Présenté comme la grande réforme sociétale de la nouvelle législature, ce projet de loi sur la fin de vie instaure une aide active à mourir sous certaines conditions strictes. Le sujet suscite des inquiétudes, chez les opposants comme les partisans de l’euthanasie ou du suicide assisté, qui espèrent faire évoluer le texte du gouvernement. Suivez ces deux semaines de discussion intense en séance publique sur LCP Assemblée nationale. Le vote solennel sur le texte est prévu le 11 juin.
bonsoir à tous et bienvenue sur LCP pour
suivre les débats sur la fin de vie dans
l'hémicycle de l'Assemblée nationale les
députés sont en ce moment en train
d'examiner l'article 4 qui porte sur les
directives anticipées toute la journée
les débats ont plutôt porté sur
l'article 2 et les maisons
d'accompagnement ou plutôt leur création
on va en débattre ce soir avec nos
invités je vous les présente Didier
Martin bonsoir bienvenue vous êtes
député renaissance de Côte d'Or et un
des rapporteurs sur ce projet de loi fin
de vie et accompagnement des malades
face à vous thbao Bazin bonsoir vous
êtes députés les républicains de Meurth
et Mosel et c'est vous entre autres qui
prenez la parole pour les républicains
sur ce texte et avec nous Claude grange
merci d'être là bonsoir vous êtes
médecin formateur en soins palliatif et
auteur du livre le dernier souffle que
l'on voit à l'écran chez galimar alors
je vous propose avant de commencer ce
débat de retrouver Elsa mondingava qui
est avec nous ce soir salle des quatre
colonnes Elsa éclairez-nous un peu sur
ce fameux article 2 et la création des
maisons d'accompagnement et bien écoutez
Brigitte déjà vous dire qu'il a été
adopté assez largement ici dans
l'assemblée ces maisons d'accompagnement
ce sont des structures intermédiaires
entre le domicile et l'hôpital avec une
prise en charge globale sanitaire
psychologique sociale médico-sociale et
évidemment un focus sur la prise en
charge de la douleur attention on parle
de maison d'accompagnement et de soins
palliatifs les députés ont tenu à ce que
ce terme soin palliatif reste présent et
ces structures elles seront à but non
lucratif c'était un amendement adopté en
commission le rapporteur Didier Martin
sur votre plateau Brigitte n'a pas
réussi à inverser cette tendance alors
la majorité et la gauche ont voté pour
la création de ces maisons
d'accompagnement le rassemblement
national et les républicains contre
alors pour des questions d'organisation
mais aussi pour des questions éthiques
puisque dans ces maisons
d'accompagnement on pourra bénéficier
d'une aide à mourir la ministre de la
Santé Catherine Vautrin l' préciser pas
plus qu'à l'hôpital pas plus qu'au
domicile pas plus que dans les épades
mais évidemment ce sera une possibilité
pour les parents qui le souhaitent voilà
pourquoi le rassemblement national et la
droite ont voté contre car globalement
ils sont contre cette aide à mourir
merci Elsa alors ces maisons
d'accompagnement n'existe pas réellement
aujourd'hui mais pour savoir de quoi on
parle je vous propose de découvrir une
maison pour des patients au maladies
incurables il s'agit d'une des rares
expérimentations en France qui se trouve
à Gardane près de Marseille l'objectif
du gouvernement serait d'en créer une
centaine d'ici 10 ans reportage d'ario
borgognot qu'est-ce que tu penses
[Musique]
toi toi aussi tu es excellente une
maison pour ceux dont le temps est
compté le concept les accueillir et les
faire cohabiter avec le personnel
soignant jusqu'à la fin on essaie
vraiment d'être dans quel quelque chose
qui ne ressemble pas à l'hôpital
justement parce que c'est ça que je
pense qui est difficile pour les
patients et c'est ça qui leur apporte
beaucoup c'est qu'on a l'impression
d'être un peu comme à la maison quoi
c'est un peu en entre deux entre
l'hôpital et la maison parce qu'on est
quand même médicalisé sur plein de enfin
on reste quand même un établissement de
santé où on fait beaucoup de choses
médicalisé mais on essaie de le cacher
au maximum parmi ces 500 résidents soisi
Carbonel y est présente depuis 15 ans si
j'avais pas eu la maison je serait pas
en ce moment en train de peindre et de
passer un bon moment ça m'a fait grandir
dans ma tête et à assurer ma maladie
aussi ça ça me m'a donné la pêche j'ai
l'impression avait des activités qu'on
fait que j'ai 10 ans de moins créé il y
a 30 ans pour les malades du sida la
maison de Gardan s'est ouverte au fur et
à mesure aux personnes atteintes de
maladies incurables il y a des gens qui
peuvent venir ici pour un temps de repos
parce que à domicile c'est devenu
compliqué les équipes s'épuisent les
familles l'entourage s'épuise donc les
personnes peuvent venir passer 3
semaines ici pour faire un break on va
dire et ça permet aussi de réfléchir à
l'évolution de la maladie et de préparer
la suite avec eux sur les 500 personnes
que nous accueillons par année à peu
près on a 350 décès en moyenne par an de
telles structures en France sont rares
une seule demande sur trois pour cette
maison est acceptée en moyenne chaque
année Didier Martin C'est quoi dans
votre esprit une maison d'accompagnement
qu'est-ce qu'on y fait à qui ça
s'adresse et est-ce que c'est des
maisons de la mort comme on a pu
l'entendre dans les débats cet
après-midi dans l'hémicycle c'est
outrancier de parler de maison de la
mort c'est une provocation moi j'ai
entendu dans ces témoignages la patiente
qui dit je veux je me sens comme à la
maison c'est le bien-être c'est le
confort c'est aussi l'accueil des des
proches et de l'entourage pour du répis
pour faire une pause et faire une sorte
de bulle autour de ce patient qui est en
fin de vie qui a atteint d'une maladie
grave incurable soulager sa douleur donc
il y a des soins palliatifs dans ces
maisons d'accompagnement soul soulager
la douleur absolument et euh veiller à
ce que tous les besoins toutes les
attentes du patient soit le plus
possible satisfaite thbao Bazin vous
vous avez voté contre à ces maisons de
soins palliatifs et d'accompagnement
pour quelle raison ben parce que ces ces
maisons d'accompagnement elles euh elles
étaient voulu au départ dans une pour
répondre à un besoin
euh un besoin intermédiaire entre entre
l'hôpital et le domicile et c'est vrai
que il y a un véritable besoin dans les
parcours de personnes qui peuvent pas
rentrer à domicile et on voit bien dans
le l'extension de la culture
palliative on on pourrait rêver de ce
que vous avez montré qui est d'ailleurs
une unité de soin palliatif hein qui
n'est pas une maison d'accompagnement
c'est une unité soin mais parce que dans
les unités de soins palliatifs quand on
est vraiment dans la définition des des
unités de soins palliatif on a une
approche globale qui contient quand il y
a besoin de soins curatifs mais mais pas
seulement et et ça ça montre aussi qu'en
fin de vie il y a toujours de la vie et
moi j'ai trouvé vraiment touchant cela
sauf que cette culture là elle est pas
la même logique la même approche que
celle qui est portée par le le titre 2
et notamment de de de la titre 2 c'est
l'aide à mourir hein là on est dans le
titre 1 qui est qui porte sur les soins
palliatifs Claude grand je voudrais vous
vous entendre parce que vous avez été à
la tête d'une unité de soins palliatif à
à Oudan est-ce que ça vous semble
pertinent utile nécessaire ces ces
maisons d'accompag
oui ça peut être une alternative mais là
je suis pas sûr que Jean-Marc lapana mon
confrère va être très content qu'on
parle de maison d'accompagnement en
parlant de Gardane parce que c'est une
vraie unité de soin palliatif mais qui
est un Liu de vie où on accompagne et
tout à fait mais c'est ça
lesagnement alors non parce que là ils
ont une dotation en médecin en personnel
hein qui ne sera pas la dotation pour
une maison d'accompagnement parce
qu'avec 0,2 équivalent en plein hein on
fait pas ce que fait Jean-Marc la piiana
où il y a suffisamment de médecins pour
prendre en charge les situations les
plus complexes donc ce sera quoi
l'hôpital dégradé pour vous non ça sera
ça sera une alternative entre le
domicile et les structures hospitalières
parce que il y a des fins de vie qui
sont pas forcément complexe et qui
nécessite pas une unité de soatif comme
à Gardane et donc ça peut être une
alternative pour des personnes qui
peuvent pas rester à domicile hein parce
que le le domicile ne convient pas ou
parce que les familles
c'est difficile d'accompagner donc un
proche donc donc c'est plus pour palier
l'hospitalisation à domicile oui et
est-ce que est-ce que aussi l'hôpital
est le meilleur lieu pour décéder je
pense pas les situations complexes oui
dans les unités de soins palliatif et là
il faudrait les développer et là on n
pas dans la crainte quand même je
rappelle que mon unité de soins
palliatif donc moi la fermé faute de
médecin faute de médecin alors on se
demande comment aussi on va développer
des maisons accompagnement avec quel
personnel et qu'est-ce qu'on sachant
qu'il faut 10 ans pour former un médecin
exactement Didier Martin alors ça peut
être une réalité ces maison nous n'avons
pas autant besoin de médecins dans les
maisons d'accompagnement que dans les
unités de scampiatif c'est évident euh
il y a un modèle qui a été esquissé dans
le rapport du professeur Chauvin ce sont
des petites unités de vie 12 à 15 lits
seulement avec un budget annuel qui est
estimé autour du million d'euros il y
aura environ 15 à 16 équivalents temps
plein donc voyez c'est pratiquement un
équivalent temps plein par résident dans
cet établissement des soins médicaux
peuvent être délivrés ponctuellement
mais nous sommes avec des malades
stabilisés qui n'ont plus leur place en
unité spécialisé de soin palliatif et
qui ne peuvent pas rester leur domicile
parce que leur logement ne s'y prête pas
parce qu'ils sont seuls et la solitude
c'est absolument terrible ou au
contraire parce que ils ont des enfants
en basâge et il faut pouvoir se reposer
tranquillement pour ces derniers jours
de vie h je voudrais qu'on écoute un un
échange qui a eu lieu entre vous
professeur grange et un de vos patients
euh c'est un un extrait d'un
documentaire vivant qui s'appelle vivant
de nos de nos confrères et consœurs de
de Public Sénat que vous pouvez
d'ailleurs voir en replay sur le site
publicsenat.fr et on comprend mieux
finalement à travers cet échange le rôle
de l'hôpital regardez est-ce qu'il y a
des choses qui vous inquiètent qui vous
font peur
j'ai pas peur de la mort
d'accord je veux juste pas souffrir
alors monsieur vous êtes au bon
endroit mer merci vous êtes au bon
endroit parce que si vous voulez c'est
les condition du mourir qui pose
problème et vous me dites j'ai pas peur
de la mort mais vous avez pas envie au
moment où ça va se passer que ça soit
dans des conditions épouvantables c'est
bien ça voilà et bien ici on vous
abandonnera pas
d'accord claud gr quand vous voyez C ces
images vous dites qu'il y a besoin de
l'aide à mourir ou pas finalement alors
non moi je pense que vraiment
euh on est en démocratie hein nous l'
soin palliatif moi j'ai accompagné
peut-être 4000 personnes donc il y en a
que trois qui finalement malgré les
soins on souhaitait quand même aller en
Suisse bon ok alors 3 sur 4000 Olivier F
si s'il y en aait que s'il y en avait
que deux ou trois il faudrait bon alors
ça peut être en effet une alternative
mais pourquoi on développe pas les soins
palliatifs dans l'objet du du Titre 1 de
ce et qu'éventuellement pour les
personnes qui veulent mourir que les
députés les représentants du peuple
trouvent une solution mais juridique
pour ne
pas pénaliser peut-être la personne qui
aiderait mais ça n'a rien d'une histoire
médicale ça je veux dire que ça va four
pour vous s'il y avait des soins
palliatifs sur l'ensemble du territoire
ça nécessiterait pas forcément l'aide à
mourir laisser la possibilité aux
personnes qui veulent parce qu'on est en
démocratie il y a des personnes qui
disent moi comme j'étais en débat avec
consponville qui dit je veux décider du
moment de ma mort soit ok mais qu'est-ce
qu'on a besoin d'un médecin pour ça il
peut aller il peut avaler la kil pile et
vous représentez un certain nombre de
médecins qui refusent
effectivement peent être donc il peut y
avoir peut-être des des médecins qui
soient dans une association hein euh
pour parce que il y a quand même une
confusion quand même
des sémantique hein je veux dire que là
ça pose un problème parce que on parle
pas d'euthanasie on parle pas de suicide
assisté mais c'est quand même la
dispensation donc de d'un produit létal
hein donc soit par la personne elle-même
soit par un tiers ou un médecin alors
que ilz une liste de personnes qui soit
d'accord pour administrer cette ce
produit létal mais mais ça n'a rien rien
à faire dans le monde du soin et dans
les éant de santé l'administration
parentière ne sera possible que
seulement dans la condition seulement
dans la condition où le patient ne sera
pas en capacité physique de
s'autoadministrer le produit alors il y
en aura très très très très peu parce
que même en avec les climement d'un cil
on peut déclencher une
perfusion donc ça c'est ça tient pas
parce que la plupart comme les personnes
ils sont volontaires et vous avez décidé
que jusqu'au bout il doit décider et
bien les gens qui sont paralysés donc
avec un clinement d'un cile ils peuvent
déclencher une perfusion he mal malgré
tout Oui Tibo Bazin mais pas besoin
d'être médicalisé la question principale
elle est quand même de pouvoir
accompagner et de soulager la souffrance
et que quand on met en place les soins
palliatifs on voit bien avec les les
innovations parce que c'est vrai qu'on a
énormément évolué depuis 20 ans voilà
quand vous dites le Titre 1 permet d'y
répondre on a changé la sémantique en
créant la confusion d'ailleurs on voit
bien avec votre portage vous avez montré
quelque chose en pensant que c'était une
maison d'accompagnement mais en fait
c'est une unité de soin palliatif c'est
vraiment l'idéal qu'on voudrait
accessible et partout en nombre mais
aujourd'hui les USP c'est un peu près ce
qui est prévu dans stratégie c'est 1% ou
les maisons d'accompagnement ça va
peut-être répondre à 2 3 % si on
additionne l'hospitalisation à domicile
c'est à peu près 20 % il restera les 3/4
des besoins qui ne sont pas couverts
dans ce qui est annoncé donc ce sera
l'hôpital mais la question qui va être
posée aux personnes en disant si je n'ai
pas accès au soins palliatifs alors que
j'en ai besoin que mon état de santé le
requierre quelle va être son
l'alternative proposée et et je rejoins
le beau mot qui aé utilisé il faut pas
qu'ils aent le sentiment d'être
abandonné parce que au quel cas s'il y a
cette possibilité d'accès au produits
létal très facilité la société aurait
une responsabilité énorme mais il y a
une stratégie décennale il y a 2
milliards 7 d'euros sur 10 ans qui ont
été consacrés des crédits qui ont été
doublés dans l'hémicyclle si j'ai bien
entendu non parce que d'ailleurs vous
avez suivi l'hémicyclle ces éléments ne
sont pas contraignants et et et
d'ailleurs il y a déjà trois plans ils
n'ont pas été mis en œuvre parce qu'en
fait le soin palliatif dans la logique
française ça reste une option et le soin
curatif on s'y oblige il faudrait qu'on
s'oblige dans les arbitrages budgétaires
dans le pilotage des moyens de manière à
ce qu'il y ait plus d' SP comme vous
vous aviez une unité de soin palliatif
qui ferme et on a des lelés en ce moment
l'article 1er de la loi de 99 tous les
malades dont l'état le requère a le
droit d'accéder au sonadif c'est une loi
et donc moi j'ai écouté les les débats
il y a eu ce débat sur le droit
opposable puisque vous l'avez défendu de
la loi l'effectivité de la loi pour
l'aide à mourir et pourquoi on n pas eu
l'effectivité pour les pour les soins
palliatifs c'est en partie l'objet de la
loi la
lo le texte en l'état sorti de la
commission il ne il ne prévoit pas
l'exception d'euthanasie tel que il y a
eu un amendement qui a été adopté et il
fait sauter cette possibilité on a la
personne si on modifie pas le texte la
semaine prochaine en
séanceobet de l'article 5 et ce sera
sera effectivement dans les débats de la
semaine prochaine on va retrouver Lure
ubidos qui est avec nous depuis Besançon
bonsoir madame vous aviez créé une
maison de vie qui est aujourd'hui fermée
qui a été citée en exemple par la
ministre de la Santé Catherine vautterin
vous êtes aujourd'hui présidente du
Collectif des maisons de vie dites-nous
quel était l'objectif recherché et et
qu'est-ce qu'on y faisait dans cette
maison de vie et bien on y faisait ce
qu'on fera j'espère dans les maisons
d'accompagnement puisque la maison de
vie que j'ai créé à Besançon qui a été
une expérimentation nationale
euh était vraiment le les prémisses de
ce que seront les les maisons
d'accompagnement donc il y avait des
soins palliatifs et il y avait un
accompagnement psychologique et autres
tout à fait toutes les personnes qu'on
accueillit étaient des personnes en
situation de soin palliatif à des stades
plus ou moins avancés et la mission
première de de ce lieu et de ce que
seront les mais d'accompagnement est
avant touté sur cet accompagnement
humain dans dans la vie dans la société
permettre à ces gens de vivre ce qu'ils
ont à vivre encore jusqu'au bout dans
une alternative entre l'hôpital et le
domicile parce que comme ça a été évoqué
le domicile est pas toujours possible
pour plein de raisons parce que les
proches s'épuisent parce que parfois il
y a pas de proche et que l'hôpital et
les unités de soins palliatif puisque
ces maisons s'inscrivent en totale
complémentarité avec les unités de soins
palliatif c'est c'est capital hein euh
mais que les unités de soins palliatif
ont une mission aussi spécifique dans
des situations plus complexes hein comme
ça a été dit tout à l'heure et qu'en
plus de par la tarification hospitalière
au bout d'un moment les personnes sont
obligées de sortir de l'hôpital donc
aujourd'hui enfin moi ça fait 20 ans que
je me bats pour que ces structures
puissent se développer il n'y avait pas
jusqu'à ce jour d'alternative entre
l'hôpital et le domicile et alors c'est
un endroit où les familles peuvent venir
où on peut partager des moments tout
tous ensemble
oui c'est vraiment enfin organisé comme
une vraie maison alors c'est vrai que la
maison de Gardane qui est pour nous tous
hein moi je connais bien aussi la
Piana de nombreuses fois l'occasion
d'échanger ensemble euh mais les les les
maisons d'accompagnement ou de vie comme
comme je l'ai créé à Besançon les
familles évidemment font partie
intégrantes du lieu et peuvent venir
quand elles le souhait participer à la
vie de la maison et à la vie de leurs
proches qui sont accompagnés au sein de
la structure
on y meurt du coup dans ces dans ces
maisons de vie aussi oui c'est
l'objectif aussi que les
personnesag jusqu'au bout en fait
et le fait de pouvoir accompagner
gravement dans des lieux comme ça de un
accompagnement humain
adapté jusqu'au bout fait que les
personnes peuvent partir dans une
sérénité assez étonnante en tous les cas
de ce j'ai j'ai créé l'établissement ai
eu l'idée je l'ai dirigé pendant 5 ans
euh j'avoue qu'on a des accompagnement
assez exceptionnel humainement parlant
une dernière question mais il y a un
débat sur l'aide à mourir est-ce que
pour vous on doit pouvoir pratiquer
l'aide à mourir dans ses maisons de vie
ou ses maisons d'accompagnement alors
comme ça a été dit à l'instant par Rapp
par le médecin de Don je me rappelle
plus le
nom voilà cl grange
il y a une démocratie on va voir ce que
va donner moi je me suis pas pour le
développement des maisons pour que
pratique de cette manière et d'ailleurs
je peux parler que de et ça rejoint ce
qui les 5
ans on a accompagné des personn malad la
maladie char en exemple'avons pas eu une
seule
fois une demande de ce type parce que je
pense que l'accompagnement humain
euh change beaucoup de choses et la
prise en compte de la douleur évidemment
d'accord merci euh Laur ubidos d'avoir
été avec nous euh ce soir Didier Martin
je voudrais vous faire réagir à à ce
qu'on vient d'entendre et puis même aux
prises de parole euh finalement euh on
n'a pas envie de d'avoir cette aide à
mourir dans ces maisons d'accompagnement
et pourtant ce sera le cas ou je je le
je le comprends la loi qui va qui va
être débatue la semaine prochaine sur
l'aide sur l'aide à mourir va offrir
cette possibilité la possibilité qu'un
malade le demande moi je viens de Dijon
on a une unité de soins palliatif on a
équipe mobile de soins palliatifs on a
regardé avec envie la maison de vie de
Besançon en en proche voisin on voit
bien que entre le domicile et les unités
de soins palliatif il nous faut un
intermédiaire ce qui a été fait cette
expérience là est très positive ça sert
d'exemple à ce qui va être demain ces
maisons d'accompagnement on va lancer
une préfiguration à travers 8 à 10
maisons d'accompagnement sur le
territoire on va affiner le cahier des
charges je rappelle que c'est la
sécurité sociale qui paiera la totalité
du financement en personnel c'est 15
équivalents temp plein dans une maison
d'accompagnement seront pris en charge à
100 % par la Sécurité Sociale ce sont
les agences régionales de santé qui en
décideront lorsque les établissements en
feront la proposition répondant à
l'appel du gouvernement je vois réagir
cl grange mais où on pratique l'aide à
mourir si on la pratique pas dans ces
maisag on pourit pas se mettre d'accord
entre ceux qui pensent que euh donner la
mort administrer le produit létal euh ça
peut pas être un soin et ceux qui
pensent que c'est l'ultime soin on est
en
démocratie il faut un compromis donc
faut faire un pas de côté donc alors moi
je suis d'accord pour développer les
soins patifs dans les établissements de
santé et laisser la possibilité aux
personnes qui veulent décider elles
d'avoir cette possibilité en distribuant
peut-être le produit létal mais ça n'a
rien à voir avec une prise en charge
médicale et vous vous souhaitez que ce
soit la personne elle-même qui puisse se
l'AD bien sûr bien sûr bien sûr thbau
Bazin euh qu'est-ce que vous euh
qu'est-ce que vous vous êtes vous êtes
contre ces maisons d'accompagnement mais
euh non non alors je je ne suis pas
contre les maisons d'accompagnement
telles qu'elles étaient euh souhaité par
la filière palliative de cet intermédiat
je suis contre qu'on y introduise ce qui
est finalement l'esprit complètement
contraire à et d'ailleurs elle a très
bien dit c'est qu'à partir du moment où
on accompagne euh de manière globale la
personne on n'est pas du tout dans la
même approche la même intention le même
rapport à la personne dans la question
de confiance qui est qui est de cet
accompagnement de pouvoir
soulager jusqu'à et justement on voit
bien que quand il y a cet accompagnement
il y a finalement très peu très peu de
demandes mais est-ce que ça n'empêche
qu'on puisse ouvrir ce droit oui c'est
la la question sauf que là vous
responsabilisez la société et et vous
faites aussi l'intervention de tiers tel
que c'est imaginé dans le projet de loi
et et ces tiers qui ont plutôt une
culture de pouvoir accompagner soulager
les souffrances jusqu'à la mort euh de
la meilleure des manière avec un
savoir-faire une expertise une approche
globale demain le rapport ne sera plus
du tout le même dans les questions qui
seront posées dès le départ dans ce
coloc singulier où vous êtes vous-même
questionné et et et et si à cette
alternative euh j'allais dire dire ça
change tout de l'offre PAL je voudrais
témoigner à Dijon je reviens parce que
je connais bien la situation il y a
l'offre de soins palliatif et bien
depuis le début de l'année deux
personnes se sont rendu l'une en Suisse
l'autre en Belgique alors que l'offre de
soin piatif était là présente ils
choisissaient l'aide à mourir ils sont
allés à l'étranger puisque la loi
l'interdit ce qui prouve bien que dans
certains cas RAR certainement très rare
malgré l'offre de soin palliatif malgré
peut-être les maisons d'accompagnement
euh qu'on vient de d'évoquer il y a
encore des individus des citoyens qui
euh feront ce choix qui ont fait ce
choix et c'est une réalité qu'il nous
faut euh bien c'est pas un peu hypocrite
Besin de fermer les yeux sur ces euh sur
ces cas finalement qui sont incurables
où les personnes souffrent
psychologiquement et où on accepte
qu'ell part à l'étranger hypocrite non
plus euh le texte de loi tel qu'il est
proposé ne ne permettra pas à certaines
personnes qui aujourd'hui vont à
l'étranger d'être éligible parce que il
y a quand même un certain nombre de
critères et on voit bien euh on si
vraiment on revient à la version
initiale du texte pas la version sortie
de la Commission on a un certain nombre
de personnes qui n'entreront pas
forcément dans cette logique mais on est
aussi sur une question à un moment de du
du rapport de la société ce lien
singulier entre le système de santé et
les personnes qui sont là et le choix
individuel qui peut se poser et et tel
que c'est construit aujourd'hui on est
dans une espèce d'en même temps qui
risque d'amenuir tout ce qui est fait
sur les soins palliatifs parce que ça on
les lit en fait sans s'en rendre compte
mais tout en le faisant et c'est ça qui
est un peu le problème du débat depuis
le début de la confusion entre le Titre
1 et tire 2 ça a été affirmé par la
Convention citoyenne ça été affirmé par
le Comité consultatif national d'éthique
la loi actuelle avec les soins
palliatifs avec la sédation ne répond
pas à toutes les situations une question
mais très rapidement sur le le lucratif
vous vous aviez ça a été supprimé en
commission donc ce serait des des des
des maisons d'accompagnement publ ou à
but non lucratif vous vous avez souhaité
que ce soit lucratif ça n'a pas été
adopté pour quelle raison vous avez pas
peur d'une orpéanisation pour rappeler
le le scandale d'orpa dans les épades
alors d'abord Orpa n'existe pas
heureusement c'est maintenant ÉIS qui
est dirigé par je
dirais non non ils ont changé toute
l'équipe dirigeante le comité
scientifique le comité d'administration
le directeur général donc il y a une
complète évolution et tant mieux nous y
avons travaillé euh moi pourquoi je
défendais la possibilité que parce que
nous sommes dans un pays français où il
existe une offre publique et une une
offre privée lucrative on est heureux
d'avoir cette offre làà il y a beaucoup
d'épad il y a 30 % des épates qui sont
géré par des structures privées
lucratives si elles veulent demain
ouvrir des maisons d'accompagnement et
investir dans l'immobilier c'est l'État
qui prendra le fonctionnement et je
crois que ce serait dommage de faire
peser l'effort financier uniquement
merci à tous les trois d'avoir été là
les débats reprennent dans l'hémicycle
de l'Assemblée nationale et la reprise
va se faire sur l'article 4 qui porte
sur les directive anticipée et l'espace
numérique de santé très bon débat à tous