Psychiatre : témoignage métier. Ce qu'il faut savoir sur le métier de psychiatre (études, salaire, missions...) #psychiatre#métier#thotismétiers
00:00 : Quel est votre métier et décrivez le nous en une phrase ? 00:11 : Vos missions principales 00:21 : À quoi ressemble une journée type ? 00:43 : Ce qui vous plaît le plus dans votre métier 01:03 : Le plus difficile ou le moins agréable dans votre métier 01:37 : Une chose à savoir avant de faire psychiatre 01:54 : Votre parcours scolaire pour devenir psychiatre 02:12 : L'évolution de carrière possible en psychiatrie 02:37 : Quel est votre salaire ? 02:45 : Un conseil pour les jeunes qui veulent faire psychiatre ? 03:02 : Les qualités à avoir réussir le métier de psychiatre 03:08 : Quels autres métiers pourraient vous intéresser en lien avec votre métier actuel ? 03:28 : Comment voyez-vous évoluer le métier de psychiatre dans les prochaines années ?
Thotis, LE nouveau média de référence dans l'orientation en France. Un site (incontournable) : https://thotismedia.com/ - Thotis Post Bac, pour l'orientation post bac et Parcoursup - Thotis Master, pour la poursuite d'études et l'orientation en Master - Thotis Métiers, pour découvrir tous les métiers
Bonjour, quel est votre métier et comment est-ce que vous pourriez le décrire en une phrase ?
Alors je suis psychiatre, ça se résume à aider les gens en difficultés psychiatriques et psychologiques.
Quelles sont les missions principales de votre métier ?
Diagnostiquer, traiter puis accompagner des personnes atteintes de troubles de la santé mentale.
A quoi ressemble une journée de type dans votre métier ?
Le matin on commence par faire l'administratif, ensuite on a le colloque de service,
on revoit un petit peu ce qui s'est passé dans la nuit,
ensuite on va voir les patients et puis en fonction de ça, s'il y a des urgences, on intervient.
Autrement on continue la journée en voyant les patients et puis on essaie de régler les problèmes qu'ils ont
et puis après s'il y a une urgence, il faut traiter l'urgence.
Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?
Ce qui me plaît le plus je pense que c'est le suivi des patients à long terme
et de voir leur évolution et la psychopharmacologie,
donc l'interaction des traitements entre eux.
Ce mélange en fait entre connaître un patient très bien, savoir à quoi il réagit
et puis de travailler avec lui pour trouver quel est le meilleur traitement.
Qu'est-ce qui est le plus difficile ou le moins agréable dans votre métier ?
Clairement tout ce qui est les mesures limitatives de liberté, on appelle ça comme ça en Suisse,
je pense qu'on appelle mesure de contrainte en France,
tout ce qui est de la violence institutionnelle,
donc les injections forcées, la prise de traitements forcés, l'isolement.
C'est beaucoup plus rare en Suisse qu'on emploie les sangles que ça l'est en France,
mais parfois on l'utilise notamment sur les personnes âgées
et c'est quelque chose que personnellement j'ai beaucoup de mal à vivre.
C'est toujours quelque chose de difficile et les patients ressortent souvent avec des traumatismes.
Une chose à savoir absolument avant de se lancer dans ce métier ?
Je pense que de savoir qu'on va avoir quand même à gérer toute une partie de choses du psychisme humain
que la société rejette tout ce qui va être la consommation de drogue, tout ce qui va être la violence.
Quel a été votre parcours pour en arriver là ?
J'ai fait le lycée qu'on appellerait une orientation scientifique,
puis après j'ai fait l'université en médecine, j'ai fait les 6 ans,
et puis j'ai fait une année de neurologie parce qu'il faut faire une année de médecine somatique d'abord,
et puis après je me suis lancé dans la psychiatrie.
Comment décririez-vous l'évolution de carrière possible dans ce métier ?
Les deux grands axes possibles c'est entre l'institution ou le cabinet.
Dans l'institution il y a encore la possibilité d'être, on va dire, plutôt hospitalier ou plutôt ambulatoire,
et puis après il y a la possibilité d'être en universitaire et de faire une carrière de recherche,
ou bien d'être uniquement clinicien, puis le cabinet ça peut offrir une flexibilité très importante.
Quel est votre salaire net mensuel ou une fourchette ?
Il faut savoir que c'est un salaire en franc suisse, je suis à 6400 francs suisses, à peu près 6000 euros.
Un conseil pour les jeunes qui voudraient se diriger vers ce métier ?
Ne perdez pas espoir pendant les études de médecine, parce que c'est faisable,
dormez suffisamment, gardez une vie sociale, et puis une fois que vous êtes en psychiatrie,
ayez des supervisions, n'hésitez pas à remettre en question ce qui est déjà en place.
Quelle qualité faut-il avoir pour réussir ce métier ?
C'est peut-être un peu cliché, mais je dirais l'empathie peut-être, et puis la curiosité.
Quels seraient les autres métiers qui pourraient vous intéresser en lien avec celui-ci ?
J'aurais fait historien de la médecine, en particulier historien de la psychiatrie, ça m'aurait vraiment intéressé.
Peut-être assistant social, c'est difficile parce que je ne suis pas très organisé comme personne,
mais si j'avais eu les capacités pour être assistant social, je trouve que c'est un métier formidable qui aide vraiment les gens.
Comment est-ce que vous voyez ce métier dans les futures années ?
Il sera toujours là, c'est parce que malheureusement les troubles psychiques restent,
et ont tendance à s'aggraver, ce qu'on voit sur les dernières études.
Il va probablement pas mal évoluer, il y a la question de l'intelligence artificielle qui va apparaître,
donc peut-être une psychiatrie moins humaine, malheureusement ça c'est une des possibilités,
ou alors, plus optimiste, une psychiatrie qui arrive à se réinventer, qui arrive à défendre ses droits.
J'espère plus ça, et j'espère qu'on va y arriver, qu'on peut y arriver grâce aux patients aussi.