Évènement : le championnat du monde de l'œuf mayonnaise
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Météo à la carte
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C'est la fête et on va célébrer le nouveau championnat du monde de l'oeuf mayonnaise.
On arrive de Biarritz pour faire ça.
Il y a deux soirées importantes dans l'année.
Il y a cette soirée-là, le championnat du monde de l'oeuf mayonnaise,
et il y a Noël.
Mais il y en a une qui ne sert à rien.
Je vous laisse deviner laquelle.
Quand on aime ça, on peut en manger combien ?
Moi, je ne me suis pas donnée limite.
Il n'y a pas de limite.
C'est deux limites.
Je crois qu'il n'y a pas d'alcooltest pour un oeuf mayonnaise.
Ne vous y trompez pas.
Derrière cette ambiance bon enfant se cache un concours.
On ne peut plus sérieux.
Le sixième championnat du monde de l'oeuf mayonnaise.
On commence par le début, monsieur.
600 gourmands se sont donné rendez-vous pour rendre hommage à ce véritable totem de la gastronomie française.
C'est un plat iconique des bistrots.
C'est vraiment un plat qui n'est pas cher.
Tout le monde prend un oeuf mayo.
Tu prends ton pain, tu sauces.
C'est génial.
C'est hyper sympa.
L'oeuf mayo, ça fait partie de la tradition française.
C'est magique.
Le chef triplement étoilé Frédéric Canton.
Le chroniqueur culinaire François-Régis Gaudry.
Un jury d'exception pour juger 13 candidats et élire le meilleur oeuf mayonnaise.
Je rêve d'avoir un oeuf dur entier de la mayonnaise.
Je mets dans le bol et je mange comme ça.
C'est peut-être le meilleur oeuf du monde.
Alors, à vos oeufs.
C'est parti.
Alors là, on est en train d'écaler les oeufs.
Ecaler des oeufs, ça veut dire enlever leurs coquilles après cuisson.
Une cuisson parfaite de 8 minutes 40.
Et la mayonnaise, il faut que ça fasse un câlin.
Une mayonnaise, il faut que ça vienne te prendre dans les bras.
Il faut que ce soit joli.
Il ne faut pas que ce soit agressif.
À mon sens.
C'est moi comme ça que je le vois en tout cas.
Nicolas, restaurateur de 49 ans, participe au championnat avec son fils Lucas, 26 ans.
Pour la première fois.
Et attention, ils ne sont pas venus pour blaguer.
On va demander à Lucas si c'est pas final premier.
L'idée, c'est de finir combien ?
Premier.
On travaille ensemble depuis...
Lucas a toujours baigné un peu dedans.
Et puis après, il est cuisinier de métier.
Il a voyagé.
Il est parti à Londres.
Il est parti en Argentine.
Et quand il est revenu, il m'a dit.
Papa, je voudrais bien travailler avec toi.
Un père-fils, ce n'est pas toujours super simple.
Mais dans l'ensemble, c'est génial.
Entre ces 13 candidats professionnels et amateurs,
cette guerre des oeufs dure toute la journée.
Nous avons même croisé Amandine Chéniot,
une habituée de météo à la carte.
Le concours aujourd'hui de l'œuf mayo,
c'est une occasion de rigoler, d'être entre amis,
de ne pas trop se prendre au sérieux.
Faire les choses sérieusement, mais sans se prendre au sérieux.
J'ai appris à monter le mayonnaise.
Je pense que je devais à peine tenir debout.
Et j'étais montée sur une caisse comme ça
pour touiller la mayonnaise avec une fourchette.
L'œuf mayonnaise, on a tous goûté au moins une fois.
Un plat à la croisée des chemins
entre l'œuf plutôt populaire
qui rencontre la mayonnaise des rois.
Très probablement inventé sous Richelieu
quelques années avant l'avènement de Louis XIV.
C'est un pilier de la cuisine populaire
depuis le début du XXe siècle
qui a les honneurs des gastronomes.
C'est un peu un symbole de notre culture de bistrot
qu'on aime se faire sur un coin de comptoir.
Quand un étranger rentre dans un bistrot traditionnel à Paris,
il voit le porte-œuf qu'il y a sur le comptoir.
En général, il aime cette tradition typiquement française
qui consiste à écaler l'œuf dur
et à ensuite trempouiller son œuf dans la mayonnaise
avant de le croquer.
Ça, c'est vraiment un geste typiquement français,
typiquement parisien, qui est très connu à l'étranger.
Tradition oubliée dans les années 80,
l'œuf mayo est revenu en force grâce à la Somme,
l'association de sauvegarde de l'œuf mayonnaise,
à l'initiative du championnat
qui milite également pour l'inscription de ce plat
au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.
On a pour vertu et comme humble ambition
de faire plaisir, de revigorer un joli plat
et de donner du bonheur à des gens
qui vont mettre ça dans leur bouche
et qui vont dire
qu'est-ce que c'est bon un œuf mayo.
On n'a pas d'autre ambition.
De retour avec Nicolas et son fils,
c'est bientôt l'heure d'envoyer les assiettes devant le jury.
Mais attention, la mayonnaise
ne doit pas être dressée trop en avance.
La météo, la température, c'est super important.
Mais pas trop sur l'œuf, l'œuf par lui-même.
En revanche, sur une mayonnaise,
quand il fait super chaud,
elle se désolidarise,
c'est compliqué.
Pour l'œuf mayo, ce qu'on va faire en premier,
c'est mettre la mayo.
Ensuite, on va venir aligner les œufs en quatre.
Une au-dessus et trois sur les côtés.
On va mettre les courges.
Comme ça, on a un petit peu de croquant.
Et pour finir, les oignons frits.
Ça donne un petit peu de pep,
ça donne un petit peu d'oignon.
C'est toujours sympa.
C'est parti, on envoie les assiettes.
On a une super pression quand même.
Je ne vais pas vous mentir.
J'espère que ça va leur plaire.
On croise les doigts.
Allez, ciao, merci les assiettes.
Les 13 candidats vont être soumis
au verdict d'un jury présidé par le chef
triplement étoilé, Frédéric Anton.
Rien que ça.
Dans la cuisine, pour moi,
il y a des choses qui sont simples.
Un bon produit, une bonne cuisson,
un bon assaisonnement.
Tout le reste qui est là,
c'est de la poudre de perlimpinpin.
Moi, ça m'évoque très précisément
un souvenir chez Mamita,
ma grand-mère de Bastia.
On dit toujours,
le meilleur œuf mayonnaise,
celui de ma grand-mère.
On n'est pas toujours très objectifs.
Mais vous savez, quand on grandit,
on est souvent prisonniers
de ces souvenirs gourmands en fait.
Donc moi, je recherche toujours quelque part
l'œuf mayonnaise de ma grand-mère.
On commence à être un peu calés
au bout de cet œuf, non ?
Non, non, on se prépare.
On est des vrais sportifs.
On est des professionnels.
Et après de longues minutes de délibération,
Maëlle, 25 ans, venue d'Orléans,
remporte le titre de championne du monde.
Elle avait eu l'audace
de combiner l'œuf mayo
avec un autre incontournable
de la cuisine de bistrot,
le céleri remoulade.
C'est un challenge,
et puis ça s'est concrétisé.
C'est plutôt une bonne chose.
Ouais, ouais, ouais.
C'est une super soirée.
C'est une super ambiance.
C'est vraiment hyper convivial.
C'est très, très cool comme soirée.
Vive l'œuf mayo !
Vive la Somme !
C'est super.
On reviendra dans deux, trois ans,
c'est sûr et certain.
Et on gagnera cette fois-ci.
Et comme on dit ici,
le temps passe, les œufs durent.
Rendez-vous l'année prochaine
pour cette grande fête de l'œuf
et de la bonne humeur.
