Si On Parlait Sport. Emission du 17 octobre 2024
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TV78 - La chaîne des Yvelines
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18 oct. 2024
Dans ce numéro de "Si On Parlait Sport » : l'Open de France de golf 2024, le PSG pourrait construire un stade à Saint-Quentin-en-Yvelines, et l'installation du Stade Français au Camp des Loges de Saint-Germain-en-Laye.
Bonjour à tous, bienvenue dans ce quatrième « Si on parlait sport » de la saison sur TV 78.
Et oui, déjà, l'émission n'est surtout pas manquée sur vos écrans et également en podcast
si vous êtes un passionné de sport local pour m'accompagner.
Les meilleurs chroniqueurs du monde, comme toujours, présentation en musique comme d'habitude.
On commence à ma droite, musique, c'est notre gladiateur.
Il adore le rugby, les soirées mondaines et porter des peaux de bête en plein hiver dans les rues de Versailles.
Et il n'a pas d'ordre de préférence entre les trois.
C'est un expert en rugby, il nous vient des contrées versaillaises.
Pierre Chevalier est avec nous.
Bonjour à tous, bonjour les amis.
Venu en Zodiac ce matin, que d'eau, que d'eau.
Ça n'arrête pas.
On en manquait jusqu'à maintenant, donc là, je pense qu'a priori, les nappes sont refaites.
Et nous avec.
Oui, ça fait plaisir de vous revoir parce que ça faisait un petit moment que je ne vous avais pas vu.
Petites occupations parallèles.
Vous êtes très pris.
On passe de l'autre côté, musique.
Il connaît tout sur tout.
C'est une vraie encyclopédie sur le monde du sport français et même mondial.
Il a réponse à tout ou presque.
N'hésitez pas autour de cette table à lui poser des questions.
Notre italienne lover Grégory Canalé est avec nous.
Bonjour Mickaël, bonjour Pierre, bonjour à tous.
Grégory, comment ça va ?
Ça va très bien.
Écoutez, en forme.
Je disais la dernière fois, c'est à ce moment-là de la saison que les efforts de la préparation estivale commencent à porter leurs fruits.
Donc on est en pleine bourre, on va dire.
Vous êtes bien affûté là.
Oui, on est bien.
On repasse de l'autre côté, musique.
Il habite la ville yvinoise d'Epone.
C'est un passionné de rugby lui aussi, mais il adore tous les sports.
Rassurez-vous, il va encore nous éblouir de son talent.
Nicolas Dandry est avec nous.
Bonjour Pierre, bonjour Grégory.
Comment allez-vous ?
Bonjour Mickaël et bonjour à tous.
Très bien.
Comme dit Grégory, affûté.
En plus, nouveau sport cette saison.
Nouveau défi, nouveau challenge.
J'ai commencé le basketball.
Basketball, d'accord.
Pourquoi pas.
J'ai pas forcément la taille.
Moi je pense que ça va plutôt être en dehors de la raquette.
Et pourquoi pas inscrire des trois points.
On vous entend un petit peu en écho, tellement vous rayonnez.
Oui c'est ça, dans les salles.
Enfin, on termine de l'autre côté.
Je demande le silence sur ce plateau.
Musique.
C'est l'une des plus grandes personnalités d'Île-de-France.
Ses coups de gueule sont des rugissements.
Ses analyses sont à mettre au Panthéon.
Son humour est détonnant.
Coach Jean-Miss est avec nous.
Vous pouvez vous retourner coach.
Comment allez-vous ?
On n'en jetait plus.
On n'en jetait plus, la cour est pleine.
On est obligé.
Parce que sinon vous ne revenez plus.
Voilà, c'est pour ça.
C'est dans le contrat.
Moi aussi, je fais un nouveau sport.
Vous faites un nouveau sport ?
Oui.
Nico s'est mis au basket.
Je me mets au patinage artistique.
Ah d'accord, ok.
Vous vous enverrez les photos.
Je vous enverrai les vidéos, pas les photos.
Les vidéos.
On fait de l'animé.
Ça m'a toujours tâté.
C'est surtout les figures.
Je tenais quand même à faire un petit coucou à notre ami Philippe.
Et lui souhaiter une bonne convalescence.
C'est Philippe Oulac qu'on aura sur les prochaines émissions.
Un gros bisou.
Il est en phase de rétablissement.
Ça va de mieux en mieux.
Nous allons maintenant passer au programme de l'émission.
Nous allons parler football.
Le PSG pourrait construire son futur stade dans les Yvelines
à quelques mètres de nos studios.
Nous parlerons également du stade français qui lui arrive
au Camp des Loches de Saint-Germain-en-Laye.
Mais avant de parler de ces thèmes, nous allons parler de golf
et de l'Open de France.
L'Open de France s'est conclu ce dimanche 13 octobre
avec la belle victoire du britannique Dan Bradbury
sur les greens du Golf National de Saint-Quentin-en-Yvelines.
Il termine avec un moins 5 le dernier jour
et un score total de moins 16 sur les 4 jours de compétition.
On écoute le vainqueur de cette édition 2024.
Bien sûr, j'ai été solide aujourd'hui.
J'ai perdu beaucoup d'occasions au début.
J'étais un peu frustré et j'ai manqué de chance
sur les trous 12 et 13.
Heureusement, j'ai bien fini.
Mais dans l'ensemble, ça a été une journée très solide.
C'est magnifique.
Ce trophée est l'un de ceux que l'on veut avoir.
Bravo au britannique qui a mérité sa victoire.
Alors, durant cette semaine, il n'y a pas eu
beaucoup de monde autour des greens.
Seulement quelques milliers de spectateurs
sont venus sur le site Ivinois.
Il n'a pas fait très beau, mais il y avait
de très bons joueurs sur cette édition.
Il y avait Olesen, le Danois, les meilleurs français
comme Victor Perez, Mathieu Pavon
ou encore l'Ivinois Antoine Rosner.
Il y avait même Justin Rose,
le Britannique, qui est revenu 12 ans
après son dernier Open de France
et 6 ans après la Rider Cup 2018.
La question sur cette thématique,
cet Open de France est-il une réussite ?
Partagé pour vous, Grégory. Partagé pour vous, Pierre.
Non pour vous, Nicolas.
Et vous êtes partagé, Jean.
On va faire un petit duel entre
Nicolas et Jean.
Vas-y, je t'en prie.
Moi, je suis partagé.
Non pour quoi ?
Déjà sur l'aspect sportif.
Est-ce qu'en régie, je précise,
on vous entend en écho.
Je suis un montagnard.
Je ne sais pas si c'est possible de régler le son.
Déjà sur l'aspect sportif, au niveau des français.
Aujourd'hui, on ne parle même plus
d'un français dans le top 10.
On est obligé de dire top 20
au niveau du classement des français.
Au niveau des français,
les deux têtes d'affiches
qui étaient Victor Pérez
et Mathieu Pavon
ne sont pas dans le top 20.
32e pour Victor Pérez.
Et Pavon est arrivé 57e.
Voilà.
Ils ne sont même pas dans le top 20.
Le premier français, je crois...
18e.
Et du coup,
ça déjà, sur l'aspect sportif,
ce n'est pas une réussite.
On attend plus des français quand ils jouent à domicile.
Ça, c'est la première chose.
Deuxième chose, sur le money prize.
La dotation
à l'ensemble des
golfers.
Ça, pour le coup, on est à 3 millions d'euros
quand en 2017-2018,
avec notamment l'investisseur HNA,
on était à 7 millions d'euros.
Au niveau du cash prize, c'est pareil.
C'est compliqué.
On n'est pas à la hauteur des gros
Opens, même si l'Open de France n'a pas
vocation à venir à concurrencer
le British Open ou
Augusta aux Etats-Unis.
Ça, c'est la deuxième chose. Et puis, vous l'avez dit sur les spectateurs,
très peu de monde autour du green.
C'est compliqué.
Jean, qu'est-ce que vous en pensez ?
Vous vous étiez partagé, mais je crois que vous avez
beaucoup d'anecdotes à nous raconter sur cette Open de France.
Pas beaucoup d'anecdotes.
Je suis partagé.
Je rejoins Nicolas
sur les performances sportives
de nos Français, où on les attendait un petit
peu mieux, notamment Victor Pérez
et Mathieu Pavot, par rapport
à leurs dernières performances.
Je pense qu'on les attendait un petit peu
mieux classés qu'ils n'en ont été.
Le positif, ça reste
quand même une belle compétition sur un parcours
qui est magnifique, qui a accueilli
la Ryder Cup, les JO dernièrement.
Ça reste quand même le golf national,
juste avant les fameux travaux d'un an et demi,
suite à la ligne
de 18.
Pour ça,
ok. Après,
moi, je voudrais juste
passer un petit message et pousser un petit coup de gueule
perso, suite
à la mise à pied des deux
consultants sportifs,
Patrice Barques
et Fabrice Tarnot.
Merci,
Ils ont certainement un petit peu dérapé,
mais ça me fatigue un petit peu de voir
une société où on ne peut plus rien dire,
rien faire, et où
le moindre petit dérapage,
c'est quoi le dérapage ?
Il n'y a pas de vulgarité. Ils ont plaisanté un petit peu
sur la mère de Mathieu Pavot.
Ils ont été mis à pied par la chaîne
diffuseur
de l'Open de France,
parce que ça a choqué
certaines personnes. De toute façon, tout choque.
Donc ça, ça m'énerve un petit peu,
parce qu'aujourd'hui, on ne peut même plus
se détendre et
plaisanter, parce qu'on ne sait jamais si derrière,
il ne va pas y avoir un gros coup de bâton, alors que
on ne fait pas ça avec le mal.
Et ça, ça me fatigue un petit peu.
Donc ce petit coup de gueule, je voulais le placer
sur l'Open de France, parce que ça a eu
des conséquences. L'ensemble des
français ont refusé
toute interview après cet épisode
malencontreux.
Donc pas une réussite médiatique.
Et puis aussi,
je dirais que sportivement,
une réaction un peu infantile
de la part des sportifs,
qu'il n'y avait pas de quoi être
solidaire, il n'y avait pas
d'insultes, il n'y avait rien du tout.
Ça, ça n'engage que moi. Je ne vais pas prendre la parole
plus, donc je referme la parenthèse.
Pierre Chevalier, vous qui êtes un spécialiste aussi.
Oui, très amateur,
et c'est pour ça d'ailleurs que je suis partagé,
le côté positif
pour moi, de toute façon, dès qu'il y a
un événement golf national et international,
c'est bon pour le développement de ce sport.
Donc c'est déjà
au moins cet axe positif.
Maintenant, sur les points
plus négatifs,
on sait que dans le calendrier international,
la Fédération française de golf
n'avait pas forcément le choix dans la date,
et on arrive derrière à une date
qui est lointaine,
tardive dans le calendrier international,
ce qui donne un plateau
quand même correct
sur les têtes d'affiches.
Vous avez cité Justin Rose,
Olesen aussi, mais il en manquait
quand même pas mal. Le champ français était quand même
bien représenté.
Sportivement, ça n'a pas donné
les résultats qu'on escomptait,
mais au moins le champ était
assez profond,
côté français.
Ça donne aussi une fréquentation extrêmement
faible
sur cette date d'octobre.
Ce qui me fait
regretter une chose,
c'est qu'on est
au bout d'une dizaine
d'années de développement du golf
national, à la fois en termes
de dessin, d'infrastructure,
où un boulot fantastique a été fait,
à travers l'accueil de deux événements
majeurs, la Raider,
la Raider Cup en 2018,
et les JO très récemment en 2024.
C'est un rapport au monde qu'il y a eu,
la Raider Cup et les JO.
Ça lui donne cette singularité.
De toute façon, il avait été créé
dans les années 1990
pour être un vrai stade de golf,
et ça l'est devenu.
L'Open de France,
comme compétition nationale
en fil rouge,
est la plus ancienne
d'Europe continentale,
et se joue maintenant au golf national.
Ce qui est dommage,
c'est qu'on ne surfe pas
sur la vague qui a démarré
avec la Raider Cup, qui a continué
avec les JO, pour la mise en avant
du golf national, avec un événement
qui retombe un peu comme un soufflé
en octobre.
Malgré le fait,
comme l'a rappelé Jeannot,
qu'il va y avoir des travaux au golf national,
qu'il va déménager à Saint-Domingue-la-Bretèche
au moins pour 2025,
ce qu'on aurait pu espérer,
c'est qu'il y ait peut-être aussi
un changement de période,
sur une période peut-être
plus estivale et plus séduisante
pour les spectateurs,
comme pour les joueurs d'ailleurs aussi,
qui généralement choisissent un petit peu
leur compétition internationale.
En plus, il n'a pas fait très beau,
il a beaucoup beaucoup plu,
mais le terrain a bien bu.
C'est dire que maintenant,
le golf national est un vrai écrin
de tournoi, et vu ce qu'il était tombé
le mercredi précédent, c'est juste
absolument fantastique le boulot
que l'équipe terrain a été capable de faire,
et l'a fait aider sur l'organisation.
Il manquait aussi un petit peu d'hospitalité
pour les entreprises, donc au final,
un événement un peu trop confidentiel
pour être totalement satisfait.
Grégory ?
Mitigé, je vais être très rapide,
parce que beaucoup de choses ont été dites.
Juste dire, forcément, on disait
la nostalgie des JO, la gueule de bois
après les JO, là on l'a ressenti,
on avait ressenti un peu la même chose
après la Ryder Cup au golf national de 50 ans en ligne,
là forcément, on est après un événement
mondial avec pas beaucoup
de monde, une météo pas au rendez-vous,
c'est en pleine semaine où il y a eu cette
tempête Kerk, donc forcément, les JO
sont loin, et ça
fait mal de le dire.
De l'autre côté, mitigé, parce que
il y a quand même eu, du point de vue sportif,
un suspense qui a duré
jusqu'à la dernière journée. On parlait
du coup de Dan Bradbury qui gagne
cet Open, qui n'était pas forcément
attendu à la victoire, puisqu'il était sur
une saison assez en
danse juste avant,
et jusqu'au dernier moment,
il a joué
avec la concurrence,
à un coup
d'un groupe de 4 joueurs,
ce qui était beau sur cet Open, c'est
ce suspense. Maintenant, c'est vrai que
je reste mitigé, parce que j'ai toujours dans un coin
de ma tête ces JO qu'on a
vécu pleinement ici à
50 ans en ligne. Il ne faut plus parler
de JO à Grégory, pendant
4 ans, il ne faut plus lui en parler,
plus de musique, rien du tout sur les JO,
plus rien du tout. Un petit mot, juste
avant de passer à la prochaine thématique, sur Antoine Rosner,
qui termine 62ème,
c'est notre Yvelinois, notre
Versaillais. Qu'est-ce que vous en pensez,
Pierre Chevalier, Antoine Rosner ?
C'est un peu notre chouchou !
Competition is really tough,
il faut être au rendez-vous,
ça faisait
quelques temps qu'il n'était pas venu au National,
au moins depuis le dernier Open,
il n'était pas sur la liste des JO,
conditions plus
compliquées sur
les 4 jours.
En gros, ça c'est le golf,
il faut s'adapter et
lui est très bien placé pour savoir qu'il y a des jours
avec et des jours sans.
La 107ème édition de l'Open de France
de golf se déroulera à
Saint-Laurent-la-Bretèche à cause des travaux sur la ligne 18
à proximité du Golf National.
Ce n'est pas non plus si loin que ça
du Golf National de 50 ans en Yvelines.
On va maintenant parler football,
ou plutôt, on va se transformer
en agent immobilier.
50 hectares à Montigny-aux-Bretonneux,
vous achetez, Jean ?
Petit jardin potager !
Eh bien, le PSG
va peut-être le faire,
le club de la capitale a déjà identifié un terrain
de 50 hectares au nord de l'île de Loisir
de 50 ans en Yvelines pour construire
son futur stade de 60 000 places.
Mais ce n'est pas si simple, on est dans un
feuilleton, la région Île-de-France a décidé
ces dernières semaines d'anticiper
les choses en proposant un terrain
de 50 hectares au club parisien qui pourrait être
celui-là, celui de Montigny-aux-Bretonneux.
Mais la ville de Paris a saisi la justice
administrative afin d'annuler cette
réservation de terrain. Bref, rien n'est simple
mais on devrait avoir une réponse
bientôt, d'ici la fin de l'année normalement.
Dans tous les cas, le stade ne sera pas
inauguré avant au moins 10 ans.
La question sur cette thématique,
avez-vous envie de voir le PSG à Montigny-aux-Bretonneux ?
Autour de cette table.
Non, Nicolas Dandry, non !
Pierre Chevalier, partagez Jean !
Partagez aussi !
On fait un petit duel entre
Pierre et vous Grégory.
Partagez aussi,
je ne suis pas supporter parisien mais je me mets à leur place,
je l'ai déjà dit sur ce plateau,
pour moi le PSG et le Parc des Princes sont indissociables,
on ne peut pas séparer
le PSG de son stade.
Maintenant, on va parler du stade
français dans un instant, d'avoir
forcément des clubs de renom sur le territoire,
le PSG est déjà installé sur le territoire, il a son centre
à Poissy,
il y aurait peut-être une logique à s'installer non loin de là,
à Montigny-aux-Bretonneux et on sait que
dans le projet de développement des Qataris,
le Parc des Princes est un frein
parce qu'il n'y a pas assez de place,
il n'y a pas assez d'espace pour les loges,
pour développer aussi une activité commerciale
et on sait que les Qataris,
dans cette expérience qu'ils veulent proposer
dans le développement du club,
rester au Parc des Princes,
ça reste difficile.
Mais moi j'ai envie de voir le PSG,
moi qui suis aussi un amoureux de sport,
un amoureux de football, j'aime le côté romantique
du football, je ne vois pas le PSG
loin du Parc des Princes. Maintenant,
si le PSG vient à déménager, c'est vrai que
Montigny-aux-Bretonneux, au vu des
données que vous avez
précisées, est un dossier
qui tient la corde et je pense que là,
d'ici les prochains mois, on aura du nouveau sur
le dossier. Vous pourrez y aller même à pied,
peut-être, Grégory, de le studio.
Pas de chez moi, mais des studios, oui.
Pierre Chevalier. Moi, non, pour deux raisons.
La première, Greg l'a rappelée,
c'est que Paris-Saint-Germain,
c'est Paris, c'est le Parc des Princes
et donc dans ce
feuilleton à rebondissements,
à beaucoup de rebondissements, et que vous nous l'apprenez,
peut durer
dix ans, on a encore beaucoup,
beaucoup d'épisodes à attendre. Je crois que c'est surtout
aussi des phénomènes de pression qui sont
faits sur les deux parties pour pouvoir avancer
sur le dossier du Parc des Princes.
Après, il y a une annonce qui sera faite, normalement,
d'ici la fin de l'année. Oui, mais je pense que c'est
aussi justement pour pousser
vraiment sur la solution parisienne
à la porte d'Auteuil
parce que c'est, Greg l'a rappelée,
indissociable de l'histoire du PSG.
La deuxième raison, c'est purement marketing
aussi.
La marque PSG est connue dans le
monde entier. C'est une des marques qui est la plus
vendue en termes
de merchandising, de maillot
et autres, connue à l'international
vraiment, et parce qu'il y a justement
cette icône Paris
dans la définition,
je doute que
on va l'appeler le PMB,
Poissy pour le centre d'entraînement,
Montigny-le-Bretonneux pour le stade, soit
une marque qui soit capable de prendre
le pas sur le PSG, qui est une
marque presque
...
Montigny-le-Bretonneux.
Je ne te suis pas là-dessus.
Je sais ce que tu penses.
Je ne pense pas que cette marque-là puisse
se supplanter et que de toute façon aussi
les ultras, les supporters
puissent investir
Montigny-le-Bretonneux comme
une destination du
Paris-Saint-Germain.
Pour moi, ça ne fonctionne pas
et je pense que ça rentrera dans l'ordre
avec des grosses négociations et peut-être des gros
sous.
Jean, vous êtes partagé.
Je suis partagé parce que je suis un peu d'accord avec ce qui a été dit.
Je ne vais pas trop en rajouter et redire
la même chose.
Je pense qu'à un moment donné,
il va falloir vraiment que le club,
pour eux et pour leurs supporters et pour leurs joueurs,
pour le club en général, ait vraiment
le choix dans la date quant à
vraiment savoir où va aller
vraiment le futur PSG.
Parce que Pierre l'a dit,
Grégory l'a dit,
c'est Paris-Saint-Germain aujourd'hui.
Il n'y a déjà plus Saint-Germain, ils ne sont plus au camp de loge.
Au camp des loges, ils sont à Poissy.
Si maintenant ils ne sont plus à Paris,
Pierre l'a dit,
il y a toute l'identité perdue.
Est-ce que les supporters ne vont pas suivre ?
Les supporters, certainement.
Je pense que les supporters suivront.
Honnêtement, je ne pense pas qu'il y ait énormément
de Parisiens purs
qui vont voir les matchs du PSG.
Ce sont des gens de toute l'île de France,
voire même peut-être de plus loin,
qui viennent à Montigny-le-Bretonneux.
Si en plus, je pense qu'il y aura les infrastructures nécessaires
pour accueillir du public et du monde,
ce sera peut-être beaucoup plus simple de venir à Montigny-le-Bretonneux
pour voir un match de foot
que d'aller à Paris, avec les problèmes de stationnement,
de tout ce que vous voulez.
Donc, pour moi, ce n'est pas trop au niveau des supporters.
Je pense que c'est plus au niveau de l'identité du club.
Et je crois que,
personnellement,
le club fait ça pour mettre la pression
un petit peu sur Paris, en disant
écoutez, on va vous pousser jusqu'à vos limites.
Parce que la preuve, Paris,
on voit bien qu'ils ne veulent plus lâcher le club,
finalement. Parce que là,
ils déposent un recours auprès de la justice
pour annuler la vente du terrain.
C'est que finalement, ils veulent la garder.
C'est un jeu politique.
Un jeu d'ego.
C'est politique.
Et puis,
ça devient même politico-judiciaire.
C'est une guerre entre
Anne Hidalgo et Valérie Pécresse, tout simplement.
Et tout a déjà été dit.
C'est des arguments
que j'avais déjà avancés dans les précédentes émissions
sur le côté marketing,
économique, sur le côté sportif
et même culturel du club.
Mais là, on entre dans un jeu politico-judiciaire
avec ce recours
devant le tribunal
administratif d'Anne Hidalgo.
On suivra en tout cas
avec grande attention ce dossier
dans les prochains mois et normalement,
d'ici la fin de l'année, on aura une réponse. On verra ça en tout cas.
On va maintenant passer à l'envolée de Grégory.
C'est le moment le plus fort de cette émission.
Sortez le popcorn. C'est parti.
De quoi allez-vous nous parler, Grégory ?
D'une belle histoire qui se perpétue, celle du
centre d'entraînement du Camp des Loges
à Saint-Germain-en-Laye qui accueillait
le PSG depuis sa création en 1970.
Après le départ
des parisiens l'année dernière pour le flambant
neuf Campus à Poissy,
les inquiétudes ne manquaient pas. L'avenir du site
restait en suspens. Qu'allait-il devenir ?
Allait-il sombrer dans l'oubli ?
Le maire de la ville, Arnaud Péricard, ne l'a pas entendu
de cette oreille et il a eu une idée.
J'ai appelé Thomas et je lui ai dit
« Est-ce que tu chercherais pas un lieu pour t'implanter ? »
D'autres clubs de football cherchaient à venir ici.
Le Paris FC nous avait
contactés. On était un peu dans cette logique-là.
Et puis je me disais qu'un projet autour
de rugby ça serait bien puisque le stade français
cherchait. Et ça s'est fait super rapidement.
En moins de 18 mois, on a monté
tout ça.
Thomas, je ne vous apprends rien. C'est bien sûr Thomas
Lombard, le directeur général du stade français
14 fois champion de Top 14
car oui, depuis quelques mois
les soldats rose ont pris leur quartier au Camp des Loges.
L'équipe première et les jeunes du centre
de formation sont arrivés depuis la fin
juillet. Ils bénéficient de deux terrains d'entraînement
et du bâtiment déjà existant
qui abrite les bureaux, vestiaires et l'espace
de balnéothérapie.
Le tout, bien sûr, mis aux célèbres
couleurs roses du club.
Une restructuration chiffrée à 5 millions d'euros.
Avoir son propre camp de base
pour le stade français était devenu urgent
afin de continuer son développement.
Donc on faisait jusqu'à présent nos
entraînements dans le stade où nous jouions.
Un peu comme si le PSG s'entraînait
au Parc des Princes toute la semaine.
Donc c'était confortable.
On avait des belles installations.
Mais à un moment, on avait besoin
d'avoir ces deux terrains d'entraînement
pour pouvoir avoir des séances
avec davantage de joueurs.
Dans le sport professionnel,
on aime bien se comparer.
Donc les autres clubs de l'élite
disposant pour la quasi-totalité
d'infrastructures comme celle-ci
ou en tout cas qui y ressemblent,
on se devait de pouvoir
en disposer également.
La salle de musculation
actuelle sera bientôt remplacée
par un centre de performance flambant neuf
qui est en cours de construction.
On a besoin de faire de la musculation
à 35 ou 40, donc ça ne rentrait pas
dans les locaux actuels.
Et puis surtout, les charges
que soulèvent les joueurs étant
un peu plus importantes que celles
que soulèvent nos amis du foot,
il fallait qu'on ait des structures
renforcées, si vous voyez ce que je veux dire.
Oui, on a tout à fait compris.
Thomas, ne t'en fais pas ta petite pique
aux footballeurs. Bon, blague à part,
le jour de l'inauguration, la symbolique était forte.
L'un des plus grands ambassadeurs
du Paris Saint-Germain était présent.
On le voit sur ces images, je ne sais pas
si vous le reconnaissez. Louise Fernandez.
Louise Fernandez, bien sûr, qui est revenue chez lui.
Il a passé 8 ans de sa vie au Camp des Loges
comme joueur au PSG, 5 saisons
comme coach. La passion était,
la passation même, était toute faite
entre le foot et le rugby.
Il y a beaucoup d'émotions,
revenir ici, c'est quand même un lieu
qui a énormément compté pour moi
et dans lequel j'ai pu trouver
des personnes avec lesquelles
j'ai pu grandir, j'ai pu jouer.
Et aujourd'hui, quand je vois ce Camp des Loges
avec ce qui va être fait
et ce qui est en train de se mettre en place,
je suis content, je suis content pour
le stade français qu'il puisse
venir s'installer ici, qu'il puisse aussi
pouvoir travailler pour pouvoir bien préparer
les matchs à venir dans le rugby.
Un nouveau club de haut niveau
dans les Yvines, déjà ça, on peut le dire, ça fait
plaisir, mais surtout un nouveau souffle aussi
pour le Camp des Loges.
Son histoire n'est pas terminée, ce lieu de mémoire
du sport français va pouvoir continuer
à vivre et on l'espère, continuer d'écrire
de belles histoires.
Messieurs, bravo en tout cas Grégory pour cet envolé,
comme d'habitude.
C'était de la présentation.
On va faire un tour de table.
Votre avis du coup sur l'arrivée
du stade français au Camp des Loges. Nicolas peut-être.
Là c'est différent
par rapport au PSG qui va installer son stade
à Montigny-le-Bretonneux, là on parle d'un centre
d'entraînement, donc le stade français
restera à Paris pour ses matchs
à Jambon.
Moi je trouve que c'est une bonne chose pour
le développement du rugby dans les Yvines
parce qu'il peut forcément y avoir des liens
sur le long terme qui vont se créer
avec le MLSGP
Maison Lafitte, Saint-Germain-en-Laye,
Poissy, le club local.
Ça c'est une première chose
et puis après, pour le développement
du stade français, c'était important et Thomas Lombard
l'a rappelé d'avoir son infrastructure
d'entraînement parce qu'aujourd'hui
ils s'entraînaient à Jambon, au sous-sol
vous aviez la salle de musculation
et c'était un peu serré. Là il y aura plus de vie
plus d'espace pour
la vie des joueurs
et la vie de groupe qui est
importante dans le rugby
et Jambon sera uniquement dédié à l'accueil
des matchs le week-end. Jean et ensuite
j'aurai la parole à Pierre.
Rapidement, c'est très bien
pour eux parce que Thomas Lombard
l'a bien dit,
ils auront les structures
dignes d'un club
du top 14. Ça joue vraiment sur les performances ?
Oui,
parce qu'il est certain que faire un entraînement
sur un terrain, vu le nombre de joueurs
qu'il y a, c'est
très limité au niveau des exercices
au niveau de la préparation.
Surtout au niveau professionnel.
Les exercices ne sont pas différents
mais il faut de la place.
Et là, avoir vraiment un camp d'entraînement
c'est très bien.
Et performance en plus pour les charges
qui vont être modifiées.
Donc c'est très bien pour eux.
Pierre Chevalier, vous allez conclure
à cette émission.
Parmi les clubs Yvelinois,
on se demandait
pourquoi un club parisien
venait au Camp des Loges.
Avec plaisir, Maison Lafitte et Versailles.
Et finalement,
très heureux d'accueillir
une équipe professionnelle dans les Yvelines.
Effectivement, ça donne un coup de projecteur.
Ça donne de l'allant
au rugby dans le département
et plus généralement en Ile-de-France.
On sait quelle influence le Stade Français-Paris
a sur le rugby
francilien et national depuis
un certain nombre d'années, en termes de développement
et du bien qu'il fait
à ce sport.
Thomas est un Versaillais
convaincu.
Il a pensé assez vite à cette destination
qui est une destination où on vit bien,
on s'entraîne bien.
En même temps, je pense à mes petits copains de l'ACBB
à Boulogne-Biancourt qui vont peut-être récupérer
leur terrain que le Stade Français
a utilisé jusqu'à maintenant.
Là aussi, c'est la fin.
Une chaise musicale.
Pour finir sur le côté sportif
du Stade Français-Paris, c'est peut-être la fin
d'un nomadisme qui peut jouer
à terme sur les performances
avec une unité de lieu
qui est bon pour le sport et les performances.
C'est déjà la fin de cette émission.
On va terminer comme d'habitude par une citation.
Aujourd'hui, je vous propose une citation
zlatanesque de Zlatan Ibrahimović.
Je suis arrivé comme un roi.
Je repars comme une légende.
Jean-Michel me dit la même chose à chaque émission.
Je vous laisse méditer sur cette phrase.
A bientôt sur TV 78.
