Bénin : quels défis de l'Eglise catholique en croissance ?

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1 Vues de vidéo·25 oct. 2024
Le Bénin, situé en Afrique de l'Ouest, est indépendant depuis 1960. Sa capitale officielle est Porto-Novo, et Cotonou en est la capitale économique et politique. C'est un pays de 13 millions d'habitants, dont 26% de catholiques, mais de nombreux Béninois restent attachés au culte vaudou. L'Eglise a joué un rôle central dans le processus démocratique. Marqué par une grande pauvreté, le Bénin est aussi confronté au défi sécuritaire qui touche le Sahel.
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Bonsoir à tous, je vous propose d'aller à la rencontre de l'église catholique au Bénin.
Située en Afrique de l'Ouest, l'ancien Dahomey français est indépendant depuis 1960.
Sa capitale officielle est Porto-Novo et Cotonou en est la capitale économique et politique.
C'est un pays de 13 millions d'habitants, dont 26% de catholiques,
mais de nombreux béninois restent attachés au culte vaudou.
L'église a joué un rôle central dans le processus démocratique du Bénin.
Marqué par une grande pauvreté, le Bénin est aussi confronté aux défis sécuritaires qui touchent le Sahel.
Je retrouve notre invité.
Père Meriadek Menikbeto, bonjour.
Bonjour à vous.
Merci de nous retrouver le temps de cette émission.
Alors, vous êtes prêtre de l'archidiocèse de Cotonou,
membre de la compagnie des prêtres de Saint-Sulpice
et actuellement doctorant en histoire de l'église à l'Institut catholique de Paris.
Très bien.
Alors, évidemment, père, on va parler avec vous de la place de l'église dans la société béninoise.
Elle a joué, elle continue à jouer un rôle important.
Mais on a d'abord envie de mieux connaître la réalité de l'église catholique au Bénin,
une église en croissance avec de nombreux baptisés et vocations de prêtres et de religieuses.
Dites-nous, père, comment se déroule au quotidien la vie paroissiale ?
La vie paroissiale au Bénin, en général, débute par la messe quotidienne,
que ce soit en semaine ou le dimanche.
Un peu partout dans le pays ?
Un peu partout dans le pays, dans la plupart des paroisses.
Il est vrai, certains jours de la semaine, sur certaines paroisses,
on peut avoir la messe le soir ou la messe à midi.
Par exemple, le vendredi avec le chemin de croix.
Sinon, dans les milieux urbains et semi-urbains, c'est surtout à partir de la messe le matin.
Et ça peut s'achever la journée, je veux dire, par la messe.
Mais dans la journée, le curé peut recevoir, s'il a des viquaires, les viquaires aussi peuvent recevoir.
Les fidèles ?
Les fidèles, justement. Pas seulement les fidèles, mais toute personne voulant rencontrer le prêtre.
Parce que le prêtre est là d'abord pour tout le monde et non seulement pour les fidèles et les chrétiens.
Et il y a aussi les fidèles laïques qui viennent à la paroisse,
soit pour des réunions ou pour faire la dévotion.
Et souvent, ces réunions peuvent avoir lieu dans l'après-midi.
Et parfois même, et bien souvent sur les paroisses urbaines,
la plupart de ces réunions peuvent avoir lieu dans la soirée.
Parce que les gens doivent aller au travail, soit doivent aller à leur marché.
Plutôt en fin de journée.
En fin de journée, évidemment.
Et on peut avoir aussi d'autres célébrations dans la journée, comme des enterrements et autres.
Et le prêtre aussi peut visiter des gens à domicile, soit des malades, des familles.
Bon, ça dépend.
Donc, il y a en tout cas une dynamique.
Il y a une dynamique.
C'est ce qu'on entend.
Et justement, comment est-ce qu'ils s'engagent, les laïcs, dans l'Église au Bénin ?
Les laïcs s'engagent, je dirais, en assumant d'abord le baptême.
C'est-à-dire ?
En tant que laïcs, ils sont des baptisés.
Et en tant que baptisés, comme tout le monde, ils doivent prendre part à l'édification de l'Église.
Et je dirais que, bon, les laïcs participent, disons, à toutes les fonctions du pasteur.
Si je prends, par exemple, la fonction du gouvernement.
Les laïcs sont là pour conseiller le prêtre, les évêques, dans la direction du gouvernement de l'Église.
Si nous prenons, par exemple, la fonction, la charge d'enseignement.
Nous trouvons beaucoup de laïcs qui sont catéchistes.
Nous trouvons beaucoup de laïcs qui sont dans l'enseignement catholique.
Nous trouvons beaucoup de laïcs qui sont dans les groupes de prière
ou dans des structures comme l'école du mariage,
pour aider l'Église à faire passer son message par rapport à telle et telle autre chose,
surtout concernant les sacrements, pour préparer les gens aux sacrements.
Ils prennent à cœur une mission, ils s'investissent.
Ils s'investissent profondément.
Je le disais, de nombreux béninois, et notamment chrétiens, restent attachés au culte vaudou.
Comment l'Église affronte ce défi ?
Je ne dirais pas que de nombreux béninois chrétiens s'attachent encore au culte vaudou.
Il y a des gens qui pratiquent les religions endogènes, c'est vrai.
Et notamment chez les chrétiens ?
Bon, pas notamment chez les chrétiens.
Il y en a qui sont exclusivement à ça.
Peut-être qu'on peut rencontrer des chrétiens qui pratiquent le syncrétisme.
Ça, c'est une réalité ?
C'est une réalité, on ne peut pas la refuser.
Ce qu'on pourrait dire dans ce domaine, je ne parlerais pas d'affronter un défi.
Je dirais que d'abord, l'Église, par rapport aux religions endogènes,
essaie d'établir le dialogue interreligieux.
D'autant plus qu'il y a des prêtres qui sont chargés de ce dialogue.
Et d'ailleurs, à l'approche de la fête des religions endogènes,
on voit que tout le monde s'acharne.
L'Église, par le biais de ses prêtres, adresse des messages à ces religions endogènes.
Maintenant, par rapport à ceux-là, qui sont chrétiens catholiques
et qui pratiqueraient le syncrétisme, le devoir de l'Église,
c'est d'abord la formation et après l'accompagnement.
Donc formation des laïcs ?
Des laïcs et accompagnement des laïcs.
Dites-nous, en quoi cette formation, c'est un enjeu ?
Et comment l'Église se saisit de cet enjeu ?
L'Église se saisit de cet enjeu déjà à partir du catéchisme.
Donc dès l'enfance ?
Bon, le catéchisme, ce n'est pas seulement à l'enfance.
Ça dépend du moment où l'homme ou la femme s'est amené pour dire
« bon, je veux devenir chrétien, je veux me faire former ».
Ça peut être enfant, ça peut être jeune, ça peut être plus tard.
Donc au cœur de la formation catéchétique,
on mettra l'accent sur le Dieu de Jésus-Christ
qui exclut toute autre adoration qui n'est pas compatible à lui.
Et quand il aura fini son catéchisme
et aura reçu le sacrement de l'initiation chrétienne,
il faudra que lui-même soit, il intègre entre-temps
une association ou un mouvement d'action catholique
ou bien surtout avec l'établissement aujourd'hui
des communautés ecclésiales de base,
qu'il fréquente une communauté ecclésiale de base
pour continuer à nourrir sa foi.
Et ces communautés, elles sont présentes un peu partout ?
Oui, ces communautés sont présentes un peu partout.
Il est vrai que tous les chrétiens n'arrivent pas forcément à les fréquenter.
Pourquoi ?
Bon, il y en a qui, parce qu'ils ont une profession qui est très exigeante,
n'arrivent pas à fréquenter ces communautés ecclésiales de base
à cause de leur programme.
Bon, il y en a qui se disent qu'ils n'en ont pas besoin.
Mais toujours est-il que l'Église exhorte chacun et tous
à pouvoir se rapprocher de sa communauté ecclésiale de base
ou tout au moins à vivre dans une association ou un groupe
où il continue de méditer la parole de Dieu,
où il continue d'approfondir sa foi.
Alors, il y a aussi la question de la formation des futurs prêtres.
Et dans leur session ordinaire en mai dernier,
les évêques du Bénin ont souligné cet enjeu de formation,
une formation qui prenne davantage en compte les défis de notre temps.
Quels sont ces défis aujourd'hui au Bénin ?
Bon, je dirais d'abord que le défi doit se résumer en ceci,
que le futur prêtre puisse profiter de son temps de formation.
Et là, je me réfère au message du vénéré pape Benoît XVI
quand il était au Bénin le 19 novembre au grand séminaire de Ouida
où il invitait les séminaristes, il encourageait les séminaristes
à pouvoir se mettre à l'école du Christ
pour acquérir les vertus pouvant les aider à vivre le ministère sacerdotal
ou le sacerdoce ministériel comme une école, leur école de sanctification.
Comment vous l'avez compris ce message, se mettre à l'école du Christ ?
Bon, se mettre à l'école du Christ, c'est d'abord adopter les sentiments
et l'attitude du Christ qui lui-même déjà en tant qu'enfant
s'est laissé, s'est donné à son père adoptif Joseph et Marie
pour pouvoir se faire éduquer par eux.
Et pour le séminariste aujourd'hui, c'est pouvoir se mettre, disons,
dans ce contexte de formation, s'abandonner, faire confiance à ses formateurs
et profiter surtout de cette formation pour pouvoir devenir prêtre.
Et là, ce qui m'intéresse, c'est que le nombre grandissant des vocations
peut faire que, bon, chacun pourrait se noyer dans la masse.
Alors, le défi spécifique, là, c'est que chaque séminariste,
malgré le nombre, puisse trouver sa place et puisse essayer
de tirer le maximum de profit pour sa formation.
Vous avez cette expérience de formateur, justement, au grand séminaire de Ouida
qui est l'un des premiers séminaires d'Afrique de l'Ouest
qui a formé de nombreux évêques, cardinaux, de nombreux séminaristes
aussi venus de la plupart des pays de la sous-région.
Il se trouve dans le sud du Bénin.
Alors, comment est-ce que vous, vous voyez cette question spécifique de la formation ?
Vous parlez de ces futurs prêtres qui doivent profiter au maximum
de ce parcours de formation.
Pour vous, c'est quoi l'enjeu aujourd'hui sur comment en faire des prêtres
qui soient solides et qui correspondent aux besoins de la mission aujourd'hui au Bénin ?
L'enjeu, c'est de pouvoir former des prêtres qui, sur le plan humain,
aient la base nécessaire pour que se greffent toutes les qualités
qu'on puisse attendre d'un prêtre.
Et non seulement qu'ils puissent avoir le profil humain nécessaire,
comme l'ont dit les évêques, que ces prêtres puissent être des hommes spirituels
et que la spiritualité qu'il leur est demandée parte d'abord,
comme toujours dans l'Église de l'Évangile, et qu'ils puissent être des témoins.
Et si nous laissons le côté spirituel, nous pourrions aborder quand même
le côté intellectuel.
Ce n'est pas parce qu'ils sont prêtres qu'ils auront simplement dit la messe, non.
Le prêtre doit quand même avoir un minimum de base de philosophie
pour faire la théologie.
Et aujourd'hui, avec les questions qui se posent à notre monde,
ce prêtre doit être capable de rentrer en dialogue avec son milieu
et pour traiter des questions qui se posent à son milieu,
pour traiter des questionnements que son milieu lui renvoie.
Vous voyez aujourd'hui en Afrique, beaucoup de gens parlent du panafricanisme
et la religion chrétienne est assez de religion étrangère.
On dit que l'Église a eu à faire ceci, l'Église a eu à faire cela.
Comment ces prêtres, qui sont aujourd'hui séminaristes,
pourront dans leur ministère entrer en dialogue avec leurs contemporains
et pouvoir donner une réponse juste à ces contemporains
et pouvoir aussi éclairer la lantenne de tous ceux qui, ne maîtrisant rien bon,
sont dans la masse et accueillent ce que disent ces tenants ?
Formation humaine, spirituelle, intellectuelle.
Et nous avons aussi la formation pastorale.
L'aspect pastoral, c'est le but de leur formation.
Et les évêques qui ont ajouté aussi le profil moral,
qui peuvent se retrouver aussi dans l'humain.
Alors, les évêques du Bénin, ils s'inquiètent aussi pour les jeunes
qui peuvent être sujets à des comportements autodestructeurs.
Je cite, abus d'alcool, de drogue, dépravation des mœurs,
pollution sonore, surtout nocturne.
Alors, le Bénin connaît une pauvreté importante
avec aussi un manque de perspective pour les jeunes.
Que peut faire l'Église face à ce grand défi ?
Je dirais que l'Église fait de son mieux dans la formation
qu'elle donne à ces jeunes dans les mouvements d'action catholique, dans les groupes.
Mais spécifiquement, je constate que de plus en plus,
les aumôniers des jeunes ne restent pas simplement à l'aspect spirituel de la formation.
Parfois, ils organisent des formations à l'entreprenariat
où ils invitent des techniciens ou des spécialistes
pour parler aux jeunes de l'auto-emploi ou d'autres choses
pouvant les aider à orienter leur vie, leur profession,
pour ne pas toujours rester, disons, au tronc commun de ce qui est appris à l'école,
mais pouvoir innover.
Et là, je trouve que l'Église est en train d'initier quelque chose
qui, avant, n'existait pas trop.
Et nous avons quand même, sur le terrain,
l'Église qui a des établissements,
non seulement d'établissements de tronc commun,
mais aussi d'établissements techniques
pour que ces jeunes puissent se former là
et avoir une compétence nécessaire à l'auto-emploi.
Des actions très concrètes portées par l'Église.
Alors, le sanctuaire Notre-Dame d'Arigbo de Dasazumé
a célébré cette année son 70e anniversaire.
Que représente ce sanctuaire dans le cœur des Béninois ?
Pour caricaturer la chose, je dirais que le sanctuaire Notre-Dame d'Arigbo de Dasazumé
est comme l'ourde pour les Béninois.
Et ce sanctuaire, non seulement est fréquenté par les Béninois,
mais c'est aussi fréquenté par les étrangers.
Parce que quand nous organisons le pèlerinage annuel,
ce n'est pas seulement les Béninois de l'intérieur qu'on y trouve,
on voit des gens venant de la Côte d'Ivoire qu'on voyait,
du Nigéria, d'autres pays nigers, même de l'Europe.
Et aujourd'hui, c'est comme un lieu quand même entre griffes international
de rencontre, un sentier international marial.
Alors, Kateo compte une nouvelle petite sœur au Bénin.
La télévision catholique Lumen Christi TV, qui a été inaugurée en septembre.
En quelques mots, quelle est sa mission ?
Je dirais que la mission de Lumen Christi TV,
c'est la mission dévolue par l'Église pour les communications.
Et je voudrais surtout insister sur l'information pour informer le peuple de Dieu,
non seulement le peuple de Dieu, mais toute personne de bonne volonté
qui voudrait regarder cette chaîne de télévision,
mais aussi former le peuple de Dieu.
Et au niveau de la formation, il y a plusieurs rubriques qui sont proposées
pour que le peuple de Dieu approfondisse sa foi davantage.
Et je disais tout à l'heure que ce n'est pas seulement les chrétiens
qui regarderont cette chaîne de télévision.
Il y a les non-chrétiens aussi.
Et ainsi, ils connaîtront qui sont les chrétiens, quel est le catholicisme,
quel est le christianisme en général,
pour pouvoir aussi rentrer en dialogue avec leur milieu.
L'Église catholique au Bénin vient de renforcer son rôle dans l'espace médiatique du pays,
mais sa présence se manifeste particulièrement dans le domaine de l'éducation,
de la solidarité et de la santé.
Un exemple avec un centre pour enfants en situation de handicap,
accueilli avec leur mère.
Je vous propose de regarder un extrait du documentaire
« Bénin, l'avenir de l'enfance » réalisé par Aurélien Petit,
diffusé sur notre antenne en 2023.
Un documentaire coproduit par KTO TV et Grand Angle Productions.
Chaque semaine, Sœur Angèle et son équipe organisent des visites à domicile
afin de suivre l'évolution de l'enfant qui est retourné dans son village.
C'est souvent l'occasion de renouer les liens avec les parents
et de redonner une dynamique au parcours éducationnel de l'enfant.
Aline était avec nous l'année passée,
mais elle a eu rapidement de progrès,
et puis on voit que c'est une fille qui se donne vraiment.
Et sa soeur aussi a beaucoup travaillé avec elle.
Ce qu'on est en train de vouloir pour Aline, c'est l'insertion scolaire.
On veut vraiment qu'Aline commence l'école,
mais on a un gros souci parce que l'école est juste à côté.
On a amené Aline, mais juste à cause des escaliers.
Parait-il que l'enseignant a refusé.
Aujourd'hui maintenant, il faut chercher des moyens adaptés aux enfants handicapés.
C'est pas parce que je suis handicapée que je n'ai pas assez à l'école.
Une présence importante au niveau social,
là où l'État n'est peut-être pas présent.
Je ne dirais pas que là où l'État n'est pas présent,
mais là où l'État n'est pas suffisamment présent.
Et donc une manière de combler aussi des manques.
Alors, Père Meriadec, Médic Bétho,
pour terminer cette rencontre avec vous,
on va avoir quelques questions qui ont une tonalité plus spirituelle.
Quelle est la personnalité chrétienne, là où l'est,
passée ou présente, qui vous inspire ?
Je dirais tout simplement que ce sont les premiers catéchistes
qui m'inspirent beaucoup.
Du Bénin.
Et aussi certains chrétiens anonymes dont on ne parle pas beaucoup.
D'autant plus que quand je suis rentrée après mon Master 2,
avec mes étudiants, on a entrepris des recherches sur ces catéchistes
et ces chrétiens anonymes dont personne ne parle,
mais qui sont morts et qui vont mourir aussi avec la mémoire.
Quel meilleur moment en Église avez-vous vécu cette année ?
L'été dernier, j'étais au pays.
Et je me rappelle, le dernier dimanche d'août,
j'ai eu à vivre une journée avec certains anciens camarades,
membres du mouvement d'apostolat des enfants du Bénin madèbe ancien,
appelé Avancé VAV.
Et on était avec les plus jeunes qui, aujourd'hui, sur notre paroisse,
vivent le même mouvement.
Et on a passé une journée avec eux.
C'était très beau.
C'était fort.
Et pour terminer, quelle prière populaire au Bénin souhaitez-vous partager ?
C'est juste un chant que j'aime beaucoup,
qui est en même temps un chant d'action de grâce,
un chant de prière et un chant d'offrande de sa personne.
Merci beaucoup, père Meriadek Médicbeto.
Merci à vous également.
Et on poursuit avec quelques autres informations dans le monde.
L'accord provisoire entre le Saint-Siège et la Chine prolongeait de 4 ans.
L'annonce a été faite hier, 23 octobre, par le Vatican.
Cet accord, signé en 2018 et renouvelé en 2020 et 2022,
prévoit que les nominations d'évêques chinois
se fassent d'un commun accord entre Pékin et le Pape.
Le communiqué officiel du Saint-Siège souligne le consensus atteint
pour une application fructueuse de l'accord
et précise que la partie vaticane reste déterminée
à poursuivre le dialogue respectueux et constructif avec la partie chinoise.
Au Mexique, les funérailles du père Marcelo Pérez,
assassiné dans l'état du Chiapas dimanche dernier, ont été célébrées.
Mardi 22 octobre, son meurtrier présumé a aussi été arrêté le même jour.
Ce prêtre, défenseur des peuples autochtones,
était connu pour son rôle en faveur de la paix au Chiapas.
Cette région, située dans le sud du Mexique,
subit des violences croissantes liées au narcotrafic.
Et au Nigeria, enfin, les responsables des Frères Maristes en Afrique
se sont rassemblés à Orlu, dans le sud du pays,
pour une importante session de formation qui s'est tenue du 6 au 19 octobre.
Disciples de Marcelin Champagna, les Maristes sont présents dans l'éducation,
en particulier auprès des plus pauvres.
Les 26 participants ont travaillé sur différents thèmes,
comme la gestion de conflits, l'animation communautaire ou encore la synodalité.
Tout de suite, c'est la Chronique du Monde.
Et on retrouve avec joie Amélie Martineau-Lavallée,
journaliste pour la WebTV de l'Église catholique de Québec.
Nos communautés ne seraient assurément pas les mêmes
sans l'implication, la mobilisation de nombreux baptisés
pour faire vivre nos communautés chrétiennes.
Les premières reconnaissances, c'est les équipes pastorales,
les prêtres, les leaders en Église.
Et puis, bien souvent, en tout cas ici,
on va faire des fêtes à la fin de l'année
pour souligner tout cet engagement-là en Église.
Cette culture de la reconnaissance, elle est vraiment importante
et je dirais même qu'elle est en phase avec la dynamique synodale.
Cette année, il y a eu un événement un peu partout dans le 16
dans le cadre des fêtes du 350e qui s'appelait
Honorons les gens qui font la différence.
Alors, chaque équipe pastorale a été invitée
avec ses collaborateurs et collaboratrices
à sélectionner des personnes admirables
qui sont reconnues vraiment comme un exemple inspirant
dans leur milieu, mais aussi pour la société.
Alors, il y avait à choisir cinq personnes par paroisse
et puis il y avait cinq catégories d'implication.
Il y avait la solidarité, il y avait la transmission de la foi,
la célébration de la foi.
Il y avait la relève, bien sûr, à les jeunes
et aussi une catégorie plus pour les aînés.
Alors, chacun s'est vu remettre
une magnifique médaille honorifique
et puis c'était une belle pièce d'orfèvrerie
qui a été spécialement conçue cette année
pour les fêtes du 350e par un artiste d'ici
et puis les remises ont été faites par les évêques
dans des événements qui étaient personnalisés.
C'était vraiment agréable.
En fait, l'idée, c'était tout simplement
de reconnaître ceux et celles qui construisent avec nous
le présent, mais aussi l'avenir de notre Église.
J'espère que vous avez des occasions de ce type
dans votre coin.
Merci Amélie.
Voilà, c'est la fin de cette édition.
Merci de l'avoir suivie.
Vous pouvez la retrouver sur notre site,
nos réseaux sociaux et sur KTO Radio.
Je vous souhaite une très bonne semaine
et je vous dis à jeudi. Au revoir.
