une école de commerce.
C'est assez général.
Après, personne de ma promo n'a été pris dans les ENS,
mais on a eu une sous-admissibilité.
C'est un de nos majors qui a eu des très bons résultats,
mais qui n'était pas suffisant pour passer les euros.
Merci. On a une question dans le chat, c'est dans quel lycée étais-tu ?
Je pense, et le lycée avant, et la prépa que tu as faite.
Dans le lycée avant, j'étais à Marbloque, à Sérignan.
Et après, pour la prépa, c'était à Béziers, donc le lycée Henri IV.
D'ailleurs, toi qui es ambassadrice autotite, souvent, on confondait avec Henri IV à Paris, je crois.
Oui, beaucoup. Il fallait que je le précise dès le départ,
parce que certains posaient directement la question
« Comment tu as fait pour entrer Henri IV à Paris ? »
Il y a ce côté prestigieux.
On nous demande quelle est la différence principale avec la prépa ECG.
Moi, j'ai fait l'ancêtre de la prépa ECG,
il me semble que la coloration est beaucoup plus littéraire,
même s'il y a un penchant vers les sciences sociales, je pense.
Oui, et je pense que la différence principale, c'est les débouchés.
Les prépas ECG, c'est essentiellement pour préparer les écoles de commerce,
alors que la BL, on a un éventail de débouchés beaucoup plus large.
Et les écoles de commerce, c'est vraiment secondaire.
C'est possible, mais ce n'est pas ce qu'on prépare en priorité.
Effectivement. Alors qu'en prépa ECG, c'est l'inverse,
c'est la majorité en école de cop,
puis une minorité qui va s'inscrire dans les ENS, etc.
On a une autre question.
« Si on n'est pas fort en français, mais bon en maths et SES,
est-ce que c'est possible de réussir en BL ? »
Oui, je pense que c'est tout à fait possible.
Après, il faut quand même s'accrocher dans les matières littéraires.
Mais je pense que c'est beaucoup plus simple de rattraper son niveau
en littérature ou en SES qu'en maths.
C'est vraiment, je pense, la matière la plus difficile à rattraper.
Quand on voit des élèves venant de L,
donc des anciennes filières littéraires, arriver en BL,
c'était très difficile.
Et généralement, ils décrochaient tout de suite sur les maths.
Alors que moi, je n'avais jamais fait de SES,
vu que j'étais en bac scientifique.
J'ai pu rattraper très facilement le retard
que j'avais pu avoir sur cette matière-là.
Donc, en fait, il y avait quand même des gens
qui n'avaient pas fait du tout de maths dans ta prépa au lycée ?
Oui, on avait deux étudiantes qui venaient de L.
Donc, dans les matières littéraires,
elles avaient des très bonnes notes.
Mais du coup, en maths, c'était quand même assez compliqué.
OK.
Donc, vous voyez, je pense que du coup,
ça doit être la même chose avec la réforme du bac.
Donc, même s'il est conseillé à minima
d'avoir option maths complémentaires,
je pense que vous pourriez être acceptés.
Mais voilà, après, derrière, il faut charbonner,
puisque du coup, c'est dur.
Peut-être voilà.
Bon, on arrive un peu à la fin de ce live.
On a un peu présenté.
Est-ce que tu aurais un dernier mot ?
Pourquoi est-ce que tu recommandes cette prépa DL ?
Voilà, celles et ceux qui nous regardent.
Ben, je dirais que, dans tous les cas,
si vous hésitez avec n'importe quelle prépa,
c'est quand même judicieux d'y penser,
de se dire, si je vais en prépa,
je pourrais toujours retourner à la fac après.
C'est ce qu'on m'avait dit, moi,
vu que j'hésitais avec le droit.
On m'a dit, si ça ne te plaît pas,
tu pourras toujours retourner à la fac ensuite,
alors que l'inverse n'est pas possible.
Et je pense que la prépa, c'est vraiment très formateur.
Sur le coup, on se dit que c'est vraiment horrible,
que c'est les pires années.
Mais vraiment, avec le recul,
ce n'est pas du tout le cas,
parce qu'on apprend vraiment beaucoup de choses,
déjà en termes de culture générale,
mais aussi en termes de méthode de travail.
Pour passer n'importe quel concours,
il y a des modalités d'épreuves
qui sont présentes dans énormément de concours.
Et du coup, c'est vraiment très formateur,
que ce soit pour des oraux, des écrits, des dissertations.
C'est vraiment, je pense, un vrai plus
dans une formation d'étudiants.
Et c'est vraiment une très, très bonne expérience.
Merci encore une fois, Lorraine.
C'est très précieux d'avoir tous tes témoignages
et tes retours d'expérience.
Il y a Johan qui pose,
ce sera la dernière question de ce live.
Pourquoi avoir choisi cette prépa,
donc celle de Bézier ?
Les prépas BEL en France sont-elles toutes les mêmes ?
Ont-elles toutes la même importance
pour ensuite intégrer l'école qu'on veut ?
Alors, moi, je suis allée à Bézier
parce que du coup, c'est la ville juste à côté de mon village.
Donc, c'était juste à côté de chez moi.
Donc, il y avait ce côté pratique.
Donc, je pouvais rester chez moi.
Mais après, je pense que toutes les prépas sont bien.
Après, il y a des classements qui sont établis
en fonction des admissibilités aux ENS.
Mais je pense que si vous avez une prépa à côté de chez vous,
ce n'est pas plus mal d'intégrer la prépa la plus proche.
Comme ça, vous pouvez rester pas très loin de vos amis,
de votre famille.
C'est quand même un gros avantage.
En tout cas, j'ai eu l'avantage de pouvoir rester
chez mes parents pendant la prépa.
Donc, c'était vraiment un gros gain de temps.
Et sinon, c'est sûr que si vraiment,
c'est les ENS que vous voulez,
c'est peut-être mieux d'intégrer des prépas parisiennes
qui ont un taux d'admissibilité supérieur aux prépas de province.
Mais après, c'est le choix de chacun.
Je trouvais que les prépas de province,
c'était plus sympathique parce que cadre familial,
moins de pression.
Vu que je n'avais pas vraiment envie d'intégrer les ENS au départ,
je ne savais même pas ce que c'était.
C'était une bonne option pour moi.
Effectivement.
Vraiment, je rebondis sur ce que tu dis, Lorène.
C'est vrai.
Faites bien attention avec les idées de prestige, etc.
Parce que si vous devez vous prendre un appartement,
être loin de votre famille,
devoir aussi gérer derrière les courses,
la nourriture, etc.,
ce n'est pas évident.
Et c'est vrai que nous, en tout cas,
on le voit avec Totis,
beaucoup d'étudiants en prépa regrettent d'avoir préféré
une prépa dite mieux classée à Paris
et donc qui ont dû quitter leur famille
qu'une prépa de proximité avec leurs parents.
Donc, si vous avez la possibilité,
réfléchissez vraiment à deux fois
parce que ce n'est pas évident d'être seul.
Même s'il y en a, encore une fois,
qui s'accommodent très bien.
Mais souvent, on a quand même le retour que ce n'est pas évident.
Merci en tout cas, Lorène,
d'avoir été avec nous ce soir.
C'était très intéressant.
De rien.
Ça m'a fait plaisir.
Je rappelle que tu es ambassadrice sur le site de Totis,
donc n'hésitez pas à aller sur le site de Totis,
onglet « Contact un étudiant »,
puis ensuite onglet « Classe préparatoire littéraire ».
Vous pouvez contacter Lorène
et d'autres étudiants en classe préparatoire.
Merci en tout cas, Lorène,
et puis à très vite à tous sur Totis.
De rien.
