Financement et organisation de la recherche scientifique - Science En Direct : les meilleurs moments

L'Esprit Sorcier TV
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12 janv. 2024
Faire de la science, comment ça se passe concrètement ? Qui sélectionne et finance les projets de recherche ? Quelles interactions entre les différents corps de métiers ? Réponses avec l'ANR, l'Agence nationale de la recherche.
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[Musique]
[Applaudissements]
bonjour à toutes et à toutes vous le
constatez on est toujours au cœur de la
Fête de la Science au Muséum National
d'Histoire Naturelle alors pour cette
émission on va rejoindre les équipes de
l'Agence nationale de la recherche la NR
en effet pour répondre au défi du
changement climatique et de la
biodiversité vous imaginez bien que les
projets de recherche se multiplient dans
tous les domaines toutes les disciplines
de la science et ça c'est tant mieux
mais en coulisses comment s'organise la
recherche comment tous ces projets
sont-ils accompagnés comment sont-ils
financés et bien c'est ce que nous
allons voir tout de suite avec notre
équipe de la NR générique
[Musique]
et comme nous avons la chance d'être en
public je vais demander au public la
Claudia nous inviter
voilà je voulais présenter tout de suite
bonjour chers amis de la NR la chanson
nationale de la recherche je vois que
vous êtes venu en force en équipe pour
nous présenter tous ces projets alors
vous représentez chacune ou chacun un
département de la NF je vais vous
laisser vous présenter on va commencer
par un élève prieur Richard va
représenter quel département
représente le département de qui
travaille sur les sujets reliés à
l'environnement les écosystèmes et les
ressources biologiques d'accord mais on
va voir que tous les départements sont
concernés par les problèmes de
biodiversité de réchauffement climatique
Fanny Lachard
prenez vos micro-ondes bonjour moi je
représente le département numérique et
mathématiques au sein de l'agence et
vous allez nous présenter le challenge
il y a biodiive à côté de vous François
moiand bonjour monsieur Moisan bonjour
donc François Moisan bonjour je
représente le département Sciences
physiques de l'ingénieur chimie énergie
et avec vous on va développer un très
bon projet aussi qui concerne le
développement des énergies renouvelables
en Afrique et nous avons également
Tristan Lescure avec nous bonjour à tous
ben moi je représente le département des
sciences humaines et sociales au sein de
l'agence d'accord très important aussi
parce que financer la recherche c'est
important faire connaître la recherche
auprès de tout le monde auprès du grand
public c'est très important aussi on va
en parler dans l'émission alors un petit
mot d'abord un Hélène prier Richard
parce que tout le monde ne connaît pas
la NR est-ce que vous pouvez nous la
présenter en quelques mots et nous
expliquer son rôle
donc l'Agence nationale de la recherche
son rôle c'est essentiellement de
financer la recherche en France la
recherche est financée de deux façons
d'une part un abonnement général qui va
aux organismes de recherche et puisque
l'on appelle le financement de la
recherche sur projet c'est à dire que
des équipes se mettent ensemble
développent un projet de recherche et le
soumettre à l'agence pour financement
concrètement ça se passe comment moi par
exemple je fais des recherches sur la
biodiversité j'ai besoin de financement
il se fasse quoi je réponds à un appel à
projet c'est ça tout à fait c'est à dire
qu'on va publier plusieurs fois dans
l'année des appels à projets qui peuvent
être plus ou moins ciblés sur des
thématiques particulières et les
chercheurs soient réponds
l'individuellement en soit
essentiellement pour l'agence répondent
de façon collaborative c'est à dire
plusieurs équipes ensemble elles
développent leur projet sur ce qui leur
fait plaisir et ensuite ces passe par un
comité de sélection qui va qui est formé
par ce qu'on appelle les pères c'est à
dire des chercheurs dans l'endormais les
experts et c'est eux qui vont regarder
si le projet
à toutes les caractéristiques pour
produire des résultats intéressants pour
pour la recherche et la société il y a
deux jours deux types de projets sans
être trop technique il y a je crois les
projets génériques et des projets plus
thématiques que ça tout à fait ce qu'on
appelle les projets génériques c'est en
général ce qu'on appelle également
initié par les chercheurs c'est à dire
on ne va pas leur demander de travailler
sur une thématique particulière c'est
eux qui décident un peu ce dont ils ont
envie de faire et puis après on va avoir
des recherches plus ciblées et Tristan
et Fanny nous donneront un exemple ou
cette fois-ci la thématique
réponse ou un enjeu sociétal soit un
besoin des en soutien en politique
publique
ça dépend après et donc sur le
changement climatique et le
développement durable il y a des appels
ciblés d'accord alors vous financez et
vous travaillez avec les chercheurs de
tous les organismes de recherche mais
pas seulement vous financez vous
travaillez aussi avec ce que vous
appelez des porteurs d'enjeux c'est ça
c'est à dire des personnes qui font pas
partie du monde académique de la
recherche
tout à fait alors nos projets ont
toujours un partenaire académique et il
peut co-construire son projet avec des
porteurs d'enjeux qui peuvent être des
entreprises privées qui peuvent être des
associations qui peuvent être des
collectivités locales et ce en fonction
du sujet de recherche et des besoins
c'est-à-dire qu'on estime que si on
souhaite que les les résultats de la
recherche passent plus rapidement dans
le domaine de l'opérationnel de
l'applicabilité on a d'avoir les acteurs
qui vont les mettre en
lien et il sera plus efficace donc par
exemple si on travaille sur
l'augmentation du niveau de la mer dû à
l'augmentation de la température et donc
du changement climatique et bien on peut
avoir des collectivités locales des
villes qui vont travailler après sur des
plantes d'adaptation
avec des résultats de la recherche
et les acteurs peuvent être aussi donc
issus de on va dire de la société civile
ça on en parlera tout à l'heure ensemble
avec Tristan Lescure on est en train de
faire une sorte de sommaire de
l'émission en même temps alors
aujourd'hui de plus en plus et c'est une
chance finalement on a l'impression que
les scientifiques de discipline
différents se rend compte plus souvent
se croisent donc vous devez aussi
dans dans ces projets croisés c'est ces
différentes recherches ou cette
différente discipline tout à fait il y a
un continuum comme on a continué de du
fondamental vers l'opérationnel on a un
continuum de la recherche disciplinaire
à la recherche multidisciplinaire et
donc on a par exemple dans notre appel
le gros appel national 19 axes
scientifiques sur 56 qui sont sur les
transitions et les transformations
sociétales et environnementales et qui
sont toutes multidisciplinaires c'est à
dire avec du numérique et de la chimie
de l'écologie de la sociologie de
l'histoire des sciences tout ça peut
arriver en fonction de la question qui
se pose de croiser on parlera tout à
l'heure de l'exemple concret de
l'intelligence artificielle au service
de la biodiversité et peut-être
l'inverse aussi d'ailleurs donc voilà et
puis des projets français mais des
projets de collaboration internationale
tout à fait on est alors on finance
toujours des partenaires français mais
soit dans des projets nationaux donc
incluant uniquement des partenaires
français ou avec des partenaires
européens ou hors Europe et
effectivement François nous parlera
d'une initiative avec la frite et
effectivement pour des enjeux type
changement climatiques où il n'y a pas
de frontière ou le climat est un pack
mondial dans l'émission précédente il y
avait quelque chose sur le golf stream
donc on voit bien entre les côtes des
Amériques et les côtes européennes et
africaines d'ailleurs
donc de mettre des chercheurs qui
viennent de ces différents pays permet
aussi de développer non seulement des
connaissances mais également des
solutions qui soient applicables partout
dans le monde bon au niveau un petit peu
plus clair alors sur l'ensemble de du
travail de la NR au total combien en
moyenne de projets financés chaque année
alors on a eu une forte augmentation en
2021 grâce à la nouvelle loi voilà donc
l'année dernière on a financé
en totalité pour un budget de d'un
milliard deux environ et ce qui
représente pratiquement 2000 projets et
du coup environ 5000 équipes de
recherche où
5000
tout à fait d'accord alors on va voir
tout de suite un cas concret avec vous
François Moisan vous vous êtes
responsable scientifique d'un programme
dont je vous laisse prononcer le nom
comme on vous l'appelez on l'appelle
liprose c'est un acronyme qui veut dire
long terme Europe Afrique parknership on
remet pour l'énergie c'est en anglais on
l'a pas traduit en français ça veut dire
un partenariat de long terme entre
l'Europe et l'Afrique sur les énergies
renouvelables c'est très précis
l'objectif c'est de permettre l'accès à
l'énergie
passons renouvelables une énergie
renouvelable au maximum de personnes en
Afrique essentiellement dans des zones
rurales rurales c'est à dire les
personnes qui ne sont pas comme on dit
sur le réseau quoi le réseau électrique
c'est ça exactement peut-être quelque
chose pour resituer Facebook expliquer
pourquoi c'est un enjeu vis-à-vis du
changement climatique l'Afrique c'est
1,4 milliards d'habitants sur les 8
milliards qu'on sera le 15 novembre
prochain d'après ce que j'ai vu c'est
17% de la population mondiale l'Afrique
l'Afrique est responsable de moins de 4%
des émissions de CO2 sur la planète donc
on voit bien que il y a un enjeu énorme
parce que c'est sur ces 1,4 milliards
d'habitants en Afrique il y en a que 1
sur 2 qui a accès à l'électricité c'est
à dire qui vit suffisamment près d'une
ville pour avoir un réseau existant qui
lui fournit d'électricité une
électricité qui est pas toujours très
fiable donc l'enjeu derrière ça puisque
l'Afrique va se développer l'estimation
c'est que d'ici 2050 donc si 25 ans la
population d'Afrique va doubler c'est ça
va y avoir une augmentation c'est la
croissance la plus forte le continent
dont la population croit le plus fort au
monde donc l'enjeu c'est ses habitants
africains dont l'objectif je le rappelle
des Nations Unies c'est d'avoir d'ici
2030 la totalité de l'accès elle
l'électricité en Afrique ça c'est
l'objet qui est très ambitieux
certainement mais comment va se faire
cet accès à l'électricité la population
rurale dont le problème c'est que les
réseaux centralisés les réseaux des
États ne pourront jamais se développer
suffisamment pour aller dans ces zones
rurales à faible densité c'est trop
coûteux
ce n'est pas possible d'investir sur ces
solutions heureusement on a un nouveau
paradigme mais avec les énergies
renouvelables dans les prix ont décrit
très fortement depuis 10-15 ans le Prix
du photovoltaïque du solaire les prix de
l'éolien la petite hydraulique la
géothermie donc toutes ces solutions
peuvent être décentralisées et
contribuer à ce que chacun est Axel
électricité ça permet une autonomie ça
permet à des villages ça permet à une
autonomie mais ça permet même d'avoir
l'électricité qui n'aurait pas seulement
en plus on a deux tiers à part les
réseaux centralisés on a deux types de
solutions soit les petits réseaux on
appelle ça des mini grids en anglais et
qui jusqu'à présent se développe un
petit peu mais avec du diesel des
groupes diesel donc très cher dans la
situation et énergétique actuelle la
plus récente
le prix du diesel explose en Europe et
en Afrique bien sûr de gaz à effet de
serre donc l'enjeu vis-à-vis du climat
c'est de faire en sorte que
effectivement toutes ces populations
donc plus un Africain sur deux et la
population croit plus vite actuellement
que les raccordements donc que l'on
puisse trouver des solutions et ça même
si le photovoltaïque et l'éolien ont
baissé leur prix il faut trouver des
solutions
et ça on a besoin de recherche on a
besoin d'innovation alors ça peut se
faire soit traverser petit réseau soit
des installations individuelles qui
apporte les besoins qu'on appelle
essentiel c'est à dire l'éclairage pour
pouvoir notamment étudier le soir la
recharge des téléphones portables c'est
devenu un besoin essentiel la télévision
portable comme ça parce que là-bas c'est
vraiment essentiel aux femmes par
exemple pour travailler
et maintenir le lien social aussi donc
c'est pas bien sûr c'est devenu un
besoin évident et si alors il faut non
seulement leur apporter ses besoins
essentiels mais il faut aussi couvrir
des besoins qu'on appelle productifs
c'est à dire qu'il soit générateur
d'emplois et de revenus de façon à
éviter l'exode rural qui se produit
actuellement en Afrique
développement alors ça peut être de
pouvoir par exemple la chaîne de froid
40% de la production agricole de
l'Afrique est perdue
à cause de du problème de conservation
des aliments pas seulement mais à cause
de la du problème de conservation des
aliments donc à porter du froid c'est
faire en sorte que effectivement il y a
moins de pertes alimentaires d'accord à
portée du froid alors bon vous le disiez
pour le confort individuel avoir de la
lumière ce qui permet déjà aux enfants
de pouvoir travailler quand ils sortent
de l'école mais également permettre un
développement économique de petits
artisanats de petites entreprises au
niveau local ça permet d'avoir par
exemple une machine à coudre un poste de
soudure pour développer de la des
artisanat des travaux et encore une fois
créer de l'emploi et éviter un exode
rural et limité alors bien sûr si on
peut faire ça avec des énergies
renouvelables et là on a besoin de
recherche on a besoin d'innovation et
donc dans ce programme que nous
conduisons et que la NR coordonne avec
17 agences de financement
équivalentes à l'ADEME à la NR en Europe
et en Afrique
ça permet effectivement pas seulement de
transférer de la technologie mais de
co-construire avec les Africains les
technologies de demain
l'objectif c'est aussi par exemple parce
que c'est important en Afrique d'éviter
de faire la cuisine avec le bois par
exemple non on parlait d'accès à
l'électricité l'autre challenge l'autre
défi c'est effectivement au niveau
mondial on a
2,5 milliards d'habitants donc vous
voyez par rapport aux univers qu'on a
2,5 milliards d'habitants qui dont les
modes de cuisson repose encore sur le
bois de feu et la biomasse
avec un travail des femmes pour les
couper le bois
plusieurs heures par jour ça représente
c'est considérable et puis des émissions
de polluants dans la maison mais aussi
des émissions de CO2 bien sûr et donc là
aussi comment arriver à des solutions de
cuisson moderne et propres c'est un
enjeu et qui effectivement s'adresse à
la population scientifique et aux
innovateurs des deux continents pour
dans nos projets qu'on que la NR auquel
la NR conduit et encore une fois encore
donne l'ensemble de ces agences on a des
solutions qui émergent et qui pourront
permettre de se passer de bois de feu
tant que faire ce feu et d'éviter la
déforestation et effectivement trouver
ces solutions donc ce qui est important
de voir c'est ce sont des projets
auquel le coopération chaque projet est
conduit par des équipes européennes et
africaines c'est pas un transfert de
technologie
c'est vraiment une collaboration une
coopération tout à fait tout à fait et
c'est effectivement on a je reviens là
d'une conférence on a rassemblé on avait
plus de 280 équipes de recherche
européenne et africaines et davantage
d'Africains que l'Européen qui participe
à ses travaux donc je crois que c'est si
vraiment très important de procéder à
travers ces co-constructions de
recherche d'accord on peut prendre un
exemple concret qui s'appelle
Orika
non non c'est eurica c'est un projet que
j'aime beaucoup
ce que j'évoquais donc les solutions
qu'on a actuellement avec les énergies
renouvelables c'est par exemple sur le
toit d'une maison de mettre un capteur
photovoltaïque une petite batterie qui
va permettre savoir l'électricité pour
l'éclairage la recherche de téléphone
portable la télévision etc et puis la
maison d'à côté elle va faire pareil et
on va avoir mettons dans un village
sainte-maisons qui sont équipées mais
chacun individuellement et le projet
urica vise à construire ce qu'on appelle
un mini réseau mais un anneau réseau
c'est à dire qu'on va regrouper ces 5
producteurs et consommateurs
d'électricité en chambre on va les
relier avec des câbles en courant
continu et puis on va faire en sorte que
il puisse s'échanger
l'électricité qui sera produite
collectivement et donc on commence à
construire une communauté et derrière ça
il y a des sciences sociales je regarde
Tristan parce que effectivement on peut
pas construire ça simplement en le
décrêtant il faut associer chacun des
ménages à cette construction d'un réseau
commun et de le gérer de façon commune
je dirais ensemble
si on le faisait au niveau individuel
chaque maison avait juste
vous sortirez pas ça marcherait pas non
et puisqu'il y a c'est qu'on pourrait
produire l'électricité qui serait pas
utilisé à certains moments et à d'autres
moments il y aurait des besoins
d'aménage qui ne pourraient pas être
satisfaire alors que son voisin a un
excédent je souligne simplement qu'on
Europe en France on peut pas on n'a pas
le droit de faire ça ah oui maintenant
on peut pas on est au présent il faut le
revendre au réseau électrique mais on
peut pas dire je produis chez moi je le
vends à mon voisin donc je comprends en
Afrique finalement bah c'est le réseau
de demain oui bah tant mieux on va dire
alors parce que là c'est possible tout à
fait c'est complètement possible c'est
un énorme travail tout ça c'est un
énorme challenge ça
c'est pas un peu idéaliste parfois je me
fais un peu l'avocat du diable le
l'objectif numéro 7 je crois de l'ONU
les objectifs de développement durable
c'est dire quand 2030 tout le monde
toute l'Afrique doit avoir accès à
l'énergie renouvelable je pense que on
arrivera pas en 2030 à 100% mais c'est
pas parce qu'on n'arrivera pas à 100%
qu'il faut pas y aller de plus en plus
ce programme est quand même un programme
très important et c'est 32 millions
d'euros qui sont mis en recherche et
développement entre pour des projets de
coopération et de renforcement ce qu'on
appelle renforcement de capacité
c'est-à-dire faire en sorte que les
équipes africaines soient elles aussi au
top niveau mondial d'accord en tout cas
vous allez motiver et d'y croire on est
motivé oui
merci Fanny lachain vous vous êtes vous
l'avez dit vous représenter le
département numérique et ma thématique
de la NR on a envie de se dire mais
qu'est-ce que vous faites là on est en
train de parler de développement durable
de biodiversité qu'est-ce que vous venez
faire là je vais vous présenter un
challenge qui effectivement
met en commun les experts Dia et les
experts en biodiversité comme vous
l'avez dit c'est de plus en plus demandé
par la communauté par les deux
communautés de travailler ensemble sur
un même problématique pour résoudre des
questions d'iodiversité dans ce
challenge aussi par exemple d'accord
alors racontez-nous ce projet que peut
déjà apporter l'intelligence
artificielle à la biodiversité
ou à l'étude de la biodiversité dans ce
projet
le but pour les équipes qui ont été
sélectionnés et de produire au bout des
quatre ans des indicateurs
d'intelligence artificielle pour la
prédiction de la biodiversité qui peut
être effectivement des questions de sur
la densité de poisson densité coraux la
température des océans etc tout ça grâce
à des outils développés grâce à des
experts en intelligence artificielle
c'est ça parce qu'on a déjà des données
mais il y a un petit problème dans le
domaine de la biodiversité c'est qu'on
n'arrive pas à suivre j'allais dire
presque au jour le jour où régulièrement
les changements des écosystèmes pour
être concrets autour d'un étang on peut
d'un seul coup avoir une usine qui
s'implante et ça on le sait pas donc on
va créer des modèles grâce à
l'intelligence artificielle qui vont
permettre de faire ce suivi c'est ça
c'est tout à fait ça c'est vrai qu'il y
a des données qui existent il y a déjà
quelques modèles qui existent mais grâce
à une coopération entre équipe une
contraction entre expert dial
biodiversité on va pousser ces modèles
diables pour qu'ils deviennent plus
performants plus robustes qui puisse
être plus utiles aux experts mais aussi
aux décideurs politiques par exemple
d'accord il faut préciser que la NR
cette un opérateur qui dépend de l'état
du ministère de l'Enseignement supérieur
et de la Recherche et qui doit répondre
à ces demandes mais qui a aussi la
possibilité de prendre des initiatives
et qui est force de proposition et ça
s'inscrit dans ce cadre là oui oui
absolument c'est effectivement
des appels celui-là ou d'autres qui
effectivement sont viennent de
nos décideurs et de du ministère oui
tout à fait d'accord alors pourquoi
cette volonté de rapprocher des
chercheurs de l'intelligence
artificielle et des chercheurs de
biodiversité et qui alors pour ce
challenge là ça a été vraiment une
volonté déjà de du domaine de la
biodiversité qui voit qu'ils ont des
indicateurs qui existent mais qui sont
effectivement limitées et qui
connaissent qui connaissent les pouvoirs
de liens mais qui ont peut-être pas
encore à cette compétences tout seul
pour y arriver donc c'est vraiment une
demande de la communauté qui dit non on
sait qui on sait qu'on peut faire mieux
on sait que en collaborant avec d'autres
domaines avec des experts en lien on
peut aller plus loin et on peut trouver
effectivement des indicateurs qui
pourront répondre de mieux en mieux en
étant plus robuste en ayant besoin
peut-être de moins de données qu'on a
besoin actuellement pour des questions
très très pratiques très utiles pour la
biodiversité alors là dans ce cas précis
ça s'appelle le challenge
Ia c'est quoi un challenge un challenge
c'est un dispositif de financement de la
NR qui fait collaborer des équipes ou
parfois pas collaborer mais en
compétition mais ce challenge là en tout
cas collaboré autour d'une même question
scientifique donc on pose une question
scientifique au départ dans l'appel dans
le texte de l'appel à projet et donc les
scientifiques qui répondent et ils
doivent chacun à leur manière essayer de
répondre à la question scientifique donc
l'idée c'est que pour la question ici
des indicateurs et bien il y a trois
équipes qui ont été sélectionnées pour
financement il va on va voir trois
façons de fois de faire des indicateurs
qui vont peut-être s'inspirer les uns
des autres pour à la fin au bout des
quatre ans ce challenge dure 4 ans en
avoir un très bon en avoir trois très
très bons voilà
c'est pas une compétition c'est vraiment
une collaboration il y a trois équipes
de françaises et franco-africaine et une
franco-africaine et donc ils ont quatre
ans en fait pour faire ce travail et
remettre leur compte tout le travail
ensemble vers ce travail répondre à la
question partagez les données partager
leurs connaissances les ouvrir les
ouvrir entre eux mais aussi à leur
communauté d'accord alors est-ce qu'il
faut faut bien comprendre c'est le but
c'est de mettre en place un modèle
d'intelligence artificielle c'est pas de
commencer à faire du recensement toutes
les équipes partent avec les mêmes
données qui sont issues des mêmes
organismes c'est tout à fait ça on leur
fournit les données même ils n'ont même
pas récolter les données si le veulent
si c'est intéressant pour eux bien sûr
il le peuvent mais en tout cas les
données sont fournies par par nos
collaborateurs dans le challenge et donc
ils partent effectivement tous au même
au même niveau comme vous l'avez dit
d'accord sur des zones géographiques
bien précises Méditerranée
puis Pacifique pourquoi voilà donc
d'abord deux ans sur la Méditerranée
ensuite deux ans pacifiques l'idée c'est
que pour que les mots on va d'abord ils
vont d'abord devoir créer des modèles
via sur la Méditerranée et puis ensuite
tester si ces modèles peuvent être
généralisés au Pacifique et voir si ce
n'est pas le cas ce n'est pas grave mais
voir ce qui peut être ce qui doit être
modifié ce qui doit être un peu ajusté
pour qu'un modèle soit plus généraliste
et pour le modèle fonctionne dans
plusieurs milieux ici aussi bien dans la
Méditerranée que Pacifique donc un
modèle très fort très généraliste on en
est où actuellement du challenge du
challenge les équipes ont commencé en
février donc on en est au premier
réunions d'équipe au première mise en
place donc pas encore de résultats
combien de chercheurs alors il y a
beaucoup de chercheurs qui vont qui vont
embaucher des doctorants ça les équipes
vont toutes vont tous augmenter autour
des 4 ans
mais c'était environ
assez difficile à dire
4 chercheurs plus tous les doctorants
plus tous les gens qui qui vont venir
avec eux d'accord c'est intéressant là
de de finalement est-ce que vous voulez
voyez de près vous mélangez des
disciplines
scientifiques différentes avec des
chercheurs qui viennent d'horizons
différents il doit y avoir des
mathématiciens informaticiens vous avez
biologistes c'est d'abord un premier
challenge pour eux c'était de créer une
équipe avec toutes ces expertises dedans
et qu'ils arrivent à parler le même
langage ça a été mais voilà c'est des
déséquilles qui sont toutes avec tous
des experts en lien à l'intérieur tous
des experts en biodiversité à
l'intérieur et qui donc vont collaborer
très bien vous nous tiendrez au courant
de l'avancée du projet merci beaucoup
Tristan
Lescure vous on le rappelle vous êtes au
département
Sciences humaines et sociales très
important très important d'ailleurs
parce que j'ai l'impression heureusement
aujourd'hui d'ailleurs on parle de plus
en plus des sciences humaines et
sociales dans la recherche complètement
vous l'avez vu les sciences humaines et
sociales chacun de mes collègues en ont
parlé dans leur discipline respective et
c'est ce qui est intéressant voire
passionnant c'est que ça traverse
l'ensemble des disciplines et d'où
l'importance de poursuivre les
financements dans toutes les disciplines
des sciences humaines et sociales et
aussi les sciences projet social
forcément aujourd'hui sont sollicités
dans les questions de biodiversité dans
tous les domaines dans tous les domaines
tous les domaines et bon je le retrouve
encore aujourd'hui dans ce dont on va
parler dans quelques instants mais c'est
ce qui est passionnant justement alors
on en parlait au tout début la NR sa
vocation
d'origine c'est de soutenir la recherche
d'accompagner les chercheurs etc mais
c'est aussi d'aider à transmettre cette
connaissance ces acquis scientifiques
auprès je vais dire du grand public
enfin dans ce grand public on peut
mettre beaucoup de monde ça peut être
des décideurs ça peut être des citoyens
ça peut être n'importe qui ça peut être
moi c'est ça aussi tout à fait alors
comment comment on le fait comment ça se
comment ça se présente pour nous à la NR
en fait c'est notamment aussi lié à la
loi de programmation de la recherche on
n'a pas eu l'occasion d'en parler mais
justement celle-ci elle prévoit quelque
chose de très intéressant c'est qu'elle
laisse une place assez large en fait à
une conception renouvelée de la relation
entre les sciences la recherche et les
citoyens donc la société dans son
ensemble et pour ce faire en fait
l'ambition pour nous à Henner ça a été
vraiment de pouvoir
mêler dans un dans le même sur le même
sur un terrain les académiques et non
académiques donc comment on a mis en
place cela à la NR en 2021 on a lancé un
appel à manifestation d'intérêt qui a
permis un petit peu de sonder le terrain
les différents acteurs tout de toute
discipline confondues ils ont répondu à
cet appel à manuel sans intérêt et nous
traversent un dépouillement et toute
l'équipe qui qui au sein du département
shhs à travailler là-dessus et ça
reboucle un petit peu ce qu'on disait
sur un petit peu l'autonomie qu'on a au
regard du ministère on a pu définir tout
un programme leur programme sciences
avec qui pour la société qui se définit
en deux grands volets un volet vraiment
assez classique comme on l'a dit voler
d'appel à projet et un autre volet un
petit peu plus
dédié à la communication à la
communication plutôt liée vers le grand
public je dirais qui est sur des projets
d'abondement qui finance fait qui
apportent du financement complémentaire
à des projets qui sont d'ores et déjà
financés par l'agence d'accord pour être
très concret ça veut dire que lorsqu'il
y a une somme qui va vers une recherche
il y a une partie de cette somme qui est
consacrée à justement la transmission de
la connaissance au partage des
connaissances c'est ça exactement alors
dans le volet abondement comme on le dit
un petit peu vulgairement qui est plutôt
la dans votre jargon c'est ça dans notre
jargon
c'est justement cela c'est à dire que
c'était des projets qui finançaient tout
type de recherche mais dont l'objectif
de cet abonnement c'est de pouvoir
finalement décloisonner la recherche et
les chercheurs et de pouvoir en faire
une communication auprès du grand public
et donc comment cela se produit
l'ensemble évidemment comme toujours on
coopère une principalement avec des
laboratoire de recherche on leur a
demandé qu'il réponde via des
différentes lacs de cadrage et à travers
lesquels et bien les lettres de cadrage
définissaient une moyenne communiquer à
travers beaucoup de structures ça
pouvait être des services de
valorisation des sociétés des musées des
musées des associations des entreprises
des ONG tout type de structures et c'est
ce qui rend la chose intéressante
finalement
d'accord et donc ça y est ça c'est en
place la loi de programmation dont vous
parliez tout à l'heure elle fait 2021
2030 tout à fait alors développer sur
toute cette période exactement en fait
il y a tout un et c'est justement ce qui
rend la chose très intéressante
finalement elle dispose que la NR peut
dispenser jusqu'à 1% de son budget dédié
à la science avec et pour la société
donc justement on a on a mis en place
toute une série d'appels à projets qui
vont justement se dérouler sur l'année
en cours la réanque actuellement des
appels qui sont ouverts vous pouvez nous
en citer quelqu'un à quelques-uns titre
d'exemple d'appel à projet bien sûr
l'appel science timbre recherche
participative qui est actuellement
ouvert qui clôture très prochainement
qui justement associe l'élaborateurs de
recherche et là pour le coup tous les
différents types d'acteurs quels qu'ils
soient
tant évidemment que celui-ci enfin que
ces acteurs là font de la recherche
quelque part parce que faut pas oublier
qu'elle a NR on finance de la recherche
on essaie de financer l'excellence dans
celle-ci et donc justement ils peuvent
répondre à cet appel à projet qui je
dois le dire connaît un certain succès
ah bah oui mais justement ça c'est
important par les noms un petit peu du
développement de la recherche
participative que vous est-ce que vous
avez des exemples concrets à nous donner
pour que tout le monde comprenne bien de
quoi il s'agit oui alors concrètement
sur les appels confinement actuels qui
est en cours non pas vous dire
des exemples que vous auriez déjà
soutenus alors oui parce que c'est vrai
que la recherche participative c'est
quelque chose qui existe à la NR qui
n'existe pas c'est pas c'est pas une
nouveauté pour nous de financer des
projets de recherche participative on en
a financé un dont j'ai en tête qui
s'appelle le projet climax qui associe
justement une équipe de recherche en
Argentine avec des agriculteurs locaux
et qui justement étaient concentrés à
effectuer de la coproduction de savoir
pour lutter contre le changement
climatique d'accord
très bien donc et ensuite j'allais dire
il un projet aussi qu'on avait évoqué
fripon non ça fait oui c'est vrai
on l'a financé c'est un très très beau
projet qu'on a financé je dois dire je
suis pas le spécialiste du projet
Fribourg pour le coup d'accord
mais justement ça a été indiqué
que le grand public apporte un coup de
main on va dire aux astronomes à
travailler sur la recherche de
météorites tomber sur terre etc à tel
point pour montrer que c'était sujet qui
touche particulièrement l'air ce projet
en particulier a été un des projets
phares que nous avons mis en avant pour
l'agence donc justement le le rapport
que nous essayons de maintenir et de
avoir avec la société il est très fort
et il nous cessera je pense d'exister
tout au long de la loi de programmation
de la recherche voire peut-être qui sait
après d'accord alors ces appels à
projets font sont font l'objet d'une
sélection après avec un jury particulier
parce qu'il y a des représentants de la
société civile si j'ose dire justement
dans le cadre de cet appel en on est en
train de monter un comité d'évaluation
scientifique et comment ça se passe la
sélection au sein de la MR ce sont les
pairs donc pour le coup dans le cadre
d'un appel très particulier qui est le
recherche participative il y aura des
membres académiques universitaires de
renom qui ont été qui sont à culturelle
à la recherche participative mais pas
uniquement de l'autre côté il y aura
justement des acteurs de la société
civile évidemment je peux pas dire
encore qui seront ces gens mais je peux
vous le confirmer il y aura des des
personnes qui auront vraiment fait de la
recherche participative
issus de structures qui sont habitués à
le faire donc là dessus les projets
seront effectivement évalués par leur
père sur ces questions d'accord pour
conclure je vais vous donner la parole à
chacun chacune d'entre vous comme vous
voyez vous les projets arriver vous
contribuez aussi à lancer des appels à
projets mais est-ce que de l'intérieur
vous êtes dans les coulisses vous avez
le sentiment d'avoir de plus en plus une
recherche qui qui s'oriente et qui
pourrait aider à développer trouver des
solutions dans le cadre de la lutte
contre réchauffement climatique de la
protection de la biodiversité quel est
votre sentiment à vous qui voyez ça de
l'intérieur
alors il y a effectivement un intérêt
plus important aussi des politiques
publiques de se baser sur les résultats
scientifiques donc il y a un
encouragement aller dans cette voie là
mais ce qu'il faut bien se rendre compte
c'est que ce qui est réellement
important c'est le continuum de
recherche c'est-à-dire effectivement on
a besoin de recherche ciblées sur ces
questions mais on a besoin de recherche
fondamentale très libre parce qu'en fait
ces résultats vont nourrir une recherche
ciblée et vice-versa donc effectivement
l'exemple que vous citiez de fripons ou
les
les citoyens regardent les météorites
qui tombent les récoltes les envoient
ces données là après à de la recherche
très fondamentale sur comment marche
notre système solaire et Ben sont des
aspects qui pourront servir même si
c'est un peu lointain à comprendre
comment le climat est notre atmosphère
fonctionne pas oublier l'importance de
la recherche fondamentale très
pas un mot pour conclure sur votre oui
on voit bien que vu les la croissance de
la population africaine c'est un enjeu
énorme pas que pour les Africains pour
la planète entière de faire en sorte
qu'en 2050 la population africaine soit
et qu'une croissance qui soit pas calqué
sur ce que nous avons fait pendant 20 et
ou 30 ans effectivement que ce soit une
croissance sobre et qui apporte une
croissance économique importante à
travers les projets qu'on soutient on
voit bien qu'il y en a qui sont courtes
de relativement court terme sur le
projet Eureka qu'on évoquait et puis il
y en a qui sont de beaucoup plus long
terme il y avait un projet c'est
l'hydrogène naturelle parce que
l'hydrogène naturelle ça existe qui
histoire de terre de la géothermie qui
est généralement des grandes
installations à l'échelle d'un village
ça existe on Éthiopie on commence à
pouvoir le maîtriser donc et tout ce qui
relève du digital permet de faire des
choses qu'on pouvait pas faire avant
donc il y a à la fois de l'innovation
puis aussi de la recherche plus
fondamentale qui est nécessaire pour
arriver très bien Fanny à travers le
challenge j'ai un autre appel que que
donc je m'occupe je vois vraiment
cette envie des communautés de
collaborer cette envie des communautés
de s'inspirer l'un de l'autre de
travailler ensemble pour répondre à des
questions effectivement écologiques
biologiques de bio diversité donc c'est
vraiment ça qui est important
à peu près la même chose que Fanny je
dirais dans le cadre du de l'appel qui
est en cours recherche participative on
le voit on le voit qu'il y a une vraie
mobilisation de chacun des acteurs sur
sur ces questions précisément donc ça
répondra évidemment on regarde la
sélection sûrement à un certain avec
certains de ces projets à ces questions
très précises mais justement dans le
dans la science avec les pour la société
je l'ai pas dit mais je le précise là
justement c'est il y a aussi une aide à
la fin la pluie à la décision à la
politique publique justement il y aura
un appel dédié sur ces questions là et
il est fort à parier que les questions
sur le changement climatique
ces gensjeux sont très poursuivants très
suivis dans le cadre de cet appel et
bien merci beaucoup à vous quatre de
nous avoir expliqué ces aspects de la
recherche qu'on ne connaît pas toujours
beaucoup merci à vous de nous avoir
suivis pour cette émission réalisée en
direct depuis la grande galerie de
l'évolution du Muséum national
d'Histoire naturelle de Paris qui nous
accueille pour cette fête de la science
on se retrouve bah bientôt pour une
prochaine émission de sciences en direct
merci
[Musique]
[Applaudissements]
[Musique]
