"Comment aider son enfant à gérer ses émotions ? 4 Étapes efficaces de la Parentalité Positive"

ACTIMOMES
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113 Vues de vidéo·30 déc. 2024
Comment aider votre enfant à mieux gérer ses émotions ?
Si votre enfant pique une crise pour une broutille, fond en larmes sans raison apparente ou hurle
de frustration, vous vous demandez probablement pourquoi il réagit ainsi et surtout comment
l'aider.
En réalité, son cerveau est en pleine construction et gérer ses émotions est sûrement encore
pour lui une mission difficile.
Pourtant, il y a une bonne nouvelle.
Vous pouvez l'accompagner, transformer ces moments de tempête émotionnelle en une opportunité
d'apprentissage et l'aider à grandir émotionnellement.
Aujourd'hui, je vous donne les clés pour décrypter les émotions de votre enfant,
lui apprendre à les exprimer avec des mots plutôt qu'avec des crises ou des gestes et
surtout lui donner des outils simples pour retrouver son calme.
Bonjour, ici Jean-Philippe du blog Actimo.com, chaque semaine je propose des vidéos de soutien
à la parentalité.
Aujourd'hui, je vous propose 5 points et outils concrets à considérer pour apaiser et accompagner
les tempêtes émotionnelles.
Pas besoin de prendre de notes parce qu'en fin de vidéo, vous pourrez télécharger
la fiche mémo de cette vidéo avec les liens vers les différents outils que j'aurai cités.
Le premier point, c'est celui de reconnaître et nommer les émotions.
Quand un enfant est submergé par une émotion, il ne sait pas toujours ce qui se passe en
lui.
Il ressent quelque chose de fort mais il n'a pas encore les mots pour le dire et c'est
là que vous intervenez.
La première étape pour aider votre enfant à gérer ses émotions, c'est de les reconnaître
et de les nommer.
Parce que mettre un mot sur une émotion apaise rapidement et parfois extrêmement rapidement.
Ça permet à l'enfant de comprendre ce qu'il ressent et de prendre du recul.
Par exemple, si votre enfant est en colère parce qu'il a perdu un jeu, plutôt que de
dire « arrête de crier pour ça », essayez plutôt « je vois que tu es en colère parce
que tu as perdu ». C'est normal d'être déçu.
En nommant l'émotion, vous montrez à votre enfant que vous comprenez ce qu'il ressent
et vous l'aidez à mieux identifier ses émotions pour mieux les gérer à l'avenir.
Donc, utilisez des phrases simples comme « tu as l'air triste », « je vois que tu es frustré
» et puis observez l'effet.
Souvent, rien que de nommer l'émotion commence à calmer l'enfant tout simplement parce qu'il
se sent écouté.
Rappelons-nous qu'un enfant qui comprend ce qu'il ressent est un enfant qui progresse
vers une certaine autonomie émotionnelle, même si bien sûr cela prendra du temps.
Le deuxième point, c'est de créer un environnement d'accueil.
Imaginez que vous traversiez une journée difficile et que quelqu'un vous dise « arrête
de te plaindre, c'est rien ». Alors, je pense qu'il n'y a rien de plus frustrant.
Eh bien, c'est exactement ce que ressent un enfant quand ses émotions sont minimisées.
Il a besoin d'être compris, pas d'être jugé.
Créer un environnement d'accueil, c'est offrir à votre enfant un espace où il se sent en
sécurité pour exprimer ce qu'il ressent sans peur d'être réprimandé ou ignoré.
Donc, voici comment faire selon trois étapes.
D'abord, validez ses émotions.
Dites des phrases comme « je comprends que tu sois triste », « c'est normal de ressentir
de la colère dans cette situation-là ». Ça ne veut pas dire que vous acceptez tous
les comportements, mais que vous reconnaissez ce qu'il ressent tout simplement.
Le deuxième point, c'est rester calme et disponible.
Votre enfant vous observe.
Plus vous êtes calme et posé, plus il apprendra à réguler ses propres réactions.
Donc, respirez profondément et parlez doucement.
Le troisième point, offrez des solutions apaisantes.
Par exemple, proposez un câlin parce que souvent la connexion physique aide à calmer
les tempêtes émotionnelles.
Proposez aussi un espace de calme, un coin avec des coussins, des livres ou bien des
objets sensoriels, des objets apaisants pour que votre enfant y puisse se poser.
C'est d'ailleurs une bonne idée de le préparer à l'avance, ce coin-là, avec l'enfant.
Et rappelez-lui que ses émotions, elles ne sont pas mauvaises.
Ce n'est pas grave de pleurer ou d'être en colère.
L'idée, c'est de trouver avec votre enfant comment il va pouvoir se sentir mieux.
En validant ses émotions et en lui proposant un environnement apaisant, vous l'aidez à
se sentir compris et en confiance pour apprendre à gérer ses réactions.
Le troisième point, c'est de donner des outils concrets pour lui apprendre à gérer ses
émotions.
Reconnaître les émotions, c'est bien, mais votre enfant, il a besoin d'outils concrets
pour agir.
Parce que ressentir de la colère, de la tristesse ou de la frustration, c'est naturel, c'est
déjà bien de les reconnaître.
Mais savoir quoi faire pour retrouver son calme, c'est ça le superpouvoir.
Voici deux outils simples et ludiques pour aider votre enfant à gérer ses émotions.
Le premier, c'est la roue des émotions.
Dites par exemple à votre enfant « quand tu ressens quelque chose de fort, on va chercher
ensemble sur cette roue des émotions ce que tu ressens ». Cette roue, elle est composée
de visages ou de couleurs pour identifier chaque émotion et elle permet à votre enfant
de nommer son émotion.
Identifier ce qu'il ressent, c'est la première étape pour pouvoir le gérer.
Par exemple, si votre enfant est en colère, eh bien, il va pointer l'image correspondante
sur cette roue, ce qui permet déjà d'ouvrir la discussion.
« Ok, t'es en colère, on va chercher ensemble une solution pour t'aider ». Cette roue que
je vous propose de télécharger via la fiche mémo, il suffira de cliquer sur un lien dans
cette fiche mémo pour accéder à l'outil, elle peut être affinée par la suite en fonction
du développement du vocabulaire émotionnel.
Le deuxième, c'est la roue des choix.
Une fois l'émotion reconnue, c'est le moment d'agir.
La roue des choix, elle propose des solutions concrètes pour que l'enfant puisse réagir
positivement.
C'est une manière visuelle et accessible de l'aider à reprendre le contrôle.
Parmi les options possibles qu'il faut explorer et construire avec l'enfant, ça c'est important,
en amont bien sûr.
Par exemple, on peut avoir respirer profondément, aller s'isoler dans un coin calme, faire
un dessin, le coloriage apaise très souvent, sauter pour libérer de l'attention, demander
un câlin ou parler tout simplement à un adulte.
Par exemple, si votre enfant est frustré, il choisit sur la roue « je vais sauter sur
place ». Donc le résultat, c'est que votre enfant, il libère son énergie tout en apprenant
à gérer sa frustration autrement.
Et ça marche, ces deux outils, parce qu'ils encouragent l'enfant à identifier son émotion
puis à choisir une action constructive pour la traverser.
Avec le temps, votre enfant développera bien sûr une autonomie émotionnelle qui lui servira
toute sa vie.
Et surtout, dans l'instant-là, ça transforme un moment difficile en une opportunité d'apprendre
et de grandir.
Donc, proposez régulièrement ces outils pour qu'ils deviennent au fur et à mesure
naturels.
Accompagnez votre enfant dans ses choix, valorisez ses efforts, même petits, pour accueillir
et gérer ses émotions.
Ensuite, votre enfant, il saura choisir lui-même comment se calmer et il n'aura plus forcément
besoin de ces outils à terme.
Le quatrième point, c'est d'accompagner avec bienveillance et patience.
Les tempêtes émotionnelles de votre enfant, elles ne s'apaiseront pas du jour au lendemain
et c'est normal.
Le rôle du parent, c'est de guider avec bienveillance et patience, même dans les moments les plus
difficiles.
Donc, voici quatre idées pour cette partie.
La première, c'est accueillir les émotions sans jugement.
Il est assez facile et commun de minimiser l'émotion de son enfant avec des phrases
comme « c'est pas grave », « arrête de pleurer pour si peu ». Mais pour un enfant,
ce qu'il ressent, c'est réel et c'est intense.
Alors, adoptez une posture d'écoute.
Mettez-vous à sa hauteur, regardez-le dans les yeux et tout simplement, accueillez ses
mots avec les deux orthographes, avec empathie.
Par exemple, dites à votre enfant « je vois que tu es en colère parce que tu as perdu
ton jouet ». C'est vrai que c'est frustrant de perdre des objets auxquels on le tient.
Donc, en reformulant ses émotions, vous lui montrez que vous comprenez ce qu'il traverse,
ce qui déjà contribue à l'apaiser en partie.
La deuxième idée, c'est rester calme et soyez un modèle.
Les enfants apprennent beaucoup par imitation.
Si vous montrez que vous savez rester calme dans une situation tendue, vous lui donnez
l'exemple.
Votre attitude, c'est une boussole pour lui.
Donc, pour vous-même, utilisez des outils simples.
Respirez profondément, prenez quelques secondes avant de répondre à votre enfant ou reconnaissez
calmement « je suis un peu agacé, j'ai besoin de respirer ». En montrant à votre enfant
comment vous gérez vos émotions, vous lui enseignez sans forcément lui dire que c'est
possible de trouver des solutions.
La troisième idée, c'est valoriser les efforts, pas seulement les résultats.
Gérer ses émotions, c'est un apprentissage qui prend du temps et votre enfant, il ne
réussira pas toujours et c'est normal.
Ce qui compte, c'est d'encourager ses progrès, même les plus petits.
Valoriser ses efforts aussi, dites-lui « bravo, tu as choisi de respirer au lieu de crier,
c'est vraiment une bonne idée de faire ça ». Le fait d'avoir un retour sur son expérience
renforce sa confiance en lui et ça l'encourage à réutiliser ses stratégies pour la prochaine
fois.
Quatrième idée, créer un environnement rassurant.
Les émotions, elles sont souvent plus difficiles à gérer lorsqu'un enfant est fatigué, affamé
ou stressé.
Donc, assurez-vous que votre enfant, il évolue dans un cadre, un environnement qui sera propice
à la gestion de ses émotions.
Alors, pour ça, adoptez des routines claires et sécurisantes, le même cadre, les mêmes
outils, la même chronologie, que ce soit pour le sommeil, le repas, les temps de repos.
Le cinquième point, c'est quand et comment intervenir pour trouver l'équilibre, le juste
équilibre.
En tant que parent, vous vous demandez peut-être souvent « est-ce que je dois intervenir tout
de suite ou laisser mon enfant gérer tout seul ? ». Donc, voici quatre idées pour
trouver le juste équilibre, pour l'accompagner sans le surprotéger.
Première idée, laisser de l'espace pour l'autonomie.
Ils ont besoin d'apprendre à gérer leurs émotions par eux-mêmes, progressivement
évidemment.
Intervenir systématiquement, ça risque de les priver de cette opportunité d'apprentissage.
Donc, observez d'abord avant d'intervenir.
Prenez quelques instants pour voir si votre enfant peut trouver une solution seul.
Ça lui permet d'expérimenter et de développer sa résilience émotionnelle.
Par exemple, si votre enfant est frustré parce qu'une pile de tours, de Kapla ou de
Lego tombe, d'abord attendez un moment, il pourrait très bien de décider de la reconstruire
calmement ou bien de passer à une autre activité.
Deuxième idée, intervenir lorsque l'émotion déborde.
Quand l'émotion devient trop forte et que votre enfant n'arrive plus à se calmer seul,
alors c'est le moment d'intervenir avec bienveillance.
Votre simple présence et vos mots l'aideront souvent à retrouver son équilibre émotionnel.
Donc, approchez-vous calmement, sécurisez-le, dites par exemple « je suis là, respire
avec moi, ça va aller ». Votre rôle, c'est de devenir son radeau émotionnel, son ancrage
émotionnel en lui montrant qu'il n'est pas seul.
Troisième idée, guider sans résoudre à sa place.
Lorsque vous intervenez, ne cherchez pas à résoudre le problème à sa place.
Au fur et à mesure, posez-lui des questions pour l'aider à trouver seul sa propre solution.
Encouragez sa réflexion, qu'est-ce que tu pourrais faire pour aller mieux ? Ou sur ta
roue des choix, qu'est-ce qui pourrait t'aider ? Ça l'accompagne dans le développement
de son autonomie émotionnelle tout en renforçant sa confiance en lui.
Quatrième idée, adaptez votre intervention selon l'âge.
Les besoins d'un enfant de 3 ans ne sont pas les mêmes que ceux d'un enfant de 10 ans.
Pour les plus jeunes, offrez plus d'accompagnement et de solutions concrètes, guidez-le davantage.
Est-ce que tu veux un câlin ou est-ce que tu veux qu'on souffle ensemble pour t'aider
à retrouver ton calme ? Pour les plus grands, guidez plutôt vers la réflexion et la responsabilité.
Qu'est-ce qui t'a mis dans cet état et comment on pourrait faire pour éviter ça la prochaine
fois ? Alors, pourquoi c'est essentiel ? Bien, en trouvant le moment pour intervenir, le
moment adéquat, le juste milieu, vous permettez à votre enfant de développer sa capacité
à gérer seul ses émotions tout en lui montrant que vous êtes présent lorsqu'il en a besoin.
Cet équilibre est la clé pour l'aider à grandir en confiance et en autonomie émotionnelle.
Rappelez-vous, votre simple présence suffit parfois.
Parfois, juste un regard bienveillant ou un simple « je suis là si tu as besoin », c'est
tout ce dont votre enfant a besoin pour reprendre petit à petit le contrôle.
Vous pouvez maintenant télécharger la fiche mémo qui résume ces idées et les liens
vers les outils en cliquant sur le premier lien épinglé en commentaire ou bien regarder
cette autre vidéo qui explique l'erreur à ne surtout pas commettre quand on nomme
les émotions de nos enfants.
