« Mariage et traditions » Abonnez-vous pour ne rien manquer https://bit.ly/INAMireilleDumas La Vie A L’endroit - Jours de noces | France 2 | 15/10/1997 Mireille Dumas a suivi Olivier et Laétitia pour le plus beau jour de leur vie. Olivier et Laetitia, un couple qui décide de sceller leur amour dans une cérémonie de mariage traditionnelle. Leur histoire, comme un miroir des évolutions sociales, explore les raisons pour lesquelles on se marie aujourd'hui, entre rêves d'enfance et symboles forts. Les Préparatifs : Une Robe de Princesse Laetitia partage son rêve d'enfance : porter une robe majestueuse, presque comme celle de Sissi l'impératrice. Elle détaille le coût et les éléments qui la composent, montrant l'importance de ce choix pour elle. Ce moment met aussi en lumière l'investissement émotionnel et financier que représente un mariage. Les Motivations : Fondre une Famille Pour Laetitia, le mariage symbolise un sentiment d'appartenance, l'envie de porter le même nom et de fonder une famille avant d'avoir des enfants. Olivier, quant à lui, partage cette ambition mais avoue être moins attaché à la formalité que sa future épouse. Le mariage devient ainsi un compromis amoureux, entre tradition et projets communs. Les Traditions et Symboles Le couple choisit une cérémonie religieuse, même si leurs croyances ne sont pas toujours pratiquées activement. Ils évoquent l'importance de porter des tenues symboliques : une robe blanche pour Laetitia, un uniforme de gendarme pour Olivier. Ces choix renforcent leur lien avec leurs rêves d'enfance et les coutumes familiales. L'Histoire de Leur Rencontre Ils se remémorent leur première rencontre dans une boîte de nuit, un moment magique où Olivier, conquis par le charme de Laetitia, décide de tout faire pour la séduire. Ce coup de foudre, d'abord physique, s'est transformé en un amour solide, fondé sur la complicité et le respect mutuel. Le Sens du Mariage Aujourd'hui Ils discutent des évolutions sociales autour du mariage, des choix contemporains et des traditions qu'ils souhaitent perpétuer. Leur démarche est classique pour certains, marginale pour d'autres, notamment dans un contexte où de nombreuses unions se passent de l'église ou des grandes cérémonies. Les Défis et Les Rêves Laetitia confie ses angoisses, comme celle de trébucher en marchant vers l’autel. Olivier, lui, exprime son enthousiasme à devenir père, même si Laetitia préfère attendre pour profiter d'eux en tant que couple avant d'agrandir leur famille. Ensemble, ils naviguent entre attentes personnelles et engagement collectif.
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Olivier, je te donne cette alliance, signe de notre amour et de notre fidélité.
Olivier, Laetitia, vous mariez, c'est le grand jour.
Et pour savoir si l'on se marie pour les mêmes raisons hier qu'aujourd'hui,
pour comprendre comment l'évolution du mariage a suivi celle de la société,
nous avons filmé votre mariage qui rassemble une centaine de personnes
dans le bocage normand, un mariage dans la pure tradition.
Toutes les générations réunies pour ce jour ont parlé de leur expérience de couple ou de leurs rêves.
Moi j'ai toujours rêvé d'avoir une grande robe, une grande traîne, plein de paires,
enfin bon, comme dirait maman, une robe de princesse, la robe de Sissi.
Je n'avais pas une traîne comme ça, j'avais une petite traîne mais pas si importante quand même.
Combien coûte la robe en elle-même ?
En elle-même, 3 195 francs.
Bon, il y a le jupon qui coûte 790 francs, je crois.
Il y a le voile qui vaut à peu près 800 francs aussi.
Il y a le bustier qui vaut 300 francs, je crois.
Et les gants également 300.
Elle, elle n'a peut-être pas eu l'occasion d'avoir une robe qui lui plaisait, une belle robe,
et elle veut que sa fille soit vraiment très belle ce jour-là.
Je l'ai payée à ma fille aînée, je la paye à elle aussi, c'est normal, le jupon.
On n'était pas aussi hardis que les jeunes filles de maintenant,
on ne choisissait pas ce qu'on voulait, enfin comme moi, on m'a choisi ma robe,
bon ça allait très très bien comme ça, j'ai pas eu ce que je voulais.
Je veux dire, je n'ai pas de photo parce que je ne voulais pas cette robe.
Le mari n'a pas le droit de voir la robe avant le mariage, sinon ça porte malheur.
Si je n'avais pas pu faire autrement, j'aurais repris une robe plus simple, une robe courte,
mais non, je n'aurais pas été vraiment mariée.
Et d'ailleurs, il y a beaucoup de gens qui le regrettent,
qui se marient en fait simplement sans robe, qui après voient les autres.
Pour ça, je n'ai pas envie de regretter, donc je préfère prendre dès le départ ce que j'aime.
Vous la transmettrez éventuellement à une fille ?
Non, c'est à l'homme et à elle, et à personne d'autre.
J'en achèterai une à ma fille qui lui plaira, mais non, ma robe, c'est ma robe.
Je la garde pour toujours.
C'est un jour qui vous attendit depuis longtemps l'un et l'autre ?
Oui.
Depuis un peu plus d'un an.
Qui a décidé de se marier ?
C'est moi qui ai poussé la chose, et Olivier en fait a pris la décision finale pour fixer la date.
Pourquoi vous vouliez vous marier ?
Pour moi, je n'imaginais pas avoir d'enfant sans être mariée,
et Olivier est pressé d'avoir des enfants, donc il a cédé un peu à ma condition.
Mais l'important pour vous, c'était de fonder une famille ?
Oui, avoir une famille avec des enfants et pouvoir les élever.
Marier ou pas marier, ça ne gêne en rien.
Et pourquoi vous vouliez vous marier, Laetitia ?
Parce que pour moi, c'est vraiment le but du couple.
Pour moi, ça représente quelque chose de me marier.
Je lui appartiens maintenant totalement.
Une fois mariée, on porte le même nom, et j'ai envie d'être sa femme avant d'être une mère.
Pour moi, c'est important.
Sentiment d'appartenance, c'est un sentiment fort.
Je lui appartiens, oui, mais je ne suis pas une esclave.
Oui, je lui appartiens, il m'appartient, c'est clair.
Ça signifie vraiment fidélité pour vous ?
Oui, c'est indispensable.
Vous viviez déjà ensemble depuis deux ans ?
Trois ans.
Trois ans ?
Un peu plus de trois ans.
Ça veut dire qu'avant, vous n'étiez pas un couple, avant le mariage ?
Oui.
Sur le chéquier, on veut avoir le même nom.
Sur la boîte à lettres aussi, sur la porte.
C'est important de porter le même nom ?
Pour moi, oui.
C'est assez important d'avoir tous les deux le même nom.
Que ce soit tous les deux, qu'ils portent mon nom.
Et pour nos enfants aussi, ça sera important, ils auront tous.
Les enfants, vous comptez les avoir rapidement ?
Vous vous êtes fixé des dates, comme on dit, ou c'est comme ça viendra ?
Pourquoi vous faites les grimaces, Laetitia ?
Parce qu'on n'est pas trop d'accord.
Ah bon ?
En fait, moi, j'ai envie d'être une femme avant d'être une mère.
Vis-à-vis de mon mari, Olivier est très pressé.
S'il pouvait le faire ce soir, il le ferait ce soir.
Mais je ne me sens pas tout à fait prête pour être mère.
J'ai envie de profiter de lui un peu.
C'est peut-être un peu égoïste, parce que lui a vraiment envie d'avoir des enfants.
Mais j'ai envie de profiter un peu de lui avant.
Vous avez peur que de devenir mère, ça change votre relation d'épouse, de couple ?
Oui.
Moins de temps libre, peut-être ?
Oui, puis Olivier sera un papa poule, je le sais.
Il n'y a qu'à le voir avec sa fille, elle.
J'ai peur qu'il s'attache beaucoup plus à l'enfant et qu'il me laisse un peu de côté.
Vous le ressentez, ça, ce qu'elle est en train de dire ?
Non, je ne pense pas.
Et vous, vous vous sentez prêt ?
D'assumer, oui.
Même de tout, je me languis.
Je ne sais pas, je vais découvrir autre chose, ça va être mieux.
Surtout dans notre couple.
On va évoluer, ça va passer encore un cap.
Alors pourquoi, à partir du moment où vous décidez le mariage, vous vous mariez dans la tradition ?
Parce que je n'envisageais pas mon mariage autrement.
Je ne voulais pas me marier simplement à la mairie, juste pour que ce soit officialisé sur les papiers.
Non, pour moi, le mariage, c'est tout un symbole, c'est la grande robe, la belle cérémonie.
Dans un rêve d'enfant ?
Oui, c'est mon rêve de petite fille.
Traditionnellement, quand on porte une robe blanche, le blanc est lié à la virginité.
Donc pourquoi vous, vous avez tenu à porter une robe blanche au jour de votre mariage,
alors que vous vivez avec Olivier depuis plus de trois ans ?
De nos jours, la virginité doit être de plus en plus rare.
Il ne doit pas beaucoup y avoir de cas de virginité.
Par contre, le fait de ne pas avoir d'enfant, pour moi, je pense que ça me permet de porter du blanc.
Olivier, vous vous mariez en tenue, en tenue de gendarme, puisque c'est votre métier, votre profession.
C'était aussi quelque chose d'important de porter la tenue au moment, en tout cas, des cérémonies ?
Oui, c'est très important, vu que c'était mon rêve d'enfance quand je voulais absolument me marier dans cette tenue.
C'est vraiment une tenue importante dans mes yeux et très, très jolie.
Qu'est-ce qui était le rêve d'enfant ?
C'était déjà d'une, d'être gendarme.
Ah bon ?
Oui, depuis, je pense, enfant, jeudi 14-15 ans, je voulais être gendarme et j'ai tout fait pour faire le gendarme.
Donc, dans le fond, vous concrétisez aujourd'hui tous les deux un rêve d'enfant ?
Oui.
En même temps ?
En même temps, oui.
Comment vous vous êtes rencontrés ? Dans quelles circonstances ? C'est possible d'en parler ?
Oui, c'est possible d'en parler.
On s'est rencontrés, alors, elle travaillait dans une boîte de nuit qui est du côté, dans la Manche, c'est ça ? Dans la Manche.
Et je fréquentais cette boîte de nuit, j'ai dû y aller une dizaine de fois.
Et un soir, quand je suis rentré, je l'ai vue.
Elle était derrière le comptoir.
Et j'ai regardé un ami qui était avec moi.
Et je dis, celle-là, elle est pour moi.
Comme ça ?
Oui.
J'ai dit, celle-là, c'est pour moi et c'est pour personne d'autre.
Quand vous dites, c'est pour moi, c'est pour personne d'autre, ça veut dire, je vais vivre avec elle ou j'ai un coup de foudre ?
Et ça peut être passager.
Pas un coup de foudre, c'était...
C'était, je ne sais pas, c'était physique pour l'instant, puisque je n'avais pas parlé, je ne la connaissais même pas.
C'était physique et ça m'a plu.
Donc, je me suis approché du bar.
Et j'y suis resté toute la soirée.
Est-ce que vous avez ressenti la même chose, Laetitia, ou pas ?
Est-ce que vous pouvez en parler ?
Moi, j'ai été séduite par son sourire, ses yeux pétillants.
Puis, en fait, c'est vrai qu'il m'a beaucoup parlé.
Il m'a fait rêver, en fait.
Il m'a dit, je t'emmène en vacances, en Lauserre.
En fait, c'était...
Il m'a charmée comme ça, avec son accent.
À Marseille, on parle beaucoup.
Son visage, son visage tout illuminé.
On avait l'impression de voir un petit garçon tout émerveillé.
Il avait les yeux vraiment pétillants.
J'ai été charmée, tout de suite.
Vous aviez déjà été amoureux, j'imagine, l'un et l'autre.
Vous aviez des rencontres.
Oui.
Et à chaque fois, vous disiez, ce n'est pas ça.
Qu'est-ce qui était différent, cette fois-ci ?
Moi, c'était les filles qui me disaient, ce n'était pas ça.
Après, c'est clair.
Non, voilà, c'était clair.
C'est vrai ?
Vous vous reprochez quoi ?
Non, mais c'est...
Ce qu'elles me reprochent aussi, macho.
C'est...
C'est la personne qui vient du Sud.
Quelqu'un du Sud, voilà.
C'est un peu la...
Et vous, c'est ce qui vous a séduite ?
Oui.
Oui, mais moi...
Elles me le reprochent aussi.
Vous n'êtes pas jalouse ?
Non.
Vous non plus ?
Oui.
Est-ce que c'était justement essentiel pour vous
de rencontrer d'autres personnes avant,
des garçons, des filles, avant de vous marier ?
Vivre notre vie, oui.
C'était ma vie en premier.
Quand je m'amusais, c'était ça.
Il fallait, je pense, avoir de l'expérience
avant d'en vivre une autre, plus importante.
Vous avez l'impression de faire comme tout le monde
ou d'être marginaux par rapport à ce qui se passe aujourd'hui,
par rapport au mariage aujourd'hui dans notre société ?
Moi, je pense qu'on fait comme tout le monde.
Oui, on essaie de faire comme tout le monde.
Oui, maintenant, je suppose que je connais.
Je crois que c'est la méthode la plus classique.
Autour de vous ?
Oui.
Oui, oui.
Enfin, ce qui me concerne.
Autour de moi, non, c'est le contraire.
C'est un peu, il y a...
Nous, on va faire la mairie, l'église.
Dans ma famille, j'ai mes deux sœurs, par exemple,
qui n'ont pas fait l'église.
Nous, on a fait ce choix-là, donc...
Mais ce n'est pas pour des raisons vraiment religieuses ?
Moi, si.
Vous aussi ?
Oui.
Donc, vous êtes croyante, pratiquante ?
Je suis croyante, non pratiquante.
Je ne pratique pas, mais pour moi,
c'était évident que j'irais à l'église,
et important aussi.
Mais c'est plus, vous, pour lui faire plaisir
ou pour faire comme vous imaginez un mariage ?
Voilà, comme j'imagine un mariage.
Pas pour lui faire plaisir,
puisque lui faire plaisir, ça lui fait plaisir quand même,
mais c'est vraiment...
Pour faire un mariage normal.
Pour faire un mariage traditionnel, normal.
En général, la mariée se met par là,
et puis le mari est ici.
Dans le foyer que vous allez fonder,
acceptez-vous la responsabilité d'époux et de parents ?
Oui, nous l'acceptons.
C'est bien, vous avez...
On a fait des progrès.
Entendu.
Olivier, je te donne cette alliance,
signe de notre amour et de notre fidélité.
Je pense que n'importe quel petit garçon a pensé à ça.
Dans son enfance, sortir, se marier,
à la sortie de l'église, qu'on lui jetait du riz,
qu'on lui jetait de tout, qu'on lui félicitait,
c'était...
Oui, c'est dans la tradition, c'est bien.
J'ai peur de bafouiller, de rater un texte.
En fait, j'ai peur de tous ces petits à-côtés
qui pourraient faire que la cérémonie
serait un peu gâchée, entre guillemets.
J'ai peur de rentrer avec mon père dans l'église.
J'ai fait des cauchemars, d'ailleurs, à cause de ça.
C'est vrai, j'ai rêvé que j'entrais avec mon père,
que je me voterais dans l'allée centrale.
Du fait que certains sont déjà depuis dix ans en cohabitation,
je crois que c'est comme ça qu'on dit,
on se demande pourquoi, d'un seul coup,
ils désirent se marier à l'église,
alors que le oui a été dit bien longtemps avant.
Et puis après, pour les félicitations,
vous venez le dos à l'hôtel du front,
face à l'assistance qui vient,
vous serrez la main, vous vous embrassez.
C'est le jour où il y a beaucoup de...
Y a-t-il des dragées ?
Oui, il y a des dragées.
Je suis malheureux souvent quand je fais un mariage
parce que je ne vois pas la raison
de se marier à l'église après tant de choses comme ça.
Mais c'est parce que je ne suis pas assez branché
sur la miséricorde du Seigneur, sans doute.
Moi, je trouve que c'est plus honnête
de se marier selon ses convictions
si on n'a pas la conviction religieuse
de ne pas se marier à l'église.
Bonne journée.
Bonne nuit.
Moi, je vais l'aider un petit peu.
C'est Laëtitia et moi à Seine-Trompé,
quand on a passé nos vacances,
il y a trois ans.
Là, debout, devant la chaise.
Olivier André Jean-Marie Gliani, gendarme,
né à Marseille-Bouches-du-Rhône,
le 14 octobre 1972.
M. Olivier André Jean-Marie Gliani,
consentez-vous à prendre pour époux
Mlle Laëtitia Mireille Fabienne André ?
Oui.
Mlle Laëtitia Mireille Fabienne André,
consentez-vous à prendre pour époux
M. Olivier André Jean-Marie Gliani ?
Oui.
Au nom de la loi, je déclare
M. Olivier André Jean-Marie Gliani
et Mlle Laëtitia Mireille Fabienne André
unis par le mariage.
Et après...
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