Une fois par mois, dans l'un des salons de l'hôtel de Lassay où elle travaille, la Présidente de l’Assemblée nationale reçoit 5 citoyens pour échanger. Tous ont été tirés au sort parmi les 600 personnes qui se sont portées volontaires pour la rencontrer en s'inscrivant sur le site de l'Assemblée nationale. Au programme, 30 mn de discussion informelle en tête à tête sur un thème de leur choix.
Ce lundi-là, les sujets abordés sont aussi différents que la délinquance dans les quartiers populaires de Marseille, la fin de vie ou la montée de l’extrême droite, et le ton est volontairement informel… L’occasion aussi de mesurer combien les Français se sentent peu représentés par les femmes et les hommes politiques et un moyen pour Yaël Braun-Pivet de tenter de les rapprocher de leurs institutions politiques.
Un reportage de Céline Crespy et Hélène Bonduelle, images de Marion Devauchelle et Raphaël Lizambard, montage Dominique Delport.
C'est une partie essentielle du travail parlementaire qui est de nouveau mise en lumière à travers ce reportage où les journalistes de la rédaction suivent un député dans sa circonscription pour expliquer son travail sur le terrain. C'est aussi un voyage sur un territoire, avec ses enjeux locaux, et une rencontre avec ses habitants. Suivez votre député sur LCP !
[Musique]
une fois par mois durant une matinée à
l'hôtel de laass Don les bureau de la
Présidence de l'Assemblée
nationale Bron PIV
reçoit je m'appelle Muriel r Je viens de
lesson et je suis venue voir aujourd'hui
Bron PIV pour lui parler de l'égalité
hommfemme j'ai 24 ans consultant
investissement je souhaite aborder le
thème de la violence plus généralement
de la délinquence chez les jeunes je
m'appelle constance j'ai 27 ans je suis
pâtissière je viens du P decalais j'ai
envie de parler de la montée de
l'extrémisme avec Madame Bron pivé
Clément Bonnefille j'ai 32 ans je viens
de Houlin dans le rô et je suis venu ici
rencontrer la présidente de l'Assemblée
nationale pour échanger sur le projet
loi sur la fin de vie c'est parti
cette jeune retraitée a été tiré au sort
parmi les 600 français qui s'inscrivent
chaque mois sur le site de l'Assemblée
nationale pour avoir 30 minutes
d'échange bonjour madame avec
P vous allez bien ça
va alors de quoi vous vouliez que l'on
parle ce matin
ensembleé ce que vous voulez je suis une
femme donc j'ai eu alorsou à me rendre
compre assez souvent dans ma ma vie
professionnelle ou même dans la vie tous
les jours que effectivement les femmes
autrefois et même encore mant je trouve
ne sont pas traité vous voyez bien enfin
même vous en politique les femmes les
femmes en politique elles ont pas les
meilleurs
portefeuilles souvent elles ont des
secrétariats d'État ou des choses comme
ça qu Mme pe criant quand même bah là on
voit bien tous les fonctions régalienne
sont occupé par des hommes
armée intérieur justice Affaires
étrangères ça pas été toujours le cas
mais quand même c'est pas la majorité
donc c'est facile de dire la parité
quand c'est pas quand c'est pas des
postes ENF
simil Muriel rou s'inquiète pour ses
filles et pour ses petites filles dans
les aut pays une régression pour les
droits des femmes clair on nous on a mis
droit à l'avortement dans ouais
justement c'est unuc jeis la question
est-ce que quel part quelqu'un peut
arriver un
jourre élu et dire bah non j'en veut
plus et on l'enlève de la Constitution
là on a réformé on a ajouté quelque
chose donc on peut enlever quelque chose
on peut ajouter d'A mais c'est plus
difficile il faut que le texte soit
approuvé soit au Congrès comme on a fait
pour les VG avec une majorité des 3/5e
des parlementaires soit par le peuple
Français par référendum donc en fait oui
c'est pas irréversible lorsque vous le
mettez dans la Constitution ça peut
toujours bouger mais franchement pour
réussir à faire bouger ça à su vous vous
imaginez il faut quand même je bien mais
vous savez je dire avec enfin moi
c'était un autre sujet avec la monté des
extrémistes moi je je me dis qu'on est à
la VO dei non mais c'est pour ça qu'il
était hyper important de le
constitutionnaliser ça protège quand
même beaucoup les femmes ça protège nos
enfants nos filles et cetera c'est
c'était super important voilà bon ben
écoutez madame j'étais ravie donc ça
montre que j'ai encore qu'on a encore un
peu de boulot
oui sur l'égalité il y a un peu de
chemin merci beaucoup à très bientôt
prenez soin de vous au revoir madame
j'ai certainement rabâé des sujets dont
elle est au courant voilà donc c'est
quoi l'intérêt du coup ah ben moi
c'était pour moi pour pour la rencontrer
parce que je trouve que bon j'aime bien
la personnalité mais et puis je me dis
que bah si on doit demander des choses
en tant que pour l'égalité homme-femme
c'est plutôt à une femme qu'il faut
s'adresser parce qu'on n'est pas sûr
depuis des années que les hommes soient
très réceptif à ce combat donc c'est la
raison pour laquelle la voir elle me
paraissait
important 2è citoyen et deuxème
thématique Mourad der wesh est analyste
financier et habite aujourd'hui la chiic
neilly sursène mais il vient des
quartiers populaires de Marseille et il
tient à lui raconter une réalité
crue bonjour monsieur
bonjour vous allez bien très bien et
vous ça va bien merci la raison de ma
venue c'était plutôt voilà je je
représente je suis pas un porte-parole
en revanche je suis témoin d'une
certaine situation que j'ai pu
malheureusement voir et vivre à
Marseille j'ai assisté à un règlement de
compte ouais où des jeunes
s'affrontaient avec des armes de guerre
c'est vrai et un enfant de 14 ans a été
touché à ce momentl enfin il venait
d'avoir 14 ans ouais et j'ai porté ass à
cet enfant il se vidait de son sang et
et je me disais mais comment comment on
a pu en arriver làit la rentrée qui a
suivi le débat porté sur sur la BAA je
me dis est-ce qu'on a pas aussi plus
grave à traiter les enfants qui étaient
touchés lors de ce règlement de compte
ils avaient entre 9 et 14 ans il
tenaient un point de Deal au lieu d'être
sur les B de l'école de la République
pour moi le le le travail de fond euh il
se fait dans l'éducation à à ce
moment-là c'est à ce moment-là qu'il
faut qu'on leur parle c'est à ce
moment-là qu'il faut qu'on leur explique
que oui bah vous pouvez aller à
l'Assemblée nationale et un jour
potentiellement devenir député c'est
possible c'est absolument possible c'est
pas limité à une certaine catégorie de
la population et voir cette France comme
une addition de communauté fait qu'on
qu'on s'inclut pas tous en fait dans le
débat et on a l'impression que
finalement on est soit ensemble ou soit
on s'affronte aujourd'hui vous vous
sentez représenté à l'Assemblée
nationale pas du tout
pas du tout vraiment pas du tout c'est
vrai euh je trouve que actuellement
c'est c'est un
désastre que oh vous êtes dur très
honnêtement je trouve que c'est super
compliqué de s'y retrouver ouais ça a
été ça a été très compliqué lors de la
dernière des dernières législatives
alors vous on va terminer là-dessus vous
avez envie de vous engager c'est vrai
que j'ai beaucoup d'idées mais je je me
sens pas encore légitime aujourd'hui et
je pense que c'est aussi du à toutes ces
barrières que j'avais l'impression qu'
poser avz franchi peut-être un certain
nombre j' franchi un certain nombre
aujourd'hui mais il y en a encore
beaucoup beaucoup à franchir encore
aujourd'hui en tout cas merci beaucoup
ben je vous en prie merci à vous à
bientôt au revoir au revoir vous pensez
que ça peut servir à quelque chose votre
rendez-vous d'aujourd'hui je sais pas si
ça va servir à quelque chose en revanche
je sais qu'en faisant rien du tout ça
servira à rien donc au moins faire
quelque chose ça pourrait
potentiellement servir à quelque chose
donc on verra le résultat je sais que
bon elle a pris ça en note ça sera un
angle de vue qu'elle pourra adopter donc
elle ne pourra pas dire qu'elle je sais
pas et je ne pourrais pas dire que j'ai
rien
fait le trème interlocuteur lui
travaille à l'hôpital et il a été frappé
par le manque de solution face à des
patients en fin de vie bonjour vous
allez bien et vous ça va bien merci
alors vous vouliez parler de quoi
dites-moi moi c'était plutôt la loi sur
la fin de vie ouais Mo j'étais un peu
déçu comme beaucoup de personnes je
pensent que ça s'arrête discussion en
tout cas s'arrête je trouvais que je
suis venis assister à quelques
séances qu'est-ce que vous en avez pensé
des séances moi j'ai trouvé qu'au début
ça se passait très bien et ça a donné
pour une enin pour une fois une très
bonne
image pour une fois une très bonne image
de l'Assemblée nationale bon j'ai quand
même assisté à une sens où il y a eu un
moment un peu caricatural des propos
caricatureau é tenu par un un certain
groupe politique très à droite euh comme
quoi par exemple on allait créer des
machines à tuer les personnes et tout
bon voilà je ça m'a pas étonné mais j'ai
trouvé ça dommage que vu que ça se
passait très bien au début pourquoi ça
pas c'est très important que ça aille au
bout je pense qu'on avance sur ce sujet
je pense qu'il y a une presque un
consensus pour qu'on avance sur C sujet
là oui en tout cas il y a une très large
si on en croit les sondages il y a une
très large majorité pour qu'on avance
sur le sujet donc moi ce que j'essaie de
faire c'est de avec beaucoup de remettre
ce le B à l'ordre du jour de l'Assemblée
nationale j'ai obtenu non sans mal
l'engagement du Premier ministre et de
son gouvernement pour la réinscription
en janvier
2025 maintenant on est en train encore
de se battre sur savoir quel texte et
cetera moi je pense qu'il faut arrêter
c'est le texte tel qu'il était donc il a
été redéposé par Olivier fallorni il y a
225 signataires qui son de de de cette
proposition de loit je pense qu'il y a
pas il y a ça fait pas débat faut faut
faut l'examiner dans les iccle et puis
après dansicycle le débat doit se faire
en fait ce qui fait pas débat c'est que
le débat doit se faire c'est exactement
ça yel Bron Pivet prend ses distances
avec l'exécutif et rappelle les pouvoirs
du Parlement j'ai envie de vous dire
c'est un débat c'est c'est une question
vraiment politique dans le plus beau
sens du du terme et donc il faut pas il
faut pas être freiné par en fait un
premier ministre ou d'autres ministres
qui pourrait être rétisent on a entendu
encore ce weekend taillo dire que il
était pas favorable à cette
réinscription mais en fait c'est pas lui
qui inscrit les textes mais nous en tout
cas on a le souhait d'en débattre les
Français nous le demandent merci
beaucoup Merci à
VOUS bonjour madame bonjour madame
comment allez-vous très bien je vous ai
ramené un petit cadeau du pas de calé ah
c'est adorable c'est quoi bah je vous
laisse regarder c'est des petites
sucreries des petites
douseurs oh les fameuses crêpes les G
comme ça j'adore c'est adorable merci
beaucoup cette jeune pâtissière qui
milite au sein du parti d'Emmanuel
Macron entend de plus en plus de
discours décomplexés la montée de
l'extrémisme c'est un sujet qui me
préoccupe beaucoup vous nêes pas sans
savoir que le pcalé est une terre Erine
ouais et donc c'est vrai qu'en 2022 il y
avait si circonscriptions sur 12 qui
étaient RN et là en 2024 cet été il y en
a 10 sur 12 donc on sent vraiment une
une montée de l'extrémisme forte oui euh
comment vous l'expliquez bah pour autant
c'est vrai que moi je vis dans une
campagne périurbaine où il y a pas
d'insécurité c'est vrai que moi je le
ressens dans mon métier il y a beaucoup
de de mes collègues qui sont de plus en
plus attirés vers ces parties parce que
ils ont une forme de colère ils ont
l'impression qu'il y a une forme
d'élitisme des pouvoirs politique
parisien il se sentent plus forcément
concernés par les grands discours ou
sont attir par des des discours
simplistes avec des des vieux
stéréotypes ça ça ça creuse le fossé et
ils ont l'impression que de ne pas être
écouté c'est ça mais alors comment on
fait je pense qu'on pourrait peut-être
déjà changer la la forme de
communication peut-être
euh rendre les les institutions
peut-être plus accessibles ou mieux
expliqué une partie des Français autour
de vous les gens regardent quoi c'est
quoi la source d'information ah bah les
réseaux sociaux de manière générale
ouais du moins pour ma tranche d'âge
pour les pour les jeunes lesquels euh
beaucoup Instagram TikTok beaucoup aussi
c'est ça participe à à cette montée de
l'extrémisme ou h je pense que il faut
il faut après mener le combat partout en
fait il faut le mener à l'Assemblée
nationale mais il faut le mener sur le
terrain et c'est ce que vous
faites il faut rien lâcher et puis là il
va y avoir les élections municipales il
faut s'engager en fait très en amont
pour que ça soit créd et puis pour que
ait des chances de de gagner mais je
pense que faut pas hésiter en tout cas
bon ben merci beaucoup c'était adorable
bon courage pour la suite à bientôt au
revoir ils se reconnaissent pas dans
dans le personnel politique il se
reconnaissent pas dans nos débats et et
ça c'est c'est très préoccupant c'est
très préoccupant c'est pour ça
d'ailleurs que moi aussi je fais souvent
une ha à l'engagement venez on a besoin
de vous on a besoin de vous en politique
on a besoin de vous dans les
associations et cetera
parce que justement quand on se sent pas
représenté la meilleure des réponses
c'est de se présenter soi-même puis ils
attendent que après les hommes et les
femmes politiques qui les représentent
les représentent bien et donc en
considérant ce qu'ils disent c'est ce
que j'essaie de faire à très bientôt moi
ça me permet de ne pas être hors sol
d'être en connexion avec les Français
c'est pour eux qu'on travaille je pense
que ça leur apporte autant à eux qu'à
moi et donc c'est vraiment un échange et
c'est ça qui est vraiment intéressant
d'après un récent baromètre politique
% des Français estiment que les
responsables politiques ne se
préoccupent pas de ce qu'ils pensent
nourrissant un sentiment d'abandon
[Musique]