«Un ours dans le Jura» de Franck Dubosc : le film recommandé par Olivier Benkemoun
17 Vues de vidéo·11 janv. 2025
Vous écoutez Culture Média sur Europe, vous êtes de plus en plus nombreux à écouter Culture Média tous les matins.
On vous en remercie, 9h30, 11h, avec Thomas Hill et votre invité ce matin,
Thomas, Frédéric Beigbeder pour son nouveau livre « Un homme seul » publié chez Grasset.
Et avec surtout l'acteur fétiche de Frédéric Beigbeder, je veux parler bien sûr d'Olivier Beigbeder.
Merci, merci.
Et Olivier ce matin voulait nous parler du carton de ce début d'année, la comédie de Franck Dubosc, « Un ours dans le Jura ».
« Un ours dans le Jura », et pourtant chacun sait qu'il n'y a pas d'ours dans le Jura.
Ça c'était l'ours, voilà.
J'ai parfaitement marché dans cette comédie policière de Franck Dubosc.
C'est son troisième film, totalement maîtrisé, en plus c'est bien filmé, en plus les gags sont assez fins,
et qui a déjà attiré depuis sa sortie en salle, il y a une semaine, plus de 450 000 spectateurs.
L'histoire, c'est celle d'un couple de sapiniéristes, je sais pas si ça se dit, sapiniéristes,
joués par Laure Calamy et Franck Dubosc, ils sont dans une galère pas possible côté argent,
et un jour, dans le coffre d'une grosse voiture qui ne leur appartient pas, ils vont tomber sur le gros sac.
Oui, le gros sac de sport, mais le gros sac.
« Michel, viens voir ! »
« Qu'est-ce qu'on fait ? »
« C'est beaucoup. »
« C'est combien ? »
« Il y a combien dans ce sac ? »
« Il y a deux. Il y a deux millions. »
« Ah ouais ! »
« Qu'est-ce qu'on fait avec deux millions qui vont vous tomber sur le coin de la figure ? »
« J'ai des idées. »
« Ouais, on a des idées, on va vous aider. »
Un peu plus tôt, il faut dire que le Michel en question, voulant éviter un ours sur la route,
va percuter une berline à l'arrêt et provoquer la mort de ses deux occupants.
Deux morts assez étonnantes.
Ensuite, Michel va faire ce qu'il ne faut pas faire.
Au lieu d'aller voir la police, il va voir sa femme,
qui, à force de lire des polars, pense qu'elle est capable de cacher les cadavres.
« On va le cacher. On n'y touche pas. »
« Et les corps, qu'est-ce qu'on en fait ? »
« On réfléchit, je t'ai dit. »
« On réfléchit à ce qu'on va faire avec l'argent, on réfléchit avec les corps. »
Mais ça, c'est sans compter la sagacité des gendarmes.
Du coin, Benoît Poulevard et Joséphine Demaux,
qui vont mener une enquête de proximité, puisqu'on est dans un tout petit village.
Ne vous inquiétez pas, d'autres cadavres vont arriver.
Et à chaque fois, il y a de remarquables trouvailles
pour renouveler le plaisir du spectateur.
« Cathy Michel, la lune du 21.
Est-ce que vous avez entendu ou vu des choses qui vous paraissaient anormales ? »
« Anormales, c'est-à-dire ? »
« Deux hommes, une femme, du miel. »
« Oh non, non, non. »
Et plus le film avance, plus on voit cette pauvre Cathy,
l'or qu'elle a mis, mettre de l'énergie pour se sortir du pétrin.
Plus son Michel de Marie fait des bourres, n'arrive pas à tenir sa langue,
est toujours à côté de la plaque, même le curé va s'en moller.
C'est très réussi.
Il y a un casting de rêve.
Kimmy Gelin, qu'on avait découvert dans Le Consentement.
Emmanuel Devos, en tenancière d'un donjon échangiste, nommé Le Cupidon.
« Échangiste. »
J'ai dit quoi ?
« Échangiste. »
« C'est quand il va aux chandelles. »
Qui s'appelle Le Cupidon.
Et qui a un rôle essentiel dans l'alibi de nos amis,
qui, disons, n'ont pas le look de l'endroit.
Ah, l'extrait ne part pas, ça c'est dommage.
Ça casse un peu le rythme.
Tu peux le jouer.
Tu peux jouer l'extrait.
Non, ça ne marche pas visiblement.
« Que faisiez-vous la soirée du 21 ? »
Et l'ami répond « On était au Cupidon, il y avait une soirée bang-bang. »
Tu vois que c'est un bon acteur.
Mais c'est grâce à moi.
Je l'ai tout appris.
Tout appris aux toilettes.
Je voulais juste terminer, vraiment, en remerciant.
En remerciant le casting, la personne qui a fait le casting,
pour les secondes, les troisièmes rôles,
il a été chercher des gueules.
Même pour les petits rôles, c'est un plaisir,
comme dans les films d'Odiard où les méchants ont de vraies gueules de méchants,
où les tenanciers d'hôtels ont des têtes flippantes,
où même les enfants vous font peur dans ce film.
Ça crée une sorte d'atmosphère parfaite pour ce genre de comédie.
Les policiers retournés en décor naturel, dans la neige,
vous avez même un peu froid en regardant, ça sent le sapin.
Bref, c'est très réussi, c'est un petit plaisir coupable de la rentrée.
Non, c'est pas plaisir coupable, c'est totalement assumé de cette rentrée.
Un ours dans le Jura.
Ah voilà, le son est revenu, c'est formidable.
Un ours dans le Jura de Franck Dubosc.
Vous l'avez ou pas le bang-bang ?
Non, non, il marche pas.
On était au Cupidon.
La boîte des saucisses ?
Le jeudi, c'est soirée bang-bang.
C'est vrai que c'est bien.
Non mais c'était mieux joué par toi.
Ils auraient dû le prendre.
Il fallait le prendre pour tous les rôles, évidemment.
Un ours dans le Jura de Franck Dubosc.
C'est à voir actuellement en salle.
Merci beaucoup Olivier Benkemoun.
