Beyfortus : le rapport officiel qui dérange Big Pharma - Docteur Hélène Banoun

Tocsin
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Ce qui se cache derrière le Beyfortus, ce nouvel anticorps recommandé en prévention de la bronchiolite chez les nourrissons.
🔷 Avec Docteur Hélène Banoun
Pharmacien biologiste à la retraite, ex-chargée de recherche à l’INSERM
Chercheur indépendant,
Auteur de “La Science face au Pouvoir - Ce que révèle la crise Covid-19 sur la biopolitique du XXIe siècle” (éditions Talma)
Auteur d’un article récemment publié sur le Beyfortus
L’article : https://www.mdpi.com/1467-3045/46/9/617
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C'est l'heure du sonneur.
Bonjour Docteur Hélène Banoun.
Bonjour.
Merci beaucoup d'être avec nous.
Vous êtes pharmacien biologiste à la retraite, ancienne chargée de recherche à l'Inserm,
chercheur indépendant, auteur de la science face au pouvoir,
ce que révèle la crise Covid sur la biopolitique du 21e siècle aux éditions Thalma.
Et donc, on vous reçoit pour parler du BFortus.
Je rappelle que le BFortus, depuis le 15 septembre 2023,
est commercialisé, c'est un nouvel anticorps monoclonal,
pour prévenir, officiellement en tout cas,
la bronchiolite, un virus respiratoire des nourrissons.
La Haute Autorité de Santé le recommande de manière préventive
chez les bébés de 0 à 6 mois
et dès les premiers symptômes pour les moins de 2 ans.
Il se trouve même qu'il y a une certaine pression,
on en avait déjà parlé,
pour les mamans, les jeunes mamans, la maternité.
Et vous aviez alerté dès le début, on vous avait déjà reçu sur ce sujet,
en disant attention, il faut prendre ses précautions,
on ne connaît pas ce produit, il y a des risques.
Et puis, vous avez publié votre article en peer review,
donc ça veut dire revu par les pairs,
le 18 septembre dernier,
dans la revue Current Issues in Molecular Biology.
Et ensuite, deux jours plus tard,
vous avez eu le rapport de l'ANSM,
l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament,
des produits de santé,
qui a publié une première étude sur ce BFortus.
Il se trouve que certaines de ses conclusions vont dans votre sens,
finalement, Hélène Banoun.
Oui, alors déjà, merci de me recevoir
et de donner une information indépendante,
vous êtes l'une des seules radios qui fait ça.
Donc, oui, mon article a été publié le 18 septembre,
donc c'est le résultat d'un an de travail,
de trois mois et demi de relecture par les pairs.
Et donc, le rapport de l'ANSM,
lui, il est paru le 30 septembre, un petit peu après.
Ah oui, 12 jours, pardon.
Et entretemps, j'avais eu droit,
j'ai toujours droit d'ailleurs à un article de AFP Factuel,
qui est censé réfuter ce que je dis,
mais qu'en fait, finalement,
ne dit pas tellement le contraire de ce que je dis.
Donc, le rapport de l'ANSM,
il porte sur les cas d'effets indésirables
qui ont été rapportés
pendant la première campagne d'immunisation,
qui a été en 2023-2024,
et aussi qui ont été rapportés aux laboratoires fabricants.
Et donc, ça confirme à peu près ce que je dis dans mon article.
C'est-à-dire, ce que je dis dans mon article,
c'est que ça semble, en effet,
prévenir une majorité de bronchiolites,
mais qui sont des maladies bénignes.
Mais dans certains rares cas,
ça va faciliter et aggraver l'infection.
Et l'ANSM remarque, en effet,
que dans ces cas d'effets indésirables notifiés,
alors je rappelle qu'il y a une très forte
sous-notification des effets indésirables
dans les bases de pharmacovigilance.
Ça, c'est connu officiellement.
Et même l'ANSM le note dans ce rapport précis.
Elle dit qu'elle suppose qu'il y a une sous-notification,
en particulier dans les premiers jours après l'injection.
Parce que moi, ce que j'ai noté dans les essais cliniques
et dans l'analyse de la campagne 2023-2024,
c'est-à-dire la dernière année,
qui s'est déroulée surtout en France, en Espagne,
au Luxembourg et aux États-Unis,
j'ai noté que dans de rares cas,
on voit que juste après l'injection de ce médicament,
on a une aggravation et une facilitation de la bronchiolite.
Bon, ça, c'était plus ou moins prévu
puisque c'était un effet indésirable
qui était anticipé par l'Agence européenne des médicaments
et qui a été exploré de manière incomplète
dans les essais cliniques, dans les essais précliniques.
Et on le voit apparaître aussi bien dans les essais cliniques
que dans les campagnes d'immunisation.
Et l'ANSM note qu'en effet,
il peut y avoir une sous-notification,
en particulier chez les bébés, chez les nouveau-nés,
qui sont injectés directement à la naissance, à la maternité,
ce qui est le cas à peu près partout,
entre un jour de vie jusqu'à 4-5 jours de vie.
Et donc, dans ces cas-là,
il note qu'il peut y avoir une sous-notification.
Et ça, ça paraît un peu logique d'un point de vue,
disons, psychologique, parce que les médecins
qui viennent d'injecter à un nouveau-né un produit
et qui le voient tout de suite partir en réanimation,
soit pour bronchiolite, soit pour autre chose,
ils ne vont pas avoir du mal à le déclarer.
Donc, les cas de l'ephanazirab,
c'est des bronchiolites, des pneumonies,
des cas d'hypotonie,
alors ça peut être hypotonie grave,
et l'ANSM déclare aussi,
note aussi trois morts subites du nourrisson.
Alors, mort subite, ça veut dire
mort sans explication.
Et elle dit qu'on ne peut pas exclure
le rôle du béfortus,
l'implication du béfortus, voilà.
Oui, donc c'est quand même important
que l'ANSM le dise.
Voilà, surtout, ce qu'on voit,
c'est qu'elle note des hypotonies graves
qui vont peut-être maintenant,
elle dit peut-être, c'est pas sûr,
être notée dans le RCP, dans le résumé
du caractéristique du produit,
qui est normalement donné,
qui devrait être donné à toutes les mamans
avant qu'elles acceptent ou pas.
Donc, ces cas d'hypotonie pourraient être notenés,
et il est possible, moi je dis,
alors avec beaucoup de réserve,
que ces morts subites soient, en fait,
des cas d'hypotonie grave,
qui est une illusie fatale.
Parce qu'il n'y a pas d'autre cause.
Bon, il y a une note
dans un des cas,
une petite malformation de l'épiglotte
chez le petit bébé, voilà.
Mais sinon, à l'autopsie,
ils n'ont rien vu de flagrant.
Donc ces cas graves, c'est des...
En dehors des événements,
on a des bronchionites,
on a des érythèmes,
des éruptions glutanées,
alors ça c'est prévu, c'était anticipé,
c'est pas spécifique de cette anticorne monoclonale,
mais bon, les anticornes monoclonaux
à forte dose, on sait que ça perturbe
pas mal le système immunitaire,
donc des éruptions glutanées qui peuvent être graves,
et des anaphylaxis,
donc des réactions allergiques généralisées.
L'ANSM note en France
3 morts subites,
et dans les données internationales qu'elle cite,
mais malheureusement je n'en ai pas accès
pour l'instant, elle note
10 décès,
14 mises en jeu du pronostic vital,
49 hospitalisations prolongées,
37 situations graves.
Alors tous ces cas ont été déclarés
sur combien ?
Le problème, si vous voulez,
c'est qu'on ne peut pas faire une statistique
sur combien, parce que
ce sont des cas qui sont notifiés.
Forcément, ça va être des cas graves
qui sont notifiés, et puis je vous le dis avec une forte
sous-notification. Mais ce sont quand même
des cas qui sont notifiés par des professionnels de santé,
des médecins ou des pharmaciens qui ont délivré
le produit. Donc on ne peut pas faire
une statistique là-dessus.
Mais voilà, 110 cas graves dont 10 décès.
J'avais
anticipé ça, puisque dans mon
article, suite à mon
alerte à l'automne
2023,
une biostatisticienne
qui surveille régulièrement
la mortalité,
elle a observé
une augmentation significative
pendant la campagne Béfortus,
c'est-à-dire entre le 15 septembre 2023
et fin janvier 2024,
une augmentation significative
des décès des nouveaux-nés
entre 2 à 6 jours de vie. Alors pourquoi
elle a regardé entre 2 à 6 jours de vie ? Parce que
en France, ça c'est en France,
en France, on injecte le Béfortus
à la maternité, à la sortie
de la maternité. Donc la maternité
c'est 3, 4,
5 jours, voilà.
Et elle s'est dit, on va regarder ce qui se
passe juste après. Donc entre 2 à 6
jours, elle a vu un 2 pic.
Pic sept...
2023 et décembre
2023, janvier 2024. Donc 2 pic
significatifs qui
se suivent, c'est-à-dire 2 mois de suite
septembre, octobre, décembre, janvier. Et ça
c'est vraiment un signal d'alerte.
Il faut surveiller ça, voilà. Alors
dans l'article AFP
qui me concerne,
l'AFP a interrogé l'INSEE
qui reconnaît en effet qu'il y a un pic.
Ce sont des chiffres très faibles, donc
c'est statistiquement significatif
mais bon, c'est à vérifier parce que c'est des chiffres
très faibles et
l'INSEE ne fournit aucune
cause, sauf, elle parle
de l'épidémie de coqueluche. Alors là,
ça devient vraiment bizarre parce que
il faudrait déjà prouver que
l'épidémie de coqueluche, elle est concomitante
avec ces pics et puis en plus
les bébés,
enfin les nouveaux-nés, en général
c'est pas les nouveaux-nés qui attrapent la coqueluche
dès la naissance, voilà. Parce que c'est
un décès de 6 jours de vie. Donc en fait
ils n'ont pas d'explication non plus. Donc moi ce que
je demande c'est qu'on surveille ce signal
qu'on surveille également
tous les
cas de bronchiolite, c'est-à-dire qu'on
publie, parce que ça on l'a pas,
le statut d'immunisation
des bébés, des nouveaux-nés qui attrapent
la bronchiolite juste après injection.
Est-ce qu'ils ont vraiment été injectés ?
Et puis qu'on les surveille et que
je donne dans mon article aussi
au peer review, une méthode qui permet
qui est non-invasive et qui permet de regarder
s'il y a une inflammation spéciale dans les poumons.
Parce que les anticorps monoclonaux
ils donnent d'une manière spécifique
une réaction spécifique au virus
respiratoire, c'est ainsi cela, de la
bronchiolite, mais aussi ils perturbent le
système immunitaire et ils peuvent
favoriser toutes les infections respiratoires.
Est-ce que vous pouvez nous rappeler comment fonctionnent ces anticorps monoclonaux ?
Je suis pas sûre que tout le monde sache ce que signifie monoclonal.
Alors voilà, il y a
une confusion qui est savamment entretenue
entre un anticorps monoclonal et un vaccin.
Parce qu'un vaccin c'est un a priori
favorable vis-à-vis de la population. Donc ils
disent, dans la même phrase ils vont dire
c'est un anticorps et dans d'autres phrases
ils vont dire c'est un vaccin. Alors là, avec cet
anticorps, comme les tout petits
nourrissons sont incapables de monter
de fabriquer une
immunité
une immunité positive
enfin une immunité quelconque contre le virus
respiratoire syncytial, et bien on va
passer cette étape de fabrication
de l'immunité, c'est-à-dire qu'on va leur injecter
directement l'anticorps. Parce que quand on
vous injecte un vaccin, c'est pour que vous fabriquez des anticorps.
Mais les petits,
les tout petits sont incapables de le faire.
Il leur faut un petit peu de temps, oui.
Voilà, donc on leur injecte l'anticorps
déjà fabriqué. Fabriqué en laboratoire
de manière
en biologie mais
de manière synthétique. D'accord.
Et alors, en quoi
les anticorps monoclonaux
sont peut-être plus risqués que tout simplement
de faire ses propres anticorps, d'attendre
que le temps se fasse, on va dire.
Alors, c'est un produit
expérimental
puisque
les essais cliniques
ne sont pas terminés. On n'a pas de données
à long terme. On a des données sur un an, deux ans
sur les bébés qui ont été injectés.
Ensuite, on sait déjà
que les anticorps monoclonaux, lorsqu'ils sont injectés
aux adultes, ça fait quand même des effets indésirables.
Ça perturbe beaucoup le système immunitaire.
Ça, on le sait. Donc il y a quand même un danger.
Et il y a le danger que
ce que j'explique dans mon article, c'est très
technique, que justement cet anticorps
a été manipulé, il a été modifié
pour augmenter sa durée de vie
et cette modification, elle peut
aussi entraîner
le fait qu'il est capable
de faciliter l'entrée du virus dans les cellules
et donc d'aggraver,
de faciliter et d'aggraver l'infection.
Donc ça, c'est
embêtant. Alors ce qu'on a montré aussi,
c'est que les petits, quand ils naissent,
normalement ils ont des anticorps
et toute l'immunité de la maman,
donc ils sont protégés.
Mais ce n'est pas
tout de suite qu'ils font les broncholistes,
c'est un peu plus tard.
Est-ce qu'on cherche à vacciner
la mère
avec C. B. Fortus également, la mère enceinte ?
Justement, pour la mère,
ce qui est proposé, c'est un vaccin,
un vrai vaccin,
classique,
à peu près classique,
qui est Pfizer à Brisevaux, qui est donné
à la maman en fin de grossesse
pour qu'elle fabrique des anticorps et qu'elle les transmette
au bébé. Sauf que
l'efficacité, elle n'est pas vraiment
ce que j'ai pu voir,
elle n'est pas tellement prouvée. Et ce vaccin,
il provoque des fausses couches.
Il augmente le risque de fausses couches.
Parce que le vaccin
équivalent
G.S.K. à Raxvi,
lui, il a été réservé uniquement
aux personnes âgées parce qu'on a noté
officiellement qu'il provoque des fausses couches.
Et dans le rapport de l'essai clinique
Pfizer à Brisevaux du vaccin,
qui est proposé aux femmes enceintes,
il y a aussi
une augmentation de fausses couches.
Donc il y a un danger aussi.
Pour le moment, il n'a pas été
interdit malgré tout aux femmes enceintes.
Dernière question pour ce Bayfortus.
Vous avez noté
les quelques décès
qui ont été déclarés à l'ANSM
et les cas graves.
Mais malgré tout,
est-ce que quand on prend en considération
la fameuse balance bénéfice-risque,
est-ce qu'il n'y a pas eu plus de bénéfices
que de risques,
plus d'effets positifs que négatifs
si on compte l'ensemble
des bébés
qui ont été
vaccinés ?
On ne voit pas ça. C'est ce que j'explique
dans mon article. J'ai montré
les biais qu'il y a dans les études.
Les études vont conclurent qu'il y a un bénéfice
parce que ça réduit les hospitalisations
à VRS.
Sauf que j'ai montré les biais,
c'est pas si sûr que ça.
En tout cas, ça ne réduit pas les hospitalisations
globales à cet âge-là.
Ça ne va pas réduire la charge sur l'hôpital.
Ce que je tiens à souligner,
c'est que dans le rapport à l'ANSM,
on a tous ces problèmes-là
qui sont exposés.
Dans tous ces organismes d'État,
il y a des fonctionnaires
honnêtes et compétents
qui exposent vraiment les problèmes.
Sauf qu'à la fin, dans le communiqué
de presse, l'ANSM conclut
que le bénéfice-risque est positif.
La balance bénéfice-risque est positive.
Mais si on va lire dans le détail,
on voit malgré tout tout ce que vous
rapportez et qui était également
marqué clairement dans le rapport de l'ANSM.
C'est très clair.
C'est toujours l'effet du titre d'ailleurs.
Je voudrais souligner
un petit détail
qui a échappé à beaucoup de gens.
Dans les titres des journaux
officiels qui reprennent le rapport à l'ANSM,
on ne voit aucun risque particulier
pour le béfortus. L'ANSM n'a
jamais écrit ça. Elle a juste écrit
quelque chose qui est assez inquiétant.
C'est que chez les bébés
qui font une broncolite grave
après injection béfortus,
on ne note aucun risque particulier
chez ces bébés. C'est-à-dire que ce n'étaient pas des bébés à risque.
Ce sont des bébés qui normalement ne feraient pas
de broncolite grave. Mais après béfortus,
ils ont fait une broncolite grave. C'est l'ANSM
qui le note.
Et les journaux
reprennent ça à l'inverse. Aucun risque particulier
pour le béfortus. Ils ont juste collé,
ils ont juste enlevé au milieu
la petite expression qui dit
qu'il s'agit des bébés sains
qui ont trappé une broncolite grave suite au béfortus.
Toutes les
petits biais, les petits détails,
le diable se cache dans les détails.
Ce ne sont pas des petits biens ni des petits détails,
ce sont des informations très importantes.
Merci beaucoup, docteur
Hélène Banoun, d'avoir pris le temps
d'abord de faire ces études et puis aujourd'hui
de nous le rendre accessible
à nous autres. Merci encore, je rappelle
que vous êtes pharmacien biologiste,
ancienne chargée de recherche à l'Inserm,
et que vous avez publié cet article sur le béfortus
qu'on peut retrouver
sur les revues scientifiques,
l'article que vous avez publié le 18 septembre dernier,
puis le rapport de l'ANSM. Si on va
dans le rapport et pas seulement dans le communiqué
de presse, les éléments sont également
là. Merci beaucoup, Hélène Banoun,
d'avoir pris le temps de nous
expliquer que ce béfortus est finalement
aujourd'hui
peut être dangereux
pour des petits-enfants, il faut absolument le dire
à tous ceux qui
sont aujourd'hui les femmes enceintes
et toutes les familles. Merci encore
docteur Hélène Banoun, merci à vous tous, chers amis.
