Parlons de la géopolitique de la France 🇫🇷 et de l’UE 🇪🇺 | Partie 2/3 #geopolitique #geographie

Mister Geopolitix
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22 Vues de vidéo·10 janv. 2025
Enfin, la troisième crise selon lui est d'ordre politico-philosophique et concerne nos démocraties
en Europe.
Il fait le constat que ces démocraties présentent de nombreuses limites, je pense que là-dessus
on est tous d'accord.
Mais il s'inquiète aussi du fait que certaines personnes en viennent à idolâtrer des modèles
plus autoritaires parce que ça renverrait une certaine image de charisme d'un dirigeant
qui s'impose et qui du coup renvoie aussi une image d'efficacité que le modèle démocratique
ne permet pas forcément de renvoyer.
On peut peut-être en profiter pour se poser nous la question en tant qu'Européens,
qu'est-ce que l'on souhaite ? Quel modèle est-ce qu'on veut défendre ? Qu'est-ce
qui est important pour nous ? Et sous prétexte que ce modèle n'est pas optimal, est-ce
que pour autant il faut tout envoyer valser ? La question est ouverte.
Le deuxième point qu'il a évoqué qui me paraît important concerne les atouts de la
France.
Qu'est-ce que la France possède, bien fait de bien, qui lui donne un réel avantage par
rapport à d'autres pays ?
Il a parlé de la puissance du réseau diplomatique français, il a parlé aussi du fait que la
France est présente physiquement sur tous les océans du monde, ça en d'autres termes
ça veut dire que s'il se passe quelque chose dans l'océan Indien ou dans le Pacifique
et que la France souhaite orienter les choses de telle manière à ce que ça lui soit avantageux,
elle peut grâce à ses territoires ne pas être obligée de s'aligner derrière les
grands acteurs locaux, à savoir la Chine ou les Etats-Unis, et donc de devoir se ranger
derrière leur vision à eux.
Ça nous permet une plus grande flexibilité.
Il a rappelé notre force dans le domaine de la recherche scientifique, académique et
technologique, ainsi que dans le domaine des forces armées et maritimes.
Selon lui, un autre atout de la France c'est sa culture, et pour être allé à plusieurs
événements diplomatiques à l'étranger, la carte de la culture est à chaque fois
jouée par la France parce qu'il faut le reconnaître, on a un vrai savoir-faire là-dedans,
je pense que pendant les JO on a pu observer un petit peu de ça.
On a aussi le pouvoir de notre langue, avec un réseau de plus de 835 alliances françaises
dans le monde, avec notamment le sommet de la francophonie aussi qui a eu lieu il n'y
a pas longtemps.
Et il rappelle aussi qu'un avantage pour la France, c'est son appartenance à l'Union
Européenne et à l'OTAN.
Le troisième point qui me paraissait important à mettre en avant, c'est le fait qu'il
veut donner à l'Europe une vraie place.
Il a répété le mot « Europe » plus d'une centaine de fois, et il essaye de lutter
contre une forme, je cite, « de défaitisme ambiant ». Il faut comprendre que, peut-être
par facilité, nous nous sommes souvent remis en Europe, derrière le pouvoir des Etats-Unis.
Sauf que, il rappelle que depuis 2011, les présidents américains qui se sont succédés
ont rappelé que ce qui est important pour les Etats-Unis, en priorité ce sont les
intérêts américains, en deuxième temps c'est leur relation avec la Chine.
L'Europe n'apparaît pas dans les grandes priorités.
Ça, je pense qu'il faut être capable de le comprendre, de l'accepter, et il nous
invite à mieux nous prendre en main en Europe.
Il rappelle que dans 10 ou 20 ans, le regard que les Etats-Unis porteront sur le monde
ne sera pas en Europe, mais ce sera en Asie Pacifique.
