La Cène

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2 Vues de vidéo·8 sept. 2024
Cette fresque, qui fait partie d'un cycle de la Passion figuré sur les murs de la basilique inférieure d'Assise, a beaucoup choqué. Comment pouvait-on mélanger l'un des moments les plus sacrés de la vie de Jésus, le Dernier Repas, et une scène de cuisine ? Ce mauvais goût apparent contribua au fait qu'on douta qu'elle puisse être de la main de Pietro Lorenzetti, le successeur siennois de Giotto. Or, ce jugement à l'emporte-pièce sous-estime la profonde culture chrétienne de l'artiste et ses innovations techniques. Entrons dans l'image...
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partenariat avec Le Monde de la
[Musique]
Bible la
scène cette fresque qui fait partie d'un
cycle de la passion figuré sur les murs
de la basilique inférieure d'assise a
beaucoup choqué comment pouvait-on
mélanger l'un des moments les plus
sacrés de la vie de Jésus le dernier
repas et une scène de
cuisine ce mauvais goût apparent
contribua au fait qu'on douta qu'elle
puisse être de la main de Pietro
Lorenzetti le successeur siénois de
dioto or ce jugement à l'emportepèces
sous-estime la profonde culture
chrétienne de l'artiste et ses
innovation technique en effet la logia
sous laquelle se trouvent les apôtres
est unique dans tout l'art de cette
période elle permet au peintre de
s'essayer à une technique encore
balbuciante à son époque laective
elle nousî un peu raté car nous sommes
accoutumés à un agancement géométrique
quimante toutes les oblies vers un se
point de
fuite ici le peintre sattache surtout à
représenter lesjets par rapport au
autres ce qu'on nomme unepective
naturaliste
mais il n'y a pas que dans la
construction que Lorenti innove il est
l'un des tout premiers à tenter un clair
obscur en opposant une magnifique nuit
étoilée à des intérieurs puissamment
éclairés ce jeu avec la lumière a une
visée
spirituelle si la source lumineuse de la
cuisine est le feu il n'y a pas d'autre
source possible dans la logia que les
auréoles elles-mêmes or ell manifestent
la lumière divine
à droite le cœur de l'image Jésus sur
lequel est penché le disciple bien-aimé
tant à Juda un morceau de pain que ce
dernier prend
avidement pour bien le distinguer
l'artiste ne l'a pas pourvu
d'aoréo ce moment de révélation de la
trahison marque le début de la tragédie
qui va suivre la mort du Christ rappelé
par les gros couteaux noirs qui traînent
sur la table
renouant avec la leçon de diotto qui
exprimait les émotions des personnages
par des gestes codifiés et des postures
souligné par de lourds vêtements
collants au corps Lauren ZTI fait le
commentaire du verset 22 du texte de
Jean les disciples se regardaient les
uns les autres sans savoir de qui il
parlaient c'est avec une certaine
agressivité que les deux disciples les
plus proches s'observent à gauche de
Jésus l'apôtre à longue barbe para est
accablé et résigné tandis que Pierre qui
se tient le plus à droite en manteau
orange est plongé dans une profonde
méditation chacun adopte une expression
différente qui traduit les attitudes
spirituelles auxquelles sont conviés le
spectateur celui-ci est interrogé de
manière directe par l'apôtre qui se
trouve à la droite de Jean seul à nous
regarder qui est au cœur de la scène de
traître que fixe l'apôtre ass à la
droite de l'Iscariote
ou le Sauveur comme celui à sa
gauche à gauche dans un office un homme
lave des assiettes il est interrompu par
une autre personne qui lui montre ce qui
se passe dans la pièce
adjacente le grand historien de l'art
Ervin panovski identifia cette scène
comme la toute première scène de genre
de l'histoire de la peinture ici encore
l'anachronisme a une vertu théologique
les Franciscains qui avaient commandé la
fresque étaient soucieux d'inscrire les
événements bibliques dans le
quotidien cela n'empêche pas un détail
malicieux bien dans l'esprit des
manuscrits de ce temps qui multiplie les
drôleries dans les marches la présence
du gros chat qui somnolle indifférent à
toute cette
agitation le détail le plus important de
la scène est ce personnage qui porte un
châle de prière juif un
tailli le chiffon à frange replié
qu'utilise le serviteur est aussi un
tailli ces tisu nous Orient vers une
lecture
symbolique ce qu'on essu ainsi ce sont
les reliefs d'une Pâque juive charnelle
faite de nourriture concrète qu'un petit
chien emblème de gourmandise et de
sensualité finit de lécher ce que
désigne le second personnage c'est le
sacrifice spirituel de Jésus en
juxtaposant deux architectures
l'artiste distingue donc deux
temps celui de la Pâque juive qui comme
mémore la sortie d'Égypte par le
sacrifice de l'agneau et celui de la
Pâque chrétienne où Jésus se livre pour
l'humanité mais il ne les oppos pas car
les deux pièces communiquent comme le
prouvent deux individus en pleine
discussion qui se tiennent sur le
seuil pour comprendre le mystère
chrétien il faut comme
passer de l'une à l'autre
[Musique]
[Applaudissements]
[Musique]
