La ferme des animaux (2-5)

Le conteur Vendéen
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La ferme des animaux est une critique de la société publiée par George Orwell en 1945.
comme ils trimèrent et prirent de la
peine pour rentrer le foin mais leurs
efforts furent récompensés car la
récolte fut plus abondante encore qu'il
ne l'aurait cru à certains moment la
besogne était tout à fait pénible les
instruments agraires avaient été
inventés pour les hommes et non pour les
animaux et ceci en subissaient les
conséquences ainsi aucun animal ne
pouvait se servir du moindre outil qui
l'obligea à se tenir debout sur ses
pattes de derrière néanmoins les cochons
était si malin qu'ils trouvèrent le
moyen de tourner chaque difficulté quant
aux chevaux il connaissait chaque pouce
du terrain et s'y entendait à faucher et
à rateler mieux que Jones et ses gens
leur vie dur rant les cochons à vrai
dire ne travaillaient pas il
distribuaient le travail et veillaiit à
sa bonne exécution avec leurs connaissan
supérieure il était naturel qu'il
prennent le commandement Malabar et
douce s'attelaiit tout seul au rateau ou
à la faucheuse et ils arpentait le champ
en long et en large un cochon à leur
trousse et chaque animal jusqu'au plus
modeste besognait affané et à ramasser
le foin mais les canards et les poules
sans relâche allaient et venaient sous
le soleil portant dans leur bec des
filaments minuscule et ainsi la fenaison
fut achevée de jours plus tôt qu'au
temps de Jones qui plusait ce fut la
plus belle récolte de foin que la ferme
est jamais connue et nul gaspillage car
poule et canards animaux à pron avait
glané jusqu'au plus petit brin et pas un
animal n'avait dérobé ne fûce qu'une
bouchée tout l'été le travail progressa
avec une régularité d'horloge les
animaux étaient heureux d'un bonheur qui
passait leur
espérance tout aliment leur était plus
délectable d'être le fruit de leurs
efforts car désormais c'était là leur
propre manger produit par eux et pour
eux et non plus l'au accordé à
contrecœur d'un maître parcimonieux
chacun d'eux reçut en partage une ration
plus copieuse et quoique encore peu
expérimentés ils eurent aussi des
loisirs accrus oh il leur fallut faire
face à bien des difficultés c'est ainsi
que plus tard dans l'année et le temps
venu de la moisson il durent dépiquer le
blé à la mode d'autrefois et faute d'une
batteuse à la ferme chasser la glume en
soufflant dessus mais l'esprit de
ressources des cochons ainsi que la
prodigieuse musculature de Malabar les
tirait toujours d'embarras Malabar
faisait l'admiration de tous déjà connu
à l'époque de Jones pour son cœur à
l'ouvrage pour l'or il besoignait comme
trois même certains jours tout le
travail de la ferme semblait reposé sur
sa puissante encolure du matin à la
tombée de la nuit il poussait il tirait
et était toujours présent au plus dur du
travail il avait passé àord avec l'un
des jeunes coqus pour qu'on le réveille
une demi-heure avant tous les aut autres
et devançait l'horaire et le plan de la
journée de son propre chef il se portait
volontaire au tâes d'urgence à tout
problème et à tout revers il opposait sa
conviction je vais travailler plus dur
ce fut là sa devise toutefois chacun
uvrait suivant ses capacités ainsi les
poules et les canards récupérèrent 10
boissaux de blé en recueillant les
grains disséminé ça et là et personne
qui chaparda ou qui se plaignit des
rations
les prises de bec bisbille humeur
ombrageuse jadis monnaie courante n'étit
plus de mise personne ne tirait au flanc
enfin presque personne Luby avouons-le
n'était pas bien matineuse et se
montrait encline à quittit le travail de
bonneheure sous prétexte qu'un caillou
lui agaçait le sabot la conduite de la
chatte était un peu singulière aussi on
ne tarda pas à s'apercevoir qu'elle
était introuvable quand l'ouvrage
requérait sa présence elle disp
paraissait des heures d'affilé pour
reparaître au repas ou le soir après le
travail fait comme si de rien
n'était mais elle se trouvait des
excuses si excellentes et ronronnait de
façon si affectueuse que ses bonnes
intentions n'étaient pas mises en doute
quant à Benjamin le vieil Anne depuis la
Révolution il était demeuré le même il
s'acquitait de sa besogne de la même
manière lente et têtue sans jamais
renaclé mais sans aile inutile non plus
sur le soulèvement même et ses
conséquence il se gardait de toute
opinion quand on lui demandait s'il ne
trouvait pas son sort meilleur depuis
l'éviction de Jones il s'en tenait à
dire les anânes ont la vie dure aucun de
vous n'a jamais vu mourir un âne et de
cette réponse sibiline on devait se
satisfaire le dimanche jour férier on
prenait le petit- dééjeuner une heure
plus tard que d'habitude puis c'était
une cérémonie renouvelé sans faute
chaque semaine d'abord on y sait les
couleurs boule de ne s'était procuré à
la sellerie un vieux tapis de table de
couleur verte qui avait appartenu à Mrs
Jones et sur lequel il avait peint en
blanc une corne et un
sabot ainsi donc dans le jardin de la
ferme tous les dimanches matins le
pavillon était Issé auas le verre du
drapeau expliquait boule de neige
représente les vers pâturages
d'Angleterre la corne et le sabot la
future République laquelle serait
proclamé au renversement définitif de la
race
humaine après le salut au drapeau les
animaux gagnaient ensemble la grange là
se tenait une assemblée qui était
l'assemblée générale mais qu'on appelait
l'assemblée on y établissait le plan de
travail de la semaine on y débattait et
adoptait différentes résolutions
celle-ci les cochons les proposaient
toujours car si les autres animaux
savaient comment on vote aucune
proposition nouvelle ne leur venait à
l'esprit ainsi le plus clair des débats
était l'affaire de boule de neige et
Napoléon il est toutefois à remarquer
qu'il n'était jamais d'accord quel que
fut l'avis de l'un on savait que l'autre
y ferait pièce même une fois décidé et
personne ne pouvait s'élever contre la
chose elle-même d'aménager en maison de
repos le petit enclos attenant au verger
un débat orageux s'en suivit quel est
pour chaque catégorie d'animaux l'âge
légitime de la retraite l'assemblée
prenait toujours fin aux accents de
bêtes d'Angleterre et l'après-midi était
consacré au loisirs les cochons avaient
fait de la sellerie leur quartier
général là le soir ils étudiaient les
arts et métiers les techniques du
maréchal Ferran ou celle du menuisier
par exemple à l'aide de livres ramenés
de la ferme boule de neige se
préoccupait aussi de répartir les
animaux en commission et sur ce terrain
il était infatigable il constitua pour
les poules la Commission des pontes pour
les vaches la Ligue des queux de vaches
propres pour les réfractaires la
commission de rééducation des camarades
vivant en liberté dans la nature avec
pour but d'apprivoiser les rats et les
lapins et pour les moutons le mouvement
de la laine immaculé et encore d'autres
instruments de prophylaxie social outre
les classes de lecture et d'écriture
dans l'ensemble ces projets connurent
échec c'est ainsi que la tentative
d'apprivoiser les animaux sauvages
avorta presque tout de suite car ne
changèrent pas de conduite et il Mira
profit toute véléité généreuse à leur
égard la chatte fit de bonheur parti de
la Commission de rééducation et pendant
quelques jours il montra de la
résolution même une fois on la vit
assise sur le toit parlementant avec des
moineaux hors d'atteinte elle leur
exposait la Bonne Nouvelle tous les
animaux sont désormais camarades aussi
tout moineau pouvait se percher sur elle
même sur ses griffes mais les moineau
gardaient leur distance les cours de
lecture et d'écriture toutefois eurent
un vif succès à l'automne il n'y avait
plus d'iletttré autant dire les cochons
eux savaient déjà lire et écrire à la
perfection les chiens apprirent à lire à
peu près couramment mais ils ne
s'intéressaient qu'aux sept
commandements
EDM la chèvre sentirait mieux qu'eux le
soir il lui arrivait de faire aux autres
la lecture de fragments de journaux
découverts aux ordures Benjamin LAN
pouvait lire aussi bien que n'importe
quel cochon mais jamais il n'exerçait
ses dons que je sache disait-il il n'y a
rien qui vaille la peine d'être lu douce
appris toutes ces lettres mais la
science des mots lui échappait Malabar
n'allait pas au-delà de la lettre D de
son grand sabot il traçait dans la
poussière des lettres A B C D puis il
fixait des yeux et les oreilles
rabattues et de temps à autre repoussant
la mèche qui lui barrait le front il
faisait grand effort pour se rappeler
quelle lettre venait après mais sans
jamais y parvenir bel et bien à
différentes reprises il reettin e f g
mais du moment qu'il savait ces lettresl
il avait oublié les précédentes à la fin
il décida d'en rester aux quatre
premières lettres et il les écrivait une
ou deux fois dans la journée pour se
rafraîchir la même Moir Luby refusa
d'apprendre l'alphabet hormi les cinq
lettres de son nom elle les traçait fort
adroitement avec des brindilles puis les
agrémentait d'une fleur ou deux et avec
admiration en faisait le tour aucun des
autres animaux de la ferme ne pu aller
au-delà de la lettre A on s'aperçut
aussi que les plus bornés tels que
mouton poule et canard étaient incapable
d'apprendre par cœur les sept
commandements après mû réflexion boule
de neige signifia que les sept
commandements pouvaient après tout se
ramener à une maxime unique à savoir
quatre pattes oui deux pattes non en
cela dit-il réside le principe
fondamental de
l'animalisme quiconque en aurait tout à
fait saisi la signification serait à
l'abri des influences humaines tout
d'abord les oiseaux se rebuifèrent se
disant queux aussi sont des deux pattes
mais boule de neige leur prouva leur
erreur disant les ailes de l'oiseau
camarade et étant des organes de
propulsion non de manipulation doivent
être regardés comme des pattes ça va de
soi et c'est la main qui fait la marque
distinctive de l'homme la main qui
manipule la main de malignité les
oiseaux restèent quoi devant les mots
compliqués de boule de neige mais ils
approuvèrent sa conclusion et tous les
moindres animaux de la ferme se mirent à
apprendre par cœur la nouvelle Maxime
quatre pattes oui deux pattes non que
l'on inscrivit sur le mur du fond de la
grange au-dessus des sept commandements
et en plus gros caractère une fois qu'il
l'assure sans se tromper les moutons
s'en éprirent et c'est souvent que
couchés dans les champs ils bellaient en
cœur quatre pattes oui deux pattes non
et ainsi des heures durant sans se
laasser jamais Napoléon portait aucun
intérêt aux commissions de boules de
neige selon lui l'éducation des jeunes
était plus importante que tout ce qu'on
pouvait faire pour les animaux déjà mur
or sur ces entrefaêes les deux chiennes
constance et fleur mirbas peu après la
fenaison donnant naissance à neuf chiot
vigoureux dès après le sevrage Napoléon
enleva les chiots à leur mère disant
qu'il pourvoirait personnellement à leur
éducation il les remisa dans un grenier
où l'on n'accédait que par une échelle
de la sellerie et les y séquestra si
bien que bientôt tous les autres animaux
oublièrent jusqu'à leur
existence le mystère de la disparition
du lait fut bientôt élucidé c'est que
chaque jour le lait était mélangé à la
pâtée des cochons c'était le temps où
les premières pommes commençaient à mûir
et bientôt elles jonchaient l'herbe du
verger les animaux s'attendaient au
partage équitable qu'il leur semblait
aller de soi un jour néanmoins ordre fut
donné de ramasser les pommes pour les
apporter à la sellerlerie au bénéfice
des Pors on entendit bien murmurer
certains animaux mais ce fut en vain
tous les cochons étaient sur ce point
entièrement d'accord y compris Napoléon
et boule de neige et briabil fut chargé
des explications nécessaires vous
n'allez tout de même pas croire camarade
que nous les cochons agissons par
égoïsme que nous nous attribuons des
privilèges en fait beaucoup d'entre nous
détestent le lait et les pommes c'est
mon propre cas si nous nous les
approprion c'est dans le souci de notre
santé le lait et les pommes ainsi
camarade que la science le démontre
renferme des substances indispensables
au régime alimentaire du cochon nous
sommes nous autres des travailleur
intellectuel la direction et
l'organisation de cette ferme repose
entièrement sur nous de jour et de nuit
nous veillons à votre bien et c'est pour
votre bien que nous buvons ce lait et
mangeons ces pommes savez-vous ce qu'il
adviendrait si nous les cochons devions
faillir à notre devoir Jones reviendrait
oui
assurément camarade s'il était en effet
quelque chose dont tous les animaux ne
voulaient à aucun prix c'était bien le
retour de Jones quand on leur présentait
les choses sous ce jour il n'avait rien
à redire l'importance de maintenir les
cochons en bonne forme s'imposait donc à
l'évidence aussi fut-il admis sans plus
de discussion que le lait et les pommes
tombaient dans l'herbe ainsi que celle
la plus grande partie à murir encore
serait prérogative des cochons à la fin
de l'été la nouvelle des événements
avaient gagné la moitié du pays chaque
jour Napoléon et boules de neige
dépêchaient des volets de pigeon
voyageurs avec pour mission de se mêler
aux autres animaux des fermes voisines
pendant la plus grande partie de ce
temps monsieur Jones se tenait à
Wellington assis à la buvette du Lion
Rouge se plaignant à qui voulait
l'entendre de la monstrueuse injustice
dont il avait été victime quand l'avait
exproprié une bande d'animaux de vrai
propre à rien les autres fermiers
compatissant en principe lui firent tout
d'abord de médiocre secours au fond de
même il se demandait s'il ne pourrait
pas tirer profit de la mésaventure de
Jones par chance les propriétaires des
deux fermes attenantes à la sienne étit
en mauvais terme et toujours à se
chamailler l'une d'ell Foxwood était une
vaste exploitation mal tenue et vieux
jeu pâturage chétif etie à l'abandon
allié envahissant quant au propriétaire
un monsieur pilkinton gentleman farmer
qui donnait la plus grande partie de son
temps à la chasse ou à la pêche suivant
la saison l'autre ferme pinchfield plus
petite mais mieux entretenue appartenait
à un monsieur Frédéric homme décidé et
retort toujours en procès et connu pour
sa dureté en affairire les deux
propriétaires se détestaient au point
qu'il leur était malaisé de s'entendre
fussent dans leur intérêt commun il n'en
étaient pas moins épouvanté l'un comme
l'autre par le soulèvement des animaux
et très soucieux d'empêcher leurs
propres an au d'en apprendre trop à ce
sujet tout d'abord ils affectèrent de
rire à l'idée de ferme gérée par les
animaux eux-même quelque chose d'ussi
extravagant on en verra la fin en une
quinzaine disait-il il firent courir le
bruit qu'à la ferme du manoir les bêtes
ne cessaient de s'entrebattre et bientôt
seraient acculé à la famine mais du
temps passa et les animaux à l'évidence
ne mourraient pas de faim alors Frédéric
et pilgington durent changer de refrain
cette exploitation n'était que scandale
et atrocité les animaux se livraient au
cannibalisme se torturai entre eux avec
des fers à cheval chauffé à blanc ils
avaient mis en commun les femelles voilà
où cela mène de se révolté contre les
lois de la nature malgré tout on
n'ajouta jamais vraiment foi à ces
récits une rumeur gagnait même vague
flou et capsieuse d'une ferme magnifique
dont les humains avaient été é et où les
animaux se gouvernaient eux-mêmes et au
fil des mois une vague d'insubordination
déferla dans les campagnes des taureaux
jusque là dociles étaient pris de fureur
noir les moutons abattaient les haies
pour mieux dévorer les trèfles les
vaches ruaient renversaient les sauts
les chevaux se dérobaient devant
l'obstacle culbutant les cavaliers mais
surtout l'air et jusqu'aux paroles de
bêtes d'Angleterre gagnait partout du
terrain l'hymne révolutionnaire s'était
répandu avec une rapidité stupéfiante
l'entendant les humains ne dominaient
plus leur fureur tout en prétendant
qu'il le trouvait ridicule sans plus il
leur échappait disait-il que même des
animaux puissent s'apaisser à d'ossi
ville bêtisse tout animal surpris à
chanter bête d'Angleterre se voyait sur
le champ donner la bastonnade et
pourtant l'hymne gagnait toujours du
terrain irrésistible les mers le
sifflaient dans les haies les pigeons le
recoulait dans les ormes il se mêlait au
tapage du maréchal Ferran comme à la
mélodie des cloches et les humains à son
écoute dans leur fort intérieur
tremblait comme à l'annonce d'une
prophétie funeste au début d'octobre une
fois le blé coupé mis en Meulle et en
partie batue un vol de pigeon vint
tourbillonner dans les airs puis dans la
plus grande agitation se posa dans la
cour de la ferme des animaux Jones et
tous ses ouvriers accompagnés d'une une
demi-douzaine d'hommes de main de
Foxwood et de pinchfield avaiit franchi
la clôture aux cinq barreaux et gagné la
maison par le chemin de terre tous
étaient armés de gourdin sauf Jones qui
allait en tête fusil en main sans nul
doute ils entendaient reprendre
possession des lieux à cela on s'était
attendu de longues dates et toutes les
précautions étaient prises boule de
neige avait étudié les campagne de Jules
César dans un vieux bouquin découvert
dans le corps du logie et il dirigeait
les opération défensive promptement il
donna ses ordres et en peu de temps
chacun fut à son poste comme les humains
vont atteindre les dépendances boules de
neige lance sa première attaque les
pigeons au nombre de 35 survolent le
bataillon ennemi à modeste altitude et
lâche leur fiant sur le crâne des
assaillants l'ennemi surpris doit
bientôt faire face aux oies à
l'embuscade derrière la haie qui
débouche et charge du bec elles s'en
prennent au mollet en encore ne sont
cela qu'escarmouch et menu diversion
bientôt d'ailleurs les humains
repoussent les oies à grand coup de
gourdin mais alors boule de neige lance
sa seconde attaque en personne il
conduit ses troupes à l'assaut soit aemé
la chèvre blanche et tous les moutons et
tous se ruent sur les hommes donnant du
bouttoir et de la corne les harcelant de
toutes parts cependant un rôle
particulier est dévolu à l'âne Benjamin
qui tourne sur lui-même et de ses petits
sabots décoche ruade après ruade mais
une nouvelle fois les hommes prennent le
dessus grâce à leurs gourdin et à leurs
chaussures ferrées à ce moment boule de
naise pousse un cri aigu signal de la
retraite et tous les animaux de tourner
casazak de fuir par la grande porte et
de gagner la cour les hommes poussent
des clameurs de Triomphe et croyant
l'ennemi en déroute il se précipite ça
et là à ses trousses c'est ce qu'avait
escompté boule de neige dès que les
hommes se furent bien avancés dans la
cour à ce moment surgissent de l'arrière
les trois chevaux les trois vache et le
gros des cochons jusque-là demeurer en
embuscade dans les tables les humains
pri à revers voir leur retraite coupé
boule de neige donne le signal de la
charge lui-même fonçant droit sur Jones
celui-ci prévenant l'attaque lève son
arme et tire les plombs se logent dans
les chines de boules de neige et
lensanglante et un mouton est abattu
mort sans se relâcher boule de neige se
jette de tout son poids 120 kg dans les
jambes du propriétaire exproprié qui
lâche en fusil et va bouler sur un tas
de fumiers mais le plus horrifiant c'est
encore Malabar cabré sur ses pattes de
derrière et frappant du fer de ses
lourds sabots avec une vigueur d'étalon
le premier coup arrivé sur le crâne
expédie un palfrenier de Foxwood dans la
boue inerte voyant cela plusieurs hommes
se lâchent leur gourdin et tentent de
fuir c'est la panique chez l'ennemi tous
les animaux le prennent en chasse le
traque autour de la cour la saille du
sabot et de la corne culbutant piétinant
les hommes et pas un animal qui à sa
façon ne tienne sa revanche et même la
chatte s'y met bondissant du toit tout
attraque sur les épaules d'un Vacher
elle lui enfonce ses griffes dans le cou
ce qui lui arrache des hurlements mais à
un moment sachant la voie libre les
hommes filent hors de la cour puis
s'enfui sur la route trop heureux d'en
être qu à bon compte ainsi à 5 minutes
de la vinion et par le chemin même
qu'ils avaient pris ils battaaient en
retraite
ignomigneusement un troupeau d'IE à leur
chausse leur mordant les jaré et
sifflant des Hué plus d'hommes sur les
lieux saufin le palfrenier gisant la
face contre terre revenu dans la cour
Malabar effleurait le corps à petit coup
de sabot s'fforçant de le retourner sur
le dos le garçon ne bougeit plus il est
mort dit Malabar tout triste
ce n pas mon intention de le tuer
j'avais oublié les fer de mes sabots
mais qui voudra croire que je ne l'ai
pas fait exprès pas de sentimentalité
camarade s'écria boule de neige dont la
blessure saignait toujours la guerre
c'est la guerre l'homme n'est pas à
prendre en considération que changer en
cadavre je ne veux assassiner personne
même pas un homme répétait Malabar en
pleur où est donc EDM s'écria quelqu'un
de fait EDM était invisible les animaux
étaient dans tous leurs avait-elle été
molestée plus ou moins grièvement ou
peut-être même les hommes l'avaient-il
emmené prisonnière mais à la fin on la
retrouva dans son box elle s'y cachait
la tête enfouille dans le foin entendant
une détonation elle avait pris la fuite
plus tard quand les animaux revinrent
dans la cour ce fut pour s'apercevoir
que le garçon d'écurie ayant repris
connaissance avait décampé de nouveau
rassemblé les animaux au comble de
l'émotion et à tu tête chacun racontait
ses prouesses au combat à l'improviste
et sur le champ la victoire fut célébrée
on Issa les couleurs on chanta bêt en
Angleterre plusieurs fois de suite enfin
le mouton qui avait donné sa vie à la
cause fut l'objet de funérail solennel
sur sa tombe on planta une obépine au
bord de la fusse boule de neige prononça
une brève allocution les animaux
déclara-t-il doivent se tenir prêt à
mourir pour leur propre ferme à
l'unanimité une décoration militaire fut
crée celle de héros animal première
classe et elle fut Séan tenante à boule
de neige et à Malabar il s'agissait
d'une médaille en cuivre en fait on
l'avait trouvé dans la sellerie car
autrefois elle avait servi de parure au
collier des chevaux une autre décoration
celle de héros animal 2e classe fut à
titre Postume décerné au mouton
longtemps on discuta du nom à donner au
combat pour enfin retenir celui de
bataille de l'étable vu que de ce point
l'attaque victorieuse avait débouché on
ramassa dans la boue le fusil de
Monsieur Jones or on savait qu'il avait
des cartouches à la ferme aussi fut-il
décidé de dresser le fusil au pied du
mât tout comme une pièce d'artillerie et
deux fois lent de tirer une salve le 12
octobre en souvenir de la bataille de
l'étable et à la Saint-Jean d'été jour
commémoratif du soulèvement l'hiver
durait et de plus en plus Luby faisait
des siennes chaque matin elle était en
retard au travail donnant pour excuse
qu'elle ne s'était pas réveillée et se
plaignait de douleur singulière en dépit
d'un appétit robuste au moindre prétexte
elle quittait sa tâche et filait à l'
brevoir pour s'y mirer comme une soutete
mais d'autres rumeur plus alarmantees
circulaient sur son compte un jour comme
elle s'avançait dans la cour légère et
tropant menu minodant de la queue et
mâchonnant du foin douce l'a pris à part
Luby dit-elle j'ai à te parler tout à
fait sérieusement ce matin je t'ai vu
regarder par-dessus la haie qui sépare
de Foxwood la ferme des animaux l'un des
hommes de M pilgington se tenait de
l'autre côté j'étais loin de là j'en
conviens mais j'en suis un peu près
certaine j'ai vu qu'il te causait et te
caressait le museau qu'est-ce que ça
veut dire ces façons Luby Luby se prit à
piafer à caracolé et elle dit pas du
tout je lui causais pas il m'a pas
caressé c'est des mensonges Luby
regarde-moi bien en face donne-moi ta
parole d'honneur qu'il ne te caressait
pas le museau des mensonges répéta lu
mais elle ne put soutenir le regard de
douce et l'instant d'après fit voltef et
fila au Galot dans les champs soudain
douce e une idée sans s'en ouvrir aux
autres elle se rendit au box de Luby et
à coup de sabot retourna la paille sous
la litière elle avait dissimulé une
petite provision de morceaux de sucre
ainsi qu'abondance de rubans de
différentes couleurs 3 jours plus tard
l'uille avait disparu et 3 semaines
durant on ne sur rien de ces
pérégrinations puis les pigeons
rapportèrent l'avoir vu de l'autre côté
de willington dans les brancards d'une
charrette anglaise peinte en rouge et
noir à l'arrêt devant une taverne un
gros homme auint Rubicon portant guêre
et culotte de cheval et ayant tout l'air
d'un cabaretier lui caressait le museau
et lui donnait des sucres sa robe était
tondue de frais et elle portait une
mèche enrubanée d'écarlate elle avait
l'air bien content à ce que dirent les
pigeons par la suite et à jamais les
animaux ignorèrent tous ces faits et
gestes en janvier ce fut vraiment la
mauvaise saison le froid vous glaçait
les sang le sol était dur comme du fer
le travail au champ hors de question de
nombreuses réunions se tenaient dans la
grange et les cochons étaient occupés à
établir le plan de la saison prochaine
on en était venu à admettre que les
cochons étant manifestement les plus
intelligents des animaux décideraient à
l'avenir de toute question touchant la
politique de la ferme sous réserve de
ratification à la majorité des voies
cette méthode aurait assez bien fait
l'affaire sans les discussions entre
boule de neige et Napoléon mais tout
sujet prêtant à contestation les opposa
l'un proposait-il un ensemancement
d'orge sur une plus grande superficie
l'autre immanquablement plaidit pour la
voine ou si l'un estimait tel champ
juste ce qui convient au chou l'autre
rétorquait betterrave chacun d'eux avait
ses partisans d'où la violence des
débats lors des assemblées boule de
neige l'emportait souvent grâce à des
discours brillants mais entre-temps
Napoléon était le plus apte à rallier le
soutien des uns et des autres c'est
auprès des moutons qu'il réussissait le
mieux récemment ceci s'était pris à bê
avec grand intérêt le slogan
révolutionnaire qure pates oui de pattes
non à tout propos et hors de propos et
souvent ils interrompaient les débats de
cette cette façon on remarqua leur
penchant à entoné leur refrain au moment
cruciaux des discours de boule de neige
celui-ci avait étudié de près de vieux
numéros d'un hebdomadaire consacré au
fermage et à l'élevage qu'il avait
déniché dans le corps du bâtiment
principal il débordait de projet
innovation et perfectionnement c'est en
érudit qu'il parlait cillage drainage
des champs ou même scoris mécanique il
avait élaboré un schéma compliqué
désormais les animaux déposeraient leur
fiant à même les champs en un point
différent chaque jour afin d'épargner le
transport Napoléon ne soumit aucun
projet s'en tenant à dire que les plans
de boule de neige tomberaient en
quenouille il paraissait attendre son
heure cependant aucune de leurs
controverses n'atteignit en appreté
celle du moulin avant dominant la ferme
un monticule se dressait dans un grand
pâturage proche des dépendances après
avoir reconnu les lieux boules de neige
affirma y avoir l'emplacement idéal d'un
moulin avant celui-ci grâce à une
génératrice alimenterait la ferme en
électricité ainsi éclaireraiton écurie
ettable et porcherie et les chaufferiton
en hiver le moulin actionnerait encore
un hacheepaille une machine à couper la
betterave une sille circulaire et il
permettrait la traite mécanique les
animaux n'avaient jamais entendu parler
de rien de pareil car cette ferme
vieillotte n'était pourvu que de
l'outillage le plus primitif aussi
écoutait-il avec stupeur boule de neige
évoquant toutes ces machines myfique qui
feraiit l'ouvrage à leur place tandis
qu'ils pèteraient à loisir ou se
cultiverait l'esprit par la lecture et
la conversation en quelques semaines
boules de neige mit définitivement au
point ses plans la plupart des détails
techniques étaient empruntés à trois
livres ayant appartenu à Monsieur Jones
un manuel du bricoleur un autre du maçon
un cours d'électricité pour débutants il
avait établi son cabinet de travail dans
une couveuse artificielle aménagée en
appenti le parquet lisse de l'endroit
étant propice à qui veut dresser des
plans il s'enfermait là des heures
durant une pierre posée sur les livres
pour les tenir ouverts un morceau de Cré
fixé à la patte allant et venant traçant
des lignes et de temps à autre poussant
de petits grognement enthousiaste les
plans se compliquèrent au point de
bientôt n'être qu'un amas de manivelle
pignons couvrant plus de la moitié du
parquet les autres animaux absolument
dépassés étaient transportés
d'admiration une fois par jour au moins
tous venaient voir ce qu'il était en
train de dessiner et même lespou les
canards qui prenaient grand soin de
contourner les lignes tracées à la crie
seul Napoléon se tenait à l'écart dès
qu'il en avait été question il s'était
déclaré hostile au moulin avant un jour
néanmoins il se présenta à l'improviste
pour examiner les plans de sa démarche
lourde il arpenta la pièce braquant un
regard attentif sur chaque détail il
renifla de dédain une fois ou deux un
instant il s'arrêta à alorger le travail
du coin de l'œil et soudain il leva la
patte et inctinent compissa le tout
ensuite il sortit sans dire un mot toute
la ferme était profondément divisée sur
la question du moulin avant boule de
neige ne niait pas que la construction
en serait malaisée il faudrait extraire
la pierre de la carrière pour en bâtir
les murs puis fabriquer les ailes
ensuite il faudrait encore se procurer
des dynamos et des câbles comment il se
taisait là-dessus pourtant il ne cessait
d'affirmer que le tout serait achevé en
un an dans la suite il déclara que
l'économie en main d'œuvre permettrait
aux animaux de ne plus travailler que 3
jours par semaine Napoléon quant à lui
arguait que l'heure était à
l'accroissement de la production
alimentaire perdez votre temps disait-il
à construire un moulin avant et tout le
monde crèvera de
faim les animaux se constituèrent en
fation rivale avec chacune son mot
d'ordre pour l'une vootter pour boule de
neige et la semaine de trois jours pour
l'autre vootter pour Napoléon et la
mangeoire pleine seul Benjamin ne
s'enrla sous aucune bannière il se
refusait à croire à l'abondance de
nourriture comme à l'extension des
loisirs Boulin vent ou pas disait-il la
vie continuera par
mal par
conséquent outre les controverses sur le
moulin avant se posait le problème de la
défense de la ferme on se rendait
pleinement compte que les humains bien
qu'il eussent été défait à la bataille
de l'étable pourrai bien revenir à
l'assaut avec plus de détermination
cette fois pour rétablir monsieur Jones
à la tête du domaine ils y auraient été
incités d'autant plus que la nouvelle de
leur débacle avait gagné les campagnes
rendant plus récalcitrant que jamais les
animaux des fermes comme à l'accoutumé
boule de neige et Napoléon s'opposaient
suivant Napoléon les animaux de la ferme
devaient se procurer des armes et
s'entraîner à s'en servir suivant boule
de neige il devait dépêcher vers les
terres voisines un nombre de pigeons
toujours accru afin de faumer la révolte
chez les animaux des autres
exploitations le premier soutenait que
faute d'être à même de se défendre les
animaux de la ferme couraient au
désastre le second que soulèvements en
chaîne auraient pour effet de détourner
l'ennemi de toute tentative de
reconquête les animaux écoutaient
Napoléon puis boule de neige mais il ne
savaient pas à qui donner raison de fait
ils étaient toujours de la vie de qui
parlait le dernier le jour vint où les
plans de boule de neige furent achevés à
l'assemblée tenue le dimanche suivant la
question fut mise en voie fallait-il ou
non commencer la construction du moulin
avant une fois les animaux réunis dans
la grange boule de neige se leva et
quoique interrompu de temps à autre par
les bellements des moutons exposa les
raisons qui plaidaient en faveur du
moulin avant puis Napoléon se leva à son
tour le moulin avant déclara-t-il avec
beaucoup de calme est une
insanité il déconseille à tout le monde
de voter le projet et ayant tranché il
se rassit n'ayant pas parlé 30 secondes
et tremblant ne guerre se soucier de
l'effet produit sur quoi boule de neige
bondit ayant fait taire les moutons qui
s'étaient repris à Bell il se lança dans
un plédoyer d'une grande passion en
faveur du moulin avant jusque-là
l'opinion flottait partagé en deux mais
bientôt les animaux furent transportés
par l'éloquence de boule de neige qui en
terme flambloyant brossa un tableau du
futur à la ferme des animaux plus de
travail sordide plus des chines ployé
sous le fardeau et l'imagination aid
dans boules de neige loin désormais des
hachpailles et des goupes péraves loua
hautement l'électricité celle-ci
proclamait-il actionnera batteuse et
charrue air ses moissonneuses lieuse en
outre elle permettra d'installer dans
les étables la lumière le chauffage
l'eau courante chaude et froide quand il
se rassis nul doute ne subsistait sur
l'issue du vote à ce moment toutefois
Napoléon se leva jeta sur boule de neige
un regard oblique et singulier et poussa
un gémissement dans l'aigu que personne
ne lui avait encore entendu pousser sur
quoi ce sont dehors des aboiements
affreux et bientôt se rue à l'intérieur
de la granch neuf molostes portant des
colliers incrustés de cuivre ils se
jettent sur boule de neige qui de
justesse échappe à leur croc l'instant
d'après il avait passé la porte les
chiens à sé troussent alors trop
abassourd et épouvanté pour élever la
voix les animaux se pressèrent en Cohu
vers la sortie pour voir la poursuite
boule de neige détalée par le grand
pâturage qui mène à la route il courait
comme seul un cochon peut courir les
chiens sur ses talon mais tout à coup
voici qu'il glisse et l'on croit que les
chiens sont sur lui alors il se redresse
et file d'un train encore plus vif les
chiens regagnent du terrain et l'un
d'eux tout crro dehors est sur le point
de lui mordre la queue quand de justesse
il l'esquive puis dans un élan suprême
boule de neige se faufile par un trou
dans la haie et on ne le revit plus en
silence terrifié les animaux regagnaient
la grange bientôt les chiens revenaient
et toujours au pas accéléré tout d'abord
personne ne soupçonna d'où ces créatures
pouvaient bien venir mais on fut vite
fixé car c'était là les neuf chiot que
Napoléon avait ravis à leur mère et
élevé en secret pas encore tout à fait
adulte déjà c'était des bêtes énormes
avec l'air féroce des loups ces molosses
se tenaient au côté de Napoléon et l'on
remarqua qu'il frétillait de la que à
son attention comme ils avaient
l'habitude de faire avec Jones Napoléon
suivi de ses molosses escaladait
maintenant l'air surélevé du plancher
d'où sageelancien nager avait prononcé
son discours il annonça que d'oré an il
ne se tiendrait plus d'Assemblée du
dimanche matin elle ne servait à rien
déclara-t-il pure perte de temps à
l'avenir toute question relative à la
gestion de la ferme serait tranchée par
un comité de cochons sous sa propre
présidence le comité se réunirait en
séance privée après quoi les décisions
seraient communiquées aux autres animaux
on continuerait de se rassembler le
dimanche matin pour le salut au drapeau
chanter bête d'Angleterre et recevoir
les consignes de la semaine mais les
débats publics étaient
abolis encore sous le choc de
l'expulsion de boule Deneige entendant
ces décision les animaux furent
consternés plusieurs d'entre eux
auraient protesté si des raisons prob
leur était venu à l'esprit même Malabar
était désemparé à sa façon confuse les
oreilles rabattues et sa mèche lui
fouettait le visage il essayait bien de
rassembler ses pensées mais rien ne lui
venait toutefois il se produisit des
remous dans le clan même des cochons
chez ceux d'esprit déliés au premier
rang quatre jeunes gorés piaillèrent
leurs protestations et dressés sur leurs
pattes de derrière incontinent ils se
donnèrent la parole soudain menaçant et
sinistre les chiens assis autour de
Napoléon se prirent à grogier et les
porcelés se turent et se
rassir puis ce fut le bellement
formidable du cœur de mouton quatre
pattes oui deux pattes non qui se
prolongea presque un quart d'heure
ruinant toute chance de discussion par
la suite BRI babil fut chargé
d'expliquer aux animaux les dispositions
nouvelle camarade disait-il je suis sûr
que chaque animal apprécie à sa juste
valeur le sacrifice consenti par le
camarade Napoléon à qui va incobber une
tâche supplémentaire n'allez pas
imaginer camarade que gouverné est une
partie de plaisir au contraire c'est une
lourde une écrasante responsabilité de
l'égalité de tous les animaux nul n'est
plus fermement convaincu que le camarade
Napoléon il ne serait que trop heureux
de s'en remettre à vous de toute
décision mais il pourrait vous arriver
de prendre des décisions erronées et où
cela mènerait-il alors supposons
qu'après avoir écouté les Bill vesé du
moulin avant vous ayez pris le parti de
suivre boule de neige qui nous le savons
aujourd'hui n'est pas plus qu'un
criminel il s'est conduit en brave à la
bataille de l'étable dit quelqu'un la
bravoure ne suffit pas reprit bribabil
la loyauté et l'obéissance passe avant
tout et pour la bataille de l'étable le
temps viendra je le crois où l'on
s'apercevra que le rôle de boule de
neige a été très exagéré de la
discipline camarade une discipline de
fer tel est aujourd'hui le mot d'ordre
un seul faut pas et nos ennemis nous
prennent à la gorge à coup sûr camarade
vous ne désirez pas le retour de Jones
une fois de plus l'argument était sans
réplique les animaux certes ne voulaient
pas du retour de Jones si les débats du
dimanche matin étaient susceptible de le
ramener alors qu'on y met un terme
Malabar qui maintenant pouvait méditer à
loisir exprima le sentiment général
si c'est le camarade Napoléon qui l'a
dit ça doit être vrai et de ce moment en
plus de sa devise propre je vais
travailler plus dur il prit pour Maxime
Napoléon ne se trompe jamais le temps se
radoucissait on avait commencé les
labours de printemps l'apprenti ù boule
de neige avait dressé ses plans du
Moulin avait été condamné quant au plan
même on se disait que le parquet n'en
gardait pas de trace et chaque dimanche
matin à 10h les animaux se réunissaient
dans la grange pour recevoir les
instructions hebdomadaires on avait
déterré du Viger le crâne de Sage
l'ancien désormais dépouillé de toute
chair afin de l'exposer sur une souche
au pied du mât à côté du fusil après le
salut au drapeau et avant d'enter dans
la grange les animaux étaient requis de
défiler devant le crâne en signe de
vénération une fois dans la grange
désormais il ne s'asseyait plus comme
dans le passé tous ensemble Napoléon
prenait place sur le devant de estrade
en compagnie de briill babil et de
minimus un autre cochon fort doué lui
pour composer chansons et poèm les neuf
Molos se tenaient autour d'eux en
demi-cercle et le reste des cochons
s'asseyaaiit derrière eux les autres
animaux leur faisaient face Napoléon
donnait lecture des consignes de la
semaine sur un ton bourru et militaire
on entonnait bête d'Angleterre une seule
fois et c'était la dispersion le 3è
dimanche après l'expulsion de boules de
neige les animaux furent bien étonnés
d'entendre de la bouche de Napoléon
qu'on allait construire le moulin
Napoléon ne donna aucune raison à
l'appui de ce retournement se contentant
d'avertir les animaux qu'ils auraient à
travailler très dur et peut-être
serait-il même nécessaire de réduire les
rations en tout état de cause le plan
avait été minutieusement préparé dans
les moindres détails un comité de cochon
constitué à cet effet lui avait consacré
les trois dernières semaines jointe à
différentes autres améliorations la la
construction du moulin devait prendre 2
ans ce soir-là BRI babil prit à part les
autres animaux leur expliquant que
Napoléon n'avait jamais été vraiment
hostile au moulin tout au contraire il
l'avait préconisé le tout premier et
pour les plans dessiné par boule de
neige sur le plancher de l'ancienne
couveuse il avait été dérobé dans les
papiers de Napoléon bel et bien le
moulin avant était en propre l'œuvre de
Napoléon pourquoi donc sans qu'il a
alors quelqu'un Napoléon sé levé aussi
violemment contre la construction de ce
moulin à ce point bribabil prit son air
le plus matoi disant combien c'était
astucieux de Napoléon d'avoir paru
hostile au moulin un simple artifice
pour se défaire de boule de neige un
individu pernicieux d'influence funeste
celui-ci est vincé le projet pourrait se
matérialiser sans entrave puisqu'il n'en
serait plus mêlé c'est ce qu'on appelle
la tactique à plusieurs reprises
sautillant et battant l'air de sa queue
et plamant de rire il déclara de la
tactique camarade de la tactique ce mot
laissait les animaux perplexes mais ils
acceptèrent les explications sans plus
insister tant bribabil s'exprimait de
façon persuasive et tant grognait d'un
air menaçant les trois molosses qui se
trouvaient être de sa compagnie
