Élections US : la revanche du peuple contre les élites ! - Renaud Beauchard

Tocsin
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Le coup de marteau de Renaud Beauchard,
Avocat, fondateur du Substack “Les chroniques Egrégoriennes”
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Et en clairon aujourd'hui, très heureuse de retrouver Renaud Beauchard. Bonjour Renaud Beauchard.
Bonjour Clémence. Et merci beaucoup d'être avec nous. Alors avant de commenter votre nouveau look,
la casquette My Kamehuka Healthy Again, Rescue the Republic en t-shirt noir.
Je vous présente, je rappelle que vous êtes chroniqueur toxin, avocat, auteur des
des chroniques des Grégoriennes, le Substack et puis le livre Christopher Lach, un populisme vertueux aux éditions Michelon.
Alors vous souhaitiez revenir sur le meeting Rescue the Republic. Avant d'en dire plus et de comprendre un peu
votre allure et aussi le titre de votre chronique que vous avez souhaité intituler
Motherfucker, I'm an American. Et bien avant de revenir sur tout ça,
suspense, on vous propose d'écouter un extrait de Matt
Matt Taibbi, qui était justement à ce rassemblement Rescue the Republic.
Un discours très remarqué. On vous fait écouter et on vous traduit juste derrière.
Voilà, là c'était pour le début, je vais traduire ce qu'il a dit, puisqu'il dit après à tous ces fouineurs et fouineuses
confortablement à l'abri dans leur centre d'excellence financé par la sécurité intérieure,
nous disant jour après jour que nous, ceux que nous devons penser comme ils le souhaitent et voter comme ils nous l'intiment
sous peine d'être qualifiés de fascistes adorateurs de Poutine ou encore de vecteurs dangereux d'informations. J'ai envie de dire
Motherfucker, I'm American, enfoiré, je suis américain. Ce genre de conneries ne marchent pas sur moi et comment es-tu remettre en question mon patriotisme
alors que tu es assis sur les genoux de Klaus Schwab à t'excuser pour le premier amendement devant un public d'européens.
Regarde-toi dans le miroir, je ne suis pas le problème, nous ne sommes pas le problème.
Tu es le problème.
You suck, tu crains.
Discours très remarqué de Matt Stebby que vous avez souhaité mettre en avant, Renaud Bouchard.
Oui, ça a été véritablement le temps fort de cet événement, de ce rassemblement
Rescue the Republic qui s'est tenu le 29 septembre
cette année donc à Washington DC,
juste devant le Washington Monument, devant l'obélisque en fait, c'était assez intéressant,
entre l'obélisque et l'Incoln Memorial, donc c'était tout à fait symbolique.
C'est un rassemblement, de ce qui explique mon look, je ne suis pas au bon tweet,
c'est un rassemblement qui était organisé par le biologiste
Brett Weinstein
qui s'était illustré il y a à peu près une dizaine d'années, un peu moins d'une dizaine d'années, lorsqu'il avait démissionné
de l'université d'Evergreen,
qui est une université dans l'ouest des Etats-Unis, en Oregon si mes souvenirs sont bons,
qui donc avait démissionné après l'organisation par l'administration de son université d'une journée sans blanc,
pour protester donc contre cette idée d'une journée sans blanc. Evergreen a véritablement été en fait
le point névralgique de la naissance du
walkisme, qui était une sorte d'hystérisation en fait de ce qui existait avant, du politiquement correct, donc
organisé par Brett Weinstein, qui est aussi l'animateur d'un podcast très populaire qui s'appelle The Dark Horse Podcast et
la conférence rassemblait un grand nombre d'interlocuteurs assez prestigieux, à commencer quand même d'ailleurs par Robert F. Kennedy Jr.,
dont c'était quasiment en fait un meeting de campagne de Robert F. Kennedy Jr., et en même temps qu'une
officialisation, ce qui explique la casquette que je suis en train de porter,
du ralliement de la campagne de Robert F. Kennedy Jr. à celle de Donald Trump autour du slogan
« Make America healthy again ». Et c'est vraiment, ça a été d'ailleurs, c'est qu'on voit très bien lorsque dans les images du
podium, on voit très très bien que le slogan était présent jusque sur le podium, le slogan « Maha », après « Maga », on a « Maha ».
Alors, participé à cet événement, vous aviez,
outre Matt Tebby, dont je précise qu'il est sans doute le journaliste le plus
le plus sérieux au monde,
le plus grand journaliste au monde. C'est pas moi qui le dit d'ailleurs, c'est Tucker Carlson qui l'a dit lors d'une interview
de Matt Tebby
sur le Tucker Carlson Show, et Tebby a été en même temps le
chef d'orchestre des Twitter Files, dont j'ai d'ailleurs
publié la substance,
traduction d'ailleurs du
substack de Matt Tebby qui s'appelle « Racket News ». Il est aussi l'animateur et son co-animateur était d'ailleurs présent au
sommet, au rassemblement
« Rescue the Republic », donc il est l'animateur avec Walter Kern
de mon podcast préféré qui s'appelle « America This Week ». Et vous aviez en outre donc Tebby, Robert F. Kennedy Jr.,
vous aviez Tulsi Gabbard, qui est aussi une ancienne candidate à l'élection présidentielle
côté démocrate, qui est pressentie pour être
le secrétaire de la Défense dans une administration Trump si Trump est élu, vous aviez Jordan Peterson, le psychologue canadien,
vous aviez la super star,
l'acteur et humoriste Russell Brand,
le docteur Robert Malone,
bien connu des gens qui
craignaient les vaccins contre le Covid, le sénateur Ron Johnson, entre autres personnalités, ainsi que l'épouse de Brett Weinstein,
Heather Haynes, qui est la co-animatrice de son podcast. Donc, c'était très intéressant ce rassemblement.
Rassemblement où on voyait, en même temps, alors vraiment comme symbole du ralliement de Kennedy à Trump,
c'était le symbole des deux casquettes en fait. Vous aviez la casquette verte « Make America Great Again »,
MAGA, et les casquettes rouges « Make America Great Again », MAGA.
Et les casquettes vertes dominaient, en termes d'affluence, les casquettes rouges, mais c'était tout à fait
tout à fait symbolique, tout à fait intéressant. Un meeting, un rassemblement qui était assez bon enfant en même temps,
comme le démontre le cri d'exaspération
de Matt Taibbi, qui a véritablement, encore une fois, été le moment le plus remarqué de la journée avec cette conclusion.
Mais tout le discours était vraiment formidable. Il faut lire le discours qui circule énormément sur les réseaux sociaux,
qui est considéré, d'ores et déjà, comme un discours historique.
Et le discours qu'on peut retrouver, pardon, vous le précisez tout à l'heure, sur son site Racket News.
Oui, il est sur son site Racket News, qui est un site de réinformation. Il faut comprendre d'ailleurs que
Taibbi est l'une des superstars, en fait, de la plateforme Substack.
Lui-même, Taibbi était un ancien journaliste. En fait, avant, il travaillait pour Rolling Stone Magazine.
Et lorsqu'il a, d'ailleurs, fait un certain nombre de reportages sur le Russiagate,
et il a quitté Rolling Stone au moment, précisément, du Russiagate,
au moment où s'amplifiait le Trauma Derangement Syndrome. Et maintenant, quand vous lisez Rolling Stone,
comparé à la période lors de laquelle Taibbi travaillait,
c'est vraiment, le jour et la nuit, je pense que c'est très révélateur, des changements profonds qui se sont
manifestés depuis l'élection de Donald Trump en 2016.
D'accord.
Donc, oui ?
Non, mais donc, du beau monde, surtout une grande assemblée qui, d'ailleurs, a fait du bruit, aussi, jusqu'en France,
parce qu'il y a eu des échos, mais négatifs, évidemment, il fallait s'y attendre.
Bien sûr.
D'abord, dans le Wall Street Journal, mais repris dans le courrier international qui traduit tout ça,
qui dit Donald Trump et la coalition des givrés, pour parler de ce rassemblement Rescues de République,
donc coalition des givrés, à laquelle vous faisiez partie, donc, Renaud Beauchamp.
Pas fièrement.
C'est sympa.
Pas fièrement. Alors, justement, pour contrer cette allégation, coalition des givrés,
je voudrais quand même rappeler quels étaient les mots d'ordre autour desquels a été organisé ce rassemblement.
Voilà ce qui vous taxe d'être un givré, si vraiment vous défendez ces points de vue.
Donc, le premier mot d'ordre, c'était la guerre doit être le dernier ressort contre le complexe militaire ou industriel.
Le deuxième mot d'ordre, c'était nous devons sanctuariser ou recodifier le consentement libre et informé
contre le medical industrial complexe.
Troisième point, nous devons bannir la censure, la propagande et le contrôle d'État.
Ça, ça s'adresse au censorship industrial complexe.
Quatrième point, pour une politique d'immigration raisonnée et contrôlée,
c'est contre l'immigration industrial complexe.
Cinquième point, nous devons mettre un terme à l'enfer,
donc l'utilisation du droit et du système judiciaire à des buts politiques
et des buts notamment de répression de l'opposition.
Ça, c'est contre l'injustice industrial complexe.
Sixième point, pour une monnaie libre, contre le financial or finance industrial complexe.
Septième point, resteront la souveraineté des familles.
Ça, c'est contre le developmental industrial complexe.
Et huitième point, pour un retour à la recherche de la vérité et un dialogue ouvert.
Ça, c'est contre l'académique industrial complexe ou complexe universitaire industriel.
Lorsqu'on parle de ces thèmes maintenant, on est considéré
soit comme un givré, soit comme un fasciste, voire un terroriste domestique,
qui est une expression qui circule de plus en plus.
Et à mon avis, une expression qui va prendre de l'ampleur à mesure qu'on s'avance
vers l'élection et surtout au-delà de l'élection qui se situe maintenant dans 30 jours.
Oui, c'est vrai, vous faites bien de le rappeler.
D'ailleurs, je précise qu'on fera une émission spéciale.
On va revenir là-dessus avec vous, Renaud Bauchard,
qui serait ravi d'être de deux heures du matin à je ne sais pas quelle heure levé.
Mais ça vaut le coup, parce que c'est quand même une journée très, très spéciale
qu'on pourra suivre grâce à vous en direct.
C'est important ce que vous venez de dire.
Le programme lutte finalement contre les lobbying, le complexe industriel,
qu'il soit judiciaire, financier, de l'immigration, de la censure, etc.
Ça paraît extrêmement sensé, ça paraît être un programme plus que nécessaire.
Et aujourd'hui, ça s'appelle la coalition dégivrée.
Comment on peut aussi aujourd'hui se demander,
comment on peut arriver à un tel décalage entre la réalité et ce monde
qui nous critique, ces médias et ces politiques décalées ?
Ça s'appelle le Trump Derangement Syndrome
ou le Populist Derangement Syndrome, tout simplement.
Ça, c'est vraiment la peur panique d'une perte de contrôle
de la part des élites mondialistes vis-à-vis d'un certain nombre de sujets
qui doivent être bannis du champ de la respectabilité du discours.
C'est comme ça que les élites l'entendent.
On va revenir sur l'ouragan Hélène qui est en passe.
On voit la couverture par les médias américains
et la façon dont on parle de l'ouragan Hélène
est cette fois-ci à l'intersection de la réaction du gouvernement
et des médias face à une catastrophe naturelle
et la mise en place d'une censure en quantité industrielle.
Pour conclure sur le rassemblement Rescue the Republic,
ce que je voulais simplement dire c'est que ces huit axes
donnent un contenu au trumpisme,
un contenu à la campagne de Donald Trump
qu'il n'avait jamais eu auparavant.
Le ralliement de Robert F. Kennedy Jr. à la campagne de Donald Trump
est très important parce qu'il donne un contenu au trumpisme.
Je me rappelle très bien de ce qu'était le trumpisme
lorsque Trump a été élu en 2016
qui avait été vraiment une vraie joie
en voyant les élites défaites
mais on a été coquifiés après,
pendant le premier mandat de Trump.
Cette fois-ci c'est différent.
Cette fois-ci vous avez derrière lui des gens
comme Robert F. Kennedy Jr. et comme Tulsi Gabbard.
À tel point d'ailleurs que l'un des panneaux
qu'on voyait le plus pendant le rassemblement Rescue the Republic
était que cette fois-ci Trump a derrière lui une Dream Team.
Dans la Dream Team non seulement on retrouve
R. F. Kennedy Jr. et Tulsi Gabbard
mais on y retrouve aussi des gens comme Vivek Ramaswamy
et bien sûr comme J.D. Vance
qui a d'ailleurs terrassé son contradicteur démocrate
Tim Walz lors du débat qui s'est produit la semaine dernière.
Chose d'ailleurs dont il m'a semblé
qu'aucun média français n'avait parlé du débat.
Vous parliez de ce décalage de la réalité
et des médias, en tout cas du narratif officiel
et de cette actualité de l'ouragan Hélène
qui est une démonstration importante de ce décalage.
Je vous propose qu'on regarde avant d'aller plus loin
qu'on regarde et qu'on écoute
c'est la conférence du prix Nobel d'économie
à l'université CUNY à New York
de Paul Krugman
et puis il est interpellé par un étudiant
qui s'appelle José Vega
et qui je vous propose qu'on l'écoute
et puis on va revenir dessus juste après.
Voilà, donc on a le début.
Vous allez nous traduire ce qui se passe
et nous expliquer Renaud Bouchard.
On vous écoute.
Je vous donne la traduction complète du discours
puisqu'il est assez court
et tout à fait étonnant
et tout à fait emblématique de ce qui se passe
et de l'exasperation de l'économie.
J'ai choisi d'organiser cette chronique
autour de ces deux cris d'exaspération
celui de Matébi et celui de José Vega
puisqu'ils se répondent parfaitement
sur un certain nombre d'événements.
Et voilà ce que dit Vega.
Un économiste lauréat du prix Nobel
ici pour nous dire à quel point
l'économie est formidable.
Je me demande bien
comment les habitants d'Acheville
en Caroline du Nord
doivent se sentir en ce moment
sans accès à l'électricité,
à l'eau ou aux communications
avec le monde extérieur.
Je me demande à quel point
ils sont enthousiastes à propos
de l'économie en ce moment.
Je me demande à quel point
les habitants du South Bronx
doivent être enthousiastes
à propos de l'économie.
Et peut-être que la Caroline du Nord
devrait se renommer Israël
pour obtenir 20 milliards d'aides
ou peut-être Ukraine
pour obtenir 300 milliards d'aides.
Peut-être que le South Bronx
devrait faire de même.
Je veux dire, je suis sûr
que l'économie est formidable
pour des économistes libéraux
arrogants comme vous
qui gagnent 5 millions
et qui ont une fortune
évaluée à 5 millions de dollars.
Je suis sûr que l'économie
doit être formidable pour vous,
journalistes arrogants, économistes.
Vous devez tous bien vous amuser
avec l'économie alors que la plupart des gens
n'arrivent même pas à payer les nécessités de base.
Alors que des personnes se font expulser
parce qu'elles ne peuvent pas payer leur loyer.
Parce que là-bas, dans le South Bronx,
à quelques kilomètres d'ici, il y a des parties
de bâtiments qui s'effondrent littéralement.
Et je suis censé m'intéresser au marché boursier.
Et il continue.
Vous voulez savoir pourquoi l'élection présidentielle
est serrée en ce moment ?
Parce que notre argent est envoyé en Israël
et à l'Ukraine pour qu'il continue
de bombarder des femmes et des enfants innocents.
Vous trouvez que c'est une bonne économie ?
Je suis sûr qu'Israël, avec sa couverte
sur santé et son assurance maladie
gratuite, passe un bon moment avec l'argent
des contribuables américains.
Est-ce que quelqu'un va parler du fait
que nous pourrions être en guerre avec l'Iran
dans quelques jours ? Ou devons-nous nous contenter
du standard and poor 500 ?
C'est ça qui compte
vraiment, le standard and poor 500.
Quand la plupart des gens
pourraient ne même
pas être en vie d'ici quelques jours,
simplement parce que nous sommes au bord d'une guerre
thermonucléaire. Et écoutez-moi
M. Krugman, votre diplôme
ne vaut rien, autant l'utiliser comme presse
papier car il ne signifie rien.
J'espère que vous appréciez les enfants
morts que l'économie soutient.
Notre économie est certainement
très puissante en ce moment.
Tout cet argent du marché boursier va au complexe
militaire ou industriel pour que plus de femmes
et d'enfants innocents soient tuées.
Et allez vous faire voir avec le New York Times
des apologistes libéraux de la guerre
et du génocide, vous êtes vraiment tous nuls.
Les gens doivent se réveiller
tout de suite et nous devons avoir la paix. Nous pouvons
travailler avec la Chine, nous pouvons travailler avec la Russie.
Nous n'avons pas besoin de commencer
une guerre avec l'Iran. Bon, je m'arrête là.
C'est pas mal
quand même.
Ça fait un buzz extraordinaire
cette interpellation
par José Vega. Alors ça, c'est un petit peu
plus quand même qu'un simple étudiant. Alors d'abord
c'est un simple étudiant, c'est un étudiant
qui est aussi un résident du sort Bronx,
qui est un latino, qui est aussi
un militant politique quand même, qui fait
qu'il puisse présenter
dans un certain nombre de happenings. Et en l'espèce
c'était une conférence de Paul Krugman
je vous le donne en mille
sur la perception
de l'économie.
Parce que le grand thème
de Paul Krugman c'est que
lorsque les gens
pensent que l'économie ne va pas bien
ça n'est qu'une perception. Alors que
en fait tout va formidablement.
C'est comme le sentiment d'insécurité
en France.
C'est le sentiment d'insécurité
économique.
C'est ce que Krugman
défend.
Et là-dessus d'ailleurs je fais un bref retour
en fait
sur Taybee. Ce cri
d'exaspération de José Vega
était dirigé à l'adresse de Paul Krugman
qui a fait son beurre
au cours des deux dernières
années en parlant constamment
du sentiment de perception
de l'économie. Et le fameux
motherfucker dans le discours
de Taybee
ça n'était autre que John Kerry
qui disait qu'on avait besoin
de censurer
les réseaux sociaux
pour
que
le premier
amendement est un obstacle à la
possibilité de gouverner effectivement
dans notre société. Donc on
voit que c'est là que ces deux
cris d'exaspération se rejoignent.
Et là je voulais faire la jonction entre
le cri d'exaspération de José Vega
et quand même cet événement de première
importance qui est l'ouragan Hélène.
Il faut savoir que l'ouragan Hélène
les principaux
endroits du territoire
qui sont visés, c'est
à tel point d'ailleurs qu'on devrait se demander
si chaque fois qu'une administration
comme celle de George W. Bush ou comme
celle de Joe Biden est particulièrement
martiale, étrangement
le territoire américain
est battu par des ouragans
de première envergure.
Il faut savoir que Hélène c'est l'ouragan
c'est le pire ouragan qui frappe
le territoire américain depuis Katrina.
Et je connais bien la situation puisque
j'habitais à la Nouvelle-Orléans au moment
de l'ouragan Katrina, donc je connais très
très bien la question
des ouragans aux
Etats-Unis, ce qui me distingue encore
une fois d'ailleurs des experts touristes qui
interviennent sur les Etats-Unis, sur les plateaux
des télévisions mainstream.
C'est pour ça qu'on est très heureux de vous avoir René Bouchard.
Merci beaucoup Clémence.
Et donc cet ouragan Hélène
ce qui en est la particularité
il faut savoir que les ouragans, on a
souvent dit d'ailleurs que Katrina a été
le moment où la première
fois des
gens affluents des
deux côtes voyaient
l'état de pauvreté
qui existe
sur le territoire
américain. Et là ce
qui est intéressant c'est que la première fois ça frappait
New Orleans et là on voyait
des quartiers parmi
les plus pauvres des Etats-Unis comme le
Lower Ninth World
qui a été
le quartier le plus détruit
par l'ouragan Katrina.
Et là cette fois-ci
c'est un ouragan
qui a produit ses effets
les plus désastreux
à l'intérieur des terres
et plus particulièrement
dans le massif des Appalaches
qui est considéré comme la région
des pauvres blancs.
Donc là c'est tout à fait
ce qui est encore une fois intéressant
en outre c'est que
vous avez, lorsque se produit
un ouragan comme Katrina ou
comme Hélène, il est très difficile
d'avoir un reportage fiable
un reportage sur les
événements qui se produisent
il est très difficile de
faire du reportage sans être présent
sur le lieu des événements depuis
le début, avant même
l'ouragan. Donc
c'est ce qui se passe encore une fois
dans une région qui est très difficile d'accès
donc en fait pour avoir de l'information
fiable sur les dégâts
de l'ouragan Hélène dans les Appalaches
il faut se référer
aux médias locaux. Et là dessus
c'est une sorte de vrai black box
de boîte noire pour
les médias nationaux. Pourquoi ?
Parce qu'ils ne sont
pas sur place.
Mais que disent les médias locaux
que ne disent pas les médias nationaux à ce sujet ?
Les médias locaux font état
c'est vraiment
un désastre
comme jamais on n'en avait
vu dans une région. C'est un désastre qui est lié
d'après ce que j'entends
dans votre discours qui est selon vous
lié à
un abandon
politique également
plus que seulement à la
férocité de l'ouragan ?
Ce sont les deux. En l'occurrence
la réponse
de FIMA
c'est même plus que ça. C'est là
que ça devient... On comprend très bien
le cri d'exaspération de Rosset-Fegard
puisque ce qui s'est passé
c'est que vous avez une agence fédérale
qui fait partie
du Department of Homeland Security
qui s'appelle FIMA
Federal Emergency
Management
Agency
donc FIMA
qui a un certain budget.
Or cette année
on apprend que FIMA a dépensé
640 millions de dollars
dans des services
pour toute une
constellation
d'entités à but
non lucratif relativement
à des services pour
adresser la crise migratoire.
Donc en fait on s'aperçoit
que tout l'argent dédié
à la réponse à des
catastrophes naturelles comme l'ouragan et
le plaine a été dépensé pour
les migrants.
Et vous avez provocation ultime
Kamala Harris qui intervient
qui dit bon oui on va débloquer
750 dollars pour
pour les habitants de la Caroline
du Nord et pour les habitants de la Georgie
qui sont sans électricité
sans maison souvent encore
jusque souvent en
situation de danger.
Et donc c'est
dans la même semaine que
l'ouragan Hélène vous avez le déblocage
d'un paquet de 8 milliards d'aides
supplémentaires à Ukraine
puis l'annonce d'un déblocage
d'un
paquet d'aides de 8 milliards
supplémentaires à Israël et
on entend parler maintenant d'un déblocage
de 7 milliards supplémentaires
pour Taïwan. Donc vous avez
une situation où vous avez
des endroits où
résident les populations parmi
les plus fragiles du territoire américain
où on promet
gracieusement 750 dollars
alors que ces gens ont tout perdu
et puis de l'autre côté...
750 dollars c'est-à-dire 750 dollars
par personne ?
750 dollars par personne.
C'est comme ça.
Moi j'ai été réfugié de l'ouragan
Katrina, c'est comme ça que ça se passe.
On vous adresse
des bons
sous la représentation
qui se présentent comme des cartes de débit
c'est comme ça que l'aide
vous est octroyée.
Donc on présente comme ça...
750 ça ne fait pas grand-chose.
Ça ne fait pas grand-chose pour les gens
qui ont tout perdu.
Ce qui est très intéressant
c'est que ça vient s'ajouter au fiasco
de la réponse du gouvernement
de l'administration fédérale
au feu
à Hawaï
et ça vient s'ajouter au fiasco
et à la censure
d'ailleurs aussi
de la réponse
de l'administration fédérale
à l'explosion en Ohio
d'un train
chargé de produits
chimiques.
Donc on voit très bien qu'on reproduise
les mêmes phénomènes
que lors de l'ouragan Katrina
mais dans une autre région
avec
cette fois-ci une autre catégorie
de pauvres américains
qui sont principalement des pauvres blancs.
Et donc c'est tout à fait...
Ici on va un petit peu plus loin, pardon
Renaud Bauchard, j'insiste, c'est moi qui tire
le truc là, mais donc de pauvres blancs
a priori aussi
plutôt de votants
pour le camp Trump.
Ah ben oui, alors là en l'occurrence
ce qui est...
Pour ajouter
en plus une cerise
sur le gâteau, il se trouve
que les deux états qui sont
les plus endommagés, les plus détruits
par l'ouragan Hélène
sont la Caroline du Nord
qui est devenue vraiment un des
principaux enjeux
de l'élection dans 30 jours
et la Georgie.
Donc deux des états-clés.
Vous avez sept états-clés, deux des états-clés
sont des états dans lesquels
les effets les plus
désastreux de l'ouragan Hélène se sont fait sentir.
Pour conclure, les régions,
les états les plus abandonnés
aujourd'hui à ces
feux, à ces ouragans
sont les états qui votent Trump
ou qui pourraient voter Trump.
Voilà ce qui se passe.
Et ce sentiment d'insécurité
sur place
n'est peut-être pas qu'un sentiment,
mais en tout cas interdit de le dire.
C'est bien ce que disent le cri
de colère qu'ont poussé
ces deux
personnes qu'on a entendues en vidéo.
Bruno Bouchard, je ne sais pas si vous souhaitez donner le mot de la fin
puisqu'on arrive à la fin de l'émission.
Juste une chose, une chose très importante.
Lorsque
j'ai mentionné en début
d'intervention sur l'ouragan
la censure
en disant que là,
non seulement de nouveau,
on voit ressurgir les problèmes de classe
aux Etats-Unis, mais
aussi cette fois-ci, c'est un fait nouveau,
on voit la censure.
Parce que imaginons un gouvernement qui serait
embarrassé par une réponse apportée
à une catastrophe naturelle.
Et imaginons maintenant que ce même
gouvernement ait à sa disposition
un bouton qui lui permette d'effacer
les références à la Caroline du Nord
des réseaux sociaux ou d'isoler
les informations sur les dégâts
de l'ouragan. C'est exactement
ce à quoi on est en train d'assister.
Pour l'instant, on est en train d'assister à un
isolement des informations sur les dégâts
réels de l'ouragan
et Hélène. Et tout ça vient s'ajouter
dans un contexte, moi j'ai parlé des
déclarations de
John Kerry, mais
Hillary Clinton vient de remettre le couvert
en disant, en souhaitant
une abolition de la section
230
de la loi sur les
plateformes numériques,
sur les télécommunications,
en disant
si les
réseaux sociaux, les plateformes comme
Twitter et Facebook
ne censurent pas,
nous perdons, et je cite
Hillary Clinton dans le texte,
nous perdons tout
contrôle total.
D'abord, qui est nous ?
Évoquer un contrôle
total de l'expression,
y compris sur des
choses comme l'information
sur des catastrophes naturelles comme l'ouragan
et Hélène, on est vraiment quand même dans du très
très très lourd.
Merci beaucoup Renaud Bauchard
pour cette chronique qu'on peut résumer par
« Motherfucker, I'm American ». Merci
encore Renaud Bauchard et
à très bientôt pour la suite de l'actualité
américaine. À très bientôt.
