Messe du 7 octobre 2024 à Saint-Germain-l'Auxerrois

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2 Vues de vidéo·7 oct. 2024
KTO propose en direct la messe à 18h30 le samedi et le dimanche et à 18h15 du lundi au vendredi, grâce au recteur archiprêtre et aux chapelains de Notre-Dame de Paris. Cette messe est célébrée en l'église Saint-Germain-l'Auxerrois.
La résistance catholique sous l'occupation, jeudi à 21h10 sur KTO.
La présence à l'antenne soit une minute de lumière offerte à l'ensemble du monde francophone, aux personnes les plus isolées.
Si vous êtes imposable, ce geste ne vous revient qu'à 6,80€ par trimestre après la déduction fiscale.
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Merci.
Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, la grâce de Jésus le Christ notre Seigneur, l'amour de Dieu le Père et la communion de l'Esprit-Saint soit toujours avec vous.
Frères et Sœurs, nous sommes un peu plus nombreux que d'habitude ce soir pour célébrer l'Eucharistie, avec en particulier Édouard qui a été ordonné diacre hier.
Alors c'est une joie de la voir pour célébrer la messe ce soir.
Nous faisons mémoire de Notre-Dame du Rosaire, bête instituée à la suite de la victoire de l'Épente.
La Vierge Marie intercède pour nous chaque fois que nous lui confions nos prières.
Et en particulier lorsque nous méditons les mystères du Rosaire.
Le Pape Jean-Paul II disait de cette prière qu'il affectionnait tant.
Tout en ayant une caractéristique mariale, le Rosaire est une prière dont le centre est le Christ.
Dans la sobriété de ses éléments, il concentre en lui la profondeur de tout le message évangélique dont il est presque un résumé.
Avec celles et ceux qui nous rejoignent pour la prière par la télévision catéo, nous nous présentons devant toi Seigneur et nous invoquons ton pardon.
Je confesse à Dieu Tout-Puissant, je reconnais devant vous, frères et sœurs, que j'ai péché en pensée, en parole, par action et par remission.
Oui, j'ai vraiment péché. C'est pourquoi je supplie la Vierge Marie, les anges et tous les saints, et vous aussi, frères et sœurs, de prier pour moi, le Seigneur.
Que Dieu Tout-Puissant nous fasse miséricorde, qu'il nous pardonne nos péchés et nous conduise à la vie éternelle.
Prions, Seigneur, nous te prions, Seigneur, de répandre ta grâce en nos cœurs.
Par le message de l'ange, tu nous as fait connaître l'incarnation de ton Fils bien-aimé. Conduis-nous par sa passion et par sa croix, avec le secours de la bienheureuse Vierge Marie, jusqu'en la gloire de la résurrection.
Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur, qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit, Dieu pour les siècles des siècles.
Lecture de la lettre de Saint Paul à Poutres-aux-Galates
Frères, je m'étonne que vous abandonniez si vite celui qui vous a appelé par la grâce du Christ et que vous passiez à un évangile différent.
Ce n'en est pas un autre. Il y a seulement des gens qui jettent le trouble parmi vous et qui veulent changer l'évangile du Christ.
Pourtant, si nous-mêmes ou si un ange du Ciel vous annonçait un évangile différent de celui que nous avons annoncé, qu'il soit un athème, nous l'avons déjà dit.
Et je le répète encore, si quelqu'un vous annonce un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu'il soit un athème.
Maintenant, est-ce par des hommes ou par Dieu que je veux me faire approuver ? Est-ce donc à des hommes que je cherche à plaire ?
Si j'en étais encore à plaire à des hommes, je ne serais pas serviteur du Christ.
Frères, je tiens à ce que vous le sachiez, l'évangile que j'ai proclamé n'est pas une invention humaine, ce n'est pas non plus d'un homme que je l'ai reçu ou appris, mais par révélation de Jésus-Christ, parole de notre Seigneur.
Le Seigneur garde toujours mémoire de son alliance, le Seigneur garde toujours mémoire.
De tout cœur, je rendrai grâce au Seigneur dans l'assemblée parmi les justes. Grandes sont les œuvres du Seigneur pour ceux qui les aiment et s'en instruisent.
Le Seigneur garde toujours mémoire de son alliance, justesse et sûreté, les œuvres de ses mains, sécurité et toutes ses lois.
Établie pour toujours et à jamais, accomplie avec droiture et sûreté, le Seigneur garde toujours mémoire de son alliance.
Il apporte la délivrance à son peuple, son alliance est promulguée pour toujours. Saint et redoutable est son nom, à jamais se maintiendra sa louange.
Le Seigneur garde toujours mémoire de son alliance, je vous donne comme vous, dit le Seigneur, aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé. Alléluia.
Le Seigneur soit avec vous. Et avec votre esprit. Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc. Le Seigneur.
En ce temps-là, voici qu'un docteur de la loi se leva et mit Jésus à l'épreuve en disant, Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ?
Jésus lui demanda, Dans la loi, qui a-t-il décrit, et comment lis-tu ? L'autre répondit, Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même.
Jésus lui dit, Tu as répondu correctement, fais ainsi et tu vivras. Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus, Et qui est mon prochain ? Jésus reprit la parole.
Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho et il tomba sur des bandits. Ceux-ci, après l'avoir dépouillé et roué de coups, s'en allèrent, le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin, il le vit et passa de l'autre côté.
De même, un lévite arriva à cet endroit, il le vit et passa de l'autre côté. Mais un samaritain qui était en route arriva près de lui, il le vit et fut saisi de compassion. Il s'approcha et pensa ses blessures en y versant de l'huile et du vin.
Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l'homme tombé aux mains des bandits ? Le docteur de la loi répondit, Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. Jésus lui dit, Va, et toi aussi, fais de même.
Acclamons la parole de Dieu.
Princes et sœurs, nous venons de lire un des beaux passages de l'évangile, sans doute à l'origine de bien des gestes de charité envers des inconnus et peut-être aussi à l'origine de vocations de soignants.
Il tient une place particulière chez saint Luc puisque c'est le deuxième texte de son évangile qui parle de compassion.
C'est l'attitude du bon samaritain qui est saisi de compassion et puis quelques chapitres plus loin, un autre texte important bien sûr, c'est l'attitude du père prodigue qui est saisi de compassion.
Sa question de départ, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle, est une question qui n'est pas si simple que cela.
La vie éternelle, la promesse, c'est l'héritage et l'héritage normalement c'est ce qui est le propre des fils à moins qu'ils ne soient déshérités.
Et tous ceux qui sont nés, qui vivent dans cette terre, qui font partie du peuple de Dieu, sont enfants de Dieu et on pourrait dire qu'ils devraient hériter de la promesse, hériter de cette terre promise, que cela va de soi, que c'est leur droit.
Alors il y a cet homme justement, un samaritain, un étranger, qui passe par là. Et cet étranger, il va poser un geste surprenant, un geste de charité que ceux qui l'ont précédé n'ont pas posé.
Ces questions sont des questions bien humaines, des questions qui reviennent sans cesse. Tiens, par exemple, dans le pays de Jésus aujourd'hui, dois-je aimer celui qui est de l'autre côté ?
Eh bien oui. Le Seigneur ne cesse d'élargir notre cœur et de nous inviter à pardonner et de nous inviter à aimer au-delà des frontières, lui qui est venu briser les murs qui séparaient les hommes.
Battue les anges, adore ta majesté, et se réjouis sans ta présence à jamais. À l'origne de l'ourange, laisse-nous joindre nos doigts pour chanter et proclamer.
Seigneur, Seigneur, Seigneur, qui sois celui qui vient nous discerner.
Toi qui es vraiment Saint, toi qui es la source de toute sainteté, Seigneur, nous te prions.
Sanctifie ces offrandes en répondant sur elles mon espoir, qu'elles deviennent pour nous le corps et le sang de Jésus le Christ, notre Seigneur.
Au moment d'être livré et d'entrer librement dans sa Passion, il prit le pain, il rendit grâce, il le remplit et le donna à ses disciples en disant, prenez et mangez en tous, ceci est mon corps, livré pour vous.
Il est grand le mystère de la foi.
En faisant ainsi mémoire de la mort et de la résurrection de ton Fils, nous t'offrons, Seigneur, le pain de la vie et la coupe du salut et nous demandons grâce, car tu nous as estimés dignes de nous tenir devant toi pour te servir.
Humblement, nous te demandons qu'en ayant part au corps et au sang du Christ, nous soyons rassemblés par l'Esprit-Saint en un seul corps.
Souviens-toi, Seigneur, de ton Église répandue à travers le monde. Fais-la grandir dans ta charité, en union avec notre pape François, notre évêque Laurent et tous les évêques, les prêtres et les diacres.
Souviens-toi aussi de nos frères et sœurs qui se sont endormis dans l'espérance de la résurrection. Et souviens-toi dans ta miséricorde de tous les défunts, accueillis dans la lumière de ton visage.
Par tu et avec tu et en tu, à toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l'unité du Saint-Esprit, nous donner les troupes de gloire pour les siècles des siècles.
Comme tu nous l'as appris, Seigneur Jésus, selon ton commandement, nous osons vous.
Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne ait lieu, que ta volonté soit faite sur la terre.
Donne-nous aujourd'hui notre pain de souffrance. Pardonne-nous nos offenses. Donne-nous pardon à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous.
Délivre-nous de tout mal, Seigneur, et donne la paix à notre temps. Soutenu par ta miséricorde, nous serons libérés de tout péché, à l'abri de toute épreuve.
Nous qui attendons que se réalise cette bienheureuse espérance, l'avènement de Jésus-Christ, notre Sauveur.
Car c'est à toi qu'appartient le règne, la puissance et l'honneur pour les siècles des siècles.
Seigneur Jésus-Christ, tu as dit à tes apôtres, je vous laisse la paix, je vous donne ma paix.
Ne regarde pas nos péchés, mais la foi de ton Eglise. Pour que ta volonté s'accomplisse, donne-lui toujours cette paix, et conduis-la vers l'unité parfaite, toi qui règnes pour les siècles des siècles.
Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous.
Frères et Sœurs, dans la charité du Christ, donnez-vous la paix.
Voici l'agneau de Dieu, voici celui qui enlève les péchés du monde.
Heureux les invités au repas des noces de la nuit.
Seigneur, je ne suis pas digne de recevoir, mais dis seulement une phrase et je serai lié.
Prions le Seigneur.
Autant prions Seigneur notre Dieu, nous qui annonçons dans ce sacrement la mort et la résurrection de ton Fils.
Puisque nous prenons part à ses souffrances, donne-nous de trouver le réconfort et de partager sa gloire, Lui qui vit et règne pour les siècles des siècles.
Le Seigneur soit avec vous.
Que Dieu Tout-Puissant vous bénisse, le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
Allez dans la paix du Christ.
Salve Regina
Le temps de la réflexion nous emmène sur le chemin d'une année de préparation au mariage,
aux côtés d'un couple laïque et de son équipe qui prépare une vingtaine de couples.
Pour les couples invités à se projeter dans leur engagement,
cette année de réflexion demandée et proposée par l'Église est un exercice parfois difficile, mais toujours salutaire.
Le temps de la réflexion, ce soir à 20h35 sur KTO.
Dans un appel solennel au monde entier, le Pape François a invité tous les hommes de bonne volonté à reconstruire un pacte éducatif mondial.
Cet appel part du constat que l'humanité est sur le point de vivre un changement d'époque inédit dans son histoire.
L'éducation catholique, un défi pour le monde.
Mercredi à 20h35 sur KTO.
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L'hospitalité et le sacrifice d'Abraham.
Pour comprendre cette icône, il faut quitter les habitudes de l'art chrétien d'Occident.
Nous sommes en effet accoutumés à l'idée que les tableaux et les sculptures ont d'abord pour fonction de représenter les épisodes bibliques auxquels ils se rapportent.
Et ce n'est que dans un second temps que nous pouvons y attacher des significations symboliques.
Or, dans l'art d'Orient, c'est le contraire.
Les icônes ont d'abord pour fonction de dire les réalités sacrées à travers l'épisode dépeint.
Cette icône illustre parfaitement cette caractéristique, puisqu'au-delà de l'hospitalité d'Abraham à Mamre,
qui est clairement le titre de l'icône en lettres grecques rouges, et Philoxénia, tout Abraham,
il s'agit d'une icône montrant la Trinité.
En effet, dans le texte de Genèse 18, le changement de personne est très frappant.
On passe de Dieu à trois anges, dans le début du récit.
Les chrétiens y virent, dès le IVe siècle, une allusion au dogme de la Trinité.
Celui-ci veut que Dieu soit un, tout en étant constitué de trois personnes divines identiques,
mais séparées, comme le sont les trois anges.
Le peintre montre donc les anges du texte, mais insiste sur leur similitude.
Ils ont les mêmes traits, portent les mêmes ailes et tiennent en main le même sceptre.
Leur visage est entouré du même nimb, sur lequel est inscrit le mot grec « ohon »,
« celui qui est », qui est le nom même de Dieu.
Ils esquissent le même geste de bénédiction.
Cependant, ils sont vêtus différemment.
La figure centrale est sans doute le fils, car il endosse son vêtement traditionnel,
tunique bleue, couleur de la divinité, et manteau rouge.
La tunique est bordée de la bande dorée, symbole de pouvoir à Byzance,
car il est celui qui gouverne tout.
Le personnage de gauche est le père.
Le personnage de droite est l'esprit, qui porte le verre de l'éternelle jeunesse, car il donne la vie.
Abraham et Sarah jouent leur rôle d'hôtes, dans la cour de leur maison,
rapidement esquissées par les deux bâtiments symétriques du fond.
L'un et l'autre apportent des victuailles en les présentant les mains couvertes d'un linge,
selon la coutume byzantine de l'offrande respectueuse.
La vieillesse des deux personnages, centrale pour le sens du récit,
ils sont trop vieux pour avoir des enfants, est suggérée par le gris de leurs cheveux et barbes.
La table est somptueusement mise.
Ce qui frappe en revanche, c'est la présence de couverts nombreux.
Fourchette à deux dents et couteau.
Cela peut exprimer l'élégance de l'hospitalité,
mais ces instruments effilés consonnent aussi avec la violence de la scène du bas.
Ne faudrait-il pas aller plus loin et voir dans la figure de Sarah,
dans l'attitude exacte des saintes femmes apportant des parfums pour l'ensevelissement du Christ,
une allusion à la mort de Jésus que préfigure le sacrifice d'Isaac ?
Le peintre d'icônes, inconnu, qui exécute une image pour la dévotion personnelle,
peut jouer plus largement sur le symbolisme que le lui permet l'iconographie figée des icônes plus officielles.
Aussi représente-t-il le sacrifice d'Abraham, au-dessous de l'hospitalité ?
Cet épisode d'un père qui sacrifie son fils a été lu comme une préfiguration du sacrifice du Christ.
Le lien entre les deux scènes est d'abord thématique,
puisque les trois anges annoncent à Abraham que la bénédiction divine prendra la forme d'un enfant qui assurera sa descendance.
Il est aussi pictural, l'ange paraît descendre dessous la table
et il porte un vêtement semblable à celui du fils,
qui fait l'unité chromatique entre les tons rouges et bleus de la scène principale.
L'icône proclame donc que la bénédiction que reçut Abraham, en accueillant la Trinité,
prouve son accomplissement dans la bénédiction accordée par le Christ à l'humanité.
Le peintre se sert avec art du peu d'espace libre laissé sur le bois par la scène principale
pour représenter le sacrifice d'Isaac, Genèse 22.
À gauche, un brasero qui figure l'autel pour brûler la victime.
Puis Abraham couché sur Isaac, prêt à l'égorger.
Il est interrompu par l'ange au-dessus de lui, qui d'une main lui donne l'ordre de s'arrêter
et de l'autre lui désigne le bélier attaché à un arbre qui servira de victime de substitution.
Quelques traits suffisent à suggérer qu'on se trouve dans la région vallonnée du mont Moria.
Bonjour et merci de nous retrouver pour la Foix Prisomo, votre émission de réflexion et de formation.
L'interminable série de conflits au Proche-Orient nous le rappelle tous les jours.
Les religions sont partie prenante de la guerre.
On se bat musulmans contre juifs mais aussi chiites contre sunnites
et encore récemment au Liban et en Syrie, chrétiens contre musulmans.
Mais peut-on dire que ce sont les religions qui créent la guerre ?
Sont-ce les différences de cultes, de cultures et de perspectives
qui expliquent toutes les guerres du passé et du présent ?
Une chose est sûre, les premières victimes sont des hommes et des femmes qui ont la foi.
Et si les premières victimes de la guerre étaient les religions elles-mêmes ?
Pour répondre à ces questions, il est urgent de prendre le plus de recul possible
et de ne pas sombrer dans les caricatures.
Et c'est certainement ce que vont faire mes deux invités d'aujourd'hui, le père Bernard Bourdin.
Bonsoir, vous êtes dominicain et vous êtes professeur de philosophie politique
à l'Institut catholique de Paris.
Et puis Martin Motte, bonsoir.
Vous êtes directeur d'études à l'école pratique des hautes études.
Alors en fait, les téléspectateurs vous connaissent et connaissent bien même le Dieu.
