Les éoliennes offshore ont-elles le vent en poupe ? - Science En Questions

L'Esprit Sorcier TV
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1 Vues de vidéo·12 janv. 2024
Intéressons-nous au déploiement de l'éolien en mer : quel est l'intérêt, comment ça s'installe, quels sont les principaux défis à relever ? Et quelles sont les ambitions de la France en la matière ? Réponses avec Adrià Borràs Nadal et Vincent Le Corre, d'IFPEN.
Le site d'IFPEN : https://www.ifpenergiesnouvelles.fr/
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salut les sorciers salut marine salut
Lauren salut Je heureux de vous
retrouver pour ce nouveau numéro de
science en question dans cette émission
on s'intéresse au déploiement de
l'éolien en mer alors quelles sont les
ambitions de la France en la matière
quels sont les défis technologiques à
relever et comment les ingénieur tent de
surmonter ces défis notre premier invité
va nous présenter des outils innovants
pour optimiser l'implantation des
éoliennes en mer dans la deuxème partie
de l'émission vous découvrirez que la
France mise aussi sur l'éolien flottant
quel est l' comment concevoir des
flotteurs qui résistent aux tempêtes et
quels sont les projets déjà en cours
notre deuxième invité nous dévoilera
tout
[Musique]
capola ce que vous voyez là c'est la
toute première éolienne posée en mer de
France elle a été installée au large de
saint-nazer et avec ses 79 autres
jumelle elle forme le premier parcet
éolien offshore du pays alors on va voir
ce que nous réserve l'avenir de l'éolien
offshore avec notre invité du jour Adria
Boras Nadal bonjour bonjour bienvenue
sur plateau de science en question vous
êtes chef de projet à IFP énergie
nouvelle et pour commencer est-ce que
vous pourriez nous expliquer finalement
quelles sont les ambitions de la France
en matière bah d'éolien offshore si on
pense à 2050 il y a des objectifs fixé
par le gouvernement qui parle de 40 GW
donc après si ça parle pas beaucoup on a
aussi à se représenter ouais 40 GW que
ça peut c'est vrai que c'est vrai que
une une un autre chiffre un peu parlant
et plus à 2030 c'est c'est le fait de se
dire que 40 % de l'énergie qui va être
produite va va être produite grâce à du
renouvelable donc dedans évidemment il
il y aurait pas que l'éolien mais ça
permet quand même de montrer donc
évidemment l'éolien serait une grande
part il serait pour une grande part et
donc ça ça ça montre vraiment l'ambition
de de changer la tendance quoi et en
France on a un gros potentiel on a
quatre façades maritimes du coup ça veut
dire qu'on a possibilité de déployer
vraiment le le l'éolien offshore de
façon assez massive oui complètement
c'est c'est vrai que c'est de ce point
de vuel c'est un très très gros
potentiel par rapport à d'autres pays
d'Europe et même du monde et euh et donc
là on a on a on a les les façades
maritimes avec quelques projet déjà donc
celui de saint-azer que vous avez cité
on est content de voirou en avril 2022
il a été lancé en avril 2022 est-ce
qu'il y en a d'autres en cours
actuellement oui oui donc il y a on peut
on peut mentionner le en Normandie le
projet de fécan Coursol sur aussi j'ai
eu la chance de de passer à côté et on
c'est vraiment en pleine activité là
donc c'est en train d'installer et en en
Bretagne on a saint-briux aussi donc là
tout ça on parle de projet offshore donc
en mer fixe après on on est très content
aussi de voir que en Bretagne en
Sud-Bretagne il y a le il y a il y a un
premier projet d'éolien flottant et en
Méditerranée on trouve aussi des projets
alors voilà en Méditerranée aujourd'hui
on est encore au stade des ce qu'on
appelle les projets pilotes donc c'est
vraiment des des des toutes petites
fermes de parc trois éoliennes pour pour
commencer à faire des preuves de concept
mais oui oui clairement il y a une
ambition forte aussi de de se
positionner en Méditerranée donc là tous
ces projets sont à des stades
d'avancement différents j'imagine par
exemple féquan ça a l'air plutôt bien
avancé par rapport aux autres
complètement ou il y a ça et puis ce qui
détermine aussi beaucoup le l'avancement
du projet c'est cet aspect fixe ou
flottant puisque dans le flottant
aujourd'hui c'est une technologie qui
est moins mature et il faut savoir que
en France on a beaucoup de façad
maritime à forte profondeur donc voilà
c'est c'est c'est ce qui fait que il y a
des il y a différentes vitesses au
niveau des projets et comment vous
intervenez vous à IFP énergie nouvelle
dans ces projets là alors comment on
intervient à iFPEN en fait on déjà on
intervient très en amont par rapport à
tout ce qu'on voit là tellement en amont
que parfois on est même un peu détaché
de de de ce qui se passe à l'instant
quand on parle de des des des projets
dont on parle à l'instant pourquoi parce
que bah en étant en amont on est plutôt
on se projette plutôt bah sur des
projets qui vont arriver dans dans 3 à 5
ans peut-être et donc on intervient euh
dès le dès la phase on va dire de de
préconception donc on imagine dès qu'on
a identifié un site une zone on va on va
déjà intervenir pour pour pour imaginer
comment pourrait être le placement des
éoliennes au sein du parc on intervient
aussi au niveau de la de la de
l'éolienne en tant que tel couplé à son
à sa structure donc en flottant on
travaille beaucoup en flottant à IFP
énergie nouvelle donc ce ce cette ce
coupe age flotteur et éolienne et tous
les calculs qui qu'il faut faire sur les
câblages ai enfin sur les sur les câbles
plutôt les les encrages plutôt pour
tenir les les flotteurs euh les câbles
électriques un petit peu euh sur la
maintenance aussi sur ce qu'on appelle
les jumeaux numériques donc une fois le
parc va être installé on va on va
essayer de enfin de minimiser les
interventions en M donc voilà on essaie
de de travailler sur des modèles
numériques pour prédire un petit peu le
comportement de ces de ce parc
finalement vous intervenez sur pas mal
d'aspects du de la conception du parc de
l'éolien de de l'ensemble oui oui oui on
n pas présent partout parce que c'est
vrai que c'est tout un écosystème qui
est en train de se créer sur
l'installation par exemple on est moins
on est moins actif mais voilà c'est
c'est on reste ouvert du moment qu'il y
a du challenge on va dire du défi de
recherche et et des partenaires avec qui
travailler voilà on sent que il y a un
besoin sil y a un
besoin et qu'on a les compétences
évidemment onésite on n'hésite pas alors
au moment de préparer cette émission
vous avez utilisé une expression qui
nous a un peu intrigué c'est
l'expression écoulement laminaire oui du
coup on est allé dans la rue pour
questionner les gens et pour leur
demander s'ils savaient ce que ça
voulait dire
écoutez-les écoulement
laminaire non je sais pas pas du tout
malheureusement de l'eau qui coule dans
un petit conduit je pourrais essayer de
deviner mais a priori je ne vois pas ce
que peut être un écoulement laminaire
ça se passe dans l'eau je vois bien
quelque chose
avec espèce de de Na fréatique et ce
genre de chos écoulement laminaire ça
m'évoque pas grand-chose non vraiment je
ne vois pas des couches qui les unes sur
les autres qui coulent non ça me fait
penser à rellement mais c'est rien à
moi alors Adria il y a une dame qui
parlait de couche est-ce qu'on
s'approche de la bonne réponse alors
j'aurais plutôt tendance à dire non
c'est en entendant je me suis je me suis
quand même posé la question question
mais non il y a il y a y a par contre
une une réponse de quelqu'un qui disait
un écoulement dans un petit tuyau je
crois oua ça ça m'a plu ça c'est c'est
mieux mais globalement voilà il y a pas
beaucoup de alors est précisez-nous
finalement ce qu'on appelle un
écoulement laminaire c'est quoi d'un
point de vue physique alors voilà donc
l'écoulement laminaire typiquement on
est en haut on est en haut c'est-à-dire
que c'est c'est c'est un phénomène très
théorique où on a vraiment ça ça existe
dans la vie dans la vie réelle
évidemment mais mais c'est un écoulement
qui qui est qui est uniforme qui a pas
de voilà contrairement à au celui au
petit B que vous montrez en bas qui est
qui a pas tout ce mouvement chaotique
donc on appelle les les les tourbillons
la turbulence est-ce qu'on peut dire que
un vent laminaire régulier comme ça qui
serait à peu près parfait c'est dans
l'absolu le Graal pour une éolienne pour
avoir un vent continu alors bah c'est
intéressant comme question parce que oui
et oui d'une part si on raisonne que
pour une seule éolienne parce
qu'évidemment quand on pense à une seule
éolienne on se dit il y a un vent qui
est uniforme qui est parfait qui arrive
euh à la même vitesse à tout point sans
sans turbulence donc qui va pas avoir
tendance à secouer on va dire la
structure donc là on est content là on
se dit là on va bien produire on va
maximiser la production on est content
mais ce qui est très intéressant c'est
queaujourd'hui une éolienne toute seule
bah elle va produire de l'énergie mais
pas beaucoup alors que enfin en tout cas
moins que si on en met beaucoup ensemble
et donc là ce qui est assez intéressant
et peut-être un peu contreintuitif c'est
que bah le fait de de rassembler des
éoliennes les unes derrière les autres
ou à côté ou en tout cas à proximité et
B si jamais on a un vent très uniforme
et bah derrière on va avoir ce qu'on
appelle le sillage et donc les éoliennes
qui sont derrière bah finalement elles
vonttir elles vontâtir alors qu'avec des
turbulences il y aurait du vent qui
arrive un peu de partout exactement et
du coup où est-ce qu'on trouve les
meilleurs vents alors on les trouve
justement en mer en mer c'est vrai que
ce qui ce qui est intéressant mer c'est
que alors en mer et en hauteur voilà
faut se dire aussi que par rapport à par
rapport à la terre on est quand même
moins turbulent en mer donc quand même
dans l'ensemble s'il fallait donner une
réponse on aime bien quand même quand
c'est pas trop turbulent et donc en mer
en mer on a des très bons vents ils sont
plus constant ils sont plus forts euh en
intensité donc plus de vent plus
d'énergie ils sont plus forts en hauteur
c'est ça aussi alors voilà plus on voit
en hauteur au niveau de la donc de du
ciel de la de la couche limite
atmosphérique ce qu'on appelle et bah
plus on a plus on a de vent donc donc
c'est voilà c'est pour ça que vous voyez
c'est ces éolienes qui ont tendance à
grandir et à aller de plus en plus loin
pour aller chercher des v plus de plus
en plus lo alors Adrien une partie de
votre travail consiste justement à
étudier l'écoulement des vents pour
optimiser l'installation des et la
disposition des éoliennes en mer c'est
ce qu'on va découvrir avec Loren dans la
science en
action alors Lauren Adria lui les
turbulents ça lui fait pas peur on va le
voir c'est quand même un défi dans votre
travail puisque votre travail c'est ça
on va voir une
image qu'est-ce que on regarde là Adria
et à quoi ça nous sert alors bon déjà
cette image c'est le fruit d'un
collectif he parce que cette simulation
en particulier c'est voilà un collègue à
moi Frédéric Blondel qui l'a qui l'a
généré avec un de nos outils de
simulation qu'on développe en interne
donc donc là ce qu'on voit très
précisément c'est c'est un parc un parc
éolien vu du ciel on pourrait dire euh
avec bah ce code couleur qui permet de
de montrer la la vitesse du vent euh qui
qui va venir rencontrer l'éolienne et
qui va bah justement l'éolienne va
récupérer de l'énergie et donc et donc
on va avoir du vent résiduel derrière
l'éolienne donc toutes les toutes les
zones un peu plus blanchâtrre que vous
voyez pass c'est finalement ce qu'on
appelle nous le sillage de l'éolienne
donc donc voilà et donc donc c'est ces
cartographies là nous permettent de de
d'évaluer le le ce qu'on appelle voilà
le déficit de vent ce qui va se passer
au sein d'une ferme en fait et donc
comment mieux positionner complètement
donc voilà aujourd'hui là on c'est là on
est on fait une photo à un instant T
donc c'est un vent à une vitesse donnée
avec une orientation donnée mais mais
après il y a plein de conditions
différentes tout au long de l'année et
puis évidemment là on devine assez de
face de façon assez instinctive que en
fonction de comment on va positionner
les éoliennes les unes par rapport aux
autres aut bah la production et la gêne
entre elles va être différente et ça ça
sert à qui c'est alors ça ça sert à qui
ça ça sert finalement aux développeurs
de de de de parc de parc éolien donc
c'est c'est c'est tout un tout un
écosystème qui est en train de se créer
finalement de de
d'industriel de bah de de de groupe de
groupes d'industriels qui vont investir
pour pour générer de l'électricité à
partir de l'éolien et ils vont nous dire
bah voilà notre parcolien euh si jamais
on le met comme ça dans cette zone là
euh combien il va produire combien il va
nous rapporter euh voilà est-ce que
est-ce que on a l'image on a l'image des
parcs éoliens avec les éoliennes
alignées les unes derrière les autres ça
ce serait potentiellement pas l'idéal
bah pas toujours pas toujours parce que
ce qu'on voit ici c'est que c'est que
quand on est dans le sillage vraiment
d'une éolienne bah on on perd en
production alors après c'est très bien
parce queon est très compact mais mais
par contre c'est vrai que il faut peser
le pour et le contre parce que quand on
est derrière une éolienne on produit
moins et on est plus secouer parce qu'il
y a plus de turbulence commeilà par
rapport à ce qu'on disait tout à l'heure
donc c'est pas toujours le cas et on
essaie de trouver justement le la zone
optimale en sachant que il y a plein de
contraintes vous avez fait même des
simulations vidéo on peut peut-être en
voir une où o on voit bien la première
éolienne alors sur cette image vu du
haut c'est vrai que c'est c'est ça peut
paraître pas très parlant pour les
spectateurs mais il y a bien des
éolienes là on voit les petites PAL qui
tourne oui je crois qu'il y en a il y a
il y a il y a deux il y a deux vidéos
que que j'ai partagé celle-ci on la voit
du du haut en fait ici pour décrire ce
qui se passe c'est que on a on a si vous
voulez le vent donc là turbulent qui
arrive sur la première éolienne à gauche
dans le petit coin à gauche de l'image
et et toute la zone bleue donc qui est
qui se situe derrière bah c'est
finalement le les vitesses beaucoup plus
faibles voilà donc ça c'est ça c'est une
autre prise de la même simulation donc
là pour le coup cette simulation c'est
c'est une simulation qu'on appelle haute
fidélité que bah que j'ai réalisé et et
en fait donc avec cette même vue là
c'est plus parlant si vous voulez on
voit le vent qui vient de gauche à
droite et et qui du moment qui que que
que la première éolienne rencontre le
vent et ben on on voit toute cette
traînée avec un vent beaucoup plus
faible donc on peut on peut on peut
imaginer que la les éoliennes qui sont
derrière bah elles vont produire moins
donc et puis en plus voilà il y a plus
de on voit queil y a ce mélange d'air
qui est beaucoup plus important donc
elles vont être un peu plus secoué comme
je disais et du coup vous avez comparé
différents agencements et vous savez
lesquels sont plus optimaux oui oui donc
en fait on travaille beaucoup là dessus
euh c'est du cas par cas he c'est chaque
cas est est différent donc on va
travailler sur un site sur une ferme
donnée on va vraiment se focaliser sur
cette ferme pour essayer de l'optimiser
au maximum euh là typiquement quand on
utilise voilà là c'est une autre image
aussi qui a été générée par un de mes
collègues où on a on a vraiment appliqué
des algorithmes d'optimisation de
placement donc là on vient vient
vraiment confronté ce qui est très
intéressant c'est qu'on a on a beaucoup
de compétences mathématiques pures euh
et nous on est des dans dans mon équipe
on est plutôt des des physiciens donc
donc là on a vraiment besoin des
compétences complémentaires des gens qui
vont venir faire de l'optimisation avec
avec des algorithmes et nous qui vont
qui allont apporter un peu plus le le
feeling et les modèles physiques donc
donc ces simulations là il faut il faut
il faut distinguer des des simulations
très coûteuses comme celle que je vous
ai montré tout à l'heure donc ça
évidemment on peut pas se payer entre
guillemets le luxe de faire plein
d'hypothèses de placement parce que
c'est c'est très très coûteux en calcul
en temps de calcul et après on va voilà
on va jouer sur la sur sur sur la
précision des modèles pour pour balayer
plus ou moins large on va dire entre un
modèle qui est pas vraiment optimal et
un modèle qui est beaucoup plus optimal
j'imagine qu'on a une différence de
rendement c'est quoi c'est deux fois
plus trois fois plus ou pas du tout en
fait c'est vrai que on est plutôt sur
des ordes de grandeur à 1 d'entre 1 et 5
% de gain euh sur ce qu'on appelle elle
le le voilà le AEP en anglais annual
energy production donc c'est vraiment la
production annuelle moyenne euh mais en
fait faut faut se dire que entre 1 et 5
% ça peut paraître très peu comme ça
même pour nous c'est très c'est un
challenge aussi parce que il y a toute
cette notion aussi d'incertitude dans ce
qu'on fait mais en fait ce qui se passe
derrière c'est que évidemment d'un point
de vue de d'une ferme et de la
production annuelle on est en train de
parler de de de très très grandes euh
grandeur des grandeurs très importantes
et donc et donc de modifier ça de de 3 %
par exemple en terme d'investissement et
de rendement c'est c'est très voilà
c'est c'est c'est très significatif et
pour vos simulations vous avez besoin de
beaucoup de données on parlait on voyait
vos simulations haute fidélité j'imagine
que modéliser des turbulences alors que
c'est des vents complètement ératiques
qui son qui sont pas stables comment on
fait à partir de quelle données vous
travaillez pour ces haute fidélité alors
alors voilà en fait souvent si on a de
la donnée on on va beaucoup puiser chez
donc nos collègues de la météo en fait
euh de plus en plus il y a vraiment un
créneau qui est en train de se créer
enfin je dire un trempelin une connexion
entre entre vraiment toutes les
connaissances météo et le monde de
l'éolien qui ça met du temps toujours
parce que c'est des mondes différents
mais mais si on peut si on peut aller
piocher é puiser dans dans dans tout ce
qui est la donnée météorologique devant
c'est évidemment très intéressant donc
après c'est pas voilà c'est c'est c'est
c'est compliqué de faire parler des
modèles entre eux donc il faut toujours
mettre en forme des données et gérer des
échelles de de temps voilà il y a plein
y a plein de contrainte mais ça se fait
parfois quand on peut pas le faire bah
justement les simulations que vous avez
vu dans notre cadre c'est beaucoup pour
alimenter finalement se substituer à de
la donnée parce que on est tellement sur
des simulations haute fidélité qui sont
très proches de la réalité finalement et
qui pour aller voilà débroussayer un
terrain ou commencer à avoir des es de
grandeur et ben on ça peut suffire et
c'est c'est déjà très voilà c'est déjà
c'est déjà très riche en information
parce que Météo France vous aide aussi à
vous apporter plein l' d'indices qui
influent sur les vents j'imagine que
selon où vous vous faites vos
simulations de quel parc c'est important
de savoir quel température il fait
qu'est-ce qui va jouer comme paramètre
sur ces vent-l complètement bah en fait
c'est vrai que la il y a il y a
énormément de paramètres qui viennent
jouer sur la sur la sur sur sur le vent
et donc la production et aujourd'hui
c'est vraiment je dirais même un peu le
le nerf de la guerre qui se dessine
parce que plus on va être capable de
bien caractériser le site sur lequel est
de bien comprendre et de bien capter
toutes ces informations pour les pour
comprendre comment les éoliennes vont
vont réagir à ces phénomène et et mieux
et plus on va être précis sur la sur la
sur la sur la vraie production et et le
dommage des éoliennes finalement un
exemple de de phénomènes que vous devez
prendre en compte bah oui typiquement le
le rayonnement le le enfin ce qu'on
appelle la stabilité atmosphérique
typiquement c'est c'est le fait bah
voilà quand il fait quand il fait beau
quand il fait gris quand quand on a du
des des Flut chaleur au sol et bah et
ben tous ces phénomènes là de de
stabilité atmosphérique vont venir
complètement modifier notre sillage et
donc là déjà le niveau la Vitesse la
vitesse de de vent et de et d'intensité
de turbulence va dépendre de ces
conditions atmosphériques mais derrière
c'est surtout qu'au sein de la ferme euh
les les sillages vont être très très
différents en fonction de si typiquement
on a un flux de chaleur parce que voilà
le le flux de chaleur par exemple est
est une des sources de génération de
turbulence donc il y a plein de il y a
plein de phénomènes comme ça mais la
stabilité atmosphérique et le et le
rayonnement par exemple sont un sont
sont un vecteur important et à l'IFP en
fait IFP énergie nouvelle on travaille
en avec Météo France d'ailleurs
directement pour
implémenter des des modèles de donc
vraiment de d'éolienne dans leur code
météo pour être au plus proche de la des
données météorologiques en fait ce type
de simulation que vous faites on s'y
intéresse mais en fait les les premiers
parc offshore ils ont vu le jour il y a
une trentaine d'années donc qu'est-ce
qui se passe il y a 20 30 ans on
s'intéressait pas à cette problématique
de l'optimisation alors bon déjà il faut
il faut se dire que quand même les les
pionniers donc qui sont vraiment les le
le la partie nord de l'Europe au
Danemark et cetera sont quand même
aujourd'hui très avancés sur ces
thématiques et on sent qu'ils ont quand
même travaillé sur ces thématiques avant
nous quand même donc aujourd'hui dans le
monde de la recherche voilà les les les
université technologique de de Danemark
DTU sont c'est une référence mais c'est
vrai que euh bah le le le marché de
l'éolien et l'intérêt pour la transition
énergétique euh bah était pas la même en
90 que en 2023 et ça ça fait que bah il
y a un un engouement un intérêt qui fait
que la force de frappe est plus la même
tout simplement donc aujourd'hui on met
des on on met des moyens qu'on mettait
pas à l'époque tout simplement et puis
avant l'optimisation j'imagine qu'il y a
plein d'autres contraintes auxquelles
doit répondre un parc éolien c'est c'est
pas quelque chose qu'on installe en de
mouvement complètement complètement donc
c'est vrai que nous à IFP énergie
nouvelle on a on a une position je
dirais pas confortable mais on est
tellement en amont qu'on est voilà on
est capable d'explorer des choses de
d'optimiser certains un phénomène et
après c'est vrai que plus on avance sur
la phase d'industrialisation et de et de
réalité du projet et plus on est on est
gorgé de contrainte avec voilà des zones
de pêche de circulation beaucoup
beaucoup de consultations qui qui sont
nécessaires pour que pour pour que ça
soit accepté et et que tout le monde y
trouve son compte donc ouais c'est
énormément de contraintes qu'il faut
prendre en compte et qui petit à petit
avec l'expérience remonte remonte à
notre échelle évidemment et sur les
parcs en mer du Nord par exemple qui
peuvent avoir 10 20 ans est-ce qu'on a
des retours d'expérience est-ce qu'on a
la donné sur ce qui s'est passé comment
faire mieux à partir de ces parc là
alors c'est c'est une très bonne
question en fait aujourd'hui clairement
l'accès à la donnée c'est un c'est un
des c'est un des verrous c'est un des
points clés qu'on a du mal à auquel on a
du mal à accéder dans le dans le domaine
alors nous on a la chance en recherche
de d'avoir toujours ce ce
consensus cette volonté de travailler
ensemble et donc il y a quand même de la
donnée qui est mise à à disposition par
parfois par des acteurs privés qui ont
aussi leur leur leur oui leur intérêt à
à travailler en recherche et
développement dessus donc donc ça existe
des mises à disposition de de données
sur des parcs euh actuels en
fonctionnement mais c'est pas évident
c'est pas évident et on espère que ça va
changer enfin on fait tout pour pour
d'un point de vue organisation de
recherche et notamment en France de de
créer un voilà de créer un peu une un
écosystème pour pour mettre à
disposition de la donnée parce qu'
aujourd'hui on on est capable de digérer
beaucoup plus de données qu'il y a
quelques années au moins sur les parcs
qui sont en train d'être mis en place
saint-lazer facand on les a cité ou oui
oui oui aujourd'hui c'est c'est sur le
site de féquan c'est des vraiment des
nouvelles toutes récentes on on on on a
on là on on se retrouve on a la chance
de se retrouver face à des opportunités
pour instrumenter des des voilà ce qu'on
VO des instruments pour pour récolter de
la donné pour récolter de la donné et et
qui ça vraiment mise à disposition pour
la recherche pour bien comprendre ce qui
se passe avoir des mesures à très long
terme parce qu'il faut se dire dire
aussi que c'est des c'est des phénomènes
quand on parlait météo voilà on parle
pas d'une heure ou 2h il nous faut des
des données annuelles quoi c'est des
choses aussi qui pourraent servir pour
j'imagine vous parliez tout à l'heure
vous évoquz le le jumeau numérique pour
faire de la maintenance en temps réel
mais bon ça c'est encore complètement
non mais c'est c'est vraiment un sujet
d'actualité et on a on essaie de
toujours d'être dans la recherche il
faut toujours être dans le dans le bon
timing et euh et là c'est vrai que sur
sur l'éolien bah IFP Energie nouvelle on
essaie d'être dans le dans dans le bon
wagon au bon moment et c'est vrai que le
jumeau numérique en ce moment euh bon
voilà c'est c'est très en vogue ce côté
intelligence artificielle et cetera mais
c'est une réalité en fait on peut on
peut améliorer euh et optimiser les
maintenances en en combinant données et
modèles donc il faut saisir
l'opportunité euh et le mettre au profit
euh de de l'éolien c'est c'est c'est
possible alors Adria Loren on prend
encore un peu plus large on va aller
voir où en est l'éolien offshore dans le
reste du monde avec Marine c'est
parti
alors l'oli offshore c'est un secteur
très concentré puisque la quasittalité
de la production mondiale vient de 5
pays donc le leader c'est la Chine avec
plus de 30 GW de capacité de production
2022 et après la Chine on a quatre pays
européens le Royaume-Uni l'Allemagne les
Pays-Bas et le Danemark dans l'Union
européenne la majorité des projets ils
sont concentrés en mer du Nord le but
c'est d'en faire la centrale électrique
verte de l'Europe et en France par
contre on a pas mal de retard on est 7e
mondiaux mais comme on l'a vu on a qu'un
seul parc éolien offshore à à un laser
en en 2022 en tout cas des des éoliennes
posé avec une puissance qui nteint même
pas la moitié d'un GW donc comment ça se
fait principalement pour deux raisons la
première c'est la longueur des
procédures administratives en France
pour développer un projet d'éolien
offshore il nous faut environ une une
dizaine d'années contre 5 ans par
exemple pour l'Allemagne donc forcément
il y a un gros écart et un deuxième
problème c'est la profondeur de l'eau au
large de nos côtes parce que très vite
dès qu'on dépasse les 50 à 60 m de
profondeur on peut plus installer
d'éolienne sans sans dépenser énorme
éormément d'argent donc forcément ça
limite les zones exploitables mais on a
des solutions pour rattraper notre
retard par exemple en mars 2023 le
gouvernement a adopté une loi pour
accélérer le développement des énergies
renouvelables et notamment en facilitant
les procédures administratives et d'un
point de vue technique l'éolien flottant
va nous permettre d'installer des parcs
plus loin des côtes donc ça on va en
reparler ce qu'on voit en tout cas c'est
qu'il y a une réelle volonté de
rattraper ce retard de la France pour
atteindre nos objectifs de de capacité
de production c'est c'est exactement ça
en fait c'est que on sent que il y a un
potentiel en France énorme c'est vrai
qu'il y a une façade maritime on le
disait tout à l'heure qui est qui est
extrêmement voilà ce qui encourage ça ça
ça encourage à vraiment créer un une
filière française mais mais voilà il y a
cette il y a des contraintes notamment
de profondeur qui font que bah le le
flottant met plus de temps à à venir que
le poser par qu'on voà donc parce que
les fondmins Français par rapport àah je
pense à la mer du Nord où il y a
énormément d'éolienne offshore on c'est
qu'on dépasse très vite ces 50 60 m de
profondeur nécessaire voilà voilà en
fait mis à part les sites qu'on a cité
un peu au début en Normandie euh en fait
on dès qu'on est Sud-Bretagne et puis en
Méditerranée on est on est tout de suite
assez profond et il faut se dire que
voilà après après 60 70 m de profondeur
euh même même un peu avant enfin
peut-être on en parlera tout à l'heure
mais mais il y a il y a il y a plus
d'intérêt à mettre un flotteur que
quealler chercher au fond de l'eau ou là
ça devient quand même assez
problématique donc donc ou oui c'est un
c'est un potentiel faut le voir comme un
potentiel on verra on verra là c'est ça
fait plaisir de voir que qu'on qu'on
nous qu'on facilite qu'on facilite les
procédures après il faut il faut prendre
le temps aussi de faire les choses les
choses bien et de pas reproduire les
erreurs du passé on va dire par rapport
voilà à l'aair du pétrole des choses
comme ça quoi il faut faut faut faut
voilà faut gérer la la concurrence enfin
je veux dire la la la concurrence et
puis le l'environnement et et cette
volonté de vouloir promouvoir l'éolien
en mer vous le ressentez vous d'un point
de vue de la recherche est-ce que ça ça
se concrétise par plus de projets de
recherche franchement oui franchement il
faut dire que il y a il y a laad il y a
il y a laad qui qui pousse la l'Agence
nationale de la recherche aussi la NR il
y a France France relance aussi enfin
France 2030 on on on voit qu'il y a
quand même des signes il y a quand même
des signes pour nous encourager et nous
dire d'y aller ça c'est vraiment au
niveau national après il y a il y a même
au niveau de l'Europe aussi où là il y a
il y a aussi il y a aussi beaucoup de
d'opportunités d'intérêt donc oui oui
faut dire on se sent soutenu clairement
et Marine a cité pas mal de de pays
leaders et qui sont proches de nous hein
qui sont des leaders européens est-ce
qu'il y a de la du partage qui se fait
avec ces pays-là pour se tirer tous
ensemble vers le haut pour stimuler
l'éolien ch en France complètement ouais
ça c'est aussi une partie qui est très
agréable du du travail qu'on fait c'est
que si vous voulez on se situe quand
même un petit peu avant la la
concurrence et le et le voilà le le
monde on va dire impitoyable de de la de
du chiffre c'est que on est quand même
ce qu'on cherche à faire c'est quand
même à bien comprendre les phénomènes à
faire les choses proprement du mieux
qu'on peut avec des avec des outils
numériques ou expérimentaux et donc là
clairement euh entre pays européens et
entre et entre université ou ou en même
industrie on s'entraide dès qu'on peut
on s'entraide ouais merci Adria
maintenant on va s'intéresser à une
technologie encore émergente les
éoliennes flottantes elles représentent
un nouvel horizon pour l'éolien offshore
mais elle pose aussi un certain nombre
de défis à relever comme assurer leur
stabilité leur flottaison ou leur
résistance on fait le point avec notre
nouvel invité il travaille avec vous
Adria à IFP énergie nouvelle c'est le
l'esprit
l'équipe bonjour Vincent lecp bienvenue
dans Science en question on est ravi de
vous accueillir bonjour alors vous êtes
chef de projet Recherche et Innovation à
IFP énergie nouvelle mais je crois que
ça a évolué récemment oui tout à fait je
viens de rejoindre une filiale du groupe
IFP énergie nouvelle qui s'appelle
greenwis où je suis détaché et cette
filiale a pour vocation à mettre sur le
marché des solutions qui ont été
développées au sein du centre de
recherche alors vous avez participé à un
projet éolienne flottante en mer le
projet Provence Grand Large donc ce sont
des éoliennes qui sont installées au
large de portsint-louis du Rône dans le
sud de la France est-ce que vous pouvez
nous expliquer quel est le l'objectif de
ce projet alors ce projet a été mis en
place comme une ferme pilote avec
d'autres projets sur l'arc méditerranéen
afin de démontrer la technologie éolien
de l'éolien flottant euh en l'occurrence
il s'agit ici d'une d'une plateforme à
ligne tendue qui est développée avec
notre part partenaire SBM offshore c'est
trois éolienes pour l'instant c'est ça
aujourd'hui ce sont c'est une ferme
pilote donc de petite capacité donc qui
comprend trois
unité de un peu plus de 8 MW chacune
pour totaliser 25 MW alors vous disiez
donc ce sont une des flotteurs d'un type
bien particulier des plateformes à ligne
comment vous dites à ligne tendue quel
est le principe finalement le principe
de ces plateformes c'est d'assurer la
stabilité grâce au liges
d'ancrage donc il y a trois grands
pour illustrer pour montrer à quoi ça
ressemble donc c'est un
flotteur qui a une structure en tri une
forme pyramidale à chacune des
extrémités on trouve des éléments de
flottaison importants hein sont les
cylindres exactement et puis au sommet
de cette pyramide on vient placer
l'éolienne voilà et ce flotteur est est
placé à un niveau assez bas sous la
ligne de de surface de l'eau euh et les
lignes de d'ancrage sont tendues de
manière à assurer une très grande
stabilité et tout ça est fixé au sol
bien entendu ces lignes d'encrage sont
au niveau du fond marin fixé grâce à des
encres les éléments de flottaison c'est
c'est quoi c'est comme des bouées c'est
rempli d'air c'est un G SP exement ce
sont des grands caissons euh qui sont
effectivement pleins d'air et donc
apportent énormément de flottabilité à
l'ensemble euh et euh sur C sur cette la
particularité de ce flotteur à ligne
tendue c'est que on va
volontairement les placer sous l'eau
donc ils vont vouloir remonter et et
tendre très fort les lignes et tant que
les lignes sont bien tendues en fait le
flotteur ne bouge pas du tout c'est quoi
c'est le principe de la poussée
d'Archimède exactement donc c'est un
c'est une poussée d'Archimède mais qui
est supérieure au poids de du flotteur
donc donc le flotteur veut remonter très
fort et donc on disait tout ça est
maintenu par des des câbles mais
l'éolienne peut quand même bouger elle a
un degré de liberté alors tout à fait il
y a quand même de la flexibilité dans le
dans le dans le
système
donc à cause des efforts déjà au niveau
de la turbine à qui le ici le le le
moyeux de la turbine est à une centaine
de mètres de hauteur euh et également
aux efforts de vague de la houle sur le
sur la structure alors il existe
d'autres types de flotteur à part
celui-ci pourquoi pourquoi avoir choisi
celui-ci en particulier quels sont les
avantages oui alors tout à fait donc bah
peut-être ces trois flotteurs qu'on voit
là afficher euh il représente un petit
peu les les trois manières un peu
académiques je vais dire de de de
réaliser la stabilité de d'une d'une
éolienne flottante donc en jouant sur
trois aspects techniques différents donc
on a parlé de de de de la plateforme à
ligne tendue qui joue qui garde sa
stabilité grâce à la la tension dans la
ligne d'ancrage on peut également
apporter de la stabilité simplement en
écartant les éléments de flottaison hein
donc simplement une stabilité euh
hydrostatique donc c'est le flotteur que
on voit au milieu hein donc lui ses
liges d'ancrage sont moins tendu sont
simplement qu'on dit en caténaire donc
il y a l'inconvénient c'est que le rayon
d'ancrage est beaucoup plus grand et que
le flotteur va bouger un peu plus et
puis le suit de gauche c'est un flotteur
qui apporte qui a une stabilité grâce à
un système de de ballaste c'est-à-dire
que c'est un long cylindre avec beaucoup
de masse au pied de ce cylindre et donc
un peu comme un bbet il veut il veut il
veut il veut rester à la verticale à
cause de ça et là aussi c'est un
flotteur qui bouge un peu plus et a
besoin de beaucoup de place pour
installer les liges d'ancrage alors je
précise quand même là sur le schéma on
voit que les profondeurs bon sont pas
respectés hein clairement tout à l'heure
on parlait avec Adria donc l'intérêt du
flottant c'est de pouvoir aller au-delà
de 50 ou 60 m de profondeur on peut
aller jusqu'à combien euh alors il y a
pas de limite technique on a été
dimensionné des flotteurs jusqu'à 2000 m
de profondeur maintenant aujourd'hui
euh le l'objectif c'est de aussi faire
baisser les coups et les premières
profondeurs d'eau auxquelles on se
confonde c'est au-delà de 100 m de 100 à
200 m sur Provence Grand Large par
exemple on est à 100 m de profondeur
d'eau voilà bon alors c'est ces
flotteurs ils sortent pas de de l'esprit
comme ça au hasard tout ça provient de
de finalement de simulation vous
utilisez pareil comme Adria des
simulations assez complexes à quoi elles
serent vraiment concrètement alors ces
simulations euh elles nous permettre de
calculer l'ensemble des chargements euh
que vont voir les différents composants
de de l'éolienne du flotteur et des
ancres durant l'ensemble de sa durée de
vie alors à la fois des chargements
extrêmes donc on va calculer ce qui se
passe lors la rafale du siècle c'est ça
qu'on appelle un chargement c'est par
exemple un chargement c'est un effort
voilà les efforts au sein de de la
structure donc les efforts extrêmes
qu'on peut prévoir qu'on cherche à
prévoir et qui vont permettre de
dimension dimensionner effectivement les
différents composants avoir les bonnes
épaisseurs d'acier avoir les les les
bons volumes de des de flotison et
euh et également la
robustesse sur l'ensemble de la vie donc
c'est de de de la structure donc ces
structures sont calculées pour vivre 25
ans en mer et donc il faut qu'elles soit
capable de tenir l'ensemble des
chargements sur toute cette durée de vid
là on a quelques exemples vidéos de de
de finalement de ces simulations tout à
fait c'est vrai en apparence ça paraî
pas très impressionnant sans vouloir
vous vexer tout à fait comprend mais il
y a beaucoup de il y a beaucoup de
calculs derrière enfin voilà c'est c'est
c'est quand même ça repose sur sur des
derrière c'est la physique effectivement
donc à la fois des données des données
sur la structure sa géométrie quels sont
les matériaux qui la composent et des
données de chargement en fait là on le
voit pas mais il y a le vent sur la
turbine voilà et puis la houle sur le
flotteur et les courants les courants
marins est-ce que c'est ça la difficulté
finalement dans dans ces simulations de
réuss à représenter à la fois le
fonctionnement de l'éolienne et le
comportement du flotteur dans la houle
et cetera combiner les deux une des
difficulté c'est effectivement de
combiner le comportement hydrodynamique
du flotteur le comportement
aérodynamique de l'éolienne le contrôle
commande qui va piloter la vitesse du
retor l'inclinaison des PES et cetera et
tout en gardant la déformabilité de
l'ensemble de la structure donc vraiment
la mécanique à ce niveauà ouais mais
pareil comme on disait avec Adria il y a
des des des tas de scénaris possibles
est-ce que vous simulez tout ou vous
simulez les cas extrêmes vous faites une
moyenne comment vous comment vous faites
alors on établit d'abord un comment dire
un classement des cas les plus
sévères et c'est ces cas les plus
sévères qui vont nous indiquer
concrètement les grandes dimensions de
l'ensemble et puis ensuite les normes
nous imposent de passer un grand nombre
de cas pathogène imaginons que on a un
problème de pilotage sur la turbine en
même temps que arrive la tempête qui
arrive une fois tous les 50 ans on est
obligé de calculer ces CASL voilà
et et euh voilà donc le il faut aussi
imaginer des défaillances dans le
contrôle et et et et quelques
défaillances du type aussi de de de
composant un composant qui ne marche
plus pu après il y a l'expérience aussi
c'est on c'est pas la première éolienne
qu'on fabrique et cetera puis vous êtes
pas parti de zéro vous êtes aussi appuyé
sur tout un historique not notamment sur
tout ce qui a été fait pour les
plateformes offshore pétrolières c'est
ça ouais tout à fait donc là aujourd'hui
on on sur les aspects comportement de la
structure en mer on s'appuie sur des
codes de calcul qui ont été largement
éprouvés dans le domaine de l'offshore
pétrolier alors bien sûr il a des
adaptations à faire pour le pour
l'éolien par exemple
typiquement les structures pétrolières
en mer sont des structures très massives
ici on a quelque chose de beaucoup plus
élancé il faut être capable de tenir
compte de la flexibilité de la
déformation de du du flotteur que plus
plus élégant j'ai envie de
dire la présence de personnel à bord
aussi des chos qui oui tout à fait d'un
point de vue sécurité on a on a on a des
critères qui sont un peu différents du
fait qu' voula dire c'est qu'il y a pas
ça à prendre en compte pour les éolienes
ouais et vous Adria pour vos simulations
est-ce que vous vous appuyez déjà sur
une base de connaissance existante ou
pareil vous partez de de zéro alors nous
c'est vrai que si on se concentre plus
sur l'air c'est vrai que c'est vrai
qu'il y a quand même on en en parlait un
peu tout à l'heure mais il y a c'est
cette connaissance de la météorologie
qu'on essaie de de capter du mieux et de
l'appliquer àéolien c'est c'est c'est
pas simple parce que il faut toute cette
conversion de se dire voahà le vent on
veut l'exploiter pour pour en faire de
l'énergie alors qu'avant c'était plutôt
pour savoir voilà niveau sécurité ou
est-ce qu'il y a faire beau ou pas donc
et puis toutes les questions
environnementale donc il y a d'autres
objectifs mais clairement oui il y a il
y a quand même il y a quand même une
base de connaissance commune votre
spécialité vous c'est la mécanique des
FL dans la généralité donc je suppose
que vous faites aussi des choses sur le
marin enfin sur le l'eau du coup plutôt
que l'Airou oui complètement en fait il
y a une partie donc ce qu'on appelle
aérodynamique on est plutôt dans l'air
et hydrodynamique on est plutôt dans
l'eau donc moi des fois je suis dans
l'air et des fois je suis dans l'eau
donc là c'est vrai que dernièrement à la
base j'étais j'étais j'ai fait des
calculs hydrodynamiques aussi en CFD
comme on a vu tout à l'heure qui ont
pour but d'alimenter après tous les
scénarios que présentait Vincent
notamment pour bien comprendre le le
mouvement du corps flottant donc bien
comprendre comment comment va comment va
réagir le flotteur face à la houle mais
l'engouement est tellement fort au
niveau de des problématiques
aérodynamiques aujourd'hui et et de
l'énergie parce qu'on est vraiment très
proche de de l'énergie quand on quand on
parle du vent que que voilà il y a y a
beaucoup de besoin aussi dans
l'aérodynamique donc je suis un peu sur
les deux tableaux et quand vous étudiez
le mouvement du flotteur finalement
c'est la mécanique des des solides ça
alors non c'est c'est ça moi dans ma
partie je reste plus mécanique des
fluides mais c'est vrai qu' on est dans
ce qu'on appelle l'interaction fluide
structure donc c'est c'est un créneau un
petit peu particulier de la mécanique
des fluides mais mais c'est vrai que
nous on va plutôt considérer la le
flotteur comme une structure rigide et
s'intéresser à l'écoulement et enfin la
réponse du flotteur face à l'écoulement
mais mais clairement oui il y a aussi
des il y a aussi des personnes en
structure qui qui vont regarder beaucoup
plus la la déformation du du flotteur la
fatigue et cetera alors justement je
reviens à notre flotteur finalement
comment ces simulations influencent sa
conception concrètement alors on va
finalement partir des des des principes
des des cas un peu les plus critiqu
avoir un premier dimensionnement je dire
qui vient un peu de l'expérience un peu
à la main et puis on va itérer sur ces
sur ce dimensionnement avec des premiers
calculs et on va de façon itérative donc
améliorer sa robustesse et son et son
comportement jusqu'à atteindre les
critères de qualité qu'on s'est fixé au
départ et sur quoi sur quoi vous pouvez
jouer sur quel paramètres vraiment euh
alors
euh d'abord les paramètres les
dimensions hein donc tout simplement
c'est-à-dire l'écartement entre entre le
centre du flotteur et et et les et les
caissons de flottaison principaux euh et
puis sur les épaisseurs d'acier de
manière à à voir la déformation euh que
que l'on cible et eu et euh et également
euh sur les lignes d'ancrage
effectivement dont on a parlé hein c'est
essentiel hein pour la stabilité de de
d'avoir la bonne la bonne raidur pour
ces là là vous parliez de d'acier est-ce
qu'on pourrait imaginer par exemple il y
a pas mal de bateaux qui sont fabriqués
en carbone si je me trompe pas ou est-ce
qu'on pourrait imaginer quelque chose
comme ça pour soit plus léger plus
aujourd'hui on peut on peut essayer de
rêver hein ce que Adria disait tout à
l'heure il faut pas s'interdire de de
rêver dans la recherche euh aujourd'hui
c'est quand même beaucoup plus simple
d'être sur des structures en acier parce
qu'on maîtrise les l'assemblage et la
conception on est quand même sur des
structures qui sont ici 40 45 m de haut
80 m de de de large
donc effectivement très lourde parce que
c'est de l'acier mais avec des process
qui sont très bien connus à cette
échelle-el qu'on connait moins à
l'échelle des des composite eu il y a
une quand même une marge d'erreur c'est
finalement ces simulations ell
reproduisent pas exactement parfaitement
la réalité comment ça vous le prenez en
compte tout à fait alors dans les
données déjà que l'on utilise euh on
sait qu'il y a une incertitude sur ces
sur ces données donc on se place du côté
de la sécurité euh voilà c'est le
principe de base euh et
euh dans les simulations sur nos
résultats on applique des facteurs de
sécurité de manière à au-delà de du
résultat pur que l'on a obtenu s'assurer
que euh on est euh on est du bon côté
par rapport à à l'incertain un des
objectifs de des méthodes de recherche
qui sont développées c'est de euh mieux
connaître euh la marge réelle par
rapport à au risque de défaillance d'une
structure déformation d'un d'un d'une
rupture ou de ou d'une ou d'uneou d'un
manque de fiabilité sur la longueur
ouais et euh et
en connaissant mieux ces marges on va
pouvoir mieux les les ajuster refaire du
design et dans l'objectif aussi que ce
soit moins cher demain est-ce que petite
question qui me vient spontanément mais
une vous pouvez tester grâce à ces
simulation la durée de vie aussi des
éoliennes accél éérer le temps et faire
sur 10 ans voir le comportement et se
dire bah dans 10 ans voilà l'état de mon
éolienne ouais tout à fait donc on alors
là on reparle aussi des aspects jumeau
numérique on va vouloir récupérer des
données en direct de de ce que voit ces
structures et les réinjecter dans des
modèles de manière à rejouer finalement
ce qu'a réellement vu l'éolienne et et
son flotteur et de manière à avoir un
état des lieux le plus précis possible
de l'endommagement potentiel et le et et
le et le vieillissement de de de la
structure est-ce qu'on sait ce qui lâche
en premier dans une éolenof flore
euh c'est difficile c'est une question
difficile
euh si vous saviez hein ouais non je sur
sur les sur les sur
les ouais c'est c'est très variable en
fonction des sites c'est très variable
en fonction des constructeurs et cetera
donc et puis sur l'éolien flottant tout
ça est très bien pensé et sur l'olien
photon on a encore peu de recul donc
c'est aussi un un des objets des fermes
pilote ça alors on marque une petite
pause on retourne voir le public on a
voulu connaître leur avis sur le
développement et le déploiement de
l'éolien offshore écoutez ce qu'ils nous
ont raconté bon peut-être pas des des
champ entiers
mais non non je trouve c'est pas c'est
pas mal je crois qu'on est dans une
crise
énergétique qui nécessite tous les
moyens possibles et imagines pour se
passer du pétrole l'île de yerro dans
les Canaris est devenu totalement
autonome en électricité avec éolienne et
un lac artificiel comme ça lorsqueil y a
du vent on ramasse de l'eau et on on la
porte là-haut lorsqu'il n'y a pas de
vent on fait tomber l'eau comme dans les
classiques central hydraulique la seule
chose que j'ai lu récemment c'est que si
on met trop d'éolienne dans la mer du
Nord par exemple ça va diminuer la
vitesse du vent on on pensait bien que
le charbon c'était bien et puis
maintenant on s'aperçoit que c'est une
catastrophe peut-être que l'éolien ça va
polluer d'une autre façon les pêcheurs
localement
se pose beaucoup de questions oui je
suis tout à fait contre on perturbe déjà
bien asser les écosystèmes marins comme
ça il faut laisser l'eau tranquille et
voilà ça a des conséquences énormes sur
toute la faune aquatique et la flore
aussi d'ailleurs alors évidemment tous
les deux vous êtes ni biologiste marin
ni écotoxicologue mais est-ce que vous
avez quelque chose à répondre à à cette
dame qui s'inquiète justement de de
l'impact sur la vie sous-marine alors il
y a énormément d'études qui sont en
cours qui vont se poursuivre sur les
impacts de ces structures en mer euh là
encore les fermes pilotes vont pouvoir
aider à répondre à ces questions euh
donc des capteurs des caméras des
inspections régulières pour voir comment
la vie marine s'adapte autour de ces
structures maintenant ce sont des
ancrages ça a forcément un impact ça a
forcément un impact euh l'impact il est
pas forcément différent de de d'autres
structures qui ont été ancré en mer
voilà aujourd'hui effectivement ce qui
on imagine mettre beaucoup plus donc il
faut avoir une une évaluation plus plus
précise voilà c'est aussi à mettre dans
la balance j'imagine entre Ben ce que
peuvent nous apporter les éolien là
c'est un choix bien entendu là ça se
passe au niveau politique c'est encore
chose tout fait et c'est bien que ces
remarques aussi soient faites parce que
il faut il faut prendre le temps je
disais tout à l'heure que peut-être on a
produit des erreurs dans le passé
c'était c'était évoqué aussi sur le
charbon ou d'autres ils ont tout à fait
raison je pense que il faut pas faire
l'erreur de foncer tête baisser en se
disant VO là ça tout ça c'est génial et
que on se rend compte que finalement on
est en train de faire du du mal ailleurs
donc donc là c'est vrai que les temps
ont changé quand même il y a il y a
d'autres organismes que nous qui qui
font quand même beaucoup d'études et
beaucoup de de thèses pour essayer de
bien comprendre l'environnement marin et
et même voire même le rendre attractif
en fait faire venir des poissons créer
des parcs d'aquaculture dans les voilà
il y a a il y a une volonté en tout cas
d'essayer de faire parler environnement
et lien mais voilà quand on voit des
remarques comme ça on peut les
comprendre mais c'est vrai que entre ça
et je sais pas moi une marée ENF voilà
un problème pétrolier avec des des des
marin noires des choses qui sont pas
terribles voilà faut le contre c'est S
mais après bon il y a eu aussi plusieurs
problèmes récemment sur d'autres parc
mais là c'est c'est pas votre sujet
évidemment et puis c'est sur des cas
très concrets mais voilà il y a beaucoup
beaucoup de débat semriilleux notamment
ouais ouais il faut mais il faut là je
pense que c'est c'est il faut il faut
laisser place à la discussion mant
parlerit aussi de cette cette histoire
de de timing et de et de compétition
internationale c'est sûr que bah la
France on n'est pas en avance donc donc
on a on peut aussi avoir tendance à
ouvrir un peu les vannes faut voilà faut
trouver le bon compromis quoi j'aimerais
revenir sur la remarque dans Monsieur
qui disait si on met trop d'éolienne en
mer du Nord ça va faire baisser la
vitesse du vent est-ce que vous savez à
quoi il fait référence cet homme est-ce
que c'est fondé alors oui c'est c'est
des questions là qu'on se pose on on on
va le regarder de plus en plus là ce que
le phénomène dont il parle c'est le
c'est le phénomène ferme à ferme en fait
c'est le fait de se dire que on parlait
de je sais plus l'expression de la la
mer du Nord mais leespèce de la
centrale donc c'est vrai que ça fait
c'est vrai que ça fait peur quand on
regarde les projet en mer du Nord on
cherche la place pour pour mettre des
parcs donc donc quel effet tous ces
parcs vont avoir sur les ressources en
vent est-ce que est-ce que il va avoir
une sorte d'effet de blocage énorme qui
va faire que dans ces zones là il y aura
plus de vent et cetera c'est et voilà on
y vient on y vient nous déjà on a
beaucoup parlé tout à l'heure de du
phénomène déjà plus oui voilà plus que
de de réfléchir à l'échelle d'une
éolienne de réfléchir déjà à l'échelle
d'un parc éolien donc là on est
carrément à l'échelle du dessus de dire
c'est on monte on monte en échelle et
c'est là où les modèles météo vont nous
aider aussi parce que plus on monte en
échelle plus on se rapproche des des
phénomènes météo et donc là il faut
regarder ferme à ferme que qu'est-ce qui
se passe est-ce qu'on vient altérer la
la la la météo locale tout ça c'est
c'est des sujets passionnant et là pour
pour le coup on a de la chance d'avoir
établi un partenariat avec Météo France
qu'on qu'on essaie de maintenir donc là
on a là clairement on est on est actif
ouais et sinon vous en tant que citoyen
comment vous percevez le développement
de de l'éolien offshore est-ce que vous
avez un une opinion à nous
partager c'est pour tous les deux bah
je pense que le métier de chercheur
c'est un métier de passionné donc vous
devinez que oui on a c'est c'est un
secteur qu'onon qu'on veut voir grossir
et qu'on on y met on y cons une énergie
quotienne donc oui oui on est on est
persuadé parce que
c'est c'est la technologie qui a le bon
niveau de maturité pour atteindre les
objectifs dont on a parlé en début
d'émission pour être réaliste voilà bah
oui oui c'est en fait c'est vrai que je
suis d'accord avec Vincent je pense que
quand tu quand quand quand tu fais un
métier comme ça enfin quand on quand on
travaille dans un secteur en recherche
comme ça il faut
croire il faut y croire quoi faut faut
être en en accord avec soi-même en tout
cas enfin c'est ma perception
personnelle et c'est vrai que ça
facilite en tout cas le travail au
quotidien maintenant il faut mettre tout
bien sur la table voir voir quelle est
la la meilleure solution pour le moins
possible endommager l'environnement et
et ça me fait réfléchir à quelque chose
parfois quand je vais à des conférences
et des et des des événements
internationaux il y a il y a une notion
qui me gêne un peu c'est C c'est cette
effet toujours de dire on va faire plus
d'électricité et encore plus et grâce à
l'olen on va en faire encore plus alors
moi c'est vra que c'est dans dans ma
perception personnelle c'est pas ça que
je recherche je me dis c'est c'est c'est
un remplacement d' voilà c'est une
transition pour avoir une une vraiment
un impact le moins fort possible et de
réduire au maximum notre notre notre
impact environnemental avec de
l'électricité le plus la plus propre
possible mais si on peut se substituer à
à du pétrole ou du charbon bah là c'est
bien si on vient se rajouter aux
centrales existante et que et que on
continue à faire tourner du charbon bah
là c'est oui il y a la question de la
sobriété aussi qui vient complètement et
ça je pense je pense qu'il faut insister
parce qu'on a envie de la voir grossir
cette filiière mais pas enfin
personnellement pas n'importe quel prix
quoi alors il est déjà temps de
découvrir le parcours et le quotidien de
nos invités place à notre séquence en
coulisse marine par qui on commence on
commence par Adria vous êtes ingénieur
en mécanique de formation et
initialement en fait vous vous êtes
spécialisé dans les moteurs qu'est-ce
qui vous a fait bissurquer faire les
énergies marine renouvelable bah oui
justement c'est un peu ce qu'on disait
tout à l'heure c'est que le on parle
beaucoup de côté passionné dans dans le
côté chercheur et ingénieur donc j'ai
j'ai je garde une un intérêt et une
passion pour les moteurs et même de
famille mais mais c'est vrai que après
on va dire 5 6 ans de d'exercice
toujours au sein d'IFP énergie nouvelle
parce qu'on on est très transverse on
travaille beaucoup sur la mobilité et
ben j'ai j'ai senti j'ai senti que
c'était queil y avait une transition à
faire au niveau énergétique et que et
que bah que l'air du pétrole voilà
touché à sa fin et et qu'il fallait
mettre les forces au bon endroit et j'ai
voulu tenter l'expérience et et voilà
changer de cap vous avez changé avant ou
après l'interdiction des véhicules
thermiques à l'horizon 2035 alors c'est
c'est vrai qu'il y a une anecdote que
que je raconte souvent c'est c'est en
fait en en annonçant dans les équipes en
discutant des faits des des voilà des
médias de ce qu'on de ce qu'on disait je
crois qu'on était en 2015 ou ou 2000
ouais 2015 2016 et ben on annoncait la
la la fin en Europe du véhicule
thermique à l'horizon je 2000 2035 voilà
merci et moi en sortant de C je me suis
dit mais quand on est en recherche c'est
demain quoi donc moi je me suis dit on
est en fait on est en train on est en
train de de de voilà il faut il faut il
faut mettre des forces ailleurs après ça
veut pas dire qu'il faut complètement
stopper et cetera y a a il y a un besoin
puis en plus à l'échelle internationale
on on a pas tous le même braquet mais
voilà moi d'un point de vue personnel je
me suis dit c'est peut-être le bon
moment et puis il se trouvait aussi qu'à
ifperg nouvelle on on misait aussi sur
sur la filière éolien donc je suis aller
voir les collègues puis je leur ai dit
est-ce qu'il y a de la place pour moi
donc voà ils m'ont dit oui Vincent vous
aussi vous avez bifurqué à un moment
dans votre parcours habituellement on
choisit de s'engager soit dans une
carrière d'ingénieur ou dans un dans une
carrière de chercheur et vous vous avez
fait les deux puisque vous avez fait une
école d'ingénieur et ensuite vous avez
fait un doctorat alors même question
qu'est-ce qui vous a fait changer de de
cap alors j'étais effectivement en école
d'ingénieur et euh déjà très intéressé
par la mécanique et en étant intéressé
par la mécanique je je côtoyais un petit
peu les labos euh et puis rapidement
j'ai constaté qu'effectivement les les
sujets les plus intéressants étaient
ceux des professeurs impliqués dans les
labos de recherche et puis on a j'ai eu
l'occasion de faire quelques projets
étudiants avec ses professeurs et c'est
eux qui m'ont poussé finalement en
disant mais tu tu as cette fibre de de
de chercheurs essayent essayent d'aller
vers la thèse et voilà un moment il faut
se lancer donc c'est ce que j'ai fait
alors pour mieux se représenter
l'environnement dans lequel vous
travaillez on a quelques images des
locaux d'IFP énergie nouvelle à Lyon
aujourd'hui vous Vincent vous êtes
responsable de projet Recherche et
Innovation vous gérez une équipe de
travail vous faites des compte-rendus
sur les résultats est-ce que ça vous
arrive de faire aussi un peu de
technique de simulation on va dire à
proprement parler oui tout à fait et
heureusement je vais dire parce que ça
permet de bah de de comment dire de de
de c'est toujours aussi plaisant de de
de revenir sur la à la technique euh moi
c'était ma c'est ma passion aussi donc
ça permet de de de continuer à nourrir
la réflexion aussi sur sur comment
améliorer les choses et et quoi faire
demain donc à la fois sur de la sur la
simulation et puis aussi dans des
laboratoires d'essaiis on a la chance à
Lyon d'avoir un laboratoire d'essais
pour tester des structures que l'on que
l'on a dimensionné et c'est quoi
concrètement c'est des grands bassins
alors en l'occurrence là c'est plutôt
des des composants pour la de que des
solides donc plutôt des des bandes de
traction donc on des structures
métalliques avec des vérins pour
venir les les tirer jusqu'à ce que ça
casse et vérifier que ça casse tel qu'on
l'avait prédit ou pas et au quel cas on
revient on revient au calcul et voilà
c'est toujours toujours aussi
enrichissant Adria quant à vous au
quotidien vous faites certaines tâches
seules donc travailler sur des
simulations on l' vu faire tourner des
calculs interpréter les résultats et
pour d'autres activités vous avez besoin
d'échanger donc vous débattez des
résults avec vos collègues vous cherchez
des partenaires extérieurs pour
collaborer sur des projets c'est quoi le
plus intéressant au final c'est le
travail tout seul ou le travail en
groupe alors bon déjà seul seul on est
on peut rarement quand même travailler
complètement seul c'est vrai qu' y a des
tâches où on a on fait des simulations
on est plus indépendant on a moins
besoin des autres mais il y a quand même
toujours un collègue pas loin parce
qu'on se pose ce genour des questions
même quand on fait nos calculs dans dans
notre coin mais après c'est vrai que si
je devais choisir ouais j'aime beaucoup
travailler en équipe et et bien que les
simulations c'est c'est ça voilà c'est
un peu comme comme disait Vincent c'est
ça fait du bien de revenir on va dire à
la à la à la base parce que on on a
tendance plus on a d'expérience plus on
a tendance comme ça à les à les partager
et monter des projets aller voir les les
autres collègues et cetera donc parfois
on manque de temps pour faire de des
calculs mais mais mais quit à choisir
c'est vrai que j'aime beaucoup quand
même
collaborer trouver des
partenariats voilà monter des pro
voilà animer animer une équipe faire que
être facilitateur faire faire que ça
avance ça c'est des choses qui qui sont
voilà qui sont très intéressantes
Vincent si on parle un peu de de terrain
vous avez eu récemment l'occasion de
visiter un chantier naval donc celui de
la construction des flotteur pour le
projet Provence grand-lararge ça fait
quoi de voir ça vous voulez nous
raconter un peu ce qu'on ce qu'on
ressent oui alors j'ai eu la chance
effectivement de de visiter le chantier
avant la mise à l'eau des flotteurs donc
ils étaient à quai donc avec 45 m de
hauteur on quand on s'approche du
chantier à quelques kilomètres on
commence déjà à les voir donc bah initi
beaucoup d'émotion parce que
effectivement on y a passé beaucoup
d'heur de travail et puis même si on
connaît un peu par cœur ces structures
une fois qu'on est au pied de ces
flotteurs on est un peu perdu parce
qu'on a l'habitude de les voir en
simulation sur un écran avec des points
de vue très différents et là on est
comme une fourmis au pied de au pied des
flotteur et on met un peu de temps à à
retrouver les différents éléments qu'on
connaît et puis passer cette C cet
instant là finalement c'est le c'est le
chercheur qui reprend le le dessus et
qui retrouve les détails de de ce sur
quoi on a travaillé et donc oui un un
grand plaisir de de pouvoir voir
matériellement ces ces objets avant de
se quitter on a demandé à nos deux
invités de nous partager leur passion
c'est le coup de cœur des
invités alors marine je crois qu'on
reste les cheveux dans le vent euh oui
tout à fait Adria vous avez un point
commun avec les éoliennes puisque
parfois vous aussi vous utilisez le vent
pour vous déplacer vous faites de la
planche à voile sur votre temps libre ça
fait de vous un véli planchiste j'ai
appris le le mot pendant mes recherche
qu'est-ce qui vous incitait à commencer
la planche à VO c'est c'est lié à votre
métier bah c'était à l'époque ouais
j'étais pas encore ni motoriste ni ni
ingénieur en éolien en mécanique des
flites j'étais j'étais encore au lycée
mais mais voilà j'ai j'ai toujours eu un
intérêt pour les sports maritimes et mon
grand frère en fait faisait de la
planche à VO c'est vrai que les
sensations qu'on a sur une planche et et
le fait de gêner personne d'être là
juste avec sa planche et de d'aller
chercher le vent et de planer bah c'est
des je pense que voilà les gens qui font
de la planche à voile me comprennent
c'est c'est même addictif comme comme
sport attention on pas se prendre une
éolienne quand même al voilà bon je vais
pas suffisamment loin pour me prendre
des éoliennes je pense mais je reste
quand même près des côtes mais voilà
actuellement là en ce moment j'ai j'ai
pas beaucoup le temps de le faire et
puis il faut être géographiquement bien
situé mais non non c'est c'est un sport
que j'espère pouvoir reprendre assez
vite et continuer il y a beaucoup de V
planchistes dans votre corps de métier
oui non c'est vrai que on on ça me fait
ça me fait un peu sourire parce que
quand j'ai fait ce changement de cap
entre motoriste et et et là lien enfin
dans le dans le quand je suis parti dans
le domaine de le lien pardon j'ai je me
suis rendu compte que finalement il y a
a c'est vrai qu'il y a beaucoup de il y
a beaucoup d'ingénieurs comme ça quand
on quand on parle un peu de ses ces
hobby il y a beaucoup de d'intérêt avec
la mer voilà le vent la voie il y a pas
mal de il y a pas mal de gens qui qui
font de la voile dans le domaine en fait
vous Vincent vous gardez les deux pieds
sur terre puisque sur votre temps libre
vous faites du volleyball qu'est-ce que
qu'est-ce qui vous plaît dans ce sport
qu'est-ce que ça vous apporte
ben d'abord c'est un sport d'équipe
c'est dans lequel chacun a sa
contribution et et c'est vraiment un des
fouloirs et c'est vraiment une un
plaisir à chaque fois de retrouver notre
petite équipe amateur et un petit peu de
on fait un petit peu de compétition et
je trouve que vraiment ce qui est ce qui
est étonnant c'est de voir à quel point
une équipe peut se transcender dans un
dans un environnement un peu un peu
challenging un peu avec des avec des
objectifs comme on peut en avoir en
compétition en sport et et voilà je
prends beaucoup de plaisir à ça vous
avez un poste préféré pas de poste
préféré on est en équipe amateur alors
on tourne on tourne entre nous science
en question c'est terminé pour
aujourd'hui merci Adria merci Vincent
pour ce bah pour ce bol d'air finalement
merci à vous d'avoir regardé science en
question on se retrouve bientôt pour
d'autres découverte scientifique ciao
les
[Musique]
sorciers
