13 Vues de vidéo·11 déc. 2024
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Que va devenir la Syrie post-Bachar Al Assad ? Après la chute du leader Syrien, chassé par une offensive spectaculaire des rebelles islamistes, une myriade de questions émergent sur la suite des évènements, le profil du nouvel homme fort de Damas et également sur les enjeux internationaux, le rôle et les intérêts des uns et des autres. On en parle évidemment en détails dans cette émission. En seconde partie, retour sur l’actualité Française où le choix du Premier ministre crée des émules à la fois des partis, notamment ceux de Gauche où le spectre de la division est de retour, mais aussi interroge sur la cohérence des programmes politiques. Alors qu’Emmanuel Macron a réuni ce mardi 10 décembre les chefs de partis et présidents des groupes parlementaires de la plupart des forces politiques du pays, à l’exception du Rassemblement national et de la France insoumise, la perspective de voir un profil véritablement rassembleur à Matignon s’éloigne à mesure qu’un nouvel arc de crise politique se dessine. On en parle avec Beligh Nabil. Beligh Nabli est professeur des universités en droit public et co-fondateur de Chronik, un collectif engagé dans le débat public.
Une fois par semaine, il nous parle de politique nationale et internationale avec un fil rouge : le droit. Le droit public, le droit international. Sert-il encore de boussole dans notre monde tourmenté ? Chaque semaine dans cette émission, nous avons droit à l’éclairage de Beligh Nabli.
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bonsoir à toutes et à tous et bienvenue
pour la seconde partie de toujours
debout et ce nouveau numéro de la
chronique de belllire votre programme
hebdomadaire consacré au regard affuté
de birnabli sur l'actualité birnaabi est
professeur des universités en droit
public et cofondateur de chronique un
collectif engagé dans le débat public
une fois par semaine il nous parle de
politique nationale et internationale
avec un fil rouge le droit le droit
public le droit international sert-il
encore de boussolle dans notre monde
tourmenté chaque semaine dans cette
émission vous aurez donc droit à
l'éclairage de Bir
[Musique]
naabi et au sommaire de cette émission
que va devenir la Syrie poste Bachar
al-Assad après la chute du leader syrien
chassé par une offensive spectaculaire
des rebelles islamistes une myiade une
myriade de questions émergent sur la
suite des événements le profil du
nouveau du nouvel homme fort de Damas et
également les enjeux internationaux
le rôle et les intérêts des uns et des
autres on en parle évidemment en détail
dans cette émission en seconde partie
retour sur l'actualité française où le
choix du Premier ministre crée des
émules à la fois dans les partis
notamment ceux de la gauche où le
spectre de la division est de retour
mais aussi interroge sur la cohérence
des programmes politiques alors
qu'Emmanuel Macron a réuni ce mardi le
ce mardi 10 décembre les chefs de partis
et présidents de groupes parlementaires
de la plupart des forces politiques du P
pays à l'exception du rassemblement
national de la France insoumis la
perspective donc de voir un profil
véritablement rassembleur à matinon
s'éloigne à mesure qu'un nouvel arc de
crise politique se dessine on en parle
tout de suite avec bire salut ber salut
alors commençons donc par la la Syrie
n'aura fallu que de semaines d'une
offensive fulgurante des rebelles
islamistes et de leur coalition pour
déposer le régime syrien de Bachar
al-Assad une attaque qui a été préparé
depuis plusieurs mois par le groupe
islamiste Ayad tarir alsham HTS qu'on
entend souvent ces derniers jours dans
les médias une attaque qui a reçu
l'appui de la Turquie en quelques jours
la reprise en main des des principales
villes syriennes et la la chute
inattendue du du régime de de Bachar
al-Assad inattendu je le dis mais
inattendu pour toi
également en fait on était confronté à
une forme de contraste et voir de
paradoxe d'un côté tu as tu as un régime
qui qui a réussi à perdurer sur
pratiquement un demi-siècle la dynastie
alAssad une dynastie qui a finalement
dévoyer le projet initial du panarabisme
parce que faut rappeler que le la
dynastie alAssad finalement procède de
ce qu'on appelle le bahacisme qui qui un
mouvement politique nationaliste
arabe plutôt laïque et plutôt
nationaliste mais au sens initial de
panarabiste donc c'est un nationalisme
arabe transnational et qui
progressivement s'est transformé en
nationalisme local strictement
sirossyrien et surtout qui s'est
transformé en en piège idéologique et et
et politique pour le peuple syrien
lui-même puisque cette dynastie
finalement à c'est traduite par une
dictature une dictature sanguinaire en
en reconnaissant ni la souveraineté du
peuple syrien ni ses droits et libertés
individuelles et en ce sens voilà cette
dynastie n'est et sa chute doit doivent
être plutôt la chute de cette dynastie
doit être
saluer parce que finalement elle ouvre
des perspectives qui ne sont pas
assurées pour le peuple syrien on ne
sait pas exactement ce qui attend le
peuple syrien mais au moins il y a cette
cette donnée là qui est supprimée ce qui
était une donné synonyme de d'impass
sanguinaire et et liberticide pour le
peuple Sy et je pense que il faut déjà
saluer cet élément-là alors tu parlais
de surprise pourquoi parce que d'un côté
on a eu comme je l'ai rappelé donc une
une longévité du régime et puis l'échec
du soulèvement Pacifique initialement du
peuple syrien en 2011 échec eu égard en
fait de la réaction eu égard la réaction
du régime de Bachar al-Assad à
l'époque réaction qui a consisté non pas
à tenter un quelconque dialogue avec euh
les les les premiers rebelles syriens
qui étaient en fait des manifestants
tout simplement mais une une réaction
bah à l'image du régime c'est-à-dire
autoritaire euh répressif et donc donc
ça a donné lieu à une guerre civile
sanglante euh extrêmement tragique en
fait parce que les slogans euh du peuple
syrien à l'époque était pour le moins
légitime hein plus de liberté et
recouvrir sa sa dignité c'est-à-dire sa
souveraineté face à à des un clan qui a
capté le pouvoir qui a capté les
richesses on l' vu d'ailleurs quand les
rebelles sont rentrés dans le le le
palais l'entre de Bachar al-Assad le
luxe la flamboyance des lieux donnait
quand même un petit peu une illustration
de du faste dans lequel vivait Bachar
al-Assad oui en faste et surtout une
capacité à se couper de son peuple donc
vraiment la caricature du de du
dictateur qui vit pratiquement en
autarsie en dehors de du réel celui de
de son peuple et donc il y a une une un
soulèvement légitime pour le moins qui a
été écrasé qui a donné une guerre civile
tragique euh dont on pensait qu'elle
avait abouti à un échec définitif et
c'est en cela qu' a une surprise en
voyant finalement ce retournement de
situation accéléré alors non pas non pas
fr était figé depuis quelques années
exactement non pas que non pas que le
régime syrien avait réussi à reconquérir
l'ensemble du territoire national
puisqueen fait celui-ci était
éclaté au nord sud à
l'ouest entre différents
finalement différents groupes qui se
sont finalement imposés sur différentes
portions du territoire ce qui
affaiblissait l'unité du pays et l'idée
même d'un état syrien
donc la fragilisation de la Syrie comme
État souverain c'était déjà une
donnée présente prignante de de ce
qu'est la Syrie
aujourd'hui la perspective enfin la
chute du régime syrien pose comme
question la la faculté des différents
différents groupements qui se sont
opposés à lui à pouvoir constituer un
Pact en vue de renouer avec l'unité et
la souveraineté du pays c'est c'est
vraiment l'un des enjeux purement
internes on va voir si finalement ces
rebelles sont plus nationalistes
qu'islamistes ou si au contraire ils
vont faire prévaloir leur part
d'islamisme
sur ce qu'il revendique comme étant un
nationalisme syrien aussi donc on va à
mon avis les prochaines semaines devrait
nous apporter quelques éléments de
réponse mais rien n'est encore joué de
ce point de vue-là euh et en même temps
faut bien reconnaître que cette
souveraineté et donc l'existence même de
la Syrie en tant qu'État en tant que
pays uni et c'est une question qui se
pose légitimement tant du point de vue
de la fragmentation interne mais aussi
eu égard au jeux de puissance au jeu de
puissance qui s'exerce sur le territoire
syrien puisque comme tu l'as rappelé la
Turquie d'Erdogan a joué un rôle décisif
dans le soutien de cette offensive des
rebelles qui a été je rappelle fulgurant
villes sont tombé des villes comme Alep
qui Alep qui est le le la deuxème ville
la plus importante du pays le pouon
économique de de la Syrie tombé en
quelques jours comme ça on se doute bien
que ce ce là ne pas n'a pas été fait
sans appui extérieur notamment la turqu
mais c'est pratiquement assumé du côté
d'Erdogan donc un soutien d'une
puissance extérieure donc a priori on
est dans
l'ingérence une présence une présence
militaire à la fois américaine
et russe euh américaine au nom de la
lutte contre le djihadisme quel que soit
le l'entité visé hein alqïda ou ses
réminiscen euh
et russe mais alors là au nom d'un
autre titre de légitimité si j'ose dire
puisque les Russes sont présents en
Syrie ou étaient présents en Syrie au
nom du soutien et de l'alliance
stratégique avec le régime de Bachar
al-Assad d'où la question de savoir
quelle sera la avenir de cette relation
sachant que la base navale de Tartous la
base militaire navale de Tartous et le
principal ancrage de la Russie sur la
côte méditerranéenne et que déjà que la
chuute de Bachar al-Assad constitue en
soit une une défaite
politico-dipomatique pour les Russes
alors si en plus la Russie de Vladimir
Poutine n'arrive pas à trouver un
terrain d'entente pour rester d'une
manière ou d'une autre et pouvoir entre
explo continuer à exploit é leur base
navale à Tartous là ça sera carrément
une une défaite stratégique extrêmement
importante et historique parmi les
Alliés on peut citer aussi l'Iran le
hzbollah qui était quand même plutôt
proche du du du régime de Damas mais
pourquoi autant d'alliés n'ont pas
permis est-ce que c'est en fait à
l'image de la fragilisation de 16 alliés
particulier chacun dans dans sa
situation la Russie dans sa
situation dans la guerre avec l'Ukraine
et également le hzbollah au Liban les
difficultés avec les bombardements
israéliens l'Iran aussi qui doit faire
face à la montée des tensions c'est
l'illustration un peu ce qui s'est passé
en Syrie de fragilisation beaucoup plus
grande alors non seulement les Russes ne
sont n'ont pas voulu ou pu faire face à
l'offensive mais les alliés régionaux du
régime de Bachar al-Assad c'est-à-dire
l'Iran et plus directement son proxy
préféré à savoir le Hezbollah é qui a
renvoyé des soldats entre guillemets sur
le territoire syrien pour essayer de
sauver le régime et bien n'ont pas pu
faire face non plus à cette offensive et
il faut bien acter à travers donc la
chute du régime c'est une défaite c'est
une défaite à ce ce label qu'on appelle
l'axe de résistance en tout cas il
s'autoproclame comme tel cet acte cet
axe cet arc de la résistance incarné par
l'Iran et ses alliés régionaux
infraétatiques euh ou étatiqu à travers
la Syrie donc effectivement on assiste à
une reconfiguration
régionale avec une résonance mondiale eu
égard à la signification de la chute du
régime de Bachar etassad pour une
puissance mondiale comme la Russie on
verra bien ce que ça signifie mais a
priori ça signifie au moins que les
Russes se concentrre se concentrre sur
leur front principal à savoir l'Ukraine
d' d'ailleurs il suffit de rappeler
qu'ils ont fait appel à la Corée du Nord
et a des soldats nord-coréens pour les
soutenir donc il y a en dépit de leur
rapport de force d'un rapport de force
plutôt favorable aux Russes sur le front
ukrainien il n'empêche la Russie n'est
pas à l'aise elle est pas elle est pas
dans un rapport de force écrasant et
elle a besoin de se concentrer de
concentrer son effort de guerre sur le
front ukrainien ce qui expliquerait en
parti finalement cette incapacité à à
venir en aide de manière décisive auprès
du du régime alAssad alors l'AND de choc
a eu des effets bien au-delà de de la du
Moyen-Orient on a eu vu de nombreuses
réactions notamment en Europe on a eu
une certaine vague de satisfaitite je
trouve qui avait du mal à nuancer la
réalité de la situation en France
notamment voilà ce qu' a écrit Emmanuel
Macron on va le voir à l'écran sur son
compte x l'état de Barbarie est tombé
enfin je rends hommage au au peuple
syrien à son courage à sa patience dans
ce moment d'incertitude je forme pour
lui des vœux de paix de liberté et
d'unité la France restera engagé dans la
sécurité de tous au Moyen Orient voilà
un poste qui l'a décliné en arabe et en
anglais euh on a eu aussi une réaction
globalement réjouie du chef de la
diplomatie française Jean-Noël Barau que
je vous propose d'écouter mais est-ce
que c'est une bonne
nouvelle une mauvaise nouvelle pour la
paix dans la région notamment la paix
est à con uire c'est une bonne nouvelle
pour la liberté c'est une bonne nouvelle
pour le peuple syrien qui doit désormais
prendre son destin en main et c'est
pourquoi nous voulons soutenir une
transition politique qui soit inclusive
qui permette à toutes les minorités
d'être représenter qui soi respectueuse
des droits de l'homme des droits de la
femme et qui permettent à la Syrie de
s'engager sur le chemin d'une paix juste
et d'une paix durable il y a de
l'optimisme de la part de l'exécutif
français le le la personnalité du
successeur de Bachar alAssad n'a pas
l'air de forcément déclencher énormément
d'inquiétude
oui parce que même parmi vos ennemis
vous hiérarchisez C dernier et
effectivement Bachar el-Assad du égard
au bilan macabre de l'exercice de son
pouvoir est incarne aujourd'hui
finalement le premier des ennemis du
peuple syrien et donc sa chute et ne
peut-être entendu que comme une bonne
nouvelle pour le peuple syrien mais en
même temps cette intervention elle est
cruelle enfin la position française
aujourd'hui est cruelle parce
que dans sa dans la foulée le le
ministre des Affaires étrangères
monsieur Barot a tweeté le fait que
finalement Bachar alhassad devait rendre
des comptes et donc effectivement qu'il
devait répondre de ses actes
g finalement des massacres de masse dont
est l'origine son son régime et regard
du droit international sauf que
précisément cette prise de position très
claire et très cohérente au regard de du
droit international contr un autre
contexte régionalast contraste de
manière radicale avec nos tergiversation
et finalement cette position française à
l'endroit de Benjamin netanahou en parti
particulier qui euh suivant le la
position française exprimée dernièrement
par le kedarc devait bénéficier d'une
immunité en sa qualité de chef d'État ce
qui est complètement infondé du point de
vue du au moins d'une décision de la
Cour pénale internationale qui avait
bien rappelé que cette immunité
traditionnelle reconnue au chefs d'État
ne valait plus précisément pour les
États-membres de la CPI et qu'il devait
se soumettre en tant que tel comprise
donc à leurs obligations notamment dès
lors qu'un mandat d'arrêt était émis à
l'endroit d'un ou à l'encontre d'un chef
d'État ou de gouvernement à l'espèce et
donc on a là en quelques jours
finalement vous voyez
euh le prix de la contradiction et
finalement ce déficit de crédibilité
dans nos positions si on s si on prend
en compte que la position exprimée à
l'endroit enfin à la suite de la chute
de de Bachar al-Assad on ne peut que se
réjouir il a de la cohérence par rapport
à au soutien et à la solidarité à
l'endroit des peuples et à l'endroit
également de l'application du droit
international sauf que contraste quand
même avec les tergiversations qu'on a a
quelques jour problème c'est quand
quelques jours après ou quelques
semaines avant vous dites pratiquement
le contraire de fait bien on ne sait
plus véritablement ce qui vous guideent
quel est l'esprit qui anime votre
politique étrangère et quels sont quel
est votre cohér et inf c'est votre
crédibilité qui est engagée vous n'en
avez plus ou plus assez et vous devenez
inaudible et conséquence Benyamin
netanahou se sent pousser des ailes
puisqu'il a déclaré hier que le Golan
annexé appartient à Israël pour
l'éternité a-t-il dit alors le Golan
c'est ce plateau montagneux syrien
conquis par Israël en 1967 et et qu'il a
annexé Israël qui l'a annexé en 81
l'armée israélienne a d'ailleurs mené
plus de 300 frappes
en Syrie ces derniers jours
euh Israël aujourd'hui en fait se sent
renforcé par par le scénario par tout ce
qui se passe et va poursuivre en fait
son son hégémonie régionale les
déclarations et les actions israéliennes
sont sont cohérentes pour le coup il y a
d'un côté toujours ces ces
référents biblique religieuse
messianique pour l'éternité le Golen
reviendrait à Israël et en même temps et
en même temps euh une violation
manifeste assumée du droit international
puisque le Galan est un territoire
occupé et reconnu comme tel par le droit
international et Israël n'a pas à
l'annexer ce n'est c'est un l'annexion
est illégal et illégitime et devrait euh
faire l'objet d'un euh d'une restitution
au syriens donc on assiste exactement au
contraire puisque le la dernière action
en date ne fait
qu'étendre cette C annexion et donc on a
effectivement cette dynamique
expansioniste tout
simplement d'Israël est assumé comme tel
et et ce qui est intéressant c'est que
en même
temps il y a ce bombardement plus de 250
bombardements en pratiquement une nuit
sur le territoire syrien en violation
manifeste encore avec la souveraineté
syrienne he le respect de la
souveraineté me permet de le rappeler
c'est c'est évident mais au regard de ce
qui se passe au MoyenOrient on
l'oublie le respect de la souveraineté
c'est le premier principe du droit
international on ne viole pas le
territoire l'intégrité
territoriale des États et ça a été un
cheval de bataille inconditionnel quand
il s'agissait c'est toujours le cas avec
l'Ukraine mais au Moyen Orient la
souveraineté c'est ça a l'air d'être une
espèce de de chasse gardée de d'Israël
Israël décide de d'où où il est
souverain oui la sacralit la seule
sacralité de la souveraineté n'est
reconnue finalement qu'à l'
qu'àégard d'Israël et de ses alliés àid
je dirais mais ce qui est remarquable
c'est que le fait que les Israéliens
puissent bombarder dès lors que qu'ils
considèrent que leur intérêt stratégique
le justifie leur sécurité le justifie
soit Beyrouth enfin soit le Liban pardon
soit la Syrie et bien tout cela irait de
soi
il y a pratiquement plus de réaction
diplomatique tout cela irait de soi et
il faut identifier ce titre de
légitimité pourquoi ça bat de soi au
regard des chancelleries occidentales
c'est parce qu'on il y a une
reconnaissance d'une fonction d'Israël
dans cette région c'est la fonction de
gendarme finalement du bloc occidental à
travers la puissance israélienne c'est
ainsi qu'il faut lire finalement cette
ce soutien de facto au comportement
israélien en dépit de la viol
systématique qu'elle charie en matière
de droit international j'aimerais quand
même qu'on revienne une seconde sur le
le la personnalité d'Abou Mohamed
aljolani qui est ce chef islamiste de la
coalition rebelle euh je le redis mais
il a il n'a pas l'air de susciter une si
grande inquiétude que ça de la part de
de des opinions international on lit et
on entend qu'il se veut modéré et qui
jure avoir rompu avec l'idéologie du DI
international est-ce qu'il n'y a pas une
forme de naïveté de la part de
l'Occident à son propos h une naïveté
oui si on devait s'en remettre
totalement à sa parole à ses ses
discours l'importance ça sera
naturellement ce seront ces actes et
c'est sur ces actes qu'on pourra le
juger tant à l'égard de la population
syrienne d'abord et avant tout je dirais
et puis à l'égard de ces véléités
djihadistes donc transnational et c'est
ainsi qu'on doit comprendre en fait le
aussi le le regard relativement euh
ouvert je dirais à à son endroit c'est
que du point de vue
occidental l'essentiel c'est la sécurité
la la sécurité dès lors que il il n'a
pas il ne met pas en avant dans sa
représentation du monde une véléité
djihadiste donc transnationale qui
pourrait viser concrètement la sécurité
de l'Europe de la France en particulier
et bien naturellement il il va il va
représenter il va représenter une menace
moindre c'est ça le le premier élément
un peu comme les talibans finalement
exactement il une forme de cynisme tant
que tant qu'il ne vise pas la sécurité
notre sécurité et bien il sera il il
aura le droit à une à un traitement
particulier qui et voir peut-être même
voir en lui un interlocuteur viable hein
dès lors qu'il reconnaît et pourtant et
pourtant juste pour compléter je je suis
tombé sur un ancien tweet
de de l'ambassade américaine en
Syrie qui date de 2017 où il est
présenté comme personnage dangereux on
va le voir à l'antenne où il y a une
prime même qui est mise sur sa tête
enfin il y a un changement de de BR
perception un changement de perception
mais parce que lui aussi a fait a mis en
place une stratégie de communication qui
s'avère efficace il change d'apparence
et d'identité politique en mettant en
avant précisément si on s'en tient à ces
discours publics une forme de de de
sagesse entre guillemets eu égard à
l'expérience qu'il a emmagasiné durant
toutes ces années de guerre civiles et
le fait que précisément du fait de son
expérience il a bien vu il aurait bien
perçu finalement le
caractère l'impasse à laquelle devait
mener le djihad entendu comme ou mené
comme le
alqïa et donc d'une certaine manière oui
il y a il y a cette parole un peu pour
apaiser et modérer relativiser nuancer
son image euh et donc il faut bien
reconnaître que ça a plutôt été efficace
puisque finalement effectivement les
discours sur ce sur sa personne ne sont
pas
inscendiaère euh et et ça explique et ça
s'explique aussi faut faut le préciser
encore une fois tout est relatif ça
s'explique aussi parce que il vient à la
suite de Bachar al-Assad si il avait
fait chuter un un président Sirien
démocratiquement élu on peut imaginer
que là pour le coup toute sa stratégie
de communication n'aurait pas suffi à
relativiser ce ce qu'il ce qu'il est là
non il y a une forme de à court terme il
y a une forme de pas de blancin mais en
tous les cas de de d'attente quand à ce
qu'il va réaliser parce que il vient à
la suite d'une personnalité qui pour le
coup n'a rien pour elle pour être
défendu la classe politique française un
peu jeûé au au aux entournures par par
cette chute de Bachar al-hassad don sait
qu'il y a souvent il y a parfois eu des
compromissions ou des des personnes qui
défendaient sur le bout des lèvres euh
Bachar alAssad peut-être par entier
impérialisme ou par conviction euh il y
a une gêne qui émerge
oui c'est c'est clair et là faut faut
également le souligner euh alors pas
pour les mêmes raisons si on prend les
deux principaux pôles politiques ou
protagonistes euh qui sont visés
actuellement pour leurs incointances
passées avec Bachar elAssad à savoir
grosso modo le pôle RN et de l'autre le
pôle LFI euh les ambiguïtés sont pas de
même nature du côté du RN cétait une
proximité idéologique fondamentalement c
une proximité idéologique euh d'extrême
droite il y avait un logiciel
idéologique commun euh et avec en plus
un une toile de fond euh que l'on
connaît bien qui pourrait se résumer à
cette idée suivant laquelle finalement
ces dictateurs arabes seraient euh les
défenseurs et les ultimes défenseurs des
chrétiens d'Orient hein et là on on
comprend mieux aussi d'autres incointan
hein à droite pas forcément à l'extrême
droite euh Bachar el-Assad et son régime
était également relativement bien perçu
à droite au moins jusqu'à la guerre
civile et à son écrasement et je renvoie
ici notamment au fait qu'il a été euh
reçu à la fois par le président Chirak
et par le président Sarkozi ça on oublie
également euh donc voilà il y a il y a
une une un logiciel idéologique qui
explique la proximité entre une certaine
droite française et et et la dynastie
alAssad et puis il y a de l'autre alors
ça n ce n'est l'autre vous avez Jean-Luc
Mélenchon pour ne pas le citer qui lui a
exprimé des des des positions pour le
moins ambigu on va dire mais qui
s'explique autrement c'était pas par
Proxim proximité idéologique c'était
plutôt je trouve
par voilà par une lecture par une
lecture
campiste dès lors que alAssad
n'appartenait pas au au bloc
occidental il faut enfin il a plutôt une
forme de
légitimité qu'il faut soutenir comme
force de
balancement face à l'hégémonie Amérique
ain au
Moyen-Orient ça peut s'entendre si on a
seulement à l'esprit une volonté
d'équilibre des puissances dans le monde
en général et dans chacune des régions
du monde en particulier mais ça ne peut
pas être la seule gris de lecture
lorsqu'on s'intéresse aux relations
internationales surtout lorsque on est
animé notamment par la valeur que
représente la solidarité avec les
peuples la solidarité avec le peuple
palestinien euh
très beau euh lapsus avec le peuple
syrien les Palestiniens ay on été euh
réprimé par le régime elAssad euh et
bien à partir du moment où on a comme
boussole axiologique euh la solidarité
avec les peuples et bien dès lors qu'un
dirigeant opprime son peuple on ne peut
pas s'aligner derrière lui ou jouer la
carte de l'ambiguïé ou d'une forme de
pragmatisme consistant à considérer que
c'est un moindre mal euh c'est une c'est
un c'est un pragmatisme qui fleur bon le
cynisme dernier point rapide euh les
comparaisons entre Bachar al-Assad sa
chute et celle de Mamar Kaddafi on a vu
qui qui enululit là sur sur Internet ou
ailleurs euh est-ce est-ce tenable
est-ce euh comparable aujourd'hui est-ce
qu'on peut s'inquiéter de la même façon
on a vu quand même que après la la chute
de mohamar F euh la sy la Libye pardon
avait sombré quand même dans un chaos à
la fois politique
sécuritaire est-ce que la Syrie peut se
retrouver dans la même situation
aujourd'hui avec une différence notable
c'est que la Syrie était déjà enfin
avant la chute officielle du régime le
territoire syrien était fragmenté et
l'autorité centrale n'avait plus de
contrôle ni sur sa population nationale
ni sur son territoire national donc de
ce point de vue-là c'est pas tout à fait
une nouveauté la chute de Bachar
al-Assad ne crée pas un chaos le chaos
existait déjà du fait
finalement de la guerre qu'il a mené
contre son propre peuple et la
mobilisation de différentes
forces contre lui ces différentes forces
sétant ancré territ territorialement et
C cet
ancrage s'est accompagné d'une division
d'une fragmentation territoriale de la
Syrie donc encore une fois c'est ça
l'enjeu peut-être aussi aujourd'hui
c'est de savoir si les Syriens les
Syriens vont réussir à renouer avec leur
unité nationale c'est peut-être ce qu'on
peut espérer d'abord et avant tout et
puis pourquoi
pas que ce processus de réunification
réelle ça enfin soit animé par une
logique
démocratique c'est peut-être aussi ça le
le sens de l'histoire le sens de ce qui
s'est passé récemment et qui permettrait
de mettre de d'inscrire la chute de
Bachar el-Assad dans la continuité du
soulèvement de
[Musique]
2011 passons à l'actualité française et
la désignation donc du futur Premier
ministre qui n'en finit plus de créer du
rémum ménage dans les rangs des
différents blocs politique euh bire je
ne sais pas toi mais j'ai l'impression
que la tambouille politique est en train
de de de dééclipser ou de prendre le pas
sur les
programmes franchement on a beau
s'intéresser à la vie politique et
institutionnel là on voit bien qu'on est
face à une vraie
comédie
politique avec une part de jeu DUP non
négligeable avec ce risque qui est celui
de la critique de la de la distanciation
nos concitoyens vis-à-vis de justement
de cet échiquier politique parce qu'on a
l'impression que tout cela relève de
calcul d'intérêt partisans très très
très loin des considérations
quotidiennes de nos concitoyens et même
de leur conviction profonde et que par
conséquent il y a là un fossé qui qui ne
peut nourrir que ce qu'on appelle la
défiance la défiance et donc inf la la
crise démocratique donc faut faire très
attention avec ce cette séquence qui
s'inscrit en réalité dans la continué
des précédentes et c'est-à-dire dans la
continuité de ce qui de ce à quoi on
assiste depuis la dissolution à savoir
un président qui pense être à la fois le
maître des horloges et le maître du jeu
politique mais qui en réalité contrôle
de moins en moins ce jeu politique et
qui veut en même temps essayer de donner
l'impression qu'il a une prise sur sur
ce jeu
politique coûte que coûte et pour être
tout à fait significatif de de de cette
illusion et c'est il n'est même pas chef
de son propre mouvement politique on
voit bien l'émancipation des macronistes
vis-à-vis de l'Élysée euh l'émancipation
de Gabriel hatal qui vient d'être élu à
la tête du du des des macronistes je je
ne connais même plus leur nom officiel
ce n'est plus en marche ensembleemble
pour la République c'est ça pr tout un
programme mais derrière ensemble pour la
République on voit bien que c'est chacun
pour soi euh pour la République n'étant
n'étant qu'une une tentative de
légitimer finalement vraiment des
calculs strictement individuel puisque
finalement si on n'a pas à l'esprit
l'élection présidentielle comme prisme
d'analyse de toutes les décisions et
tactiques politiques actuelles on ne
comprend pas les positionnements des uns
et des autres à droite comme à gauche à
droite on ne voit pas ce qui les
distingue euh j'inclus droite extrême
droite ce qui les distingue
fondamentalement sur le plan idéologique
et programmatique sauf sur quelques
points notamment la question des
finances publiques qui divise ou qui
oppose euh le RN et LR mais pour le
reste franchement la convergence est une
convergence de fond et une dynamique
historique de convergence de ces droites
et et et malgré cela il y a une volonté
de ne pas s'unir parce que précisément
si
a accepter finalement cet état de fait
c'estd finalement une unité
idéologique le rapport de force leur est
tellement défavorable que il devrait
s'aligner derrière le RN et ses leaders
Marine Le Pen et Jordan Bardella et
finit des des
véités élyséennes de voquier Coopé et
autresuellement donc voilà il y a des
beaucoup de postures qui ne peuvent se
se comprendre que qu'à l'ône des de des
ambitions personnelles des uns et des
autres et à gauche à gauche faut bien
reconnaître également que le spectacle
offert même si les logiques les
stratégies peuvent recouvrir une part de
légitimité pour les uns et les autres en
vérité le spectacle que renvoie C ces
divisions et ces
stratégie individuelle tant à l'échelle
des partis qu'à l'échelle des personnes
on va y revenir si ne peuvent qu'être
rejetés par les électeurs de gauch
électeurs évidemment on va y revenir je
voulais juste qu'on
écoute quelqu'un qui fait partie
d'ensemble pour la publ et qui illustre
pas son propos le fait évidemment tu le
disais que finalement le le le la pensée
politique des des un et des autres est
un peu mise de côté pour valoriser les
stratégies personnelles c'est Aurore
berger qui était hier sur le plateau de
Public Sénat il faut aller vite pour
rassurer les Français parce que je crois
que ce qui les inquiète c'est pas tant
quel premier ministre mais c'est d'avoir
un premier ministre et se dire ok la vie
politique institutionnelle elle continue
rassurer les chefs d'entrepris les
artisans les commerçants les
agriculteurs qui sont très inquiets par
la déstabilisation économique aussi que
la motion de censure engendre le choix
du Premier ministre quand même est
important bien sûr au-delà de la
question du non mais disons que c'est
pas ça qui tracasse au quotidien les
français si on est honnête alors c'est
qui préoccupe les Français c'est d'avoir
un premier ministre peu importe d'où il
vient peu importe son programme il faut
mettre quelqu'un à
matigan non mais hor berger on sait pas
par quoi commencer mais bon là on a une
illustration de la vacuité de ce qui est
censé être sa pensée h bien sûr que
c'est pas le problème du nom s'il n'y a
pas une feuille de route programmatique
ça ne sert à rien de mettre une
personnalité qui n'incarnerait
qu'elle-même euh parce que même d'un
point de vue strictement politique et
institutionnel cette personne ce premier
ministre tomberait sans assise
programmatique qui serait soutenu par
euh à minima une majorité temporaire à
l'Assemblée nationale donc ce qu'elle
dit vraiment n'importe quoi euh et elle
essaie de le légitimer par ce qu'elle
perçoit chez les Français donc les
Français attendrai vraiment juste le nom
d'un Premier ministre bon tout cela
m'échappe à titre personnel laissonsla
finalement avec sa grille de lecture
euh moi je pense au contraire
qu'effectivement làù pourquoi on est
dans une impasse non pas parce qu'il n'y
a pas de candidat à Matignon mais parce
que il n'y a pas a priori euh de
consensus possible au jour de
d'aujourd'hui entre les différentes
visions programmatiques des différentes
forces politiques en présence à
l'assemblée nationale les les les
contradictions les les fractures sont
trop nettes euh autant à gauche il y a
quand même une base solide qui le
programme NFP autour duquel enfin celui
qui a permis finalement de cette
coalition de de de de se nouer même si
aujourd'hui on voit sa fragilisation non
pas à cause du programme finalement mais
à cause des stratégies des uns et des
autres euh mais dès lors qu'on sort
au-delà de la coalition NFP on voit bien
qu'on ne voit pas de de de de
rapprochement possible entre le
programme NFP y compris celui qu'a
défendu le Parti socialiste avec les
lignes de force des macronistes ou des
du bloc centriste comme on dit ou du
bloc central puisque dans les rêves les
plus fous du président de la République
euh la coalition en vue celle la
coalition idéale et celle qui irait des
socialistes place publique en en tête
place publi comprise pardon jusqu'au
républicains là franchement on a beau
aimé pour certains d'entre nous la
gymnastique mais là la contorsion et la
souplesse n'aurait plus aucune logique
politique donc seul des questions de
personne pourrait expliquer une telle un
tel accord mais d'un point de vue
strictement programmatique sur les
questions de fond je ne vois pas de de
point
d'accord possible j'aimerais qu'on
écoute Dominique de Villepin qui pour
qui le péché originel ce serait euh
qu'il faut en fait réparer en fait il
faudrait réparer pardon ce péché
originel de ne pas avoir choisi
quelqu'un du NFP et pour lui c'est c'est
ce qu'il faudrait faire aujourd'hui et
constituer un gouvernement du NFP et euh
c'est le conseil en quelque sorte qu'il
donne à Emmanuel Macron l'écoute la
place du président de la République au
terme de ces différents désaveux c'est
plus que jamais d'être le l'arbitre et
le garant de nos institutions ce n'est
pas d'être un acteur intrusif dans le
jeu politique mais c'est à lui de nommer
le Premier ministre c'est à lui de le
nommer est-ce à lui de le choisir c'est
un peu différent c'est un peu différent
ah alors il faut nous expliquer la
nuance là bien la nuance c'est que le
président nomme mais à lui de faire en
sorte que le Premier ministre pressenti
ou celui qu'il choisit puisse apporter
la garantie qu'il pourra constituer une
majorité ou en tout cas s'approcher le
plus possible de la majorité ce qui veut
dire une nécessité de méthode et c'est
ce que j'ai défendu depuis la
dissolution la méthode c'est de prendre
la première force qui arrive en tête
c'est ça la légitimité si la première
force qui arrive en tête en l'occurrence
le nouveau front populaire n'est pas
capable et et dans la l'équation
politique qui avait choisi le nouveau
Front populaire il y a quelques mois
manifestement il aurait été très
difficile pour eux d'y arriver d'accord
avec dominiic Debin ve dire oui ça
çaelle mérite de la clarté de la
cohérence avec le jeu démocratique et
avec le système institutionnel d'alors
que président de la République prend une
décision si forte que la dissolution que
celle-ci a abouti à une situation de
fragmentation politique rarement connue
si ce n'est jamais connu
reprocher je rappelle à au aux forces
aux
extrêmes sous-entendu LFI et RN ah non
mais c'est c'est d'abord sa
responsabilité qui a engagé je je
rappelle je rappelle qu'il a justifié la
dissolution par une volonté de
clarification de l'état de notre
échiquier
politique conséquence sa dissolution a
abouti à une confusion extrême de cet
échiquier politique en tous les cas de
du de des
rapports politiques au sein de
l'Assemblée nationale donc c'est un
échec cuisant pour lui et il ne veut pas
en tirer toutes les conséquences
puisqu'il essaye coûte que coûte à se
reconnaître un rôle d'arbitre qui n'est
pas légitime à jouer c'est en cela qu'il
y a un jeu de dupe encore là il organise
des réunions en essayant d'accueillir
les forces parlementaires et politiques
à l'Élysée pour essayer de jouer celui
qui est à la fois en surplomb et qui en
même temps est de nature à trouvé un
compromis c'est une façon de de
d'essayer certains voient dans cette
concertation comme une stratégie pour
diviser la gauche ah ça c'est sa ligne
c'est sa stratégie c'est clair mais
surtout derrière cette stratégie on voit
pas on ne voit pas en
vérité pour l'instant en tous les cas de
de perspectives possies dans la mesure
où d'un point de vue programmatique
j'assume ma naïveté mais d'un point de
vue strictement programmatique quel est
le rapport entre ce qu'ont défendu les
socialistes version N p euh et LR a
priori rien notamment sur les éléments
clés que représentent la fin de la
retraite à 64 ans ou la défense d'un
budget austéritaire du point de vue LR
donc soit les socialistes décid de se
renier ou en tout cas de renier leurs
derniers engagements les plus probants
les plus prignants ce à quoi ne laisse
pas augurer les dernières déclarations
des responsables du PS même sils ont
évolué notamment dans leur
relation avec le programme NFP en disant
voilà il faut pas s'en tenir strictement
à sa à son application totale ça ne veut
pas dire pour autant revenir sur les
éléments substantiels comme la la
suppression de la réforme de la retraite
à 64 ans et puis des éléments de
nature de nature financière et donc je
ne vois pas encore une fois cette
stratégie macroniste réussir sauf à ce
que un premier ministre socialiste soit
nommé avec des éléments
macronistes qui seraient ou qui seraiit
un qui incarnerait soi-disant l'aile
gauche du macronisme mais une aile
gauche que je ne perçois pas non plus ça
ça fait partie des comment dire des
référent du du du discours médiatique
mais qui ne correspond à aucune réalité
politique qui aujourd'hui incarne l'
gauche du macronisme moi si si on me
donne des noms je veux bien être à
l'écoute mais en tout cas en tout cas
moi j'ai l'impression la la gauche quand
même est en train de partir de la
séquence même des des figures
communistes comme André chassigne tombe
dans le piège de la division je te
propose de
l'écouter je n'ai jamais été favorable
au chaos j'estime qu'un parti y compris
un parti un parti de gauche doit être
doit avoir un discours de
responsabilité et je crois aujourd'hui
je ne suis pas de ceux qui n'ont qu'une
seule obsession c'est que ce soit le
chaos parce qu'ils sont dans les
starting
blocks attendez parce qu'ils sont dans
les starting blocks pour les élections
présidentielles moi je regarde l'intérêt
attendez je je regarde l'intérêt des
Françaises des Français qui attendent
cont tente tout ce qui est possible pour
qu'on ait un premier ministre de gauche
pour essayer d'avoir une politique
différente de la France je vois la
France insoumis ne porte pas ça la
France
insoumis la France insoumise estime
qu'il y a pas de débat possible qu'il
faut qu'on se replie sur nousmêm
i le program n populaire et rien d'autre
latique la terre Brée c'est pas ma
politique dans la suite de la séquence
on entend Éric ocrel répondre à André
chassig qui reprend en fait les éléments
de langage de la macronie la gauche est
en train de tomber dans le piège
d'Emmanuel Macron
oui bien sûr j'allais dire mais en même
temps ce n'est pas que la stratégie
d'Emmanuel Macron qui est en cause euh
les acteurs les responsables de gauche
ont également leur propre stratégie qui
pour certains euh euh va dans le sens de
la remise en cause de du nouveau front
populaire donc d'une certaine manière
une convergence pour certains entre la
stratégie de d'Emmanuel Macron et la
stratégie et leur stratégie à gauche
euh alors la question effectivement
c'est ICD et pourquoi faire et avec quel
quel enjeu quel coût moi je trouve que
le coût il est il est incommensurable je
veux dire encore une fois les électeurs
de gauche qui regardent ce type de
spectacle ne sont pas dupes des
stratégie et tactique des uns et des
autres pour certains essayer de se
délester d'une forme de de domination de
de LFI pour d'autres à LFI essayer de
jouer la carte non pas du chaos je
reviendrai sur cette expression mais en
tous les cas de la provocation d'une
nouvelle élection présidentielle suite à
la démission forcée
du président Macron
euh il faut jouer carte sur table je
pense et et assumer ses responsabilités
or aujourd'hui je ne sais pas si ces
stratégies sont soutenues en fait par
les citoyens vous voyez il y a à un
moment donné c'est intéressant et c'est
légitime les stratégies politiques pour
des entités partisanes ça fait partie de
la vie politique mais il faut pas que ça
soit trop déconnecté avec le
réel le réel c'est quoi c'est à la voix
les convictions
les urgences praticopratiqu de nos
concitoyens les deux en même temps et
puis je ne pense pas que les les gens
ont plébisciter le le NFP pour qu'il
aille négocier avec les macronistes il y
a comme un un manque de respect ce qui a
poussé les électeurs pendant les
législatives à à finalement s'orienter
vers cette cette union de la gauche il y
a a priori deux messages effectivement
dans le NFP tel qu'il a été soutenu
porté par par la société civile de
gauche si je dire effectivement premier
message c'est l'unité premier message
c'est l'unité tout le monde a a réalisé
un pas vers l'autre au sein de du
conglomérade NFP mais au nom d'une
exigence à la fois électorale et d'une
volonté populaire exigence électorale
une volonté populaire donc il faut
garder à l'esprit cet impératif
catégorique si j'ose dire de de l'unité
à gauche mais en même temps
effectivement il y a ce il y a des
velléités aussi à gauche de certains
notamment Raphaël gxman qui tendant à à
vouloir redéfinir en vérité les
frontières de la gauche Fabien Roussell
et d'autres socio-démocrates du du du
Parti socialiste aussi oui alors je ne
crois pas que Fabien Roussel en
l'occurrence qui lui aussi tient un
discours aussi de de de
d'affranchissement vis-à-vis de
tu as raison mais qui ne consiste pas
pour autant à tendre la main à des
macronistes alors que c'est le discours
et la stratégie menée par l'aile droite
du parti socialiste et par place
publique qui consiste consiste à
considérer que la socialdémocratie n'est
pas entièrement incluse dans dans NFP
donc il faut se départir du NFP pour
redéfinir la gauche une gauche qui irait
jusqu'au rivage du de la social
déémocratie qui elle est en serait
encore incarné euh par certains
macronistes euh voilà donc il y a il y a
en fait on retrouve quand même une
question de fond qui nous qui nous lâche
pas c'est c'est la question du périmètre
de ce qu'on appelle la gauche et avec
qui finalement nous est des des des des
Allian est-ce que il faut continuer à
garder le dispositif
NFP avec une domination de LFI ou est-ce
que il s'agit de où il convient de faire
imploser le NFE pour rabattre les cartes
tendre la main des macronistes de gauche
qui de mon point de vue n'existe pas sur
les chquers politiques actuel et bien
merci beaucoup bire pour ce nouvel
échange dans le cadre de ta chronique et
merci à vous d'avoir suivi cette
émission dites-nous ce que vous en avez
pas pensé sur Youtube ou par mail nous
sommes début décembre et vous le savez
le média engage sa campagne de dons de
fin d'année nous avons déjà recueilli un
peu plus de 59800 € grâce à vous mais ce
n'est malheureusement pas suffisant donc
on compte sur vous pour continuer de
faire vivre votre média rendez-vous sur
le
medéiatv.fr bonne soirée bonne suite des
programmes sur le média
[Musique]