Défense, croissance, nationalisme : les défis de l'UE en 2025 | Ici l'Europe
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LCP - Assemblée nationale
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France 24 LCP public Séna
[Musique]
présente bonjour et merci de nous
rejoindre pour ici l'Europe bonne année
2025 à tous et à toutes cette année 2025
sera riche pour l'Union européenne qui
démarre un nouveau cycle avec toutes ses
institutions renouvelées et des états
quelque peu divisés ou dispersés ce mois
de janvier en effet changement
d'ambiance pour ce qui est de la
présidence tournante de l'Union
européenne elle est passée de la Hongrie
du très provocateur Victor Orban à la
Pologne du pro-européen Donald Tusk avec
un agenda très accxès sur le soutien à
l'Ukraine pour en parler nous avons le
plaisir de recevoir aujourd'hui euh donc
Étienne deponin bonjour vous êtes
l'ambassadeur français à Varsovie depuis
un an et demi et je je précise que vous
étiez auparavant à Kiev c'est-à-dire
pendant le déclenchement de la guerre
vous avez d'ailleurs écrit ce livre au
cœur de la guerre aux édition XO qui a
très bien marché vous connaissez bien
l'Union européenne ces arcanes pour
avoir publié d'autres ouvrages sur son
fonctionnement commençons vraiment sur
ce 1er janvier où la Pologne a obtenu
cette flamme olympique en quelque sorte
de la présidence tournante qui lui est
revenue est-ce que c'est une bonne
nouvelle et surtout un bon timing pour
l'Union européenne oui c'est à la fois
une bonne nouvelle et un bon timing on
attendait beaucoup cette présidence
polonaise donc qui sera présidé par
Donald Tusk le nouveau prés le nouveau
Premier ministre polonais c'est un
moment important pour l'Europe est-ce
que ce sera la première
présidence utile je dirais la commission
de Madame Van derl 2e Commission s'est
mise en place elle est maintenant
opération et donc elle doit maintenant
lancer ses directives pour les pour les
années à venir son programme de travail
et ça va se faire avec une présidence
polonaise qui sera pro-européenne en
soutien et qui dont les les vues
correspondent assez largement et c'est
satisfaisant au vu française donc nous
accueillons cette présence avec beaucoup
d'enthousiasme et d'impatience seulement
le passage de relais a été un peu
difficile avec la Hongrie de Victor
Orban qui a présidé ces 6 derniers mois
et en multipliant les voyages polémqu
en Russie en Chine et même en Moldavie
l'ambassadeur hongrois n'était pas
présent aux cérémonies de passation
expliquez-nous quels sont les différents
entre les deux pays bon il y a un
différent un peu personnel aussi entre
les les deux les deux dirigeants qui
remontte à loin ils se connaissent
depuis depuis longtemps Donald Tusk et
Donal Tusk et Victor Orban donc il se
sont côtoyés comme tous ces dirigeants
de d'Europe centrale et orientale depuis
depuis des années ils étaient ensemble
dans la lutte contre le le communisme et
puis après aès ils ont très nettement
divergé notamment sur l'approche
européenne la présidence hongroise le
moindre qu'on puisse dire c'est qu'elle
a pas joué collectif elle a pas eu jouer
son rôle de présidence qui essayer de
faire qui d'essayer de faire converger
les les les positions au contraire ils
ont joué leur rôle en individualiste et
donc avec la présidence polonaise nous
sommes contents de retrouver je dirais
une vraie présidence européenne qui va
prendre ses responsabilités avec
beaucoup de sérieux et de
professionnalisme et les Polonais je
bien c'est pour le savoir se sont très
bien préparés à cette 2e présidence
puisqu'ils l'avait déjà exercé il y a il
y a quelques années il il a un aspect
très politique aussi hein euh le mois
dernier la Hongrie a accordé l'asile
politique à l'ancien vice ministre
polonais de la justice membre du parti
donc d'opposition hein droit et justice
qui a fait l'objet de 11 chefs
d'accusation pour détournement de fonds
publics et l'objet d'un mandat d'arrêt
européen euh c'est un peu déloyal
d'accueillir quelqu'un qui est poursuivi
euh sur sur le territoire annexe
je crois que oui c'est c'est c'est pas
des pratiques habituelles entre
partenaires de de l'Union européenne que
que d'accorder l'asile politique à
quelqu'un qui est poursuivi pour des
malversations mais Don le parti ultra
conservateur est proche de celui de
Victor don le parti ultra conservateur
est proche de Victor Orban très
clairement Victor Orban joue le parti
d'opposition à Donald Tusk il y a donc
un un jeu politicien
bilatéral qui explique un peu cette
froideur des relations quand elle était
dirigée par le PCE ultra conservateur la
Pologne a été en conflit pendant 8 ans
avec Bruxelles pour manquement à
l'indépendance de la justice et atteinte
au droits des minorités sexuelles encore
plus récemment est-ce que vous jugez
qu'il y a un changement de qu rapide
sous Donald Tusk une restauration rapide
de l'état de droit ou non c'est c'est
beaucoup plus difficile alors deux
choses il y a d'abord la volonté de
sortir de cette période là et ça a été
validé par la commission européenne donc
qui a rétabli les fonds les fonds
européens très vite après l'arrivée de
Donald Tusk en au pouvoir en décembre de
l'année dernière il y a exactement un an
donc il y a un programme effectivement
qui s'est traduit très concrètement déjà
par le fait que la Pologne a rejoint le
mécanisme de procureur européen euh et
puis après il y a les difficulté
rencontré pour faire passer ce retour à
l'état de droit et notamment le fait que
le président polonais Alexander Douda
est encore en place et qui lui il est de
l'ancien parti donc il y a une
cohabitation actuellement en Pologne et
le président Pol très dur d'ailleurs TR
dur cémon il n'est pas venu il a pas
venu n'a pas été invité aux cérémonie il
refuse de nommer les les les
ambassadeurs polonais qui sont envoyés
par le gouvernement Tousque donc tout ça
est une situation conflictuelle une
cohabitation et le président de Polonais
dispose du droit de vetto donc il peut
bloquer les lois et donc tout ceci
explique que la situation les progrès
n'ai'est pas été aussi rapid que not une
intervention volontaire de grossesse
c'est toujours aussi difficile en
Pologne alors là on on Ste à un autre
problème
une autre difficulté je veux dire c'est
que la la coalition elle-même donc la
coalition au pouvoir qui est très qui
est de droite mais libér de droite
libéral mais qui qui comporte diverses
composantes certaines sont
très libérales d'autres sont beaucoup
plus conservatrices et notamment le
petit parti paysan qui qui fait
charnière il y a aussi les les
centristes qui ont une position un peu
ambigue donc sur sur tous ces sujets de
société qui ont beaucoup mobilisé
l'électorat en faveur de Donald Tusk il
est vrai que les les progrès sont sont
très que ce soit sur l'adoption de de
l'équivalent de notre Pax par
exemple homosexuel ou que ce soit sur la
libér sur l'avortement où les progrès
sont sont très limités pour l'instant il
faut bien le le reconnaître vous
constatez que depuis le retour au
pouvoir de Donald Tusk il y a un an
cette Pologne est en train de s'imposer
sur la scène européenne alors que
justement la France l'Allemagne sont
fragilisé hein par par les échéances
électorales est-ce que effectivement la
Pologne n'est pas en train de
des liens de devenir un centre
finalement un pôle européen important
oui absolument c'est en fait on peut
même parler de moments polonais en
Europe qui tiennent qui à plusieurs
plusieurs éléments bon d'abord la
présidence polonaise le fait que le
premier ministre connaît très bien les
arcanes de Bruxelles il a été longtemps
président du Conseil européen donc il
sait très bien comment comment manœuvrer
le fait qu'il y a un gros contingent
polonais au sein du Parlement européen
dans le principal groupe qui est le
groupe PPE le groupe de de de centre
droit le fait aussi que la la la Pologne
apparaît comme le soutien principal au
très en pointe sur la guerre en en
Ukraine la Pologne en alertant sur le
danger russe pendant des des années
avait eu raison et donc les Polonais ont
un peu le sentiment d'avoir une nouvelle
assurance qui tient aussi à le
remarquable résultat économique le le
chômage est à 2,5 % en Pologne la
croissance est très forte la plus forte
d'Europe euh euh c'est un vrai succès
économique et 20 ans après leur adhésion
puce qu'on a souvent tendance on parle
encore des nouveaux membres mais ça fait
20 ans qu'ils sont dans l'Union
européenne c'est très probablement l'une
des l'un des succès les plus
remarquables de de ce de cette adhésion
Étienne deonin la polonne qui est
d'ailleurs un fidèle allié de l'Ukraine
vous avez été ambassadeur je le rappelle
en Ukraine sous le feu des projjecteur
en ce moment la brigade Anne de Kiev
financée et entraînée par la France qui
aurait vu un grand nombre de désertions
les enquêteurs ukrainiens ont arrêté un
commandant d'unité pour abus de pouvoir
la France s'est-elle formé et équipé les
Ukrainiens alors je crois que cette
brigade a été formée en étroite
concertation avec avec les Ukrainiens il
y a des échanges permanents t sur la
formation qu'après depuis qu'elle est
revenue en Ukraine la responsabilité
elle relève des des Ukrainiens eux-mêmes
nous n'avons plus à intervenir sur ce
sujetl moi ce que je je tire comme
enseignement c'est le fait que l'Ukraine
est une démocratie et que ce type de
problème apparaît au grand jour et qu'il
y a des échanges que vous puissiez
d'ailleurs que des journalistes puissent
aller interroger des des soldats
ukrainien sur sur le front c'est quand
même très significatif pour dire le
moins on voit pas ça de l'autre côté
avec l'arrivée de Donald Trump à la
Maison Blanche les les inquiétudes
redoublent sur le soutien de l'Ukraine
par les Européens pour la première fois
lors du de la fameuse conférence des
ambassadeur de rentrer à laquelle vous
assistiez bien sûr Étienne de ponin et
bien le président de la République a
invité lu a mener des discussions
réalistes sur les questions
territoriales traduction en fait c'est
la prolongation de ce que le président
de la République a a dit depuis le début
de la guerre il appartient aux
Ukrainiens eux-mêmes de décider du
moment et des conditions dans lesquelles
ils considéreront que le moment est venu
de de faire la paix ou d'accepter un un
un cesser le feu et que nous n
substinons pas à à leur propre à leur
propre décision mais Donald Trump veut
imposer un un cesser le feu très rapide
est-ce que est-ce que vous croyez que
les Européens sont encore dans le jeu
peuvent infléchir justement les
conditions de ce cesser le feu ou se
substituer aux États-Unis s'ils sont
défaillants alors d'abord personne ne
sait exactement ce que va faire le le
président Trump lorsqu'il arrivera au
aux affaires du côté des Européens il y
a beaucoup de concertations pour voir
justement comment maintenir ce ce
soutien à l'Ukraine le président de la
République était d'ailleurs le le 12
décembre à à Varsovie il a évidemment
échangé sur ce sujet-là de façon très
approfondie avec Donald Tusk puisque les
Polonais ont un rôle et une
responsabilité toute particulière donc
il y a des échanges à à tous les niveaux
des réunions des ministres en en divers
formats pour justement voir comment on
fait en sorte pour que l'Europe soit
entendue qu'elle soit à la table des
négociations que les Ukrainiens ég même
si elle est pas très unie on parlait de
la Hongrie mais il y a aussi la
Slovaquie qui qui est qui a un côté très
proorusse et puis peut-être demain
l'Autriche qui va être dirigé par
l'extrême droite est-ce qu'il n'y a pas
justement une minorité qui qui pourra
bloquer notre soutien indéfectible à
l'Ukraine pour l'instant la la tendance
très largement majoritaire c'est quand
même le le le soutien à l'Ukraine et
celui-ci se se manifeste et va se
remanifester encore pendant la présence
polonaise avec l'adoption très
vraemblement d'un nouveau paquet de
sanction le le 16e paquet de sanction
envers la la Russie et le maintien de
cette de ce soutien euh aussi longtemps
qu'il le faudra c'est une formule que
que l'on a utilisé mais qui est qui est
vrai et donc ce soutien se se se
confirme du côté français du côté
polonais évidemment alors en tant
qu'ambassadeur en Ukraine vous avez vécu
les premières heures de ce conflit que
vous racontez d'ailleurs dans ce livre
au cœur de la guerre euh vous avez été
l'un des derniers haut diplomates restés
en Ukraine vous avez déménagé à alvive
d'ailleurs hein dans un premier temps
milieu de cette invasion russe si
c'était à refaire est-ce que vous feriez
tout pareil ah oui
absolument ce qui était le plus
surprenant c'était pas le l'offensive en
elle-même c'était qu'elle vise la la
capitale Kief dans les premiers jours ça
je pense que a commencé par le président
Zelenski lui-même peu de gens l'avait
l'avait anticipé et donc c'est le
scénario extrême qui s'est déroulé le le
24 février avec la tentative avorté
heureusement de des des Russes de
prendre la la capitale elle-même après
le fait d'être resté sur le territoire
ukrainien de parcourir et de sillonner
pendant par vous parlez des des premiers
jours de la guerre mais je suis resté
540 jours en en responsabilité à la tête
de l'Ambassade de France en Ukraine et
donc j'ai sillonné ce pays en guerre du
du nord au sud et de l'est à l'ouest
dans dans T dans toutes ces villes et je
évidemment je crois que c'était
nécessaire pour apporter le le soutien
et la solidarité de la France au plus
près des populations en souffrance vous
avez essuyé des critiques et peut-être
même une certaine forme de guerre
hybride expliquez-nous oui ça a été une
des mauvaises surprises je dirais de de
de cette expérience de de guerre en
Ukraine et des d'expositions médiatiques
forcé je dirais par par mes
responsabilités euh d'abord sur les
réseaux sociaux j'ai vu cette guerre
hybride se se développer à un moment
j'ai même dû subir des des attaques
comme quoi j'avais quitté abandonné M P
mon poste tout ça est quand même très
très planifié très organisé
euh désagréable à vivre évidemment au
quotidien mais bon je suis reconnaissant
à à mes collègues du du quedorsa et de
m'avoir toujours apporter leur leur
soutien et comme par hasard depuis que
je suis ambassadeur de France en Pologne
ces attaques sur les réseaux sociaux ont
disparu alors en parlant m réjoui
d'ailleurs de de de désinformation Paris
a exhorté la Commission européenne à la
à plus à une plus grande fermeté
vis-à-vis d'Élon MSK qui va entrer dans
le gouvernement Trump et soutient
fermement le parti d'extrême droite AFD
en Allemagne et nous n'avons pas de
réseaux sociaux européens est-ce que
nous avons les moyens de nous défendre
bah nous cherchons à nous réarmé aussi
dans ce dans ce domaine là c'est trop
tard peut-être non c'est pas c'est pas
trop tard on a pris des mesures par
exemple au ministère des Affaires
étrangèr hein c'est maintenant un sujet
qui a été évoqué vraiment en profondeur
lors de la conférence des ambassadeurs
comment on fait face à ces guerres
hybrides qui couvr bon l'information on
le voit bien et c'est votre métier mais
pas que l'information il y a beaucoup de
domaines qui sont qui sont
on l'a vu dans la Baltique avec les les
câbles sous-marins et cetera voilà on on
est maintenant dans un monde comme l'a
rappelé le le Premier ministre lorsqu'il
est venu s'exprimer devant les
ambassadeurs où c'est la loi de la force
qui qui qui s' gorgie en Roumanie des
des interér ingérance russe il faut se
réarmer non seulement militairement
c'est l'objet des des des programmes et
des que nous conduisons oui parce que la
Pologne est à 4 % hein la polne est très
devant la Pologne est très depuis
longtemps 4 % du PIB en défense
absolument 4 % du PIB en défense
peut-être même 5 % avec beaucoup
d'achat voilà beaucoup à l'étranger ce
que à l'étranger hors de l'Europe ce que
nous ce que nous regrettons parfois
puisque le l'ancien gouvernement avait
fait des acquisitions massives de de
matériel en Corée du Sud et aux
États-Unis nous souhaiterions que ce
soit un peu plus européen mais ça c'est
un un autre sujet en revanche c'est vrai
que la Pologne nous montre le chemin
avec cette volonté de de de réarmement
et de parce qu'ils sont en première
ligne moi pour vivre à
Varsovie en permanence on sent très
fortement en Pologne il y a les
ukrainiens et puis la deuxième ligne
c'est c'est c'est la Pologne et les pays
baltes aussi au cœur de l'Europe
centrale et orientale il y a l'Autriche
le
FPE la droite extrême arrivé en tête des
élections législatives et en passe de
former une coalition et de d'en prendre
d'ailleurs la tête les droites extrêmes
qui progressent partout en Europe euh
nos démocratie et le projet européen
d'intégration sont-ils selon vous en
mesure de résister en 2025 justement la
Pologne est un bon exemple où le
populisme a a reculé avec l'élection de
de Donald Tusk et un des enseignement
que souhaite présenter le le Premier
ministre polonais c'est justement
comment on fait pour mettre en échec le
populisme tout en ayant une posture
pro-européenne et en en gardant toute sa
place en Europe et donc c'est possible
c'est possible mais il faut pour cela
beaucoup de beaucoup de convictions
beaucoup
d'efforts d'aller vers la population
beaucoup de mobilisation aussi parce
qu'on oublie que l'élection d'octobre
2023 en Pologne elle s'est faite grâce à
une extraordinaire mobilisation de de la
population avec un tau de participation
union des des oppositions une union des
oppositions de la droite conservatrice à
la gauche donc un spectre très large et
que ceci a permis de mettre en échec le
le PCE merci Monsieur l'Ambassadeur
d'avoir été notre invité aujourd'hui
merci Étienne de pensin à suivre tout de
suite notre débat avec des experts
européens sur les perspectives de 2025
bonne année à venir pour l'Europe les
avis sont très partagés regardez notre
[Musique]
débat bienvenue pour notre grand débat
de 2025 une année européenne de tous les
dangers que doivent affronter des
gouvernements souvent affaiblis à
l'image de celui de l'Allemagne ou de la
France la nouvelle Commission entrée en
fonction s'est donné sans jour pour
lancer des réformes décisives mais ça
commence très mal pour Ursula van
derleyen très grippé et puis la
présidence tournante de l'Union
européenne revient à la Pologne de
Donald Tusk oui et ce dernier a énoncé
ses priorités sécurité et défense
européenne réhaussé soutien indéfectible
à l'Ukraine et un durcissement de la
politique migratoire surtout quand elle
est utilisé comme arme hybride à la
frontière est par Vladimir Poutine alors
cette présidence polonaise proeuropéenne
du premier semestre risque de souffrir
en revanche des divisions des 27 et de
la montée en puissance des ultra
nationalistes voire prorusses alors pour
nous accompagner puis surtout nous
projeter dans la dans l'avenir
finalement nous avons trois invités
aujourd'hui en notre compagnie alors
nous sommes en duplexe de Varsovie avec
Carolina boronska rinievieska mais merci
d'être avec nous vous êtes professeur de
sciences Politi en Pologne et à
l'Université de
Paris avec nous en plateau y bertonini
consultant en affaires européennes
enseignant en corps des mines et à
l'ESCP et Christophe pro directeur de la
rédaction du média en ligne de référence
toute l'Europe Christophe pr on commence
avec vous alors 2025 ça va être un bon
cru où il faut s'attendre à une année
difficile pour l'Union européenne un bon
cru pour reprendre votre votre image je
dirais qu'il va falloir peut-être le
laisser décanter un petit peu ce cru
carafé je dirais pour on sentir après
toutes les saveurs et tous les Arau mais
je pense que on pensait pas que ce
serait une année européenne très
sensible par qu'il y avait pas
d'événement européens mais finalement
l'actualité a toujours du talent donc
entre les entre l'investiture de Donald
Trump et on voit aujourd'hui le couple
Trump musk très offensif vis-à-vis de
l'Union européenne je pense qu'on on y
viendra les élections anticipées aussi
en Allemagne des élections aussi en en
Bologne plus aussi beaucoup de de
d'actes législatifs qui vont devoir
s'appliquer pendant cette cette année
2025 à commencé par tout ce qui concerne
l'industrie l'industrie l'industrie
l'industrie verte je pense que c'est une
année qui effectivement sera je dirais
peut-être agitée et et en tout cas assez
sensible pour la Commission européenne
c'est l'installation aussi d'une
nouvelle commission et d'un nouveau d'un
nouveau Parlement européen alors on
vient de parler de la Pologne Bertoncini
parce que le 1er janvier c'est en effet
la Pologne de Donald Tusk qui prend la
présidence tournante de du Conseil de
l'Union européenne est-ce une bonne
nouvelle pour l'Europe après une
présidence très sulfureuse des Hongrois
on s'en souvient oui c'est une bonne
nouvelle la présidence hongroise elle
était transitionnelle il y a eu des
élections il y avait pas beaucoup de
dossiers législatifs à traiter c'est une
bonne nouvelle que la Pologne arrive et
avec Donald Tusk à sa tête la Pologne
parce que c'est un grand pays de l'Union
européenne qui est de plus en plus
central cont tenu de l'actualité
géopolitique l'invasion russe de
l'Ukraine du fait que c'est un pays qui
avait raison he d'ailleurs vis-à-vis de
Vladimir Poutine à la différence des
Allemands et des et des Français qui
l'ont beaucoup courtisé et puis à la
tête de la Pologne Donald Tusk qui est
quand même l'ancien président du Conseil
européen qui a d'ailleurs déjà assuré
une présidence tournante quand il était
premier ministre avant son départ à
Bruxelles et donc un homme très
expérimenté qui a pu délivrer un
programme centré en effet sur la
sécurité sous toutes ses formes mais qui
me semble assez bien adapté au défi de
l'heure pour les Européens alors on
parle de la Pologne c'est là que vous
vivez he Carolina boronska reevieska
Donald Tusk on vient VI de le dire est
un pro européen bien connu à Bruxelles
avec de l'expérience il affiche un
agenda ambitieux pour la présidence
polonaise sur la sécurité notamment des
frontières est-ce que ces priorités sont
réalistes dans C contexte géopolitique
très difficile dans quel nous vivons
actuellement la sécurité est bien sûr
priorité mais comm àigner Pologne s'agit
d'un concept
multidimensionnel incluant non seement
sécurité militaire mais aussi l'économie
énergie l'information et démocratie et
l'objectif polonais est principalement
de progresser dans tout cette dimension
et comme vous avez dit la Pologne parle
de certain réalisme de la faire de
manière réaliste et que ça signifie
seulement plusieurs exemples deux ou
trois exemples et sur la défense
européenne
le la Pologne soulignait et souigne
chaque chaque fois que les dép des
défenses des États membres doivent
augmenter et la Pologne figure en tête
de des pays MBR 4 de son
pays le plus pour le défense c'est
4,1% de la PIB et Varsovie donc je pense
un partenaire véritable de des
États-Unis de Donald Trump aussi
formalement je P je pense que Donald
Trump aussi attend que l'Europe enforce
sa propre effort dans manière de
sécurité mais aussi le important est que
contrairement à l'ancien gouvernement
polonais les nouveaux équipes polonais
rejettent cette FSE diichotomie au
contradiction entre collaboration dans
la autan et et renforcement de launion
européenne Matéri de sécurité parce que
ces deux piliers sont très
complémentaires et sont snergétiqu
doivent être snergétique alors c'est
vrai Christophe préo que on l'a bien dit
hein la Pologne consacre plus de 4 % de
son PIB d'ailleurs Donald Trump demande
presque 5 % ce qui est énorme avec
est-ce qu'on va suivre finalement les
Polonais sur cette sur cette idée de
d'augmenter nos dépenses et surtout sur
un soutien sans faille avec l'Ukraine
qui ils organisent aussi avec les les
pays baltes et tout ça alors que on voit
bien que parmi les 27 certains traînent
des pieds alors il y a des dissensions
parmi les 27 he sur les la question de
de la Défense et de soutien aussi à
l'Ukraine et on voit aussi malgré tout
on va fêter le 24 février les 3 ans
d'une de la guerre en Ukraine donc le
temps passe vite mais aux frontières de
l'Europe il y a ce ce conflit qui
dstructure complètement toutes toutes
les relations les équilibres économiques
et géopolitiques et on voit aussi
aujourd'hui même sur les fervants
défenseurs de de de l'Ukraine aussi
quand quand même une motivation qui
s'érode un petit peu et en plus vous
avez Donald Trump qui laisse met quand
même un petit peu la pression aussi sur
les sur les chefs d'État et de
gouvernement à travers l'OTAN en
demandant demain plus d'investissement
justement au sein au sein de l'OTAN moi
je pense que effectivement les la la à
la fois bâtir une défense européenne et
investir dans dans dans le dans
l'industrie aussi de défense européenne
et en même temps être aussi dans dans
dans l'ut temp sont pas deux projets
antinomi au contraire ils sont à mon
avis extrêmement extrêmement
complémentaire et aujourd'hui on
comprend la Pologne le slogan de la
présidence polonain c'est sécurité
Europe on comprend la polne qui est
l'État membre qui a la frontière la plus
importante avec l'Ukraine et aussi avec
la la BI bius alors on ouvre un notre
chapitre voilà pour la Pologne donc qui
sera effectivement l'un des temps forts
avec sa présidence de l'année 2025 mais
il y a d'autres pays qui eux sont plus
sur des sur des temps faibles il y a
plusieurs gouvernements en Europe et non
des moindes la France l'Allemagne
l'Autriche l'Irlande la Belgique la
Roumanie et la Bulgarie qui sont pour
des raisons différ rentre en crise
politique c'est difficile d'imaginer un
leadership européen commun dans ces
conditions sur cette année 2025 il
Berton Chini oui parce que pour qu'un
l'Europe soit forte il faut que les ses
États-membres ses composantes soient
fort eux aussi et on peut pas décider de
manière légitime efficace si il y a une
chaise vide ou qui chancelle à Berlin et
puis en France une situation compliquée
aussi avec un président affaibli et puis
tous les autres pays dont vous avez
parlé qui sont dans des situations
précaires politiquement donc dans ce
contexte texte compte tenu de la
pression géopolitique qui s'exerce sur
nous il va quand même falloir prendre
des décisions au-delà d'initiatives qui
sont déjà lancées en matière de défense
d'industrie et et tout autre série que
madame vandalen a annoncé dans son dans
son programme la Commission peut jouer
un rôle important parce que comme la
nature politique àur du vide bah
normalement c'est le rôle de la
Commission on l'a vu dans des époques
précédentes celle de Jacques Delor en
particulier mais lui-même Jacques Delor
rappelait que il n'aurait rien pu faire
s'il n'y avait pas eu à Madrid à Berlin
à Paris et ailleurs des leaders forts et
qui sont capables d'engager du capital
politique donc sur la construction
européenne son approfondissement donc
c'est là qu'effectivement il va falloir
en Allemagne ça devrait arriver hein
retrouver un leadership fort et puis en
France stabiliser la situation ailleurs
pour que l'Europe aille de l'avant alors
Carolina d'ailleurs en Allemagne
puisqu'on le mentionne le 23 février
évidemment toute l'Europe aura les yeux
rivés sur Berlin avec des élections
anticipées les chrétiens-démocrates
pourraient l'emporter le score de
l'extrême droite porté par la
désinformation russe et la
désinformation trumpiste inquiète
beaucoup l'Europe néanmoins
ouais bien c'est c'est très inquiétant
eu l'extrême droit a fait des énormes
progrès ces dernières années
et plus pays et je pense que la France
est un exemple parce que rassemblement
national de Le Pen a rorté les plus FO
comme les partis politiques au élection
de de julet 2024 nous pouvons voir qu'il
est un phaseur de roi dans la politique
intérieure et la même peut passer avec
avec Allemagne et dans cette contexte de
stagnation économique et de absence de
leadership politique on terrain seouvre
pour extrémist et c'est très
inquéant les façons dont les don que les
forces populistes utilisant la
communication et la technologie comme
nous pouvons voir dans cette dialogue la
discussion live entre Donal entre
elon Laer
de vous parlez de l'extrême droite en
Allemagne il un autre pays christop où
l'extrême droite pourrait arver au
pouvoir cette année c'est c'est
l'Autriche avec une volonté notamment de
verrouiller les frontière qui est
partagé par d'autres gouvernements
nationalistes on pense à à la Hongrie
mais aussi pour d'autres raisons par
exemple pour la Pologne est-ce que les
27 vont risquer de remettre en cause en
cette année 2025 le PACT asile
immigration au profit de ce qu'on
pourrait appeler une Europe forteresse
alors pa migration et asile he qui avait
été adopté vraiment au dernière limite
de la présidente mandature par par par
les étatsmembres le 14 mai 2024 me
semble-t-il et qui av pas non plus été
voté adopté par tous les États-membres
hein la Hongrie la Pologne aussi
l'Autriche avait avait avait voté contre
c'est un texte qui comprend neuf
règlements et une directive et qui doit
être normalement appliqué en en en
2026 il est évident que la les situation
dans laquelle on est aujourd'hui et la
situation migratoire qui n'est pas géré
depuis qui est en suspens depuis 10 ans
2015 la crise migratoire et c'est
toujours le petit caillou dans la
chaussure de l'Union européenne et
aujourd'hui les États-membres sont même
s'ils se sont entendus sur ce pacte
asile migration et asile qui doit
normalement renforcer les les les
contrôles aux frontières euh mieux gérer
les les migration illégal et les
conditions de retour aussi et puis aussi
une certaine solidarité entre
États-membres la solidarité entre
état-membres ce sujet-là elle peut
exploser c'est c'est évident alors on
est on on change de chapitre dans les
fameux 100 jours de la nouvelle
Commission et Ursula van derleon a
attrapé une très mauvaise grippe
semble-t-il cette semaine on s'en rend
compte euh elle s'est donné 100 jours
jusqu'à la mi-mars pour lancer de
grandes réformes pour son second mandat
avec en premier lieu un Pact industrie
propre est-ce qu'on est crédible sur
notre volonté d'être là de renforcer
l'industrie je crois que Madame Valen
qui dans son premier mandat avait mis le
pacte vert européen comme première
priorité là a décidé de d'amender les
choses je dirais en mettant un peu plus
de de souveraineté industrielle
européenne dans son second mandat et
c'est ça que veut dire le glissement de
Pact ver européen à Pact pour
l'industrie propre et donc on est
crédible oui en partie puisqu'il y a
déjà eu d'initiatives he qui ont été
prises dans son dans dans la dans la
précédente mandature pour essayer de
faire en sorte que la transition
écologique se fasse aussi avec des
acteurs européens il y a eu des par
exemple des alliances industriell on
parle souvent de l'Airbus des batteries
mais il y a eu d'autres alliances
industrielles qui ont été lancées par
les Européens un pe absent là cette
Ursula alors là il y a en ce moment et
c'est assez inquiétant d'ailleurs une
maladie ça ça peut arriver mais elle a
mis quand même beaucoup de temps à des
une vice-présidente intérimaire et puis
surtout on n pas de nouvell et c'est
d'autant plus ennuyeux que elle a
beaucoup centralisé le pouvoir au sein
de la Commission européenne ce qui peut
être très largement contreproductif déjà
en général hein parce que c'est un
collège où il faut beaucoup
d'intelligence collective se consulter
les uns les autres c'est pour ça qu'il y
a 27 commissaires issus des 27
États-membres et si de surcroix elle
elle tombe elle tombe malade ou elle
n'est pas capable de déléguer à un
moment où les pressions géopolitiques y
compris venant de notre protecteur
traditionnel américain se multiplie
c'est fâcheux alors on a entendu quand
même madame Calas il y a aussi le
président du du Conseil européen stable
monsieur Costa Donald tusp il a quand
même d'autres personnes pour pourter la
voie de l'Union européenne mais c'est
vrai que le quartier général on le voit
c'est le berlémont Madame Van derayen on
espère qu'elle va se rétablir et
rapidement reprendre ses fonctions
effectivement christop pr une forme de
de vacan du pouvoir qu'on espère
temporaire qui inquiète quelques jours
avant la nomination Donald trum on en a
parlé en filigrane de cette émission
mais évidemment cette prise de fonction
du président américain elle va va
beaucoup jouer sur les Européens cette
année est-ce qu'on risque pas d'être
plus dans la réaction à ce qu'il va
faire que d'être proactif moi proactif
déjà l'Union européenne c'est c'est déjà
bien il y a déjà des groupes d'experts
qui réfléchissentement à ce que à
différents scénarios en fonction de ce
que demain les orientations que pourrait
donner Donald Trump qui l'a déjà aussi
indiqué contre les sur les droits de
douane c'est bien mais la volonté
politique la volonté politique je pense
qu'elle va elle va arriver je pense
qu'aujourd'hui l'Union européenne elle
est un peu grogui un peu comme un boxeur
dans les cordes parce que le jeu op
poliitique il a complètement changé on
s'inquiétait de Donald Trump on se
préoccupait de Donald Trump et puis tout
d'un coup on voit aussi arriver Elon
Musk futur secrétaire d'État qui à
travers les les réseaux sociaux à
travers
X fait fait fait un dialogue en direct
avec la leader de de
l'AFD insulte carrément le chef du
gouvernement du Royaume-Uni aujourd'hui
donc je pense qu'on est aussi un petit
peu perturbé par C ces nouveaux éléments
on parle là d'un chef d'État monsieur
Trump qui est qui sera ave un pouvoir
régalien qui sera le président de la
première puissance du monde et puis
aussi de l'homme le plus riche du monde
Elon Musk qui est à la tête de SpaceX de
Starlink alors justement pour pour
conclure on a 30 secondes pour con ce
champ est complètement complètement avec
vous Carolina 30 secondes pour conclure
qu'est-ce que vous souhaitez en 2025 aux
Européens oui je je que souhaite à les
europé et à et le changement de discours
politique
dans les côtés de intellectuels
progressistes proeuropéen parce que nous
perdons la bataille à le cœur à l'esprit
de la gent parce que les populistes
utilisant maisonges émotions sont très
clair très généralistes mais très très
fort et nous devons faire la même chose
seulement avec de tous les pouvoirs que
launion européenne apporté à la gens et
je pense que c'est très important
à introduire à niveau européen éducation
civique européenne parce que grâce à ça
nous serons prête à Bâ de éliminer la
désinformation parce que ça c'est très
important menace hybride mainten
r les direction merci en tout cas à tous
les trois d'avoir très bien illustré et
bien les grands enjeux et les très
grands défis de cette année 2025 on l'a
compris merci Caroline et très bonne
année à vous tous bonne suite de
programme sur sur nos antennes
[Musique]
