Un grand merci à Christian et au Musée Musée des Ondes Emile Berliner de Montréal de nous avoir accueilli. N'hésitez pas à aller leur rendre visite sur le web ou même... en visite ! https://moeb.ca/ 1001 Rue Lenoir, Montréal, QC H4C 2Z6
Merci aussi à @dexsilicium de m'avoir autorisé à utiliser quelques unes de ses images de vinyles. Allez voir sa vidéo, cela complète super bien celle que vous venez de voir : https://youtu.be/pP-5bnuHbJY?si=NqEQXZUbGTetUblH
CHAPITRES 00:00 La technologie des vinyles 00:31 Objet 1 (les services secrets ?) 03:55 Réponse 05:54 Saily 07:14 Objet 2 (j'ai galéré !) 15:15 Réponse 17:11 Objet 3 (j'ai plein de questions) 18:43 Réponse 21:28 Objet 4 (ça aurait dû être évident) 22:45 Réponse 24:39 Visitez le musée des ondes Emile Berliner
Vous vous souvenez de ce bruit ? C'est très caractéristique des vinyles.
Et j'étais assez persuadée de savoir comment ça marche ! C'est une technologie à priori
simple d'époque.
Et pourtant.
Vous allez le voir, mais je me suis un peu plantée.
Je suis allée au musée des ondes Émile Berliner à Montréal, où on retrouve justement
beaucoup de gramophones, de radios d'époque et beaucoup d'autres choses aussi.
Et là-bas, ils m'ont montré 4 objets d'époque, et il fallait que je trouve soit à quoi
ils servaient, soit comment ils fonctionnaient.
Alors je vous invite à découvrir la technologie des vinyles, qui est pas si simple que ça,
en essayant vous aussi de deviner, mais plus vite que moi.
Qu'est-ce qu'on regarde là ?
Cette soco-volante.
Ça ?
Oui.
Il nous a fallu du temps pour savoir ce que c'était.
Ah oui ? Alors vous, il vous a fallu du temps ?
Alors déjà, qu'est-ce qu'il y a écrit ?
Breveté en France, SGDG et à l'étranger.
L'étranger.
À l'étranger.
Ici, ça tourne.
Voilà.
Ça s'est cassé ?
Non, non.
Ça s'ouvre.
Là, ça me fait penser à une connectique pour câble audio.
Oui.
C'est une connectique pour câble audio ?
C'est une connectique pour câble audio.
Et donc ça, j'imagine que c'est juste la languette pour ouvrir.
C'est ça.
Il n'y a rien de plus.
OK.
Donc ici, on peut sortir un câble audio.
Donc, il y a de l'audio.
Ici, ça tourne.
Ça, ça se connecte sur une plus grosse machine ?
Oui.
Est-ce que c'est comme un disque ? Est-ce que ça contient de la musique ?
Ça contient du son.
Est-ce que c'est comme un...
Parce que j'ai l'impression qu'il y a comme une bande magnétique à l'intérieur.
Bravo.
OK.
Donc, ça, c'est à l'oreille.
J'entends le bruit de la bande magnétique.
Je suis impressionné.
C'est la première chose à laquelle ça m'a fait penser quand j'entends du bruit.
Donc, j'ai l'impression que c'est comme un enregistrement audio et qu'on met dans une machine, dans un lecteur audio.
Oui, c'est ça.
C'est ça.
Mais quel genre de machine et pour quel usage ?
Il y a moins d'indices.
Alors, moi, là, j'ai l'impression que c'est pour des espions.
Ça pourrait, mais c'est pas assez miniaturisé.
C'est pas assez miniaturisé.
SGDG, ça me fait penser à un truc d'espion, mais c'est pas ça.
Non, ça voulait juste dire c'est en garantie du gouvernement en France.
C'est en garantie du gouvernement.
C'était un truc administratif français.
DGSE, c'est à ça que je pense.
C'est pas SGDG.
C'est pas la même chose.
Donc, c'est pour ça que je pensais au service secret.
Les espions ne sont pas garantis non plus.
Oui, c'est ça.
Donc, c'est un enregistrement audio.
La question, c'est dans quel contexte et sur quelle machine ?
Sur quelle machine ? J'imagine que je ne connais pas la machine.
Je peux te la montrer.
Elle est là.
Ah, et le fameux câble.
Voilà.
Donc, on peut la brancher ?
Oui, on peut la mettre.
Il faut aligner les points pour qu'elle se fixe.
Vu qu'il y a eu un claque, ça veut dire que la caisse en plastique ne tourne pas.
Donc, ça va être ce qui est à l'intérieur qui se met à tourner
et qui est lu via une tête de lecture qui est à l'intérieur de la machine.
Alors, la tête de lecture, elle est où ?
Elle n'est pas à l'intérieur de la machine ?
Non.
Elle est dans ça directement ?
C'est pour ça qu'on sort directement par les câbles audio.
Oui, c'est vrai.
Il n'y a rien d'autre que l'entraînement.
Oui, volume.
Donc, là, c'est tout ce qui est là.
Après, on branche un haut-parleur et on a ce qui tourne.
Donc, on a déjà la machine.
Maintenant, c'est dans quel usage ?
Donc, tu m'as dit que ce n'est pas forcément de la musique ?
C'était souvent de la musique, oui.
Et donc, ça ne peut pas être un lecteur de disques personnel ?
Ce n'était pas destiné à cet usage.
C'est gros, c'est lourd.
Il n'y a rien de marqué dessus.
Il n'y a aucune commande pour aller chercher à l'intérieur un morceau ou quoi que ce soit.
Est-ce que c'est pour de l'archive ?
Non.
Ce n'est pas pour de l'archive.
Est-ce que c'est pour la radio ?
Non.
La radio, c'est plus interactif que ça.
On n'a pas de commande.
Juste le volume, marche, arrêt, quatre pistes.
Donc, ce n'est pas pour des gens qui aimeraient écouter de la musique
parce qu'il faudrait acheter à chaque fois une nouvelle tête de lecture
parce que la bande magnétique, tu ne la changes pas comme ça.
Voilà.
Donc, c'est pour la musique d'ascenseur qui a besoin de tourner en permanence.
Tu brûles.
C'est vrai ?
Oui.
C'était de la musique de centres commerciaux.
C'était la musique qui tournait en permanence.
Je suis fière de moi.
Oui, ce n'est pas mal.
C'est ça.
C'est parce que tu avais une bande de sang.
J'imagine que ça peut être utilisé pour les ascenseurs aussi.
C'est pour une bande de sang qui a besoin d'être jouée en permanence.
Les pauvres employés.
Oui.
C'est le premier roman que j'ai fait.
Intéressant.
Ça veut dire que c'est plus performant qu'une machine classique où on met un disque ?
Surtout, il n'y a personne qui s'en occupe.
Ça tourne toute la journée.
C'est électrique.
Oui.
C'est plus récent.
Ça date des années 80.
C'est ça, années 80.
70-80.
Dans les années 80, il y avait la radio.
Vous ne pouvez pas diffuser la radio dans les centres commerciaux ?
Il y a peut-être des publicités.
Je n'en sais rien.
Quand je dis 70-80, c'est même un peu avant ça.
C'est le brevet de 1964.
Ça, c'était censé être un indice ?
C'est un indice, oui.
C'est bien.
Je pense que l'indice ne m'aurait pas beaucoup indicé.
Tu aurais une bande magnétique.
Heureusement que tu l'as entendu avant.
Ah oui, la bande magnétique qui est là, qui passe.
Et la tête de lecture, elle est là ?
Je pense qu'elle est quelque part.
Elle est là, la tête de lecture.
C'est une bande sans fin, en fait.
C'est-à-dire qu'elle boucle.
Elle ne s'arrête jamais.
Elle repart au début.
C'est pour ça le procédé super compliqué mécanique,
il sert à ce que la bande se réenroule sur elle-même
au fur et à mesure qu'elle tourne.
Elle ressort de l'intérieur et elle se réenroule sur elle-même.
Elle peut tourner pendant des jours et des jours sans manipulation.
Elle répète toujours la même chose.
Ce qui m'a surtout impressionné,
c'est d'entendre le cri de la bande magnétique
au fond de la boîte en plastique.
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Je vous laisse découvrir plus simplement le lien
en description.
Donc là, tu voulais me parler de ces deux objets.
Ce sont deux tourne-disques manuels,
un manivelle.
Il y en a un qui est un phonographe d'Edison
et un qui est un gramophone de Berliner.
Berliner qui a donné son nom au musée.
La question que je veux te poser, c'est
pourquoi ces deux tourne-disques
qui se ressemblent beaucoup
ne sont pas compatibles ?
Pourquoi on ne peut pas faire tourner
un disque de celui-ci là et réciproquement ?
Et en observant les machines,
il y a peut-être un indice.
Celui-là, c'est Edison et celui-là, tu m'as dit ?
Berliner.
C'est ce qui a donné ce qu'on a appelé ici
les Victrolas.
Est-ce que c'était une volonté entre Berliner
et Edison que ce ne soit pas compatible ?
Oui, ils étaient complètement concurrents.
Il se faisait la guerre.
Et lorsque Berliner a breveté son procédé,
Edison a refusé de lui payer des royalties.
C'est la raison pour laquelle, effectivement,
ils sont restés...
Et on voit que c'est plutôt le modèle de Berliner
qui est resté dans le temps.
C'est vrai.
Moi, je connais ces disques-là.
J'ai grandi avec ça.
C'est ce qui trahit un peu mon âge aussi.
Par contre, c'est la première fois
que je vois des disques comme ça.
D'accord.
C'est dur à soulever.
Ils sont lourds, ceux-là.
Celui-là, il doit même être simple face.
Non, il est double face.
Il a fait des simples faces.
De ce que je sais des disques vinyles,
c'est qu'il y a des aspérités dessus
et que la pointe vient lire les aspérités.
Là, ça ressemble à ça.
On dirait qu'il y a des aspérités aussi.
Tout à fait.
Par contre, on est sur quelque chose
qui est beaucoup plus épais
que les disques que je connais moi.
Là, on est sur un plateau tournant bien classique.
Maintenant, si on regarde la pointe...
Pour la déplacer,
il faut tourner un petit peu ça plutôt.
J'ai l'impression que la pointe n'est pas aussi pointue
que ce à quoi je m'attendais.
C'est vrai.
La pointe est un peu différente.
Elle est où, la pointe, ici ?
Elle est là.
Attention de ne pas te piquer.
Elle se descend comme ça.
Ah, OK.
Est-ce que je peux ouvrir ?
Oui, bien sûr.
Ah, ça ne nous renseigne pas beaucoup.
Après, on peut les déshabiller un peu.
Ça ne devrait pas poser de problème.
D'accord.
Dans les deux, il y a un pavillon
comme dans les phonographes ou les gramophones
qu'on a connus avec les deux tables.
Phonographes et gramophones, c'est...
Phonographes, c'était Edison.
Gramophones, c'était Berliner.
OK, c'est juste... D'accord.
C'était des procédés un peu différents.
Les deux, on les remonte à la manivelle.
J'imagine que c'est un ressort qu'on tend
et puis après, ça se détend tout simplement.
Est-ce que la différence vient dans la tête de lecture ?
Oui.
J'ai l'impression que ça viendrait de la tête de lecture.
Est-ce qu'on peut le rebaisser, voir ce que ça donne ?
Il y a comme un mouvement de la pointe qui fait...
Oui.
Non.
Est-ce qu'on peut baisser celui-là ?
Bien sûr.
Là, tu le poses à la main.
Voilà, celui-là, il se pose à la main.
C'était plus simple.
Là, la pointe, elle n'a pas l'air pointe, c'est ça ?
Elles ont des formes un peu différentes.
Ça, c'est une pointe en acier.
C'est une aiguille.
Ça, c'est un petit diamant.
Qu'est-ce qui se passe si je les échange ?
Les disques ?
Les disques, ils ne vont pas se lire.
Ils ne vont pas marcher.
Est-ce que c'est une affaire de...
On va les abîmer aussi, mais ils ne vont pas marcher.
Est-ce que c'est une affaire de taille,
d'aspérité, de distance entre les aspérités ?
Ce n'est pas le plus important.
Est-ce que c'est la vitesse ?
Ce n'est pas le plus important.
Elles ne sont pas exactement les mêmes.
Tout ça, ça se réglait.
Il y a un petit bouton pour ajuster la vitesse.
On aurait très bien pu y mettre...
Est-ce que c'est la pression qu'il faut appliquer sur le disque ?
Non.
Regarde bien les têtes.
Tu as un indice, toi ?
Ça ?
La tête.
La tête ?
C'est vrai ?
Je ne sais pas, moi.
J'ai un indice qui est caché là-bas.
C'est une tête qui a été conçue
pour être compatible avec les deux procédés.
En voyant ça, ça pourrait peut-être donner un avis.
Oui, allons-y.
Cette tête-là...
Elle est compatible avec les deux ?
Elle serait compatible avec les deux.
Elle a été conçue pour ça.
Est-ce que je peux la manipuler ?
Bien sûr, bien sûr.
Qu'est-ce qu'elle a de remarquable ?
Après, le bras, c'est un bras qui est sur une autre machine.
Elle a comme des crans ?
Oui.
À quoi ils servent, ces crans ?
Attends, c'est juste ça ?
C'est juste l'orientation de la tête ?
Il y en a un où la pointe est comme ça,
et l'autre, il faut que le truc...
Alors, voilà.
Il y a une tête horizontale et une tête verticale.
C'est juste ça ?
Oui, mais pourquoi ?
Pourquoi ?
C'est ça, le truc.
C'est pourquoi on a besoin, dans un cas, d'une tête verticale,
et dans l'autre, d'une tête horizontale.
Ce n'était pas juste pour faire joli.
Est-ce que c'est une affaire de poids qui est appliquée ?
Non.
Parce que si là, on peut le passer d'un côté à l'autre,
donc là, je peux forcer un petit peu ?
Oui, ça fait poids.
Et là, je pense qu'il fallait mettre l'aiguille dans ce petit bec-là,
plutôt que l'autre.
Ah oui, d'accord.
Il y a deux becs différents.
Retournons du côté des machines.
Donc là, si je le mettais ici,
je pourrais mettre la pointe ici.
Voilà.
Et comme ça, je pourrais lire mon disque.
Il faudrait la tourner.
Comme ça.
Et là, ça pourrait lire.
Ça ressemble tout à fait au même procédé.
Donc, quel est l'intérêt d'avoir ça ici et d'avoir ça là-bas ?
À part emmerder le monde des brevets.
C'est déjà une bonne raison.
C'est déjà une grosse raison à l'époque et encore aujourd'hui.
Essaye de repartir maintenant,
vu que tu connais la position de la tête,
repartir sur les disques.
Qu'est-ce qui peut changer sur le disque
qui fait que dans un cas, on a besoin d'une tête comme ci
et dans l'autre cas, il faut une tête comme ça ?
Moi, je vais sur les aspérités,
l'orientation des aspérités.
Comme celle-là, elle est gravée un petit peu en angle
et celle-là est gravée droite ou ce genre de choses.
Là, tu brûles.
C'est presque ça.
En tout cas, c'est peut-être juste une affaire de compatibilité
pour rentrer dans les aspérités.
Oui, mais la gravure est quand même bien différente dans son principe.
Ah oui ?
Parce que quand on est complètement vertical,
on fait poum, poum, poum, poum.
Quand la tête est verticale ?
Oui.
Regarde la façon dont la tête est faite.
Tu peux juste prendre celle-là et mettre la tête verticale,
comme ça.
Regarde comment le son se transmet.
Alors, c'est ça qui va vibrer,
qui va se transmettre à cette plaque-là.
C'est une membrane.
C'est une membrane qui, j'imagine,
va se transmettre là et aller dans le cornet.
Tandis que si on est comme ça…
Est-ce que le mouvement de l'aiguille doit être le même ?
Tu n'étais pas loin quand tu as parlé de poum, poum, poum.
C'était ça.
C'est poum, poum, poum.
C'était le terme technique ?
Mais ce n'est pas le même poum, poum, poum.
Ce n'est pas le même poum, poum, poum.
Donc celui-là, il fait poum, poum, poum.
Il va faire vibrer comme ça ?
Vraiment ?
Oui.
La membrane, il faut qu'elle vibre comment ?
Telle qu'elle est designée, comme ça.
Donc, quel est le mouvement de l'aiguille pour qu'elle vibre comme ça ?
C'est censé être comme ça, j'imagine.
Donc le mouvement des sillons ici, pour moi, c'est up and down.
C'est en haut, en bas.
Ce n'est pas ça ?
Ça, je ne confirme pas.
Ah oui ?
Non.
Je t'ai percé avec cet œil, ça.
Non, justement.
C'est là que…
C'est ici ?
Oui, ici, oui.
Moi, c'était ça ma compréhension des disques classiques.
Non, justement.
Là, on est up and down.
Là, on est trouvelé, trouvelé.
Trouvelé, trouvelé.
Là, oui.
Alors, ça remet en question ma compréhension de comment fonctionnent les vinyles que je connais.
D'accord.
Parce que je pensais que c'était trou-montagne, trou-montagne et qu'on faisait juste du up and down.
Donc, ça, ce n'est pas du up and down ?
Non.
Et donc, est-ce que c'est un angle ? C'est à 45 degrés ?
Même pas.
Regarde bien le mouvement qu'on attend de l'aiguille pour que ça fasse ce qu'on veut sur la membrane.
Eh oui.
Elle fait des zigzags ?
Eh oui.
Les zigzags, j'exagère un peu, mais effectivement, c'est ce qu'ils ont appelé la gravure latérale.
C'est-à-dire que ça fait vibrer latéralement et pas du tout de haut en bas.
C'est pour ça que je n'arrivais pas à trouver parce que pour moi, ça, c'était vraiment de haut en bas.
Non.
Et que là, je le voyais de haut en bas.
Voilà.
Alors, ce qui est génial, c'est que ce procédé-là, finalement, il était supérieur parce que celui-là, il abîmait les sillons.
Et puis, quand il y avait des pointes de modulation, de temps en temps, ça dégageait, ça passait d'un sillon à l'autre.
Donc, celui-là était supérieur.
Et c'est ce procédé-là qui a donné tous les disques jusqu'à tous les vinyles qu'on a connus.
À une petite différence près, c'est quand on a réintroduit la stéréo, là, on a eu besoin de faire ça en deux dimensions.
Donc, il y avait ça et puis il y avait ça.
Donc, on a repris une verticalité.
Mais ça, c'est beaucoup plus tard.
Mais pendant tous les premiers disques, ça a été des disques qui ont été basés sur ce truc-là et qui n'étaient pas trou-montagne, mais qui étaient gravures latérales.
C'est intéressant.
J'ai été bloquée pour trouver la réponse parce que j'avais une mauvaise compréhension.
Un a priori.
J'avais un a priori que je pensais savoir comment ça fonctionnait, alors que non.
C'est un zigzag.
C'est latéral, quoi.
Latéral, oui.
Le zigzag est…
Je vais regarder des photos microscopiques pour voir à quoi ça ressemble.
Parce que le groove, il n'est pas comme ça.
Mais à l'intérieur du groove, il y a quand même…
Il y a un mouvement latéral.
L'aiguille est entraînée latéralement.
Voici à quoi ça ressemble au microscope électronique à balayage.
Les traits que vous voyez, ce sont les sillons vus de dessus.
Et on voit bien que les sillons ne sont pas droits.
J'avais donc vraiment une mauvaise compréhension du fonctionnement des vinyles.
Les images que vous voyez sont celles de la chaîne Deus Ex Silicium.
Il a une vidéo en particulier où on parle des vinyles.
Franchement, je vous recommande fortement d'aller la voir juste après.
Vous aurez tout un tas d'explications complémentaires.
Le lien est dans la description, bien évidemment.
Qu'est-ce qu'on a ?
Cette machine complexe.
Elle n'a pas l'air simple.
On est passé d'un truc simple.
On pourrait l'entendre.
Et celle-là, qu'est-ce que c'est ?
C'est ça la question.
Qu'est-ce que c'est ?
OK.
Un disque.
On est entouré de tourne-disques.
Ça me fait penser à un tourne-disque.
Ce n'est pas loin.
C'est dans la famille.
Est-ce qu'on mettrait un disque en plus ?
Pas un de cela.
OK.
Donc, on a une lumière ici avec un réflecteur.
J'imagine que c'est juste pour dire que c'est en marche.
Pour observer ce qui se passe.
Observer ce qui se passe.
Ça tourne comme ça.
C'est compliqué.
Ça tourne.
Il y a une vis sans fin.
Est-ce que cette vis sans fin est censée entraîner des choses ?
Oui.
Est-ce que ce qu'elle est censée entraîner est présent en ce moment ?
C'est présent.
Pour le moment, ce n'est pas entraîné.
C'est ça.
C'est présent, mais ce n'est pas entraîné.
Donc, peut-être qu'il faut venir amener ce chariot là un petit peu.
Donc là, qu'est-ce que j'ai fait en appuyant sur cette manivelle ?
Tu l'as remonté.
J'ai remonté ce truc-là qui est une tête de lecture.
C'est une tête de lecture comme les…
C'est une tête.
Pas de lecture.
C'est une tête.
OK.
Presto cutter.
La pointe, elle est en quel matériau ?
En métal.
Là, il y a écrit cutter.
Est-ce que ça coupe ?
Est-ce que c'est une découpe de vinyle ?
C'est presque ça, oui.
C'est presque ça ?
Ah non, c'est pour graver les vinyles.
C'est ça, pour graver un disque.
Pour graver un disque.
Mais comment on lui dit comment graver un disque ?
Et puis là, tu as comme un microscope pour voir les…
Comment on appelle ça ?
Sillons.
Pour voir les sillons.
Est-ce que j'ai trouvé ?
Oui.
C'est bon.
Donc, si tu veux juste essayer d'avancer un peu la tête.
Je crois qu'on va pouvoir l'avancer un peu comme ça.
Voilà.
On redescend ça.
Et puis là, elle va avancer toute seule.
Trop bien.
Pour faire le sillon pendant que le truc tourne.
Mais alors, du coup, j'ai plein de questions.
Dans tes disques, on va dire que c'est des montagnes et des vallées, pour faire simple.
Comment est-ce que tu sais quand est-ce que tu dois mettre une montagne ?
Et quelle est la taille de la montagne ?
Ça, ce n'est pas fait manuellement.
Ah, ce n'est pas manuel.
La tête, elle a un circuit électrique qui la pilote.
Ah oui, OK.
Elle a un fil et la vibration du son, qui a été traduite en signal électrique,
vient actionner le petit burin pendant que ça tourne.
Donc là, on va jouer de la musique.
Oui.
Il y a quelque chose qui capte la musique, qui le transfère en signal électrique.
Oui, ou ça vient d'un ampli, d'un micro.
Ou d'un ampli ou d'un micro.
Ou éventuellement d'une bande bénétique, quelque chose qui a déjà été enregistré.
Trop bien.
Et ça grave.
Je ne pensais pas trop essayer.
T'es rapide.
Super.
Donc…
Ah ouais.
Oups, c'est là.
On mettait un disque là.
Donc c'est ça l'objet, c'est celui-là.
Celui-là, il a été partiellement gravé.
Ah oui, effectivement.
Partiellement gravé.
Voilà.
Il y a un deuxième trou pour qu'il soit entraîné de manière fiable et à bonne vitesse.
Société Radio-Canada.
Ça, c'était des disques qui servaient à garder des morceaux d'émissions de radio
pour les rejouer ou pour les transmettre à d'autres stations de radio.
Ça, ce n'est pas un exemple de disque qui était censé être duré.
C'est juste un disque qui était enregistré pour avoir un support éphémère.
C'était une clé USB.
Oui, c'est ça.
Même les clés USB, elles peuvent durer plus longtemps.
Donc c'était des disques qui étaient en acétate sur un support de métal.
On voit l'aluminium là parce que c'est un peu abîmé.
Et donc ça, on disait que c'était un microscope ?
Voilà, ça c'est juste un microscope pour voir l'état de la gravure.
Mais il manque quelque chose.
Et donc la lumière, elle servait à quoi ?
Je pense que c'est juste pour voir l'état de la machine,
une lumière rasante pour pouvoir voir le fonctionnement.
Ok, donc ça c'est le dernier objet.
Voilà, on est passé d'un truc compliqué à un truc simple.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
Tu dis que c'est le truc simple.
Tu vois, ça va être celui qui va me donner le plus de fils à retordre.
Donc c'est étonnamment léger.
Je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus lourd.
Il y a un trou.
Donc vu qu'il y a un trou et que dans tous les lecteurs de disques qu'on a vus jusqu'à présent,
j'aurais tendance à dire que c'est un axe pour faire tourner la chose.
Il y a des petits...
Je ne sais pas ce que c'est.
Mais en tout cas, des petits points ici.
Est-ce que c'est comme juste un poids pour appuyer quelque chose ?
Non.
Je n'ai pas l'impression qu'on puisse lire de l'audio avec ça directement.
Pas directement, non.
C'est non uniforme.
C'est vrai.
Est-ce que c'est nécessaire que ce soit non uniforme ?
Non.
Non ?
Mais ce n'est pas nécessaire que ce soit uniforme.
Et ce n'est pas nécessaire que ce soit uniforme.
Je t'avais dit, le plus simple, ça va être le plus compliqué pour moi.
Donc, est-ce que c'est utilisé sur un lecteur de tournés disques ?
Pas directement.
Est-ce que c'est utilisé sur un enregistreur, sur un graveur de tournés disques ?
Non.
C'est un contact avec quelque chose, quand même.
Est-ce que c'est par-dessus quelque chose, déjà, que je visualise ?
Oui, oui, oui, oui.
Pas uniquement.
C'est à l'intérieur de quelque chose.
C'est quoi comme matériau ?
Du vinyle.
Donc, c'est ça qu'on presse pour faire un disque vinyle.
Et voilà.
OK.
Donc, on a besoin de ce petit trou-là, parce que c'est à partir de là qu'on va faire.
Puis, on le met sous une presse et puis…
Voilà, exactement.
Mes mots sont toujours très scientifiques.
Mais c'est assez juste.
Et donc, là, on voit bien…
Ça, c'est un disque avant d'être coupé. Après, il est coupé.
Et est-ce qu'il est coupé avec cette machine, à l'époque ?
Non, non, non, il est coupé.
En fait, ça, c'est fait à partir d'une stamper qui est passée dans une presse.
Donc, on chauffe cette petite motte.
On l'écrase avec ça.
Ça, c'est le sillon en négatif.
Ouais, OK.
Et ensuite, c'est coupé.
Mais ça, ça a été fait en plusieurs étapes à partir d'un disque qui a été enregistré là-dessus.
Donc, on enregistre ça.
On fait des positifs, des négatifs, des positifs, des négatifs.
On arrive à ce négatif-là.
Et on le passe dans une presse.
OK. Donc, celui-là…
Oh, pardon, excuse-moi.
Celui-là ne grave pas directement le vinyle.
Non, non, non.
Il va graver les moules qui vont faire le vinyle.
Il va graver… Il y a plein d'étapes.
Entre celui qui va sortir de là et ça, il y a déjà plus de trois ou quatre étapes.
OK.
C'est pour ça que tout à l'heure, tu as demandé si ça, ça gravait le vinyle.
Et je dis non.
Oui. Techniquement, non.
Ça grave le moule qui imprime le vinyle, finalement.
Et puis là, c'était quoi ?
Ça, c'est juste le disque.
C'est le disque final.
Le disque final.
Qui donne un petit 45 tours.
C'est un 45 tours, ça, c'est ça ?
Oui, c'est un 45 tours.
Donc, à partir de ça, on fait ça.
Voilà.
Tout simplement.
Et donc, ce n'est pas un objet qui sert tel qu'il est.
Non, effectivement.
Sa forme n'a aucune importance.
C'est un objet qui est fait pour être transformé.
Effectivement.
Un grand merci au musée des ondes Émile Berlineur de nous avoir ouverts les portes
et aux bénévoles de nous avoir si bien accueillis.
Si vous êtes à Montréal ou de passage, n'hésitez pas à aller faire un tour.
Il n'y a pas que des tourne-disques, il y a aussi des radios
et même de la technologie spatiale d'époque.
Toutes les infos sont sur leur site web qui est évidemment en description.
Je vous dis à la prochaine et peut-être qu'on se croisera au musée ?
Bye !