Mondial 2026 - Algérie : "Le projet Petkovic prend forme" avoue Akodo

RMCSport
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5 Vues de vidéo·12 oct. 2024
Après la victoire de l'Algérie sur le Togo (5-1) en 2liminatoires à la Coupe du monde 2026, L'After est revenu sur le projet de jeu des Fennecs. La mayonnaise semble prendre autour de Petkovic analyse notre journaliste Henri Akodo
Le Sénégal, qui a battu le Malawi 4 à 0, au-delà du score, du résultat, le Sénégal, c'est le premier match de l'après à Lioucissé,
qui a été viré le mois dernier après 9 ans à la tête de la sélection, et on se souvient de cette canne remportée il y a 3 ans,
c'est son adjoint Pabtiao qui est là provisoirement, c'était comment ce début de nouvelle ère ?
C'était un match très abouti de la part des Lyon, ils étaient vraiment attendus après le limousage de Lioucissé,
et ils ont répondu présent avec le nouvel entraîneur, le nouveau sélectionneur Pabtiao, sélectionneur par intérim bien évidemment,
qui a mis en place une équipe en 4-2-3-1, il a un peu changé de logiciel tactique par rapport à Lioucissé,
qui utilisait ces derniers mois plutôt un dispositif de 3-5-2, on a vu de la régularité dans le jeu, une certaine cohérence,
une certaine maîtrise collective au milieu du terrain, Nicolas Jackson qui du coup a marqué son premier but en sélection,
des statistiques familiales pour le joueur de Chelsea qui en 15 sélections vient de marquer son premier but avec les Lyon de la Kéanga,
qui accompagnait Nicolas Jackson dans l'escouade offensive, c'est une formation sénégalaise appliquée qui a su tenir son match face à une équipe maladroite,
qui n'était pas venue en victime expiatoire à Dakar ce soir pour cette rencontre, le Sénégal recolle à la tête du classement,
C'est provisoire, on est d'accord, qu'est-ce qui va se tramer pour cette équipe du Sénégal ? Est-ce que Pabtiao peut devenir un provisoire qui dure ?
Oui Pabtiao, d'abord faudrait-il encore le rappeler, il était le sélectionneur adjoint de Lioucissé, mais on sait que c'est un secret de police,
c'est pas le premier choix des autorités de la Fédération Sénégalaise du Football, notamment du Président Augustin Senghor et de la Ministre des Sports.
Le profil recherché, c'est quand même un profil plus intéressant, un entraîneur plus expérimenté qui a déjà fait ses preuves ailleurs,
et selon toute vraisemblance, il ne sera pas sur le banc des Lyon de la Téléranga de sitôt, il préfère plutôt un challenge avec un top club en France,
on le connait pour ses ambitions, c'est un jeune entraîneur de 47 ans qui s'assume, il veut véritablement progresser dans sa trajectoire de jeune entraîneur
en débarquant sur le banc d'un club de Lyon, et non, pour l'instant, sur le banc de la sélection Sénégalaise, même s'il a laissé entendre il y a seulement quelques mois,
qu'il ne serait pas indifférent à ce poste, pour l'instant c'est très tôt pour aller prendre la sélection.
Après, l'autre profil, c'est quand même Omar Daf, l'actuel entraîneur d'Amiens, dans le contrat expiré dans 8 mois,
Omar Daf, ancien international sénégalais comme Abi Bey d'ailleurs, il a disputé la coupe du monde 2002, cette belle épopée et ce quart de finale perdu face à la Turquie,
dans les prolongations, Omar Daf, il connait bien la tanière pour avoir été entraîneur adjoint, l'adjoint d'Ali Ossissé lors de la coupe du monde en 2018,
aujourd'hui, il est en fin d'aventure pratiquement avec Amiens, est-ce qu'il va accepter le challenge ?
En tout cas, c'est un profil intéressant qui pourra redonner une certaine allure à cette formation sénégalaise,
qui a été éliminée en huitième de finale de la lignée Cannes, face à la Côte d'Ivoire dans l'essai de tir au but.
Est-ce qu'Henri, c'est totalement impossible d'imaginer Hervé Renard, parce qu'on sait que le Sénégal préférait un Africain, un Sénégalais,
mais Hervé Renard, c'est vrai que pour le coup, évidemment entraîneur français, mais il vit là-bas, on connaît son histoire avec l'Afrique,
mais est-ce qu'on est sûr qu'ils ont fait une croix sur Hervé Renard ?
Quand on s'attarde un peu sur les nouveaux dirigeants du Sénégal aujourd'hui, leurs politiques, c'est le Pasteur qui est au pouvoir,
et quand on analyse un peu les choses, il serait compliqué de voir un entraîneur espatrié sur le banc de cette sélection sénégalaise.
Moi, j'ai eu la chance de parler avec quelques membres de la Fédération sénégalaise de football,
et je peux vous assurer que le profil recherché, c'est un entraîneur local,
et même si Hervé Renard a été un entraîneur très respecté, on le connaît pour sa rigueur, il a déjà remporté deux Coupes d'Afrique d'élection,
notamment avec la Zambie en 2012 et avec la Côte d'Ivoire en 2015.
Récemment, il était pressenti pour prendre les règles de la sélection ivoirienne,
lorsque Jean-Louis Gasset avait été éliminé, ça s'est pas fait.
Même s'il vit désormais à Dakar, je pense que ce serait très compliqué de le voir s'asseoir sur le banc de la sélection sénégalaise,
parce qu'il y avait une volonté affirmée de la part de ses autorités, notamment de la ministre des Sports, Khadija Ndiaye,
et de la part du maître Augustin Senghor, le président de la FSF, par ailleurs premier vice-président de la CAF,
de confier ses responsabilités à un entraîneur national.
Je te pose la question, tu réponds si tu peux,
est-ce que justement cette priorité d'avoir un entraîneur du cru, c'est plus politique qu'autre chose ?
Est-ce que quelqu'un qui pourrait arriver à un hervé-renard ne pourrait ne pas s'accorder avec les politiques
et qu'en fin de compte en ce moment, peut-être que les politiques veulent s'approprier un peu trop le football
et que quelqu'un comme hervé-renard n'accepterait pas ? Est-ce que c'est ça, il est là le souci ?
Non, je ne pense pas, je ne pense pas, même si le scénario qui aboutit au limousage, à la non-prolongation de contrats,
peut prêter le flanc à cette réflexion, parce que justement, moi je considère qu'il y a eu émission,
intrusion du politique dans le sportif en la matière, puisque justement c'est le ministère des Sports,
sous instruction du gouvernement, qui a refusé de prolonger le contrat d'Aleucissé,
alors que les autorités de la fédération étaient d'accord pour le faire.
Si on se bat sur surprise, votre réflexion est légitime, mais après, quand je regarde un peu l'historiographie du football sénégalais,
on a vu, le Sénégal a déjà connu des entraîneurs expatriés, notamment les Français Bruno Métu,
qui a mené cette équipe en finale de la Cannes en 2002 et en quart de finale de la Coupe du Monde en 2002,
et après, Aleucissé est venu prendre les rênes de cette équipe en remplacement d'Alain Giresse,
son aventure qui était un fiasco, je me souviens de cette élimination au premier tour de la Cannes 2015,
et aujourd'hui, ce n'est pas tant forcément le profil du sélectionnel local qui est recherché,
mais c'est un profil qui pourra faire l'assentiment du public sportif sénégalais,
et un profil vraiment compétent qui pourra amener encore le Sénégal au sommet.
Aleucissé l'a fait pendant pratiquement 10 ans, il a remporté la Cannes, la première de l'histoire du football sénégalais,
il a disputé les quart de finale de la Coupe du Monde en 2022,
donc cet accord local est capable également d'amener le Sénégal au sommet,
et sur ce prisme-là, on peut comprendre aisément la volonté politique de la part des autorités sénégalaises
de pouvoir confier cette sélection à un entraîneur local.
Le temps passe, on aimerait t'entendre sur d'autres sélections,
Henri Hakodo, journaliste spécialiste du foot africain dans l'after sur RMC,
le Cameroun qui s'est imposé face au Kenya ce soir, 4-1, là aussi on est sur une sélection qui fait des vagues,
et bien plus d'ailleurs qu'au Sénégal depuis plusieurs semaines,
mais là ça y est, tout va mieux, tout est apaisé, tout le monde est réconcilié, les coulisses, le terrain...
Comment va Ito ?
Comment va mon ancien entraîneur Marc Bryce ?
Il y a une sorte d'accalmie autour de cette sélection camerounaise,
il y avait eu une tempête, il y avait eu des vents impétueux qui ont soufflé sur la tannière ces dernières semaines, ces derniers mois,
mais là les autorités ont pris le pot de la situation et ils ont tenté une réconciliation,
même si d'aucuns penseront que c'est une réconciliation de façade,
entre Samuel Ito, le président de l'Afrique à foot, et le ministre des sports, le professeur Narcisse Mwelekombi,
ces deux personnalités qui ont été convoquées au niveau de la présidence de la République,
et il y a eu véritablement cette réconciliation-là,
et derrière, le sélectionneur Marc Bryce, qui était véritablement en discrâce avec Samuel Ito,
a eu la possibilité de pouvoir préparer ce match face aux Kenyans dans de très bonnes conditions,
résultat des courses, c'est cette belle victoire, 4 buts à 1, face à cette formation Kenyan,
le Cameroun qui reprend la tête de cette foule, avec 7 points,
et qui va envisager une qualification lors de la quatrième journée en déplacement face aux Kenyans.
Moi je disais tout à l'heure, Marc Bryce l'a eu pendant un an comme entraîneur à Eindhoven,
et franchement c'est un excellent coach, c'est peut-être le meilleur entraîneur que j'ai eu,
pourtant j'en ai eu des vraiment bons, mais c'est quelqu'un d'exceptionnel,
c'est quelqu'un qui travaille vraiment dans les détails,
notamment les coups de pied arrêtés avec des combinaisons, avec des signes,
c'est un grand travailleur, il vient au stade à 8h, il rentre chez lui les 18h,
il habitait à l'époque à Anvers, il faisait 80km aller, 80km retour,
mais c'est quelqu'un de passionné, par contre c'est quelqu'un qui a un gros caractère,
et on l'a vu, il ne s'était pas débiné devant Samuel Ito,
et j'espère en tout cas qu'il a montré à Samuel Ito qu'en face de lui il n'y avait peut-être pas une énorme carrière,
mais en tout cas il y avait quelqu'un qui avait de la poigne et qui connaissait son métier.
On verra si le Cameroun est définitivement lancé.
Tiens, parmi les résultats d'histoire, la Côte d'Ivoire a galéré face au Sierra Leone,
il y avait match nul à un moment donné, mais c'est imposé finalement 4-1,
le Nigeria a battu la Libye 1-0, l'Egypte a battu la Mauritanie 2-0,
et la surprise avec la défaite de la Tunisie face au Comores,
ce soir un but à zéro, c'est une surprise, les Tunisiens pas au mieux, Henri ?
Oui, c'est une surprise pour les aigles de Carthage,
parce qu'ils partaient favoris dans cette rencontre face à cette formation,
c'est les tasses des Comores.
Mais les Comores c'est une équipe qui est en nette progression,
qui a eu une progression rectiligne depuis ces dernières années,
et cette première qualification pour la Canne en 2022 au Cameroun,
même si derrière ils ont perdu leur sélectionneur Amir Abdou,
qui a depuis pris les rênes de la Mauritanie,
c'est une équipe surprenante, très en place stratégiquement,
très disciplinée, qui joue ses coups à fond,
et on en a eu la preuve ce soir face à cette équipe tunisienne
qui doit se ressaisir pour le match retour.
Alors Henri, ouvrons le dossier algérien,
l'Algérie qui a battu le Togo 5 buts à 1 hier soir,
beaucoup de choses à évoquer sur ce match,
on va être pris par le temps, mais qu'est-ce qu'il faut retenir ?
Est-ce que c'est Capitaine Marez qui est définitivement revenu en forme
dans cette équipe ou pas ?
Est-ce que Petkovic, est-ce que le projet Petkovic est bien lancé ?
Exactement, exactement.
Thibaut, le projet Petkovic est en train de prendre,
la Maones est en train de prendre.
Il faut rappeler que dans ces qualifications,
l'Algérie a joué 3 matchs, 10 buts, 1 encaissé,
10 buts marqués, 1 encaissé.
Hier, face aux Épervilles du Togo,
ils avaient pourtant encaissé en premier,
mais derrière, il faut saluer la réaction des FINEC,
une équipe tournée vers l'avant avec des circuits préférentiels
bien affirmés, bien assumés.
Henriad Marez, qui n'était pas forcément au mieux de sa forme,
mais qui a joué son rôle de leader charismatique
et qui a pris son bâton de pelerin
et qui a véritablement enclenché cette bonne dynamique de son équipe.
Un joueur comme Oussem Awar,
qui était le détournateur offensif de cette équipe algérienne,
avec Bagdad Bouledja,
qui était véritablement très actif.
Ben Rama, bien évidemment,
transparent avec l'Olympique de Lyon,
puisqu'il n'a pas encore marqué en Ligue 1
avec la formation rhodalienne,
mais réunant avec cette équipe de la sélection algérienne,
il a marqué un doublé, il a été percutant,
il a posé énormément de problèmes à cette défense togolaise.
Moi, j'ai bien aimé l'activité de Rami Zerouki,
qui a récupéré énormément de ballons
et surtout, ce qui me fascine dans cette équipe algérienne
version Vladimir Petkovic,
c'est cette propension à se brouiller très rapidement vers l'avant,
un jeu de transition très rapide,
avec une vitesse de course,
dans une vitesse d'exécution,
sur le déploiement offensif,
des combinaisons, du jeu au sol,
beaucoup de variété également,
l'utilisation des demi-espaces.
Mais après, le point noir dans cette victoire algérienne,
cette victoire qui peut peut-être casser quelques carences,
c'est véritablement la lourdeur de la Charnaye centrale.
Moi, je n'ai pas forcément aimé le tandem,
Rami Benseibaini, le joueur du Borussia Dortmund,
et Thugay, le joueur de l'expérience de Tunis.
Preuve en est, le premier but togolain venu d'une action anodine,
où les togolains ont sollicité la profondeur,
et derrière, l'Algérie a pris le bouillon
et a marqué ce premier but qui arrivait aux Algériens.
Après cette belle victoire,
elle est remarquable,
mais il va falloir améliorer certaines choses
pour Vladimir Petrovic dans l'optique des prochaines rencontres.
