Lors de ses 15 saisons passées à Europe1 (1983-1998), le comédien Jean-Claude Brialy a enregistré une magnifique collection de portraits d’artistes dans ses émissions quot;Histoire de star quot; et quot;Il était une fois les stars quot;. Inépuisable pourvoyeur d’anecdotes, l’acteur des quot;Cousins quot; ou du quot;Genou de Claire quot; était aussi un excellent conteur, donnant à ses récits une précision et une chaleur uniques.Dans cet épisode, Jean-Claude Brialy revient sur le destin extraordinaire de Simone Signoret, la première comédienne française ayant reçu l’Oscar de la meilleure actrice et décédée le 30 septembre 1985. Crédits : nbsp;Réalisation : Julien Tharaud nbsp;Production : Raphaëlle MariattePatrimoine sonore : Sylvaine Denis, Laëtitia Casanova, Antoine ReclusCréation du visuel : Sidonie Mangin nbsp;Promotion et distribution : Marie Corpet
[Applaudissements]
nous sommes en mars
1942 Simone signoré débute au théâtre
elle répète Dieu est innocent au Théâtre
des maturins dirigé par marcè eran et
Jean Marchat de la Comédie française
elle doit sa présence dans la troupe au
film de Marcel carnet les visiteurs du
soir
marcellérant l'a remarqué alors qu'elle
n'y faisait que de la
figuration son rôle de tragédienne
consiste à pousser avec Jean-Marc tiba
Jean Carmet et Ivette étiévant des
anomatopés censés représenter la foule
de tè nous avons commencé à avoir le
fourire exactement au bout de la 4e
représentation ça nous prenait comme ça
vers 10h moin le quart de d'abord rire
en coulisse de dire non non non ce soir
il faut pas rire et puis à partir du
moment où nous mettions un pied sur la
scène de commencer à rire c'était pas
extrêmement grave parce que comme
c'était une tragédie il y avait un
éclairage tragique et par conséquent
très peu danse alors on ne je crois pas
que le public nous voyait rire et comme
ça ça a duré pendant un bon moment
jusqu'au jour où le pauvre marcha s'est
aperçu qu'il se passait quelque chose
d'insolite sur sa scène s'est retourné
m'a vu moi et pas les autres et m'a
proprement mise à la porte
les vraies raisons de se fourire je vais
vous les dire c'est que comme nous
étions 7 ou h à figurer la foule entière
de la ville entière de TB il fallait en
coulisse un bruitage qui justifia le le
peu de personnes que nous étions sur
scène alors on imaginez qu'il y avait
une foule énorme n'est-ce pas répandue
dans les coulisses fort étroites du
théâtre des Maturin et le régisseur
mettait un disque qui s'intitulé bruit
de foule alors on entrait nous on
faisait ah la reine jocast est morte et
on entendait derrière
et un jour très rapidement je crois que
ça s'est passé à la seconde ou à la 3è
il y a eu une petite erreur d'aiguillage
le régisseur à 100 de l'autre côté et on
a entendu bruit d'avion alors bon ça
s'est très mal passé ce soir-là
seulement tous les soirs après quand
nous sommes entrés en scène on a pensé
au bruit d'avion et on Arie et c'est
comme ça que j'ai été mise à la porte
ignominieusement du théâtre des
maturins sur les grands boulevards il y
a tant de choses tant de choses tant de
choses à voir on y voit des grands jours
d'espoir des jours de colère qui font
sortir le populaire là vibre le cœur de
Paris toujours ardent parfois fondeur
avec ses chant scrit et de jolis moments
d'histoire sont inscrits partout le long
de nos grands boulevard j' me flan et
sur les grands boulevards les soirs
d'été quand tout le monde aim bien se
coucher
on a des chances d'aercevoir deux yeux
angéliques que l'on suit jusqu'à
République puis je retrouve mon petit
hôtel ma chambre ma fenêtre donne sur un
coin du ciel d' me parent comme un
appelle toutes les lueurs toutes les
rumeurs du mond
enchanteur des Grand
Boulevard
tenant je va vous parler du trac parce
que je l'ai un petit peu en ce moment ça
doit
s'entendre et je crois pas que je le
perdrai jamais voilà le trac c'est une
chose
épouvantable le plus grand souvenir de
trac que j'ai eu c'est quand même à la
générale des sorcières de Salem parce
que c'était la première fois que je
remettais le pied sur les fameuses
planche dont je vous parlais tout à
l'heure mis à part mon petit passage au
Théâtre des maturins
ça a était effroyable épouvantable
j'avais une bougie à allumé je je
tremblais tellement que la bougie
faisait ça c'était horrible et puis il y
a l'autre track alors celui il y a celui
du cinéma aussi qu'il faut pas oublier
il y a le track des petits rôles moi je
me rappelle à l'époque où je faisais ce
qu'on appelle les silhouettes dans le
vocabulaire des
comédiens je me rappelle l'époque où
vraiment quand l'appareil commençait à
tourner j'entendais
parter j'attendais coup P et je faisais
absolument n'importe quoi tant que
l'appareil tournait je ne savais pas du
tout ce que je faisais c'était
épouvantable je dois dire au passage que
j'ai beaucoup de respect pour les gens
qui jouent des petits rôles parce que je
crois que c'est beaucoup plus difficile
de jouer un petit rôle dans un film que
de jouer un grand rôle quand un acteur a
toute une une histoire à raconter avec
un début un milieu et une fin il a le
temps de s'installer dans son personnage
il a le temps de de le vivre
complètement il a le temps de trouver
les gestes les tics les manies de son
personnage mais quand vous jouez la
petite cousine qui vient au
mariage de sa grande cousine et qui doit
en une journée être la cousine
c'est-à-dire appartenir à cette famille
à ce à tout ce milieu social être mêlé
au drame sans avoir très souvent lu le
moindre scénario on lui on donne au
petit rôle qui vient jouer les 10
répliques qu'il a à dire on lui donne le
matin pendant qu'il se maquille
et bien réussir à être bien et à être
crédible dans ces conditions je crois
que c'est un tour de force et j'ai
énormément de respect pour les gens qui
arrivent à vaincre ce fameux track de la
caméra et à être crédiible dans des
personnages épisodiques moi comme je
vous le disais au début c'était
épouvantable je savais pas du tout ce
que je faisais et puis peu à peu j'ai
quand même appris mon métier et j'ai
maintenant le bon trac c'est-à-dire un
mélange de cette espèce d'émotion
physique étrange qui
allié à la maîtrise de soi vous met dans
ce que les comédiens appellent l'État
c'est quelque chose qui se passe malgré
vous et qui vous permet d'atteindre le
maximum des possibilités du personnage
que vous
incarnez dans le fond je m'aperçois que
j'ai voulu expliquer et que c'est
inexplicable et puis il y a le troisème
trac c'est le trac pour les les autres
on a peur pour les autres quand on quand
je suis dans une générale et que ça va
commencer j'ai peur j'ai peur qu'il
arrive quelque chose j'ai peur que les
copains a un trou les gens dans le fond
dans ce métier s'aiment beaucoup plus
qu'on ne le dit et puis alors il y a le
trac avec le Grand T le trac conjugal
que j'ai quand mon temps travail chaque
première à l'étoile enfin les 2 heures
de première à l'étoile pour moi sont
éprouvante au possible et je me rappelle
par exemple enfin le jour où mon temps à
Moscou a chanté dans un grand stade qui
est une espèce de veldive devant 15000
personnes quand je l'ai vu tout seul
comme ça au milieu de cette scène
improvisée et puis puis les 15000 autres
en face ben ça vous savez vous me direz
c très difficile pour lui mais pour moi
aussi
[Musique]
Simon aimait les anecdotes dans la
nostalgie n'est plus ce qu'elle était
elle raconte par exemple que sa
grand-mère liait facilement conversation
sur les bancs publics son plaisir était
à son comble lorsqu'elle pouvait placé
mon mari qui est un grand artiste le
grand-père de Simon était peintre mais
tout le monde pensait à l'acteur Gabriel
Signoret elle jouait sur le malentendu
c'est peut-être pour cela que Simon
signor aimera toujours les histoires
d'acteurs je vais vous raconter une
petite histoire d'acteur ça se passe à
Londres il y a deux très vieux comédien
qui se rencontre sur shfesbury avenue et
l'un d'eux a à sa main sa valise de
maquillage et l'autre lui sourit et lui
dit tu travailles et le second répond
non je
déménage est po
gay et puis je vous raconter une
anecdote qui nous est
arrivée nous avons reçu une carte d'une
vieille actrice russe qui écrivait ceci
je suis très vieille autrefois je
chantais je suis venue à Paris il y a
très longtemps en
1910 j'ai toujours espéré que je
pourrais revenir revoir Paris une fois
avant de mourir
maintenant je m'aperçois que ça va pas
être possible parce que je suis trop
vieille alors regardez bien la carte que
je vous envoie et cette carte
représentait une fine diseuse en costume
de
paillette je vous demande
disait-elle de lancer ma photo dans la
scène et comme ça je traverserai la
France alors comme la scène coule à nos
fenêtres on est sorti de chez nous on
fait vraiment et on a lancé la photo et
elle est en voyage mon pote le Gitan un
jour est parti et Dieu seul sait où il
balade sa vie ce type là était un grand
musicien ça j'en étais sûr moi je le
sentais
bien le tolier m'a dit qu'and on est
venu le chercher un grand musical
voulait l'acheter mon pote leg gitan il
a refusé un haussement d'épaule et il
s'est
[Musique]
taillé j'ai eu l'impression de perdre un
ami et pourtant ce Gal m'a jamais rien
dit mais il m'a laissé un coin de sa
roulotte et dans ma petite tête j'ai du
rêve qui
[Musique]
trotte ça drôle de musique en moi est
resté quand je pense à lui m'arrive de
chanter toi sacré gitant qui sent le
cafard au fond ta musique était pleine
d'espoir
[Musique]
[Applaudissements]
[Musique]
il y a des projets qui vont et qui
viennent des sujets de film dont on
parle et qui ne se font jamais casque
d'or était de cela Jean Renoir avait
pensé Julien Duvivier aussi et puis la
guerre était arrivée
à la Libération il faut croire que
casque d'or hantait encore les mémoires
suffisamment pour que Jacques Becker
revenu de prisonnier comme on disait à
l'époque reprennent l'idée avec Simon
signoré dans le rôle principal
[Musique]
[Musique]
Simone a signé le contrat Jacques Becker
l'attend à Paris pour commencer les
premières scènes à ce moment-là elle vit
dans le Midi avec Yve montant qui tourne
salur de la peur le jour du départ elle
embrasse l'équipe du tournage tout le
monde est en larme comme pour un départ
à la guerre sur le quai de la gare de
nîes elle se retrouve seule sans montant
qu'elle n'avait pas quitté depuis 2 ans
le train pour Paris est annoncé il
s'arrête devant elle il menace de partir
alors qu'elle a pas encore posé le pied
sur la première marche du wagon Simone
hésite tout à coup elle se redresse et
tourne les talons elle ne part
plus casque d'or ne vaut pas montant
elle retourne au près de lui salué à son
retour par toute l'équipe du film du
salaire de la peur qui voit dans son
geste la plus belle preuve d'amour
qu'une actrice puisse donner inquiet
Jacques Becker téléphone il comprend la
situation Simone son amour sa tristesse
de se séparer de mon temps il confie à
Simone signoré qu'il hésite entre deux
noms d'actrice pour la remplacer il
n'hésitera pas longtemps Simon va
choisir pour lui elle reprendra le train
du lendemain elle sera casque d'or et
casque que d'or sera un échec à la
sortie puis le film deviendra ce qu'il
est devenu aujourd'hui de dire l'une des
plus belles œuvres du cinéma une page
d'histoire que l'on tourne et retourne
sans jamais s'en lacer j'ai toujoursevu
avec un sentiment
de pas de vengeance ce serait un vilain
mot mais avec un certain ricadement par
rapport à la critique parce que à
l'époque où casque d'or est sorti casque
d'or a été démoli par la critique a été
un échec comm
totale alors chaque fois que je vois
qu'on reparle de casqueedor comme d'un
classique comme comme d'un un des
piliers du cinéma de cette époque là
français ça me fait très plaisir ça me
fait très plaisir parce que je trouve
que c'est un juste retour des choses oui
alors aujourd'hui bon c'était en 1951 ou
il y a 30 ans il y a 30 ans et on dit
jamais Simone Signoret n'a été aussi
belle que dans casque d'or bah c'est pas
très gentil pour les les gens qui vont
photographier dans les les autres films
après
euh je crois que c'est j'ai jamais été
aussi gâté surtout sur le plan de du
costume qui était un costume trèsayant
parce que c'est une époque trèayante
pour les femmes sur le plan de de de la
photo qui était absolument
éblouissante et mais sur le plan du rôle
qui était un un admirable et tendre
gâteau comme on dit chez nous c'est une
petite tragédie qui se passe dans le
soleil avec
avec de la campagne et des rues de
Paris c'est pas un film sur la père
c'est un film sur des mauvais garçons un
peu sublimés d'une époque où on les
appeléit des Apaches
et c'est pas un film sur la violence non
plus c'est un film sur une certaine
brutalité certainement c'est un film
aussi sur le
sur les indicateurs de
police parce que dans le fond le le
ressort de toute la tragédie c'est c'est
le fait que le le mauvais garçon est un
adque et c'est celui que jouit si
admirablement Claude Dauphin et la jolie
fille est prostituée alors ça aussi ça
fait partie de l'imagerie la jolie fille
est prostituée mais la l'extrême
délicatesse de de bécker
c'est montré encore une fois en cette
occasion c'est que on imagine qu'elle
est prostituée mais on la voit jamais se
prostituer alors ça baigne dans un oui
un romantisme peut-être un petit
[Musique]
peu
édulcoré sauf en ce qui concerne la mort
du héos qui c'est ça qui se passe sur la
guotin la brave femme qui don le film
casque d'or vous prête sa fenêtre pour
regarder l'exécution capitale dans la la
cour de la prison oui c'est la voix du
peuple appel ça la voix du peuple c'est
un peu dur hein je trouve c'est
simplement la voix de quelqu'un qui a la
chance à son à son goût d'avoir des
fenêtres très bien
orientées du côté de la cour de la
prison et qui depuis des années des
années des années loue ses fenêtres pour
un spectacle qui se redonne comme ça de
temps en temps mais on est bien d'accord
qu'autrefois c'était un spectacle offert
au foules non oui mais c'est une
insensible c'est une brute qu'est-ce que
c'est je crois que elle est habituée
d'abord et puis que comme c'est ça lui
fait un petit
supplément à sa vie normale quand ça
arrive elle prend ça pas
plus ça l'intéresse pas du tout quoi
d'ailleurs elle dit elle dit je c'est la
meilleure fenêtre du boulevard je veux
pas citer tout le dialogue de casque
encore que je pourrais parce que parce
que casque est un film presque muet il y
a peu de réplique dans le casque d'or
car tout se passe beaucoup plus entre
des regards et des
silences
que je me rappelle très très bien la la
réplique de cette femme qui s'appelait
pomme d'ailleurs qui était pas actrice
de métier et qui avait un restaurant à
Monmartre qui était une copine de béc et
qui disait et qui
disait c'est la meilleure fenêtre du
boulevard je pas vous laisser ma
[Musique]
lampe et puis quand ça sera fini vous
aurez qu'à fermer la
[Musique]
porte je la connais depuis la guerre
depuis l'occupation alors elle a fait
elle a fait sa carrière de son côté avec
vagit d'une part et puis avec d'autres
et enfin nous nous sommes rencontrés
professionnellement avec casque il se
trouvait que le producteur de l'époque
ne voulait pas moi de moi dans mon
casque d'or et Simon et Jacques Becker
ont fait l'impossible pour que ce soit
moi qui le fasse et ils ont fini par eux
deux ils ont fini par gagner la parti et
c'est ainsi que j'ai pu faire casque
d'or qui comme vous le savez
probablement est le trisème chefdœuvre
du cinéma français depuis le parlant
c'était quelqu'un d'extrêmement généreux
Simon sur le plan de la
disponibilité personnelle c'està-dire
venir au scou lorsque quelqu'un se
trouve dans l'embarras euh mais aussi
elle était extrêmement disponible pour
Jacques Becker par exemple lorsqu'il lu
donnait une indication elle était
ouverte à toutes les critiques et à
toutes les indications possibles c'était
le contraire d'une d'une star de quelle
scène vous vous souvenez Serge Rani à
propos de Casque d'or on se souvient
parfaitement quand on a vu casque d'or
la valse de la fin et la vas du début
hein c'est très important dans le film
et Simon qui était tombé amoureux
de Mont temp et montant tournait le
salaire de la peur avec clouso
et au lieu d'apprendre à valser car elle
ne savait pas valser moi oui d'apprendre
à valser elle allait voir elle allait
voir montant sur le sur le plateau de en
extérieur sur le plateau de CL ce qui
fait que lorsque nous avons tourné dès
les premiers jours cette Val elle ne
savait pas du tout valser ce qui
justifie la manière dont je
avecelle qu'elle a une robe longue on ne
voit pas ses pieds j'ai un bras le long
du corps et je la tiens par la par la je
la soulève n je tourne en valant tandis
qu'elle Val pas du tout ou et elle vous
racontait l'amour qu'elle était en train
de vivre avec mon temps c'était quelque
chose d'important qui naissait chez elle
très très important important pour l'un
comme pour l'autre Serge qu'est-ce qui
restera de de Simon signoré pour vous
d'après vous un grand tout un grand ça
manque
hein ça manque vraiment parce qu'il y en
a pas des comme ça il y en a pas du
[Musique]
tout
1958 depuis 9 mois le téléphone de Simon
signoré ne sonne plus on dirait
aujourd'hui qu'elle est au chômage à
cette époque on parlait plus piquement
de creux de la vague mais en ce mois
d'avril c'est encore sur un qugare que
tout va commencer sa fille Catherine et
Yve montant l'accompagne à la gare du
Nord pour prendre le train qui va
l'emmener en Angleterre du moins c'est
ce qu'elle croit ce matin-là en réalité
ce train qui va traverser la Manche pour
lui permettre de tourner le rôle d'Alice
dans les chemins de la haute ville il va
aussi lui faire traverser
l'Atlantique puis les États-Unis jusqu'à
Hollywood où là elle aura la surprise de
s'entendre nominé pour l'Oscar de la
meilleure actrice de l'année en
compétition avec Catherine heburn Doris
Day Elizabeth Taylor et
audreb le 5 avril
1960 devant 3000 personnes c'est
rockudson qui sera chargé d'ouvrir
l'enveloppe qui contient la décision du
jury le nom de celle qui recevra la plus
haute récompense du cinéma mondial
[Applaudissements]
l'Oscar VI
faire plus
en train de la regarder elle pleure en
ce moment tandis que Ron lui donne la
statuette je vois des larmes qui coulent
sur ses yeux la domination de Simon
signor ne nous a pas étonné elle était
attendue jamais une actrice anglaise n'a
obtenue à Hollywood dans un film anglais
le titre de Meilleure Actrice il a fallu
que Simone signoré actrice française
l'obtienne on se piétine on se bouscule
on sétp on s'éc pour s'approcher de
Simon extraordinaire c'est c'est la
journée la plus extraordinaire et la
plus épouvantable de ma vie parce que
c'est une tension
nerveuse moi je vous tous bien fort et
je suis très contente et on est très
fier parce que en plus de ça c'est
vraiment cette année c'est la grande
offensive française dans les Osar
américains puisque le poisson rouge
c'est qui va être content pu qu'il a
fait la musique le poisson rouge et noir
et moi ah bien sûr péchant bien sûr mais
pense là parce quech
pu Mo TR français dans la compétition
c'est comment s les Oscar SIM à la
boutonère sur les pian dans les maisons
de campagne
pian piano nous
[Applaudissements]
[Musique]
on a beaucoup parlé du rôle de Madame
Rosa l'ancienne prostituée de la vie
devant soi le film de mochem misraï on a
dit souvent que Simon signoré avait
hésité à endosser le personnage elle
avait peur de paraître trop vieille trop
près d'une déchéance physique qui aurait
pu déplaire au public c'est vrai que
Simon signoré ne voulait pas faire le
film mais pour aucune de ces raisons la
vérité est très différente écoutez moi
je voulais pas le faire fil de toute
façon alombon et pourquoi je voulais pas
le faire pourquoi vous ne voulez pas le
faire oh c'est une longue histoire ENF
je Vaison je vais essayer de la faire un
peu
courte bon moi j'ai traduit il y a 12
ans 13 ans je sais pas exactement une
une
nouvelle très grosse nouvelle un genre
de petit roman quoi qui s'appelait fever
il y a à peu près 12 ou 13 personnes qui
l'ont lu et je suis persuadé que parmi
ces 13 ou 12 ou 14 person
il y avait agar parce que un
jour un livre est sorti en librairie qui
s'appelait La vieen soie
et apparu
que à moins que le hasard et la chance
et le destin fassent les choses d'une
façon tout à fait
prévisible le monsieur qui avait écrit
la vie devant soi avait dû lire quand
même fever
le premier qui m'a proposé de faire la
vid mon c'est Costa Gavras qui l'avait
lu avant que ça sorte en libréie je l'ai
pratiquement insulté en lui disant
comment tu oses me donner ça à lire
c'est ça c'est ressemble tellement à F
la nouvelle en question alors j'ai
refusé à Costa j'ai refusé à à Claude
Berry qui qui voulait le faire aussi
puis a deux trois personnes et puis un
jour mon agent georgeb m'a dit un type
qui s'appelle m Isra qui veut faire la
vie de sois je dis bah qu'il la fasse
mais sans moi puis tout d'un coup je me
suis rappelé que Monsieur misraï c'était
un monsieur qui avait fait un film que
très peu de gens avaient vu en France et
qui s'appelait Rosa je t'aime drôle
c'était Rosa aussi et j'ai dit mais moi
je veux pas faire la vie devant soi mais
je voudrais bien rencontrer missrai et
c'est comme ça qu'on s'est rencontré
très prétentieuse et très vaniteuse j'ai
cru que j'en ferais qu'une bouchée et
que j'allais lui expliquer que faut
fallait pas faire la vie devant soi mais
aille voir ce qui se passe ailleurs
fallait faire autre chose mais qu'on le
fasse ensemble puis comme il est entêté
silencieux
discret mais très intêé je l'ai pas
croqué du tout en une bouchée et c'est
lui qui m'a croqué parce que c'est lui
qui m'a poussé et voilà ça don alors ça
a fait une association qui est devenue
de l'amitié
beaucoup ce qu'on appelle l'amitié quand
on donne tout son vrai sens au M amitié
la vie devant soi a était un très grand
succès le film salué par la critique et
par le public a donné à Simone signorer
une dimension d'actrice encore plus
extraordinaire mais dans sa vie Simon
n'a pas eu que des succès des échecs
aussi ont compté dans sa carrière voici
comment elle en parlait avec Christian
Barbier je les aime
tendrement comme dans certaines familles
on aime le petit enfant qui est un petit
peu pas comme les autres autre ou qui a
été mal reçu ou est arrivé au mauvais
moment non non non non j'ai une énorme
tendresse pour des bids le premier en
date est en casque d'or qui était le
bide le plus retentissant du cinéma des
années 50 et qui est devenu par la suite
que nous connaissons alors j'ai une
énorme tendresse pour un bide
retentissant qui est rue de journée pour
la reine de René àot j'ai une grande
tendresse pour un B retentissant qui est
Judit terpauve de de Patrice ch puis
j'ai une grande tendresse pour les
succès mais les bide vous ne les reniez
pas vous gardez ah non non non ça
absolument pas j'ai même je crois que
c'est peut-être ce que que vous préférez
quand le soleil à l'horizon profile surt
les
buissau nos
silhouettes on revenait fourbu content
le cœur un peu vague pourtant de n'être
pas seul un
instant avec
[Musique]
Pol prendre furtiveement chamin oublier
un peu les
copains la
bicyclette on se disait c'est pour
demain
choserai j'oserai
demain quand on ira sur les chemins
à bicyclet
entre l'appartement de la Place Dauphine
la maison d'ôuteuil et la colomne d'or
de Saint-Paul devance Simone a raconé
ses nostalgies Maurice Pons était là
pour les recueillir plus de 600 pages
d'ctylographiés des souvenirs des amours
des rencontres des joies des injustices
tout ce qui a fait sa vie depuis qu'elle
est petite fille depuis qu'elle est
actrice depuis qu'elle connaît mon temps
aujourd'hui la nostalgie n'est plus
qu'elle était est entrée dans la
littérature française les écoliers on
étudi certains passages dans leur manuel
scolaire je crois que j'ai essayé de me
mettre le cœur à nu
euh en ce qui concerne beaucoup de
choses et pas uniquement euh
les hommes ou il y a une chose que je
voudrais dire c'est que je crois que il
y a un passage moi du bouquin que je me
suis beaucoup bien plusu à écrire c'est
pas français mais ça fait rien mais je
le redis comme ça que je me suis
beaucoup bien plu à écrire c'est à bien
me rappeler ce que c'était que mon
intrusion dans le monde des coulisses du
musical je suis très contente d'avoir pu
bien me rappeler bien RAC ENF j'espère
bien raconté
euh ce que c'était que d'être la
compagne et pas encore la femme légitime
d'un homme qui faisait du
Musicall à l'époque où ça s'appelait du
Musicall voilà et les et les
soirées à l'étoile quand c'était encore
un théâtre qui était pas devenu un
garage moi j'ai appris là plein de
choses que je ne savais pas avant
d'avoir rencontré mon temps et j'ai je
suis rentrée dans un monde que je
connaissais pas du tout mais votre
talent d'écrivain qui est manifeste et
même éclatant dans la nostalgie on vous
l'a contesté on a dit ce n'est pas Simon
signoré qui a écrit son livre c'est un
livre de comme on dit il y a eu un
procès et vous avez gagné ce procès mais
vous venez de faire mieux encore Simone
Signoret dans votre nouveau livre le
lendemain elle était souriante vous
dites comment vous avez gagné un autre
combat un autre engagement c'est celui
de l'acte d'écrire vous dites au fond
comment vous êtes entré en littérature
dans ce livre
oui ce livre je l'urai écrit de toute
façon celui-là le petit dernier là parce
que j'avais envie de raconter cette
histoire de comment on passe d'une
profession à une autre et et ce qui
m'est arrivé pendant ces passages qui
ont été interrompus qui ont été repris
dès le départ il y a la fiction et la
réalité qui sont mélangé oui euh oui
parce que commener à être Madame Rosa
c'est-à-dire que j'étais Madame Rosa
depuis j'avais déjà 24 heures de la vie
de Madame Rosa derrière moi c'était le
deuxème jour du tournage et un moment
donné vous êtes Madame Rosa et vous
entendez euh dans une poste une station
de radio vous entendez qu'on vous accuse
de ne pas être l'auteur de votre livre
la nostalgie et je la et j'entends ça en
l'acomagnie de mes deux complices
c'est-à-dire de mot de ma maquilleuse et
d'Alex mon coiffeur qui qui eux
sursautent encore plus que moi car ils
ont été eux les les les spectateurs
quotidiens de
mon du temps où je ne pouvais plus
écrire ou du temps où je me suis remise
à écrire et ils ont pas pas mieux
supporté que moi ils ont presque moins
bien supporté que moi cette accusation
parce que parce qu'ils avaient été les
témoins de de la chose maintenant
bon j'étais un petit peu obligé d'en
parler dans dans le bouquin parce qu'il
fallait bien que que je m'explique sur
certaines choses mais c'est je trouve
queon devrait arrêter d'en parler
maintenant oui mais au fond oui mais au
fond c'est quand même le le il y a eu un
procès justement et ça a été le déclic
qui vous a quand même fait écrire ce ce
qu'on livre c'est quand l'avocat disons
de la la partie adverse comme on dit
vousocat des dernaliers oui oui et vous
a dit non madame vous ne connaissez pas
les joies les angoisses les fièvres et
les chagrins devant la page blanche vous
ne connaissez pas la solitude de
l'écrivain devant sa table et ça ça vous
a fait bondir et c'est ce moment-là
alors que vous avez décidé de de
d'écrire un nouveau livre c'est dire
celui-là je répète que je l'aurais écrit
de toute façon mais c'est ça qui m'a
donné le coup des pron qui m'a fait le
commencer ça c'est vrai simonuré dans
dans votre livre donc le lendemain était
surante vous vous racontez justement la
rencontrepoint votre difficulté à écrire
et en même temps les rôles que vous
jouez pardon dans ces temps-là
c'est-à-dire il y a eu pyon 357 avec
votre mari il monant qui d'ailleurs vous
encourageer aussi de temps en temps oui
beaucoup beaucoup parce que lui il m'a
même il m'a même des fois envoyé
carrément écrire parce que il trouvait
qu'il fallait pas que tout ça se se se
perde parce que jeà partir du moment où
je je mets les pieds dans une salle de
maquillage et où je me prépare à aller
être un personnage je ne peux absolument
plus me servir de ma machine ni de mon
porte-plume oui vous doutez même à un
moment donné de votre vocation de
comédienne ah oui j'ai absolument cru
quand il a fallu que je m'arrête tout
d'un coup vous basculez dans l'autre
dans jouer euh j'ai j'ai j'ai cru
d'abord que je pouvais pas m'arrêter
d'écrire et que j'étais furieuse d'avoir
un contrat d'être obligé d'aller d'aller
jouer bon alors j'ai j'ai dit c'est
terrible je ne vais plus jouer je vais
écrire maintenant bon et puis j'ai été
joué et puis je me suis aperçu que
j'avais plus la moindre envie d'écrire
mais plus du tout et ça m'a duré c'est
longtemps et puis je me suis remise et
exactement la même opération s'est
reproduite chaque fois c'est-à-dire euh
qu'est-ce que c'est agréable de jouer de
d'être là avec les copains et de pas
être seul justement et puis je me suis
forcé chaque fois à me réenfermé toute
seule moi on m'a connu à travers mon
travail d'actrice puis un jour j'ai
raconté ma vie et et maintenant je
j'invente une histoire et et alors je me
dis moi qui avait toujours Pr attendu
que j'avais pas d'imagination que je
pourrais pas inventer des histoires
euh je je me trouve dans j'ai eu peur
que qu'on me prenne pas au sérieux
[Applaudissements]
[Musique]
[Applaudissements]
[Musique]
quand Simon signoré nous a quitté une
grande émotion s'est emparée du public
et des gens du spectacle europin a
recueilli quelques témoignages parmi ses
amis c'est vrai moi j'avais jamais
rencontré Simone quand j'ai reçu un
petit mot d'elle régiste de Bray un
petit mot d'affection et déjà
maternelle c'était à caméie en je crois
67 elle ne me connaissait pas elle m'a
envoyé une petite fleur séchée que je
lui ai ramené 4 ans plus tard et elle
m'a gardé chez elle je lui dois d'avoir
été libre dès 70
71 et on a perdu avec Simone bon pas
seulement une grande actrice mais je
dirais une sorte de différence morale
une sorte de conscience morale une sorte
de je dirais pas de de vigilance mais en
tout cas quelqu'un qu'on pouvait
toujours appeler pour savoir ce qui se
passe ce qu'on peut en penser je dis pas
ce qu'on ce qu'il faut en penser parce
qu'elle était pas dogmatique mais elle
était intransigente pas sectaire mais
très droite et avec une attention aux
choses à tout aux gens au petits fêes je
pense que dans ce milieu c'est
extrêmement rare finalement je crois que
Simon qui qui était très grande actrice
fréquentant les acteurs et les vedettes
était la femme la moins snob que j'ai
connu la plus méticuleuse la plus
scrupuleuse avec une mémoire fabuleuse
moi j'ai peur d'ailleurs d'avoir perdu
une partie de ma mémoire avec elle parce
qu'elle avait aussi la mémoire des
autres elle racontait aux autres ce
qu'ils avaient oublié eux-mêmes souvent
c'était vraiment une sorte de livre
qu'on venait consulter c'était une femme
vraiment immensément généreuse imément
généreuse et pas bébête je veux dire pas
la générosité lutte contre la fin ça
nous sommes tous d'accord pour ça mais
elle allait plus au fond des choses au
fond des choses c'està-dire dans les
petites choses ce qui me restera
évidemment c'est sa vie Marcel bluval sa
vie et ce qu'elle était elle était bonne
elle était bonne comme le bon pain elle
était bonne comme le bon argent elle
était bonne comme la Romaine aussi ouis
elle était formidable elle était
extraordinaire
et inoubliable mais on va la faire
entendre tout de suite elle parle juste
du rôle qu'elle avait tourné avec vous
thérè Himbert des difficultés qu'elle
avait eu à mémoriser un texte alors vous
écoutez vous interviendrez tout à
l'heure je sais que ce texte est beau et
facile à apprendre par c'est du vrai
dialogue mais dès qu'il s'est agit de
question de tractation j'ai appris ça
comme on apprend l'indicateur des
chemins de fer parce que je n'y
comprends rien ENF vous donnez pas cette
impression des différences entre un
avoué un des différences entre des des
titres des actions des des quoi
qu'est-ce qu' encore il y a des mots
comme ça qui me sont même sorti de la
mémoire maintenant c'est les seuls
moments où j'ai eu du mal à prendre mon
texte alors Christine murillot vous
savez c'est extraordinaire parce que
elle joue cette cette sœur passive et
silencieuse
et apparemment indifférente et c'est
très étrange parce que je m'aperçois que
les acteurs plus il jouent
formidablement ce genre de rôle
c'est-à-dire plus ils sont honnêtes par
rapport au personnages qu'on leur confie
plus finalement on les oublies la scène
extraordinaire où où elle éclate où elle
a son moment de révolte moi qui l'ai
vécu avec elle c'estd qui était là et
qui me depuis le matin me disait mais
comment elle va arriver à monter ça à ce
maximum vous savez il y a des actrices
il faut qu'elles se mettent dans un coin
qu'ell se qu'ell se prennent la tête
dans les mains qu'on leur fasse le
silence pas du tout je lui dit ça va
comment tu vas le faire ça il m'a dit on
faut bien voir et c'est parti et il
immédiatement avec une sincérité totale
j'ai eu du mal à tenir dans mes bras ce
paquet de chagrin de colère de de larmes
absolument formidable et quand la BAFF
tombe parce que je la gifle j'avais le
cœur serré après parce que après bon on
a dit couper je je t'ai pas fait
mal alors moi je peux vous dire parce
que moi j'en vente ce truccl je sais de
quoi je parle quand je dis que je vois
une fille qui sans préparation sans
chichi sans rien du tout tout d'un coup
vous balance ça comme ça merde elle est
formidable est-ce qu'elle vous avait
parlé de sa maladie Marcel
bluval comme ça en rigolant' dit si
jamais Mar des trucs PLA par que j'ai
pas envie deavenir jeis que tu dises une
chose
alors pendant que j'ai
tourné j'ai
étéement son rôle cétait un personnage
vivant vivace pendante cette duré là
j'ai pas été malade j'ai été vivante gay
et je voudrais pas qu' pathétique si
jamais il arriv quelque chose alors dit
j'ai eu la chance de la rencontrer de la
connaître il y a très très longtemps à
de j'ai débuté ma carrière à ses côtés
il y a de cela 25 ans lorsque j'étais
reçu à hauteuil avec elle et Yve du
temps de Jacques Becker elle m'avait
pris en affection et de l'amitié elle me
l'a témoigné toute sa VI nous avons fait
deux films ensemble qui pour moi sont
des souvenirs périssable un était les
granges brûlé l'autre la veuve couire on
travaillait avec Simone formidablement
bien parce que c'était une très très
grande professionnelle et il y avait un
respect mutuel si vous voulez de de
comédiens qui s'affrontent et qui
s'opposeent et on ne jouait pas avec
Simon je veux dire on vivait c'est ça
qui était exceptionnel et je veux dire
ça il en ressortait une très grande
facilité parce que c'était formidable de
vivre avec elle et de vivre à ses côtés
de vivre avec elle devant une caméra
est-ce que vous qui êtes l'un des plus
grands grand acteurs français et reconnu
comme tel au niveau du public est-ce que
vous avez est-ce qu'elle vous a apporté
quelque chose sur le plan professionnel
est-ce qu'elle continuait de vous
apporter quelque chose évidemment
qu'elle m'a énormément apporté je veux
dire elle m'a apporté par son expérience
elle m'a apporté pour par tout ce
qu'elle avait je veux dire enmasiner
depuis des années le carrière avant moi
elle m'a énormément donné c'était
quelqu'un de terriblement généreux
j'étions disons de la même race c'est
elle qui me le disait ça n'est pas moi
et elle m'a énormément donné elle m'a
énormément apporté énormément porté nous
avions des opinions i politique tout à
fait divergente et ça Simone le savait
et jamais je veux dire jamais entre nous
il y a eu la moindre conversation elle
s'interdisait totalement de parler de
ses idéologies ou de ses idées par
rapport au miennes et ça c'était une un
espèce de d'accord tacite et d'accord
commun et de temps en temps ça c'est
pour la petite anecdote je me souviens
que lorsque j'avais certaines prise de
position ou certaines déclarations qu'il
m'était arrivé de faire dans dans les
médias Simone m'appelait le matin il me
disait ah j'ai vu ton truc hier tu as
encore fait une connerie tu peux pas
empêcher de la fermer tu peux pas
t'empêcher de l'ouvrir et ça nous
faisait rire je lui disais chacun ses
conneries et chacun sa façon de voir les
choses Tati puisque je l'appelais Tay et
qu'elle m'appelait le MOM comme Gabin et
la femme écrivain est-ce que vous avez
suivi un peu sa carrière d'écrivain
est-ce que vous avez lu par exemple
adieu Volodia oui j'ai surtout lu le
premier je veux dire qu'elle m'avait
fait l'honneur de parcourir les
feuillets et où elle m'avait d'ailleurs
dans un chapitre elle parlait de moi où
elle me traitait de de fou elle disait
que j'étais un fou mais un fou follement
sympathique ou quelque chose comme ça et
elle était très très très inquiète et
très en même temps très très heureuse de
pouvoir enfin écrire un livre elle avait
attendu pendant de nombreuses années
elle avait tellement de choses à dire
tellement de choses à mettre sur le
papier et je veux dire lorsque son son
livre a étit un un succès mondial un
bestcellerire dans le monde elle en a
été profondément émue et elle m'avait
fait cette réflexion assez drôle elle me
disait tu vois maintenant je vais gagner
plus de pognon avec mon livre qu'avec le
cinéma qu'est-ce qui vous reste d'elle
comme image comme souvenir je pense
qu'elle n'urait pas voulu qu'on en parle
avec tristesse
Sibon était quelqu'un de très entier je
crois que un peu comme Jean Gabin elle
aurait aimé qu'on parle d'elle de son
vivant et pas après l'image qui me reste
d'elle je veux dire c'est une image
absolument resplendissante pleine de vie
et pleine
de pleine de charme pleine de sourire
elle avait ses yeux extraordinaires qui
étaient toujours les yeux de des dédents
ver et je lui avais dit d'ailleurs je
lui disais tu sais quand je voyais des
ddents vert c'est drôle tu tu me
rappelles tu me faisais penser à Romy je
veux dire à ses débuts elle avait une
passion et une très très grande
admiration pour Romy et c'est vrai que
quelque part la Simone de DD d'env
ressemblait enfin Romy schneeder plus
tard ressemblait un peu à la Simone dver
de toute façon c'était deux
êtres dévorés par leur métier dévorés
par la vie dévorés par l'angoisse dévoré
par l'incertitude et deux êtres
absolument exceptionnels à Flore de peau
d'une
sensibilité démesuré et je dois dire
qu'avec Romy et Simon c'est une grande
page de ma vie qui fout le camp je
voudrais tant que tu te
souviennes des jours heureux où nous
étions
amis en ce temps-là la vie était plus
belle et le soleil plus brûlant
qu'aujourd'hui les feuilles mortes se
ramassent à
lappelle tu vois je n'ai pas
oublié les feuilles mortes se ramassent
à laappel les
souvenirs et les regrets aussi je fais
que ce qui m'amuse en fait j'ai beaucoup
de chance je n'ai au qu'un rêve de de
survivance après ma disparition j'ai pas
je me fous de laisser des traces ou pas
il se trouve que le cinéma laisse des
traces jusqu'au moment où la pellicule
tombe en poussière c'est pas on n pas
encore trouvé le truc là pour que ça
dure éternellement mais
je mon approche de la vie c'est pas du
tout ça je sais que je n'auraiit pas
rougir de moi et que les gens qui
m'aiment n'auront pas rougir de moi
c'est tout ce que je peux dire c'est la
seule critère que je que je
reconnaisse de pour guider mes choix je
ferai pas des choses qui feront rougir
de moi les gens qui m'aiment bien ou
ceux qui m'aiment tout court je peux
décevoir je peux faire des choses que
les gens aiment plus ou moins je peux
faire des erreurs mais je peux pas faire
quelque chose à propos de quoi on pourra
me dire comment tu as osé faire une
chose pareille et le vent du
nord les
emporte dans la nuit
froide
de
l'oublie tu
vois je n'ai pas
oublié la
chanson que tu me chantais
c'est une
chanson qui nous
ressemble toi tu
m'aimais et je
t'aimer nous vivions
tous les deux
ensemble toi qui m'aimais
moi qui
t'aimais mais la vie
sépare ceux qui
s'aiment tout
doucement sans
faire
de
bruit et la mer eff face sur le
les pas des
[Musique]
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