L'origine des virus, spam et hackers ! - C'est pas sorcier

C'est pas sorcier
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43 Vues de vidéo·27 déc. 2024
Oh là là, mais qu'est-ce que ça rame !
Dis-moi, Jamy, t'as des problèmes ?
Ben oui, pour surfer avec cet ordinateur, c'est une vraie galère.
Ben justement, je t'ai envoyé mes photos de vacances, tu les as reçues ?
Ben bouge pas, j'ouvre ma boîte aux lettres.
Oh ben dis donc, il est bon pour le musée ton ordinateur, si tu veux surfer sur Internet.
Suis-moi, on va t'équiper.
Allez Marcel, on change de programme, on va se connecter sur Internet.
Bon alors, tu t'en sors ?
Ben non, pas vraiment.
Bon allez, laisse tomber, je vais t'équiper et je vais te montrer ce qu'il y a de mieux aujourd'hui pour surfer sur Internet.
Ce qui bouleverse l'utilisation du web, c'est qu'aujourd'hui, on peut se connecter à Internet quasiment où que l'on soit.
Tu vois là, je suis au milieu de nulle part.
Enfin, je veux dire, je ne suis pas dans un bureau ou chez moi.
Et bien pourtant, j'ouvre mon ordinateur, je me connecte à ma messagerie.
Et regarde, pour faire un test, Sabine m'a envoyé un fichier, un extrait d'une émission.
Et ça, si c'est possible, c'est parce que je suis dans un endroit qui est équipé de bornes Wi-Fi.
C'est génial, non ?
Mais dis-moi Jamy, tu ne veux pas nous rappeler comment ça marche, Internet ?
Internet, ce sont des millions d'ordinateurs capables d'échanger des informations ou d'accéder à des données où qu'ils soient sur la planète.
En fait, chaque ordinateur est relié au réseau téléphonique ou au réseau câblé.
Quand un internaute veut consulter un site, www.quelquechose.com par exemple, il en tape les coordonnées sur son clavier.
Les coordonnées circulent jusqu'à un FAI, un fournisseur d'accès Internet.
Il en existe des dizaines dont les noms fleurissent sur les panneaux publicitaires.
Le FAI, fournisseur d'accès Internet, comme son nom l'indique, permet d'accéder au réseau Internet.
Il sait où se trouve le site que l'internaute veut consulter, dans une sorte de bibliothèque.
Dans le jargon, on parle de serveur, en vert sur la carte.
Ce serveur peut se trouver n'importe où sur la planète.
La requête arrive au niveau du serveur, qui renvoie à l'internaute les pages qu'il souhaite consulter.
Parfois, il arrive que l'internaute ne connaisse pas l'adresse du site.
Il va consulter ce que l'on appelle un moteur de recherche.
Là encore, il en existe des dizaines dont les noms vous sont devenus familiers.
Il s'agit de Google, Lycos, Yahoo, etc.
Le réseau Internet permet également aux internautes de communiquer entre eux, de s'échanger des messages.
Par conséquent, ils ont tous une adresse, fred.cps.com, par exemple,
et une boîte aux lettres qu'ils peuvent consulter quand ils le souhaitent.
Toutes ces données circulent soit à travers du fil de cuivre, de la fibre optique,
ou sous forme d'ondes électromagnétiques via des satellites.
Eh mais Jamy, moi je n'ai pas besoin de ligne téléphonique pour aller sur Internet !
Je peux me connecter n'importe où ! C'est vraiment génial le Wi-Fi !
Ça marche comment ?
Eh bien, à domicile, la connexion Internet, autrement dit la prise téléphonique,
est équipée d'un boîtier avec deux antennes et l'ordinateur, lui, d'une antenne.
Et entre les deux, les données circulent sous forme d'ondes électromagnétiques.
Et t'as pas tout vu Jamy ?
Avec mon téléphone portable, surtout avec les portables de dernière génération qui ont beaucoup de débit,
je peux aussi me connecter à Internet presque n'importe où.
Regarde là, je vais aller sur le site de C'est Pas Sorcier.
Et si je veux, je peux aller sur ma messagerie et envoyer des mails.
Comme avec un ordinateur !
Enfin, le grand jeu.
Si j'ai mon ordinateur portable, mais qu'il n'y a pas de borne Wi-Fi,
à ce moment-là j'utilise mon téléphone portable.
Et oui, je vais établir une liaison entre les deux.
Liaison sans fil, car il communique par ondes.
Et je peux donc me connecter à Internet via mon téléphone portable.
Je vais me commander un petit café, parce qu'il ne fait pas chaud.
Allez, entrez !
Voilà !
Tu vois Jamy, ça marche bien !
Tu parles ? Il n'y a même pas le sucre !
Alors depuis des années, quand quelqu'un téléphone,
quand Fred m'appelle par exemple avec son téléphone cellulaire,
le numéro qu'il compose voyage d'abord sous forme d'ondes électromagnétiques
jusqu'à une antenne qui capte tout ce qui se passe dans un secteur plus ou moins grand,
qu'on appelle une cellule.
Les ondes sont ensuite transformées en signaux électriques
et voyagent à travers un fil jusqu'à une autre antenne
qui, elle, émet dans la zone où je me trouve.
Désormais, quand Fred tape une adresse électronique,
les coordonnées voyagent d'abord sous forme d'ondes électromagnétiques
jusqu'à une antenne.
Au pied de l'antenne, un boîtier analyse le signal
et l'oriente soit vers le réseau téléphonique, soit vers le réseau Internet.
Lorsque les données sont orientées vers le réseau Internet,
c'est l'opérateur qui fait office de fournisseur d'accès au réseau Internet.
Pour avoir un accès plus rapide à Internet via nos téléphones mobiles,
il a fallu créer une nouvelle norme.
Ce n'est plus le GSM, c'est l'UMTS.
Mais ce service n'est pas encore accessible à tous
car il faut installer de nouvelles antennes partout.
On peut aussi accéder à Internet en s'abonnant au câble ou encore par satellite.
Pour ça, il faut s'équiper d'une parabole adaptée.
Bref, les autoroutes de l'information ne cessent de s'agrandir.
Jamy, ici je suis chez un fournisseur d'accès à Internet.
Un fournisseur d'accès, c'est tout simplement une entreprise
qui propose à ses abonnés l'accès à Internet.
Comment ? En loin des lignes téléphoniques à France Télécom
car il faut savoir que toutes les lignes appartiennent à France Télécom.
Et regardez, chacun de ces petits points verts,
c'est un abonné qui est actuellement connecté.
Alors si le nombre d'abonnés ne cesse d'augmenter,
c'est en grande partie grâce au développement du haut débit.
Vous savez, la DSL par exemple,
qui permet de faire circuler les informations de plus en plus vite.
Résultat, grâce à deux petits fils de cuivre comme ceux-là,
vous pouvez tout à la fois téléphoner, surfer
et même recevoir des chaînes de télévision.
Tu te rends compte, Jamy ? Tu passes là-dedans.
Maintenant, on va faire un test comparatif.
Cet ordinateur est connecté avec un modem bas débit, 56 kilobits.
Celui-ci est connecté avec un modem haut débit, 20 mégabits.
Maintenant, regardez bien,
on va télécharger le même extrait de ces passantiers.
Un extrait de 3 minutes.
Allez, top chrono, c'est parti.
On regarde ce qui se passe.
Regardez à quelle vitesse celui-ci télécharge.
Voilà, il a terminé et le film commence,
alors que celui-là, il rame encore.
En gros, en bas débit, il faut environ 20 minutes
pour télécharger un extrait de 3 minutes.
Alors Jamy, moi, je te conseille le 20 mégabits.
Je ne sais pas vraiment ce que ça veut dire,
mais je te le conseille.
En fait, derrière une image, derrière un fichier,
se cachent des données numériques,
ce qu'on appelle des bits, des 0 et des 1.
Alors évidemment, ces 0 et ces 1 n'existent pas matériellement.
C'est un abus de langage, disons,
que derrière les 0 et les 1 se cachent
des valeurs électriques différentes.
0, pas de courant, 1, du courant.
Toujours est-il que grâce aux bits,
on peut mesurer la taille d'un fichier.
Une image comme celle-ci, par exemple,
pèse 2 mégabits, 2 millions de bits.
Par ailleurs, cette unité permet également
de mesurer le débit d'une connexion.
Avec une connexion de 2 mégabits par seconde,
eh bien, il me faut une seconde
pour télécharger une image comme celle-ci.
Seulement, attention, si le débit se mesure
toujours en bits par seconde,
la taille d'un fichier, elle, se mesure en octets.
Un octet étant un groupe de 8 bits.
C'est ennuyeux, car très souvent,
on confond les deux.
Résultat, pour télécharger un fichier
de 2 mégaoctets, soit 16 millions de bits,
avec une connexion de 2 mégabits par seconde,
eh bien, il ne me faut pas une seconde,
mais 8 secondes.
Tiens, pour vous donner un ordre d'idée
sur le temps de téléchargement qu'il faut
en fonction de la connexion que l'on a,
eh bien, pour télécharger une bande-annonce
de 9 mégaoctets, par exemple,
avec une connexion de 56 kilobits par seconde,
eh bien, il me faut un peu plus de 20 minutes.
Avec une connexion de 2 mégabits par seconde,
il me faut 36 secondes.
Et avec une connexion de 20 mégabits par seconde,
eh bien, il me faut seulement 3,6 secondes.
Mais attention, ces débits sont théoriques.
Lorsque trop de monde se connecte en même temps
sur un serveur, le réseau est saturé et ça rame.
Et puis, le haut débit n'est pas accessible partout.
En 2004, 90% de la population française
pouvait en bénéficier.
A terme, France Télécom veut atteindre au moins 98%.
Pour les zones très isolées où la DSL ne serait pas rentable,
il existe d'autres solutions, comme le WiMAX,
une énorme antenne Wi-Fi qui couvre un rayon de 30 kilomètres.
Au revoir, messieurs, dames.
C'est bon, Jamy, j'ai trouvé le matériel qu'il te faut.
Ah, super, drôlement beau.
Qu'est-ce que je vais faire avec ça ?
Oh, il y a déjà une photo de Marcel.
J'ai une idée, je vais envoyer une photo de Marcel à Fred.
Eh, Fred, tu peux recevoir mon e-mail ?
Pas de problème, Jamy, je suis dans un cybercafé.
J'ouvre ma messagerie.
Oh là là, erreur, erreur.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
Efface-moi automatiquement des fichiers.
Ah !
Oh là là, Jamy, tu ne l'as peut-être pas fait exprès,
mais tu m'as envoyé un virus.
Parce que tu sais, le problème avec le développement d'Internet,
c'est qu'il y a aussi des petits malins, enfin des petits malins,
des pirates qui s'amusent à envoyer des programmes
qui contaminent les fichiers
et qui font des dégâts absolument terribles.
Et puis le problème, quand on est en réseau comme ça,
c'est que ça se transmet à tous les autres ordinateurs.
Tu vois ce que je veux dire ?
J'ai l'air malin.
Qu'est-ce que c'est que ce bazar ?
Un petit café pour tout le monde ?
À mon avis, ça va être un café frappé.
Alors, un virus ne pénètre jamais tout seul dans un ordinateur.
Il a toujours besoin d'un support.
Il va, par exemple, se glisser insidieusement dans un courrier
en étant attaché à une pièce jointe.
L'utilisateur, qui ne se doute de rien,
va lui utiliser un logiciel de traitement de texte
pour lire la pièce jointe.
Le texte apparaît à l'écran.
Malheureusement, ce simple geste suffit à libérer le virus.
Et ce virus est programmé pour se multiplier.
Des copies vont alors infecter tous les fichiers
qui utilisent le même logiciel, par exemple.
Résultat, lorsque cet utilisateur va envoyer un fichier,
eh bien, il va transmettre le virus à un autre ordinateur.
Et ce n'est pas tout.
Car ce virus est également programmé
pour mettre la panique dans l'ordinateur.
Hé, Jamy, il paraît qu'il n'y a pas que des virus.
Le monsieur m'a dit qu'il y avait aussi des... des quoi ?
Des verres.
Oui, c'est ça, des verres.
Alors là, si c'est un verre, ce n'est pas moi qui l'ai envoyé.
Un verre est encore plus discret qu'un virus.
En effet, il n'a pas besoin de support pour pénétrer dans un ordinateur.
Il s'agit en fait d'un petit programme
lancé par un pirate sur le réseau
et qui ensuite se promène sur le réseau à l'affût d'une proie.
Celles-ci sont très faciles à repérer.
En effet, avec le haut débit,
dès l'instant où l'ordinateur est allumé,
il est connecté au réseau.
Alors c'est très pratique, seulement les verres en profitent
pour se glisser dans nos ordinateurs
sans que nous nous en apercevions.
Une fois à l'intérieur, ils se glissent dans des failles,
c'est-à-dire des négligences dans la construction d'un programme,
dans le navigateur Internet par exemple.
Dès qu'ils sont installés,
ils lancent des centaines de copies d'eux-mêmes
et les envoient immédiatement sur le réseau.
L'objectif ?
Saturer le réseau,
infecter d'autres ordinateurs
et mettre la panique à l'intérieur.
I Love You, Blaster, Saphir, My Doom,
sous ces noms étranges,
se cachent des virus et des verres
qui peuvent infecter des milliers d'ordinateurs
partout dans le monde en seulement quelques heures.
Une fois lancés sur le réseau,
ils sont complètement autonomes.
En général, les pirates ne font pas ça pour l'argent,
c'est plutôt le défi technique qui les motive.
Ils cherchent sans cesse à exploiter de nouvelles failles
dans les systèmes informatiques.
Il existe d'ailleurs un site Internet
qui recense et classe leurs exploits.
Bon, Jamy, je crois qu'on va régler ton problème.
J'ai trouvé des spécialistes de la lutte antivirus.
D'ailleurs, au passage, t'as de la chance
parce que non seulement il y a les virus classiques
ou les verres,
mais il y a aussi les chevaux de Troie.
C'est quoi un cheval de Troie ?
Un cheval de Troie, c'est un programme
qui va s'installer sur l'ordinateur de l'internaute
et qui va permettre de le contrôler à distance.
Et ça se manifeste par quoi, par exemple ?
Par exemple, on va avoir l'écran qui s'inverse,
le Lighthouse et des ROMs,
qui s'ouvrent ou qui se ferment.
Ou encore plus grave,
on va avoir des fichiers
qui vont être supprimés par un pirate via Internet.
D'accord.
Et tout ça, c'est guidé à distance par un pirate ?
C'est guidé.
Il clique sur quelques boutons sur son PC,
ça se fait tout seul.
Je te rends compte, Jamy ?
C'est fou, cette histoire-là.
En fait, le pirate qui conçoit un cheval de Troie
joue énormément sur la crédulité des internautes.
Tiens, je vais vous raconter une histoire.
Un internaute se retrouve sur un forum de discussion.
D'un seul coup, on lui propose un antivirus gratuit
ou alors un super programme,
un .exe,
pour mieux gérer les données de son ordinateur.
Un super programme entièrement gratuit.
Alléché par cette offre,
l'internaute télécharge le super programme.
L'ennui, c'est qu'à l'intérieur,
comme dans le cheval de Troie,
se dissimule un dangereux agresseur.
Un petit programme qui va installer
une porte dérobée sur l'ordinateur.
Le pirate va utiliser cette porte dérobée
pour exploiter des données confidentielles
ou alors pour exploiter le carnet d'adresses
pour envoyer je ne sais quoi.
Tiens, des pubs par exemple.
Ce qu'on appelle des spams.
Et le plus étonnant dans tout ça,
c'est que certains pirates sont rémunérés
pour ce genre de méfaits.
Et certains gagnent très bien leur vie
grâce à cette activité.
Le spam, c'est le cauchemar
de nos boitelettes électroniques.
Aux Etats-Unis, 75% des mails
sont des publicités non désirées.
Mais il y a bien pire.
Certains hackers utilisent les chevaux de Troie
pour pirater directement des réseaux d'entreprise
afin de récupérer des données confidentielles.
Ils peuvent alors vendre ces données à prix d'or
à des concurrents ou bien s'en servir
pour faire du chantage auprès de leurs victimes.
Heureusement aujourd'hui, on arrive à lutter
contre les pirates en développant des antivirus.
Un antivirus, en fait, c'est un programme
qui permet de détecter et d'éliminer les intrus.
Alors ça marche comment un antivirus ?
Un antivirus, ça marche avec des signatures de virus.
C'est-à-dire ?
Une signature de virus,
c'est l'empreinte digitale d'un virus.
Comme pour un être humain,
avec son empreinte digitale, on peut le reconnaître.
Là, dans le logiciel antivirus,
on met l'empreinte digitale du virus.
Ça va permettre de le reconnaître
dès qu'il arrive sur l'ordinateur.
Pourquoi ? Parce qu'on va le comparer, par exemple,
à toute une liste de virus qu'on connaît déjà.
Voilà, la base d'empreinte digitale,
c'est la liste des virus.
Et donc, le logiciel va regarder sur l'ordinateur
si l'empreinte est présente dans cette liste.
D'accord.
Alors, il y a une autre technique aussi,
c'est d'étudier le comportement du virus.
C'est incroyable, on a l'impression
de parler d'un être vivant.
C'est aussi comme un être vivant,
si un programme a un comportement suspect,
l'antivirus va dire attention,
c'est sûrement ou probablement un virus.
Quel comportement, par exemple ?
Par exemple, quand on clique sur un programme
et qu'il tente de s'envoyer à tous ses amis
par le courrier électronique,
c'est probablement un virus,
parce qu'il y a très peu de programmes
qui doivent faire ça de façon légitime.
Donc, dans ce cas-là, l'antivirus le met de côté.
L'antivirus, il bloque l'action et il le met de côté, oui.
Oui, bien joué.
Mais attention, Jamy, avant d'installer des antivirus,
il faudrait d'abord penser à installer un pare-feu.
Tu vois ce que je veux dire ?
Un pare-feu, c'est en quelque sorte un garde-frontière
qui contrôle les entrées et les sorties
au niveau de l'ordinateur
et qui bloque tout ce qui lui semble suspect.
Par conséquent, même s'il ne peut rien
contre certains virus,
qui en général sont dissimulés derrière des fichiers,
il peut en revanche être très efficace
contre certains vers ou certains chevaux.
Trois exemples.
Un programme est destiné à une faille
située dans le logiciel de gestion de la messagerie.
Le pare-feu repère automatiquement cette destination
et bloque le programme
avant qu'il n'entre dans l'ordinateur.
Autre exemple, à cause d'un cheval de Troie,
des données d'ordre confidentiel
sont amenées à quitter l'ordinateur
et partir vers un destinataire inconnu.
De la même manière,
le pare-feu va bloquer ces données
avant qu'elles n'entrent sur le réseau.
Bon, ça y est, Jamy ?
T'as pensé à installer un pare-feu et un antivirus ?
Pas de problème.
J'ai pris toutes les précautions.
Tiens, t'as qu'à m'envoyer un courrier électronique
pour vérifier.
Pas de problème, Jamy.
Je t'envoie un petit message.
J'ai dit un courrier électronique,
pas une lettre par la poste.
Il est vieux, le jeu.
Je te signale que c'est toi qui n'es pas à la page,
parce que ce n'est pas un carnet normal
ni un stylo normal.
Regarde bien ici.
Juste sous la pointe,
il y a une petite caméra
qui mémorise tout ce que j'ai écrit.
J'ai écrit Jamy ici.
C'est donc enregistré par mon stylo.
Ensuite, avec la pointe du stylo,
je vais taper ton adresse e-mail.
Voilà.
Et je n'ai plus qu'à cliquer ici, en bas.
Le stylo vibre.
Il transmet les informations
à mon téléphone portable
qui va les transmettre à ton ordinateur
via Internet, bien sûr.
Alors ?
Oh !
Ben, ça marche !
Si, si.
Regardez.
En tout cas quand même,
j'aimerais bien savoir
quel flibustier m'a envoyé ce virus.
Hé Jamy,
tu devrais contacter la police nationale.
Là-bas, ils ont une brigade spécialisée
dans la lutte contre le piratage.
Bonne idée !
Ben voilà !
Je les appelle.
Pour remonter à la source d'un piratage,
les policiers recherchent en priorité
une trace essentielle,
l'adresse IP.
C'est un numéro unique
que le fournisseur d'accès
attribue à notre ordinateur
à chaque fois que l'on se connecte à Internet.
Les enquêteurs peuvent retrouver
cette adresse IP,
puis ils demandent aux fournisseurs d'accès
les coordonnées de la personne
à qui elle a été attribuée.
Malheureusement,
beaucoup de pirates
sont très difficiles à identifier
car ils se servent
d'ordinateurs intermédiaires
pour lancer leurs attaques.
La tendance très naturelle des pirates
est d'aller se dissimuler
derrière ce que l'on appelle des proxys
ou d'aller faire héberger
un certain nombre de leurs contenus
dans des contrées un peu exotiques
qui n'ont pas nécessairement
une politique très coopérative
avec les Etats tels que la France.
Cette brigade s'occupe aussi
d'autres formes de délits sur le web
comme le racisme ou la pédophilie.
Pour les aider dans cette lutte,
il existe des sites Internet
sur lesquels vous pouvez signaler des pages
aux contenus illégals
que vous avez trouvés
en surfant sur le web.
Fred !
Oui, qu'est-ce qu'il y a ?
On pourrait utiliser Internet
pour offrir un cadeau à Marcel.
Excellente idée, Jamy.
On va télécharger des chansons
et on va lui offrir les CD.
Eh Fred, tu sais qu'on pourrait
télécharger tout ça gratuitement ?
Je vois ce que tu veux dire, la petite voix.
Tu veux parler de ces logiciels
qui permettent aux internautes
de s'échanger des fichiers,
en particulier de la musique
ou des films.
C'est ce qu'on appelle le peer-to-peer.
Eh bien, il faut savoir
que ces logiciels sont légaux
mais qu'utiliser ce moyen
pour télécharger de la musique
ou des films,
c'est totalement illégal.
Moi, ce que j'utilise,
c'est ce que l'on appelle
une plateforme de téléchargement légale.
C'est-à-dire, c'est un site
sur lequel je peux choisir
mes disques et les acheter.
Enfin, les télécharger directement
et ensuite les écouter
sur mon baladeur.
Et ça, Jamy,
c'est pas du peer-to-peer.
C'est complètement légal.
Absolument.
Quand Fred télécharge de la musique,
il se connecte sur le site
d'un commerçant
qui héberge légalement
une foule de fichiers musicaux.
Ce système permet d'identifier
les titres qui ont été choisis par Fred
et la quantité achetée.
C'est important,
car le prix ne sert pas
qu'à rémunérer le commerçant.
C'est également le gagne-pain
des artistes, chanteurs, interprètes
et également celui des producteurs.
Les logiciels de peer-to-peer
contournent tous ceux
qui vivent de la musique.
Quand un internaute installe
ce type de logiciel,
il peut accéder à des dossiers
qui se trouvent sur cet ordinateur,
sur celui-ci, sur celui-ci,
et sur tous ceux
qui utilisent ce type de logiciel.
Il accède à des dossiers dits partagés.
Autrement dit,
des dossiers qui contiennent
des fichiers que les internautes
peuvent s'échanger.
En l'occurrence,
des fichiers musicaux ou des films.
Ensuite, il suffit
tout simplement de faire une demande.
Rockford, c'est bon, par exemple.
Et l'internaute est connectée
avec celui ou celle
qui possède le titre en stock.
Puis, le titre est téléchargé.
Eh bien, c'est formellement interdit.
En effet, il s'agit d'une copie illégale
qui a été faite sans l'accord
des musiciens.
Une contrefaçon pour laquelle
ils ne recevront aucune rémunération.
Et c'est doublement illégal
car désormais, ce titre
se trouve sur un dossier partagé.
Autrement dit,
à la disposition de tout le monde,
encore une fois,
sans l'accord des musiciens.
Eh bien, dans le jargon juridique,
c'est ce qu'on appelle du recel.
Ce sont pourtant chaque jour
des millions d'internautes
qui s'échangent des fichiers
grâce au pire tout pire.
Face à ce phénomène,
les maisons de disques ont réagi
en déposant de nombreuses plaintes.
Plusieurs internautes
ont été condamnées
à de fortes amendes
et même à des peines de prison
avec sursis.
Mais cette répression
est jugée trop sévère
par certains artistes.
Pour limiter le piratage,
les plateformes légales
vendent les chansons à l'unité.
Ça coûte environ 1 euro.
Et les fichiers sont protégés
pour ne pas être échangeables.
Le problème,
c'est que les plateformes
n'utilisent pas tout
le même système de protection.
Du coup,
on ne peut pas lire ces fichiers
sur n'importe quel baladeur.
Et voilà.
Ça y est, Jamy,
j'ai terminé la compile pour Marcel.
Regarde, elle est là.
Maintenant, je n'ai plus qu'à payer
en donnant mon numéro
de carte bancaire.
C'est génial, non ?
Mais tu n'as pas peur ?
Mais non,
ce n'est pas forcément dangereux.
Il suffit de prendre
quelques précautions.
Tu vas comprendre.
D'abord,
il faut toujours aller
sur un site de paiement sécurisé.
On le sait
parce qu'il y a
un petit cadenas ici.
Ça, ça signifie
que toutes mes coordonnées bancaires
vont partir
dans un langage
extrêmement codé
que personne ne peut décoder.
Donc, à ce stade,
pas de problème.
À quel moment
peut-il y avoir un problème ?
Eh bien, tout simplement,
comme on le voyait tout à l'heure,
s'il y a un cheval de Troyes
dans votre ordinateur,
ben oui,
parce que là, forcément,
le pirate
pourra se saisir
de vos coordonnées bancaires,
soit au moment
où vous voulez taper,
soit si vous avez
laissé vos coordonnées bancaires
dans votre ordinateur,
ce qu'il ne faut jamais faire.
Donc, moralité,
protégez bien
votre ordinateur
avec un pare-feu
et un antivirus.
Mais attention,
certains pirates
rusent
en se faisant passer
pour votre banque
ou un site d'achat.
Ils créent
de faux mails
dans lesquels
ils vous demandent
vos coordonnées bancaires
et vos mots de passe.
Soyez vigilants.
Une vraie banque
ne vous demandera
jamais
d'informations confidentielles
par courrier électronique.
Et heureusement
pour lutter
contre ces arnaques,
de nouvelles technologies
apparaissent
comme le certificateur
personnel.
Le certificateur,
c'est l'outil
qui a été choisi
par Visa et Mastercard
pour sécuriser
les transactions
sur Internet,
les transactions
de banque électronique
ainsi que les transactions
de paiement
et qui fonctionnent
grâce à la sécurité
de la carte bancaire.
Donc, je vais aller faire
un achat
dans une librairie en ligne,
je choisis un livre,
je rajoute ce livre
à mon panier
et je vais rentrer
dans la séquence
de paiement.
Donc,
dans la séquence
de paiement,
je suis invité
à composer
un code
qui va m'être donné
par la carte
et le certificateur.
Donc,
j'introduis
la carte bancaire
dans le lecteur,
je saisis
mon code confidentiel
et j'obtiens
un mot de passe unique
qui ne peut servir
qu'une fois
que je vais taper
sur le clavier
de mon ordinateur.
Grâce à ce système,
même si
un pirate obtient
votre numéro
de carte bleue,
il ne pourra pas
faire de transaction
sans le certificateur.
Maintenant que t'es bien
équipé, Jamy,
retiens ces quelques conseils
pour essayer
d'échapper au pirate.
Premièrement,
remets régulièrement
à jour ton antivirus,
ton pare-feu
et tes logiciels.
Deuxièmement,
si tu reçois
des mails
avec des fichiers douteux,
surtout,
n'ouvre pas
ces fichiers
et troisièmement,
essaye de trouver
des mots de passe compliqués.
Au fait,
t'as identifié
l'auteur du virus ?
Bien, monsieur le commissaire.
Oui, monsieur le commissaire.
Mes respects,
monsieur le commissaire.
Pas ça, alors !
C'est l'ordinateur
de Marcel
qui a été piraté
et c'est Marcel
qui m'a transmis le virus.
Pas ça, alors !
Marcel, quand même !
Il aurait pu faire attention !
Marcel !
Ouvre cette porte !
Je sais que t'es là !
Pirate, va !
Ouvre cette...
Aïe !
