Les solutions pour payer le moins d'impôts possible... - Alexandre Cuignache d'Apreval

Tocsin
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18 oct. 2024
Le coup de marteau d'Alexandre Cuignache d'Apreval
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Alors on est toujours dans le consentement, mais cette fois-ci une autre forme de consentement,
celle de l'impôt.
Certes, il y a beaucoup de sujets sur l'impôt en ce moment quand on voit la dette abyssale de notre gouvernement.
Est-ce que c'est de ça dont vous souhaitez nous parler ?
En partie.
Le sujet, c'est d'abord une question, je vais vous dire, j'ai été alpagué quand je faisais le marché l'autre jour
et quelqu'un m'a reconnu, c'est la notoriété.
Il m'a dit un jour vous avez parlé du consentement, mais que faire ?
Je me suis retrouvé dans l'incapacité de lui répondre parce qu'effectivement nous glausons.
Ce que disait Jean-Frédéric Poisson tout à l'heure, nous pouvons hurler, déjà c'est pas mal, dire ce que nous voyons.
C'est même important.
Je fais une petite parenthèse, il y a des journalistes qui disent qu'on ne pouvait pas le dire, c'est quand même déjà bien de le dire.
Absolument, mais ça va mieux en le disant, comme dit l'expression populaire.
Mais le problème de fond, notamment sur la question du consentement à l'impôt,
et c'est Guy de Lafortelle qui en parlait il y a un jour ou deux sur ces ondes,
il faudrait arrêter de consentir et refuser de payer l'impôt.
Sauf que c'est l'un des crimes les plus poursuivis par l'État,
et l'incitation à ne pas payer l'impôt est l'une des choses les plus répréhensibles dans notre bon état de droit.
Donc je ne ferai pas ça sur votre antenne pour ne pas vous attirer d'ennuis, chère Clémence, et à moi non plus d'ailleurs.
J'ai envie de continuer à avoir une existence sociale.
Mais c'est ça tout le problème, justement.
Le fond du sujet, c'est que l'État peut nous persécuter quand il le souhaite.
Il est absolument incompétent dans tous ses domaines,
nous le voyons dans ses obligations de sécurité, de justice, dont le budget a diminué d'ailleurs.
Vous savez que c'est la priorité en France, c'est de diminuer le budget de la justice.
Je ferai une parenthèse, j'ai reçu hier une ordonnance dans un de mes dossiers personnels de mise en état.
Le jugement de mise en état était en novembre 2023,
qui a renvoyé là en octobre 2024 pour fixer la date de clonerie en octobre 2026.
Donc ça fait trois ans que le dossier est en état.
Nous pourrions plaider, mais la justice n'a pas besoin de moyens.
Peu importe. Et ça ne pose aucun problème économique, aucun problème de sécurité juridique.
Mais je dérive.
Oui, vous dérivez.
Non, mais j'ai compris.
Tout ça pour dire, cette question du consentement à l'impôt,
et Guy Lafortelle le disait très bien, c'est en fait, où va notre argent ?
Où va ce pognon de dingue ?
Mais comment faire pour ne pas consentir ?
Voilà, si jamais c'était légal.
Déjà, on pourrait changer la loi parlementaire.
Il y a une voie politique qui me semble assez évidente.
Encore que les partis dits d'opposition, à mon avis, sont totalement en dessous de tout.
Mais au moins, c'est se poser cette question.
C'est se dire, nous, concrètement, dans notre vie quotidienne,
qu'est-ce qu'on peut faire pour ne pas consentir ?
Déjà, sans appeler à ne rien respecter...
Oui, c'est une question philosophique.
C'est une question purement théorique et purement philosophique.
Comment faire, par exemple, pour optimiser ses revenus ?
Pour payer le moins d'impôts possible ?
Ça, c'est légal, ça.
C'est absolument légal.
D'ailleurs, beaucoup de politiques le font, très bien.
Et beaucoup de politiques le font.
Comment faire aussi pour vivre le maximum en communauté ?
Mais la communauté, ça veut dire...
C'est ce qu'on disait tout à l'heure avec Jean-Frédéric Poisson.
Arrêtez de tout contractualiser.
Des services qui ne sont pas écrits sur un papier.
Exactement.
Ni recommandés par une application.
Exactement, vous avez tout compris, Clémence.
Mais aussi, ça veut dire vivre avec les gens qu'on n'a pas forcément choisis.
Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire ses voisins.
Sa belle-mère.
Sa famille, sa belle-mère, etc.
Mais, voilà, il n'y avait pas d'intentionnalité dans la relation sociale
et pourtant, il était absolument nécessaire de vivre avec ces gens-là
parce que c'est ceux-là, c'est ceux qui sont à côté de nous
qui nous rendront service demain si nous avons besoin de quelque chose.
Avec qui vous pouvez, je ne sais pas, si vous habitez à la campagne comme moi,
demander du bois pour vous chauffer.
Or, le bois pour vous chauffer, là-dessus, vous n'avez pas de taxe sur l'énergie
comme ça a été décidé dans le budget, nouvellement.
Vous pouvez faire du troc, c'est autorisé le troc.
Vous donnez du bois en échange, vous donnez des conseils juridiques.
Je voudrais revenir sur un concept dont on a parlé souvent ensemble, Clémence,
qui est de Charles Maurras, pour ne pas le citer.
Les libertés ne s'octroient pas, elles se prennent.
Si on attend de l'État qui nous donne le droit de faire quelque chose...
Non, mais ce que je veux dire, c'est est-ce que vous n'allez pas croupir en prison
si vous faites du troc ?
A priori, non.
De toute façon, il n'y a pas de moyens de contrôle.
Exactement.
C'est-à-dire que, jusqu'à preuve du contraire, on est présumé innocent.
Donc c'est quand même à la personne qui vous accuse de faire la démonstration que vous êtes coupable.
Il y a eu une inversion de ces valeurs-là sous la Bonne République française,
ça s'appelait la loi des suspects, c'est-à-dire que vous étiez présumé coupable,
et c'était à vous de faire la démonstration de votre innocence.
Ça arrive peut-être, mais ça c'est un signe de régime totalitaire.
Je ne veux pas dire que la République est totalitaire, mais...
Continuons sur les idées, les idées purement philosophiques.
Déjà, c'est...
Sortir du tout contractuel, en fait.
Sortir du tout contractuel, se poser la question, la poser aux autres aussi.
C'est vraiment... Déjà, commencez par ça.
Commencez par la parole, commencez par diffuser l'idée.
C'est ce que vous faites sur ce média et sur d'autres,
mais dire à vos voisins, voilà, nous pensons différemment et nous voulons faire différemment.
Déjà, changer l'état d'esprit, petit à petit.
Je crois malheureusement qu'il n'y aura pas de solution miracle.
Oui, parce que pour le moment, l'impôt se prend directement sur notre salaire, par exemple.
Donc, on n'a même pas le choix, en fait.
Déjà, il n'y a pas de salaire.
Oui, si on veut nourrir trois enfants, c'est mieux d'avoir un salaire.
Non, mais je dis ça à moitié en rigolant.
Mais par exemple, essayer d'éviter le salariat, passer par des solutions d'indépendants, de libéraux, etc.
est aussi une solution pour échapper à ça.
Alors, je ne dis pas que c'est facile.
Oui, on est moins protégé.
Oui, mais sauf que la protection aujourd'hui, elle repose sur la garantie de l'État.
Et on voit bien que la garantie de l'État, elle est de moins en moins fiable.
Je ne sais pas si vous comptez sur l'État, Clémence, pour votre retraite que vous prendrez dans 30 et quelques années.
Si vous pensez que l'État français va vous garantir une retraite dans 30 ans, vous êtes optimiste.
Moi, je n'attendrai pas de l'État français qu'il me rembourse alors qu'il a 3000 milliards de dettes,
qu'il ne sait pas gérer un euro, qu'il a 6% du PIB de déficit.
Parce que eux, ils comptent le déficit sur le PIB et pas sur leur rentrée à eux.
Comme si je faisais mes comptes de la famille en comptant la moyenne des comptes de tout le monde.
Déjà, première escroquerie absolument monumentale.
Donc personne ne parle jamais.
On ne fait pas de comptabilité comme ça.
Bref, ce consentement à l'APO est une arnaque, c'est une fiction.
Mais de là à dire que la République et la démocratie sont une arnaque et une fiction,
il n'y a qu'un pas que je ne franchirai pas.
