Une nouvelle ère pour Beauvais - épisode 5 : …à la forêt de Beauvais

Modern Arch
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120 Vues de vidéo·24 janv. 2026
Dans le cadre du suivi en images des grandes étapes du chantier de restauration de la cathédrale de Beauvais, la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) des Hauts-de-France vous invite à découvrir en images le nouvel épisode de cette série.
Alors que l’épisode précédent nous faisait vivre l’abattage de l’arbre qui devait fournir une poutre de 17 m de long pour la charpente du transept sud, ce nouveau chapitre, 5e de la série, vous propose d’assister à la délicate pose de cet entrait de plus de 2 tonnes à plus de 55 mètres de haut sous les combles de la cathédrale : une étape primordiale se déroule avec succès sous vos yeux grâce à une forte expertise des acteurs et à un travail collectif.
Là, aujourd'hui, on est dans les combles de la charpente de la cathédrale de Beauvais,
dans le transept sud.
Après avoir abattu le chêne dans la forêt de Bélème,
l'arbre a été transporté à l'entreprise Desmont,
qui, lui, a écarié l'arbre pour avoir un entrée qui fait
350 mm par 400 mm de section,
16 m de long et environ 2,5 tonnes.
Donc, la mission aujourd'hui, c'est de le monter dans la charpente
à la place d'un autre entrée qui était fortement dégradée.
D'abord, on a la pièce de bois ancienne qu'il va falloir préparer.
Donc, on va la tailler pour recevoir une pièce neuve.
Il y a plein de réflexions.
C'est pour ça que, dans le monument, on découvre toujours des choses.
Dans la cabine de la grue, 55 m plus bas, elle ne voyait rien du tout.
Donc, c'est le chef de chantier qui a manœuvré, en fait,
la montée de l'entrée avec la grue pour le mettre en haut dans l'échafaudage.
Il la guidait à droite, à gauche, mater, démater, descendre
et vraiment, tout le monde est à l'écoute.
La grue a déplié son bras jusqu'à 70 m.
Tant qu'elle pouvait manœuvrer, elle nous soulevait l'entrée légèrement
pour le décoller et nous, de l'intérieur, en fait, avec nos palans, on le tirait.
Il y a un moment, la grue ne pouvait plus travailler.
C'est avec nos 4 palans, en fait, donc les 4 gars à la manœuvre,
chacun son palan et on l'a avancé comme ça, gentiment.
Ce sont des palans à chaîne, en fait, qui nous ont servi, dans la manœuvre,
à supporter l'entrée. Un le supporte, un autre à côté,
avec une légère pente, en fait, tire la pièce de bois.
Il a fait avancer. On a tout fait avec 4 palans
et on a avancé tranquillement comme ça.
Quand on voit une pièce de charpente comme ça,
on a de la misère à se dire, c'est minutieux, mais ça l'est
parce qu'on ne manœuvre pas une pièce comme ça,
de 2,5 tonnes, 16 m de long, comme n'importe quelle pièce.
C'est précis, on a des repères, on a des traits de niveau.
Il y a une super équipe.
Tout le monde a pris conscience du travail qu'il avait effectué
et pourquoi on faisait ça et comment on allait le faire
et le but à atteindre. Et tout le monde a pris son rôle à cœur
et ça s'est très, très bien passé. Tout le monde était à l'écoute.
Chacun savait ce qu'il avait à faire dans la méthodologie
pour mettre l'entrée en place.
La mission s'est bien déroulée.
Après deux heures de manœuvres manuelles,
nous avons mis la pièce en place.
Tout n'est pas écrit.
On l'a dessiné, calculé, tout ça, ok.
Mais après, il y a l'histoire du chantier.
Et sur le chantier, il y a toujours des moments où il faut réfléchir.
C'est-à-dire qu'on va avoir des calculs,
on va avoir une réflexion vraiment collective.
Les pièces qu'on a changées avaient 400 ans ou 500 ans.
On peut être fier de ce qu'on a fait parce qu'on se dit
on a mis une pièce de qualité.
C'était un challenge.
Mais quand on a confiance en tout le monde,
il n'y a pas de problème.
On est fier de notre métier justement.
C'est pour ça qu'on le fait, pour avoir des challenges comme ça.
Oui, c'est une passion avant tout.
