"La France n’a pas vocation à être le pays de tous, au risque d’être celui de personne" (J.Bardella)
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Jordan Bardella, Président du Rassemblement National, on va parler du projet de loi immigration.
Une nouvelle loi immigration est prévue pour l'année prochaine,
notamment pour transposer en droit national le pacte Asie-L'Immigration.
Qu'est-ce que vous en attendez ?
D'abord, il y a un double discours de Michel Barnier et de M. Retailleau
qui sont très durs sur la question de l'immigration en France,
nous prenant là des analyses que moi je peux partager
et qui, dans le même temps, demandent l'accélération de la mise en œuvre
de ce pacte migratoire à Bruxelles, contre laquelle j'ai fait campagne
et les Français m'ont entendu faire campagne pendant toute la campagne des élections européennes
parce que c'est un pacte qui prévoit de répartir les migrants qui entrent aux portes de l'Europe
dans les différents États membres.
Exemple, vous avez des embarcations de migrants qui arrivent en Italie,
qui arrivent à Lampedusa, qui arrivent en Sicile,
ils sont pris en charge administrativement par l'Union Européenne
et ensuite ces demandeurs d'asile sont répartis dans les différents États membres.
Je pointe donc là une contradiction du ministre de l'Intérieur
qui veut durcir le temps sur l'immigration en France,
mais qui veut accélérer l'immigration en Europe
avec l'accélération de la mise en œuvre de ce pacte.
J'entends parler d'une loi sur l'immigration, je pense qu'une loi est nécessaire.
Maintenant, c'est la 30e loi sur l'immigration en 30 ans.
La question qu'on doit se poser, c'est est-ce que c'est une loi pour plus d'immigration
ou est-ce que c'est une loi pour moins d'immigration ?
La France est aujourd'hui le pays le plus généreux d'Europe
et le sujet que moi je mets sur la table,
c'est qu'il y a beaucoup de pays autour de nous qui font le choix de la fermeté.
Pourquoi est-ce que la France, pourquoi est-ce que notre pays
n'aurait pas droit à un contrôle de sa politique d'immigration
qui bouleverse les grands équilibres de la nation
et qui fait peser aujourd'hui une menace civilisationnelle, sécuritaire,
mais aussi économique sur notre pays dans d'innombrables quartiers ?
Donc, je pense que la France n'a pas vocation à être le pays de tout le monde
au risque demain de naître le pays de plus personne.
Donc, il faut durcir l'immigration, le contrôle de l'immigration.
Et la question que je pose à ce gouvernement, passer les effets d'annonce,
est-il prêt à remettre en cause l'aide médicale d'État,
c'est-à-dire la gratuité des soins aux clandestins ?
Est-il prêt à remettre en cause le regroupement familial,
qui fait qu'aujourd'hui lorsque vous arrivez en France,
lorsque vous êtes pris en charge sur le plan administratif par notre pays,
vous pouvez faire venir vos parents,
ça a été élargi aux frères et aux sœurs avec la loi Collomb en 2018.
Est-il prêt à remettre en cause le droit du sol,
qui fait que nous avons aujourd'hui une acquisition quasi automatique
de la nationalité française sur notre sol,
ce qui n'est pas le cas dans certains pays et notamment en Italie.
Est-il prêt à remettre en cause le pacte migratoire ?
Est-il prêt à mettre en œuvre,
en formalisant cette demande au président de la République,
un référendum ?
Parce que tant qu'on ne réaffirme pas la primauté du droit français
sur le droit européen et sur le droit international,
sur les questions migratoires,
il y aura toujours un avis de la Cour européenne des droits de l'homme,
toujours une transposition de la Cour de justice de l'Union européenne
qui viendra se transposer dans le droit français
et qui nous empêchera de renvoyer des gens dans leur pays
qui n'ont rien à faire chez nous.
