Aquarium de Saint-Malo, plongez au cœur des océans - Météo à la carte
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Nous vous entraînons maintenant dans un tour du monde des océans et des climats… Et pour cela direction Saint-Malo, où l’aquarium accueille des poissons qui viennent du monde entier.
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Mais que se passe-t-il sous la surface des océans ?
Pour le savoir, nous sommes partis en expédition à l'aquarium de Saint-Malo.
Ce matin, la tension est palpable dans les différents bassins.
Poids lourds ou poids plumes, véloces ou empotées, tout le monde se tient prêt.
Et pour cause, le repas va être servi.
Je finis juste de préparer 2-3 petits morceaux de harangue,
et puis on va pouvoir les nourrir.
Passionné depuis tout petit par le monde sous-marin,
Renan vit un rêve éveillé depuis 6 ans maintenant.
Alors là, on est au-dessus du bassin,
l'un des plus gros volumes qu'on ait ici,
avec les gros poissons tropicaux qui sont juste en dessous de nous.
On a les carangues, les requins pointes noires.
Les carangues, ces gros poissons de la famille des thons,
se jettent les premiers sur la nourriture.
Dans ces eaux chaudes, à plus de 9000 km de chez nous,
les requins pointes noires n'attendent pas que le repas soit servi pour se mettre en mouvement.
Car comme la plupart des requins, ils sont obligés d'avancer pour pouvoir respirer.
Ils ne peuvent pas s'arrêter de nager parce qu'ils n'ont pas de muscles au niveau de leurs branchies.
Ils ont les 5 traits, qu'on appelle les formes branchiales,
qui leur permettent de laisser passer l'eau, mais il n'y a pas de muscles.
Donc en fait, la circulation d'eau se fait par la bouche,
donc il faut que le requin avance pour laisser rentrer de l'eau et respirer comme ça.
Voici Valérie. Elle a grandi dans le sud, au bord de la Méditerranée.
Mais c'est en Bretagne, depuis plus de 14 ans, qu'elle vit de sa passion.
Dans l'équipe des soigneurs de l'aquarium, on parle de Valérie comme celle qui murmure à l'oreille des murennes.
C'est un animal que les gens n'aiment pas, et j'aime bien ce que les gens n'aiment pas.
Du coup, j'ai appris à les connaître et à être sensible à leur discrétion, à leurs craintes.
Et voilà, il faut avoir beaucoup de patience.
Difficile d'observer une murenne dans son milieu naturel, car ce drôle d'animal préfère rester à l'abri du soleil.
Question régime alimentaire, la murenne est détritivore.
Elle se nourrit des détritus organiques de l'océan.
Ça va plutôt manger des animaux morts, des crevettes, du poisson.
En fait, c'est plutôt opportuniste.
Les murennes sont super craintives, donc elles vont rester cachées dans les trous ou dans les rochers.
Et elles vont sortir surtout la nuit.
En plus de soigner et de nourrir les animaux, Valérie enfile régulièrement le costume de chimiste de l'aquarium.
Dans son labo, elle reproduit les micro-algues nécessaires à l'alimentation de certaines espèces comme les coquillages.
Avec cette flamme, elle stérilise l'atmosphère.
Pour que des algues se multiplient, il faut de la lumière, de l'air et une eau bien propre.
C'est pour ça qu'en général, on retrouve les micro-algues dans les océans, plutôt à la surface pour être plus proche de la lumière.
Je pense que les micro-algues vont être le futur de notre planète.
On peut les utiliser aussi bien en engrais pour les sols, en biocarburant, en plastique naturel.
Pour le moment, c'est encore des procédés coûteux, mais si on arrive à les développer, ça sera vraiment bénéfique pour la planète.
Dans l'aquarium de Saint-Malo, toute la chaîne alimentaire sous-marine est reproduite.
Avec les micro-algues, on nourrit le plancton animal.
Ici, des artémias vus au microscope.
Eux-mêmes vont servir de repas aux hippocampes.
Ce sont des petites crevettes qui font partie du plancton et qu'on va trouver devant les marais salants.
Par exemple, autour de Guérande, on en trouve pas mal.
L'avantage, c'est que c'est assez actif, c'est vivant.
Et donc, l'hippocampe va vraiment retrouver ce comportement de chasse.
Et les hippocampes ne se font pas prier.
Avec leur bouche, ils aspirent les artémias, un par un.
Petit et fragile, l'hippocampe, que l'on surnomme souvent cheval de mer, est un vrai concentré de technologie.
Contrairement au reste du règne animal, sa queue est de forme carrée.
Une structure plus élastique et plus résistante que la traditionnelle forme cylindrique.
Grâce à cette queue, les hippocampes s'accrochent aux algues et résistent au courant.
Ceux-là, ce sont les hippocampes tempérées, qu'on va trouver sur les côtes françaises.
On va avoir l'hippocampe commun, qui est là.
Et l'hippocampe chevelue, qui est un peu plus petit, avec les petites excroissances au niveau de la tête.
Et ici, on a ce qu'on appelle les cingnates, qui sont les cousins des hippocampes.
D'ailleurs, ils ont le même mode de reproduction. C'est aussi les mâles qui portent les petits dans les poches.
La femelle pond ses œufs dans la poche du mâle.
Et trois semaines plus tard, les petits hippocampes nagent de leurs propres ailes.
Des ailes, la race casse-volante n'en manque pas.
Aussi venimeuse qu'impressionnante, elle fait partie des animaux les plus dangereux du monde sous-marin.
Et c'est loin d'être la seule.
C'est du Tahiti, Polynésie, Pacifique. Il fait chaud.
Ici, on a le bassin le plus dangereux de l'aquarium, avec le poisson pierre.
On l'appelle le poisson pierre parce qu'il ressemble à une pierre. En fait, c'est un camouflage.
Par mimétisme, il va pouvoir adapter sa couleur par rapport à l'environnement qu'il entoure.
C'est le plus venimeux du monde aquatique.
C'est le même venin que le scorpion, le coubrin mélangé et donc mortel.
Alors amis plongeurs, attention où vous mettez les pieds.
Pour profiter sans risque de toutes ces merveilles de la nature, mieux vaut parfois rester sur la terre ferme.
